Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une soirée d'été — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une soirée d'été
Chapitre 1
Le téléphone branché à l'autoradio, un album de Mazzy Star, je filais sur la route de campagne. C'étaient les vacances d'été et un ami avait proposé au groupe de venir passer une semaine chez lui. Ses parents absents, il avait la maison et la piscine pour lui. La voiture file sous les platanes. J'arrive dans le village, je traverse la route principale, une petite place avec une fontaine, un bar et une église. J'arrive à l'extrémité du village. Enfin je vois sa maison, la dernière de la route. Derrière il n'y a que des champs, des vignes et des bois sauvages. Je me gare le long de son mur et coupe le moteur. Je sors, le bruit des cigales remplie mes oreilles en même temps que la chaleur me prend au visage, vive le sud. Il faut dire que cette année est une année particulièrement chaude, enfin, on dit ça tous les ans. J'ouvre le coffre et en sors un sac. Un paquet de saucisses, deux bouteilles de Ricard (il y avait une offre), un pack de bière et mon matelas gonflable à pompe intégrée.
Puis je prends mon second sac, avec des habits pour la semaine. Je sonne et quelques secondes après Jack m'ouvre. Il me sourit et on se fait une accolade. Puis il m'invite à entrer. On passe à côté de la piscine, une belle étendue d'eau de cinq mètres sur dix, puis on entre dans la cuisine. Je mets les bières et les saucisses au frigo puis on monte. En haut il y a sa chambre, une chambre d'ami, la salle d'eau, et enfin une grande salle avec un billard et quelques meubles remplis de livres. On entre dans cette dernière, je pose le reste de mes affaires. On descend, je suis le premier arrivé. Le rez-de-chaussée est composé d'une cuisine, d'une salle à manger, d'un salon et de la chambre de ses parents. On prend deux bières, qu'il avait mises au frais, puis on va se poser dehors, sur deux transats. On discute de nos débuts de vacances, il était parti aux Canaries avec ses parents, moi j'avais bossé un mois dans la vente de churros.
On est rapidement coupé par Marc et Steve qui arrivent trente minutes après moi. Puis une heure après, les filles, Sarah et Cassidi débarquent. Le petit groupe de fac regroupé au complet. On ouvre quelques bières supplémentaires, on discute, début de vacance, plan pour la suite, ragots, sexe. Tout y passe. Rapidement la chaleur estivale nous pousse à enfiler les maillots pour se glisser dans l'eau de la piscine. Je m'immerge entièrement et fait une première longueur. L'après-midi commence bien, enchaînant entre les passes de volley et les coulages. Soudain, entre deux balles, un téléphone sonne, celui de Jack. Il sort de l'eau pour répondre. D'où on est on n'entend pas vraiment ce qu'il dit, mais il a l'air à moitié heureux et a moitié gêné.
Il pose son téléphone puis se rapproche de nous et dit : “Les gars ça vous dérange si on est un peu plus nombreux ce soir ?” On le regarde interloqué, bien que cela ne gêne personne, on veut savoir qui va venir. “Des amis du lycée sont de passage pour aller en Espagne, et il voudrait passer la fin de journée et la nuit ici.” On se regarde tous, personne n'a l'air contre, on approuve donc l'idée. Jack a l'air soulagé, il reprend son téléphone, donne sa réponse, puis revient avec nous. On continue de jouer dans l'eau et l'après-midi passe vite. Il est déjà 18h, le soleil éclaire encore, mais tout le monde a quitté l'eau pour venir discuter sur les poufs. Il faut dire que Steve nous a fait ses blue lagoon et que personne ne résiste à ses cocktails. Depuis la première année, c'est toujours lui qui en a eu la charge. Soudain, le portail du jardin s'ouvre, Jack se lève pour accueillir ses amis. Le groupe de quatre entre plein d'entrain. Deux mecs et deux filles.
Jack nous présente tout le monde. Les deux mecs sont Jame et Fred. Ils sont habillés un peu pareil, tee shirt, short, cheveux coupés court et lunettes de soleil. Mais le premier est blond avec des cheveux légèrement ondulés alors que le second est brun, les cheveux plaqués en arrière. Puis il présente les filles Amélie et Nina. Amélie est légèrement plus grande, les cheveux châtains tombant sur ses épaules et portant une salopette en jean sur un tee shirt rose. Nina a des cheveux brun, coiffé en chignon, elle porte un tee shirt blanc ample et une jupe évasée marron clair. Ils s'assoient avec nous. Au début, les groupes ne se mélangeaient pas trop. Je parle beaucoup avec Steve. Sarah se joint souvent à nous. Même s'ils ne l'avoueront jamais, tout le monde dans le groupe sait qu'il y a une attirance entre les deux. Jack était partout. Partagé entre les deux groupes et à la fois occupé à faire le barbecue.
Je me décide à laisser les tourtereaux et je propose à Jack de le remplacer au barbecue pour qu'il puisse profiter. Il a l'air d'hésiter, je suppose qu'il ne veut pas me laisser seul. Il a toujours été prévenant envers nous. Soudain, je vois Nina qui s'approche de nous. Elle propose qu'on s'en occupe à deux. Elle aussi à du voir que Jack était surchargé. Devant notre insistance il accepte. Me voilà donc à gérer des saucisses, avec une parfaite inconnue. Pendant cinq bonnes minutes nos lèvres sont plus occupées à boire nos bières qu'à parler. Mais finalement la discussion commence à prendre forme. On fait connaissance. J'apprends qu'elle est en étude de droit sur Bordeaux. On est tous deux célibataires, et elle espère bien pécho en Espagne. Puis on parle de Jack. Les anecdotes s'enchaînent, bêtises de lycéens, conneries d'étudiants. Ses premiers vrais amours, ses coups d'un soir. Les cuites aux anniversaires, les cuites du jeudi soir. Le pauvre prend beaucoup de balles perdues.
Entre Nina et moi la discussion se passe de mieux en mieux, il y a rapidement un “feeling”. Les saucisses finissent de cuire et tout le monde s'installe à table. Je me retrouve entre Steve et Nina, on discute un peu, on boit, on mange. L'ambiance devient vite amicale. Si les deux groupes étaient au début inconnus, on dirait maintenant qu'on se connaît tous depuis longtemps. Une fois le repas fini, Fred propose une pyramide. Les filles refusent, préférant siroter une bière dans l'eau, mais les mecs acceptent. Nous voila a six, quatre carte chacun, les autres disposés face caché en forme de pyramide. Jack rappelle les règles. Si la carte retournée correspond à une des cartes dans notre jeu on peut donner un nombre de gorgée égale à la rangée d'où vient la carte. On a le droit de bluffer. Si l'autre pense qu'on bluff il nous dit que l'on ment. Si on ment on boit double, sinon lui bois double. Un bon jeu pour se mettre une mine rapidement.
Le début du jeu est assez calme, des semblants d'alliance se forment. Avec Steve on ne se vise pas et on met tout à Jack. Mais rapidement les alliances volent et je prends un double cul sec sur une fichue dame à la quatrième colonne. Alors la les alliances ne valent plus rien. Tout le monde boit bien. Pas encore assez pour vomir ou ne plus savoir ce que l'on fait, juste assez pour être bien, détendu, jovial, pompette. La partie finie on rejoint les filles au bord de l'eau. La balle vole dans tous les sens et les gens se coulent régulièrement. Je finis par sortir et retourner à la table. Je remets mes vêtement et prend un verre de rhum arrangé, production maison de Marc. Le goût fort et fruité glisse en moi. Je m'assois avec Nina et Fred. On discute un peu, surtout eux, ils se connaissent depuis longtemps, moi j'écoute et je regarde. Mais je ne sais pas pourquoi, voir Nina rigoler comme ça me rend un peu mal, j'ai envie de la faire rigoler moi.
Je me demande s' il y a un truc entre elle et Fred. J'espère pas. Pourquoi ? Je ne sais pas. Je la trouve attirante je suppose. Non c'est même sur. J'aime ses yeux, ses iris qui brillent, son sourire quand elle rigole, ses cheveux un peu plaqués par l'eau chlorée. Et puis elle est pas mal plus bas aussi, du C ou du D. Je ne sais pas. Mais ses seins ressortent fortement dans son bikini noir. Mais y a un truc avec Fred ? Et moi ? Je l'attire ? Soudain le téléphone de Fred sonne. Je regarde le contact “Chéri”. Je ressens comme un soulagement, il n'y a rien entre elle et lui. Il s'excuse et prend l'appel, nous laissant seuls à la table. Au début, on ne parle plus trop. Mais rapidement on reprend notre discussion de tout à l'heure. On a déjà parlé pendant la soirée, mais nos langues parlent sans avoir besoin de notre aide. On dirait que nos corps veulent échanger, veulent se connaître, sans même avoir besoin d'y réfléchir. On se rapproche un peu, physiquement.
Nos têtes sont plus proches que tout a l'heure et nos pieds se frôlent sous la table. L'alcool, le désir, l'été. On commence à parler de sujet plus intime. On s'échange quelques anecdotes sexuelles. Compagnons intenses, déceptions, fantasmes, lieux. On parle un peu moins fort, moitié gêné, moitié excité. Soudain Amélie se rapproche de nous. En l'entendant Nina se recule vivement, les joues rouges, et tape dans mon verre. Le rhum vole dans ma direction. Je sens le liquide froid qui s'écoule sur mon tee shirt et mon short. Nina est super rouge et n'arrête pas de s'excuser. Je lui dis que ce n'est pas grave, que ça devrait partir. Amélie me conseille d'aller laver tout ça, sinon ça va coller après. J'hésite. Puis j'accepte. Je quitte la table et monte à l'étage. Je file à la salle de bain, puis me déshabille, même mon maillot est imbibé d'alcool. Me voilà nu, à rincer mes habits. Je repense à Nina. A ce qu'elle me disait, quand on parlait de sexe. Elle disait qu'elle aimait bien sucer.
C'est rare. Mes pensées s'embalent. J'imagine sa langue sur mon pénis. Je commence à bander. Je pense à la chaleur de nos corps, à elle, nue aussi. Ses seins sous mes doigts, ses yeux pétillants d'envie. Je sens mon sexe durcir encore plus. Soudain la porte s'ouvre, me tirant de mon fantasme, et je vois Nina, encore plus rouge qu'avant, tenant des vêtements propres. Elle reste muette devant la scène. J'entends des pas dans les escaliers, je n'ai pas envie que tout le monde me voit ainsi. Alors je la fait entrer et ferme la porte. On reste immobile, sans un bruit, interdit. Aucun de nous ne sait quoi dire. La situation est juste gênante. J'attrape une serviette et la noue autour de ma taille. Elle pose les vêtements sur un petit meuble. J'ai l'impression qu'elle hésite entre sortir et rester. Mais les voix des mecs dans la chambre la poussent à rester là. Aucun de nous deux ne souhaite que quelqu'un nous voit. On reste donc là, silencieusement.
Elle me propose qu'on s'assoit sur le tapis. J'accepte et me pose à côté d'elle. Mon cœur bat de plus en plus vite. Nos corps se touchent. Elle a remis sa jupe mais à gardé son haut de maillot. Dans notre position j'ai une vue plongeante sur ses seins. J'ai encore envie d'elle. Il faut que je me calme. Ou pas ? Malgré le silence de la pièce, la chaleur et le stress font monter une drôle de tension. Mélange d'excitation, de stress, d'envie. On finit par parler, doucement, presque en chuchotant. Elle s'excuse d'être entrée sans toquer, Amélie lui avait conseillée de m'apporter des habits secs. Elle avait bien raison vu l'état des miens. Elle est mignonne toute rouge comme ça. Alors j'ai envie de la taquiner. Je tourne la tête vers elle, ma bouche à quelques centimètres de son oreille, je chuchote “Et si on continuait notre discussion”. Effet immédiat, la rougeur monte jusqu'au oreille. Elle sait très bien de quoi je veux parler, de nos fantasmes, discussion écourtée par son amie.
Nos voix se font encore plus douces. Elle me parle de sa première fois, lycéenne avec son mec. C'était violent, mal fait, innocent et incorrect. C'était la première fois, l'entrée dans un nouveau monde. Par la suite, d'autres lui avait montré que le sexe pouvait être plus doux, ou plus sauvage. Que parfois ça pouvait être empli d'amour et parfois juste dans la bestialité de la nuit. Moi je l'écoute et je partage mes propres expériences, les filles d'un soir et les amours qui restent dans mon cœur. Les rencontres à la fac et les filles qui ne m'ont jamais rappelé. Au fur et à mesure que la discussion avance on se détend et nos corps se réchauffent. Sans m'en rendre compte, nos mains se collent. La chaleur monte, la tension devient sexuelle. Je me dis que le feeling est bon, alors je lui chuchote “Tu veux tester avec moi ?”. Ses yeux pétillent, je ressens l'envie, mais elle a l'air partagée. Puis elle finit par dire “On commence par les préli puis on voit”.
Alors elle fait glisser sa jupe et enlève sa culotte, offrant son intimité à mon regard. Je défais la serviette révélant mon sexe gonflé de sang. Je prends les devant et ma main glisse sur sa cuisse pour se placer entre ses jambes. Mon majeur se glisse entre ses lèvres et remonte pour trouver son clitoris. Sa respiration accélère, je sens qu'elle se retient de gémir. Sa main se serre sur mon phallus et commence à me branler. Elle suit mon rythme et quand je touche un endroit plus sensible je sens ses phalanges qui se serrent. Puis je me glisse en elle, un doigt, puis deux. Sa main se serre encore plus et son mouvement accélère. On continue notre masturbation mutuelle. Puis au bout de quelques minutes elle s'arrête, me regarde et me dit “Je te suce ?”. J'accepte sans hésitation. Je me lève, elle se fait un petit coussin avec la serviette et se met à genoux devant moi. Ses doigts frôlent mes bourses, jouant délicatement avec leur sensibilité.
Je bande fort, puis je sens la douceur de ses lèvres qui englobent mon sexe. Sa langue parcourt ma chaire. C'est si bon. La chaleur buccale, la sensation de plaisir, la vision d'extase. Elle continue, prenant mon membre en entier, je butte contre le fond de sa gorge. Elle bouge sa langue dans tous ses sens. J'ai l'impression qu'elle va m'aspirer. Je sens que je vais venir, mon sexe se gonfle, trésaille, puis j'éjacule. Ma semence se déverse en elle. Elle avale tout en fermant les yeux. Puis je retire. Elle ouvre les yeux, nos regards se croisent, se bloquent, ses iris brillent d'excitation. Elle dit juste “Salé”, puis recommence à me lécher. Je suis bien plus sensible, mais la voir ainsi me fait rebander. Une fois que je suis bien dure, elle s'arrête et se relève. Elle se penche vers moi et me chuchote “tu veux aller plus loin ?”, je réponds oui sans hésitation. Soudain la conscience me rattrape, je n'ai pas de préservatif.
Je la regarde l'air un peu gêné et lui demande si elle en a un. Elle me répond que non, mais qu'elle prend la pilule et qu'elle s'est testée quelques semaines avant son départ en vacances. De mon côté, mon test date de ma dernière nuit chaude. Alors elle attrape ma serviette et la pose sur le lavabo, puis elle s'y assoit, écartant les jambes. Son sexe humide me donne envie de la pénétrer. Alors je m'approche d'elle, je pose mes mains sur ses hanches, j'entre en elle. Je sens ses parois qui se contractent autour de moi, la chaleur de nos corps, son souffle. Je l'entend gémir légèrement au contact. Elle doit se retenir, de peur que d'autres sachent ce que l'on fait. Mais j'en veux plus, je veux l'entendre jouir à mon oreille. Alors j'accélère mes mouvements, je vais plus loin en elle, plus fort. Nos respiration se mêlent, nos cœurs s'emballent. Puis on change de position, elle se cambre, les bras posés sur le lavabo, position levrette. Devant moi brillent ses deux trous.
Je prends ses fesses entre mes mains, puis j'entre en elle, rapidement, puis j'alterne entre accoups rapides et lents. Ma main passe entre ses cuisses et trouve rapidement son clitoris. Je commence à bouger mon doigt et elle n'arrive plus à contenir ses gémissements. Mais la le fait d'être surpris n'as plus aucune importance, on veut juste amener nos être dans une extase profonde. Puis ses cris se font de plus en plus fort. Je sens qu'elle va venir. Elle me dit de continuer. D'accélérer. Alors j'y vais plus fort. Je sens que je vais éjaculer. Elle jouit. Ses gémissements sont plus forts, sa respiration accélère. La voir ainsi me fait jouir aussi et mon sperme se déverse en elle. On reste ainsi, sans bouger, les corps encore reliés. Puis je ressort, doucement, elle gémit un peu, elle dit que c'est de plaisir. Alors je fais durer mon retrait. On profite de la proximité de la douche pour se rincer. Puis j'enfile les nouveaux habits pendant qu'elle ressort.
Une fois habillé je descends, je la vois assise avec Amélie et Steve. Moi je vais rejoindre Jack et Marc. La soirée continue, comme si notre ellipse n'était qu'un moment hors du temps, un univers qu'entre nous deux.
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