En attendant le tour de France
Chapitre 1
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✦ nusab26 En attendant le tour de France XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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En attendant le tour de France — Chapitre 1

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nusab26
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En attendant le tour de France

Chapitre 1

Je m'appelle Olivia, j'ai 22 ans, et dans ma famille, le sport n'est pas une passion : c'est une évidence. Chez nous, on ne parle presque que de ça. Ma mère, Alexandra, a 50 ans et hurle sur les courts de tennis depuis que je suis gamine  pas par colère, mais pour motiver ses élèves. C'est une coach redoutée et respectée, capable de repérer un revers défectueux à cinquante mètres.
Mon frère Pierre, lui, est préparateur physique dans un club de foot pro. Il passe ses journées à faire transpirer des types deux fois plus musclés que lui, et il adore ça. Il a toujours été le plus rigoureux d'entre nous, avec ses programmes millimétrés et ses smoothies verts au petit-déj. Mon père, Laurent, a 53 ans. Il a passé des années à soigner des corps usés, blessés, cramés par la compétition. Kiné sportif, il a roulé sa bosse sur les circuits de Formule 1, dans les vestiaires de hand ou encore au bord des pistes d'athlétisme.
Et moi, dans tout ça ? Le vélo. Mon monde tourne autour du cyclisme. Dès que j'ai une heure de libre, je saute en selle. Parfois, c'est une simple boucle autour du lac, d'autres fois, je grimpe des cols avec mon père, dans le silence ou en parlant de tout sauf de sport — ce qui, dans notre famille, relève presque de la provocation.
Le week-end, je roule souvent avec le club local. Une petite bande de passionnés, des gars et des filles de tout âges, certains anciens compétiteurs, d'autres juste mordus comme moi. On part tôt le matin, à la fraîche, pour des sorties longues, parfois plus de 100 kilomètres. J'adore ces moments. Il y a l'effort, le partage, le bruit des roues qui crissent sur la route, les relais bien calés… Et cette complicité silencieuse qu'on tisse à force de kilomètres côte à côte.
Dans le groupe, on me connaît bien maintenant. On sait que je suis « la fille de Laurent », mais surtout qu'il ne faut pas me sous-estimer. J'ai du coffre, des jambes solides, et une vraie endurance. Certains nouveaux me regardent avec un brin de surprise au début — peut-être à cause de mon apparence. On ne s'attend pas toujours à ce qu'une fille comme moi suive le rythme, encore moins qu'elle prenne des relais en tête.
Je mesure un mètre soixante-huit, j'ai les cheveux châtains clairs qui s'éclaircissent encore avec le soleil, et un corps taillé par l'effort, mais sans excès. Des hanches dessinées, une poitrine généreuse que je ne cache pas vraiment — je porte ce que je veux, même sur un vélo. Mon corps, je l'entretiens, je l'assume, et je l'aime comme il est.
Je sais que certains me regardent avec un mélange d'admiration et de curiosité, parfois même d'envie. Ça me flatte un peu, mais je ne roule pas pour plaire.
Nous sommes en plein mois de juillet, et l'air sent la chaleur sèche, le bitume qui chauffe dès le matin, les vacances qui s'installent doucement… et le Tour de France. Chez nous, c'est presque une religion. Depuis que le parcours a été dévoilé il y a quelques mois, j'ai coché la date dans mon agenda avec une excitation presque enfantine : dans dix jours, une étape passe tout près de chez moi. Une vraie étape de montagne, avec un col que je connais par cœur, que j'ai gravi cent fois avec mon père ou avec le club.
Je suis comme une gamine. J'ai beau avoir 22 ans, avoir roulé des centaines d'heures, vu des courses en télé, rien ne remplace l'ambiance d'un tour qui passe juste là, dans ton coin. La ferveur, la foule, les drapeaux agités, les cris, les applaudissements… Et puis, il y a la caravane. Personne ne veut l'admettre, mais on l'attend tous autant que les coureurs. Les bonbons lancés, les casquettes moches, les sourires, l'ambiance festive… Ça te colle un sourire sur le visage, même si tu fais semblant d'être blasée.
Depuis l'annonce, je me prépare. Je veux tout savoir : les horaires précis de passage, les points stratégiques, les routes qui seront barrées, les endroits où je pourrai me placer pour profiter de un maximum. Je parcours les forums, j'épluche les sites officiels.
Finalement, après avoir longuement hésité entre plusieurs spots, j'ai choisi mon coin : un petit col peu connu, oublié des cartes postales, mais magnifiques, sauvage, presque secret. Les pros y passeront à vive allure, certes, mais moi, je sais que c'est là que je veux être. Il y aura moins de monde qu'au sommet principal, j'aurai de la place, de la tranquillité, et surtout cette sensation unique d'avoir trouvé mon virage, mon passage.
Les jours filent. Je suis allée repérer les lieux à vélo deux fois cette semaine. Tout est prêt. Je sais où je vais me poster.
Trois jours avant l'étape, je discute avec mon père en rentrant d'une sortie matinale. On partage un café sur la terrasse, le soleil tape déjà fort, les cigales s'en donnent à cœur joie.
— Alors ? Tu viens toujours pour l'étape ? Je lui demande, même si je connais déjà un peu la réponse, au fond.
Il soupire, passe la main dans ses cheveux grisonnants.
— J'adorerais, tu sais bien… Mais j'ai eu un appel hier. Une équipe m'a recruté pour un stage de pré-saison dans les Alpes. Ils avaient besoin d'un kiné au pied levé, je pars demain matin. Quelques jours seulement.
Je cache un peu ma déception, même si elle me pique. Lui, il a l'air encore plus dégoûté que moi.
— J'avais trop envie d'y être avec toi… Ce n'est pas pareil, le Tour sans le vivre sur la route.
Je souris, un peu triste mais compréhensive.
— Ce n'est pas grave, papa. J'irai quand même. Je te raconterai tout.
On rit tous les deux, mais je sens bien qu'il aurait voulu vivre ce moment avec moi. Ça aurait été une belle parenthèse, père-fille, comme on en a souvent eu. Tant pis. Ce sera pour une autre fois.
C'est le jour, J. Je me réveille avant le réveil, le cœur qui bat un peu plus vite que d'habitude. Dans la cuisine encore silencieuse, je bois mon café debout, vérifie une dernière fois la météo — soleil, pas un nuage. Parfait.
Puis je prépare ce qu'il me faut tout rentre dans les trois poches de mon maillot.
Je passe ensuite devant le miroir du couloir pour ajuster ma tenue : cuissard noir bien moulé, rembourré juste ce qu'il faut, maillot rose clair, zippé jusqu'au col, cintré et respirant. Mes lunettes de soleil viennent se poser naturellement sur mon nez, juste sous la visière de mon casque.
Une queue-de-cheval bien serrée dépasse à l'arrière. Mon look est simple, net, efficace. Féminin, mais prêt pour l'effort.
Je me sens bien. Je me sens prête.
Ma mère me rejoint dans l'entrée, un torchon à la main.
— Tu vas vraiment toute seule ? Me demande-t-elle, encore un peu inquiète.
— Oui, t'inquiètes pas. J'ai tout ce qu'il faut. Et puis, il y aura du monde, ça va être génial. Je t'enverrai des photos.
Elle sourit et m'embrasse sur la joue.
— Profite. Et fais attention dans la descente au retour, hein !
Je lui fais un clin d'œil, attrape mon vélo et sors. L'air est encore doux, légèrement frais, mais le soleil est déjà là, doré, promesse d'une journée lumineuse. J'enfourche ma monture, clique mes cales dans les pédales, et me mets en route.
J'ai une heure et demie à deux heures de vélo pour rejoindre mon spot. Une montée progressive d'abord, des faux plats, quelque longues lignes droites. Les jambes tournent bien. Le corps répond. J'ai un bon rythme, régulier, posé. Je ne force pas trop, j'ai le temps. Et surtout, je savoure : chaque coup de pédale me rapproche de ce moment que j'attends depuis des semaines.
La route est calme, mais je croise déjà quelques cyclistes qui, comme moi, ont décidé de grimper tôt. On se salue d'un geste ou d'un sourire.
Je suis concentrée, bien calée dans mon rythme. La montée approche doucement, le soleil commence à chauffer les bras, mais j'avance sereinement. Et puis derrière moi, j'entends des roues qui se rapprochent. Un bruit régulier, familier. Je jette un œil rapide dans mon rétro de lunettes — un ou deux cyclistes. Rien d'inhabituel.
Mais à ma hauteur, une voix enjouée me fait tourner la tête :
— Je me disais bien que c'était toi, Olivia !
Je ralentis légèrement et pivote. C'est Emmanuel. Grand sourire, casque blanc, lunettes miroir. Un ami de mon père, mais aussi un membre actif du club. Il a toujours été sympa avec moi, un peu blagueur, mais jamais lourd. Cinquantenaire sportif, sec et musclé, passionné de vélo depuis toujours. Il roule beaucoup, fort, mais toujours dans le respect des autres. Je l'apprécie bien.
— Emmanuel ! Quelle surprise ! Tu vas au col aussi ?
— Évidemment. Le Tour passe ici, je n'allais pas rater ça. Et puis j'ai vu une silhouette en rose filer devant… Je me suis dit : "ça peut-être qu'Olivia, avec ce maillot !"
Je ris, flattée.
— Tu vois, je laisse ma trace ! T'as bien roulé pour me rattraper.
— Bah, j'ai mis un peu de watts, mais t'étais pas loin.
On se cale côte à côte, et nos roues s'alignent naturellement, comme souvent, quand on roule ensemble dans le club.
— T'as prévu de te poser où ? Me demande-t-il en ajustant ses lunettes.
— Dans le petit col au-dessus de Saint-Roch. Tu sais, celui qu'on a fait en avril ? Il y aura moins de monde, une belle vue, et surtout… un virage large avec de la place pour s'asseoir.
— Ah ouais, je vois. Pas bête. Moi, j'hésitais encore. J'allais voir en fonction du monde.
Je souris, puis je lui lance :
— Tu n'as qu'à venir avec moi. J'ai repéré un bon coin, j'y suis allée deux fois cette semaine.
Il hésite une seconde, puis hoche la tête.
— Allez, vendu. J'te suis. J'me dis que ton flair est sûrement meilleur que le mien aujourd'hui.
On repart ensemble, le rythme fluide, les jambes toujours bonnes. Rouler accompagnée me fait du bien. La route passe plus vite, on échange, on plaisante, on parle un peu du Tour, des favoris du jour.
On arrive enfin dans le virage que j'avais repéré. Juste comme je m'en souvenais : un large tournant, légèrement incliné, avec un dégagement naturel sur la droite, comme une petite clairière en lisière de pins. L'ombre s'y pose doucement, tamisée par les branches hautes. Il y a de l'espace, une vue dégagée sur la montée, et assez de recul pour voir arriver le peloton de loin.
Emmanuel freine à ma hauteur, les yeux plissés de satisfaction.
— Eh ben… c'est parfait, Olivia. T'as l'œil. On voit bien, y a de l'ombre, et pour l'instant, on est tranquilles.
— Je savais que ça te plairait, dis-je en souriant. J'avais ce coin en tête depuis des semaines.
On descend de vélo, on les cale tous les deux contre un tronc d'arbre, et on s'installe.
Je m'étire un peu, m'assois, puis j'ouvre doucement le zip de mon maillot pour respirer. La chaleur commence à taper et j'ai bien mérité de me mettre à l'aise. Ma brassière de sport noir apparaît, simple, fonctionnelle, et mes seins bien dessinés, maintenus, mais visibles, soulèvent légèrement le tissu à chaque respiration.
Emmanuel s'assoit à côté de moi, sort une banane de sa poche, puis me lance, toujours avec ce ton calme et complice :
— Alors… à quelle heure passe la caravane déjà ? Parce qu'il me tarde les gadgets inutiles.
Je souris et regarde ma montre.
— Dans environ 35 minutes. On a le temps de profiter un peu.
Je sens son regard qui glisse un instant vers moi. Discret, mais perceptible. Il s'attarde un peu sur ma poitrine, sans rien dire. Moi non plus je ne dis rien. J'ai l'habitude.
Fixé sur la route qui s'anime en contrebas. La conversation reprend, légère, sur le Tour, les coureurs, les stratégies. Mais je sens son regard qui revient, plus insistant cette fois. Emmanuel ne se cache même plus, ses yeux glissent sur ma poitrine, s'attardent un peu trop longtemps. Je fais comme si de rien n'était, mordant dans ma barre énergétique.
Les minutes défilent, tranquilles. Personne ne nous rejoint dans notre petit coin. On est seuls, avec le chant des cigales et le vent léger qui fait frémir les pins. Puis, soudain, un grondement sourd monte depuis le bas du col. Des moteurs, des klaxons, des éclats de voix. La caravane arrive. On échange un regard avec Emmanuel, et un sourire complice s'installe. C'est le moment. On se lève d'un bond.
La route s'anime, les couleurs vives des véhicules publicitaires apparaissent au loin, serpentant dans la montée. Même si on est que tous les deux, on entre dans le jeu. Emmanuel lève les bras, agite les mains avec de grands gestes, un rire dans la voix. Moi, je me prends au jeu encore plus fort. Je saute sur place, agite les bras, les mains, crie comme une gamine pour attirer l'attention des animateurs. Mon enthousiasme est contagieux, et je sens l'adrénaline monter. Mon maillot, ouvert aux trois-quarts, laisse ma brassière noire exposée. À chaque petit saut, ma poitrine bouge, rebondit, et la brassière, pourtant bien ajustée, lutte pour suivre le rythme. Je ne calcule pas vraiment, je suis dans l'instant, dans l'euphorie de la caravane qui approche. Les véhicules passent enfin dans notre virage, klaxons hurlants, musiques à fond. Les animateurs, perchés sur les plateformes, jettent des goodies à la volée.
Mais je sens son regard qui dévie. Il ne sait plus où donner de la tête, partagé entre la caravane qui défile et moi, qui bouge, qui ris, qui vis ce moment à fond. Ma brassière tient bon, mais mon maillot ouvert laisse peu de place à la discrétion. Je le vois du coin de l'œil, ses yeux qui s'égarent, mais je ne m'arrête pas. Je suis là pour kiffer, pas pour gérer son regard. La caravane s'éloigne, les klaxons s'estompent, et on se retrouve avec nos trésors : une casquette ridicule, quelques bonbons, un porte-clés fluo. On se rassoit, essoufflés, hilares.
On se rassoit, encore portés par l'euphorie de la caravane, nos petits trésors éparpillés entre nous. Je m'installe en tailleur sur l'herbe, face à Emmanuel, et on commence à trier nos goodies comme des gamins après Halloween. Une casquette fluo pour moi, un porte-clés en forme de pneu pour lui, quelques bonbons qu'on partage en riant. La route est calme maintenant, le peloton encore loin, et le soleil chauffe doucement nos épaules. Je me penche un peu pour ramasser un échantillon de gel énergétique qui a roulé sur le côté. Mon maillot, toujours entrouvert, glisse légèrement, et ma brassière laisse deviner les courbes de ma poitrine. Je sens, sans même lever les yeux, le regard d'Emmanuel qui s'attarde encore. Il ne fait plus semblant, ses yeux traînent, insistants, presque hypnotisés. Je ne dis rien, je continue à trier, mais une partie de moi note cette tension qui flotte dans l'air.
En relevant la tête pour attraper un autre goodie, mes yeux glissent par réflexe vers lui, et là, je m'arrête net. Son cuissard noir, moulant comme tous les cuissards de cycliste, ne cache rien. Une bosse impressionnante déforme le tissu, évidente, presque provocante. Je détourne le regard par réflexe, sentant mes joues chauffer, mais quelque chose me pousse à y revenir. Mes yeux se posent à nouveau, et je n'arrive plus à m'en détacher. C'est comme si le temps ralentit. Lui, il continue de parler, un peu distrait, d'un échantillon qu'il tient entre ses doigts, mais je sens qu'il a remarqué mon regard. Il ne bouge pas, ne se cache pas. L'air devient épais, chargé. Une chaleur inattendue monte en moi, partant de mon ventre, irradiant doucement. Mon cœur bat un peu plus fort, pas seulement à cause de l'excitation du Tour ou de la montée qu'on a grimpée tout à l'heure. Je me redresse légèrement, ajuste mon maillot par réflexe, mais mes yeux reviennent encore vers lui, comme aimantés.
Emmanuel croise mon regard, et pendant une seconde, on se fixe, sans un mot. Il y a quelque chose d'électrique, de brut, dans ce silence. Ni lui ni moi ne savons quoi dire, mais nos regards parlent pour nous.
Le silence s'étire entre nous, chargé, presque palpable. Les goodies sont éparpillés sur l'herbe, mais on a arrêté de les trier. Je sens encore cette chaleur qui pulse dans mon ventre, et le regard d'Emmanuel, qui alterne entre moi et la route, ne fait rien pour l'apaiser. Finalement, il brise le silence, sa voix un peu hésitante, mais avec une pointe de curiosité
— Tu penses qu'ils sont là dans combien de temps ?
Je jette un œil à ma montre, me raclant la gorge pour retrouver un semblant de contrôle.
— Normalement, pas avant une bonne heure et demie. Ils ont encore du chemin, et la montée va les ralentir.
Emmanuel hoche la tête, ses yeux glissant à nouveau sur moi, puis vers la forêt de pins derrière nous. Il hésite, ouvre la bouche, la referme. Je le vois, je le sens. Cette tension, ce fil invisible qui nous relie depuis tout à l'heure. Je croise son regard, et quelque chose passe, une compréhension muette, un accord tacite. C'est moi qui prends la parole, ma voix plus assurée que je ne l'aurais cru.
— On pourrait… S'enfoncer un peu dans la forêt, non ? À l'abri des regards. Ça ferait passer le temps.
Son visage s'illumine d'un sourire en coin, mi-surpris, mi-soulagé.
— Ouais… Bonne idée. Ça peut être sympa. 
On échange un regard complice, et sans un mot de plus, on rassemble vite fait nos goodies, les fourrant dans les poches de nos maillots. Je prends mon vélo, lui le sien, et on s'éloigne de la route, poussant nos montures à travers un sentier étroit qui s'enfonce dans la forêt de pins. L'odeur de résine emplit l'air, et le bruit de la foule s'estompe, remplacé par le craquement des aiguilles sous nos semelles. On trouve vite un coin parfait : une petite clairière entourée de pins, à l'abri des regards, où le soleil perce à peine à travers les branches. On pose nos vélos contre un arbre, et l'instant d'après, Emmanuel est là, tout près. Sans hésiter, il pose ses mains sur ma poitrine, ses doigts effleurant ma brassière à travers le maillot entrouvert. Son toucher est direct, assuré, et ça envoie une décharge dans tout mon corps. Je le regarde, nos yeux se verrouillent, et je sens cette chaleur en moi qui explose, plus forte, plus urgente.
Je ne recule pas. Au contraire, je me rapproche, posant une main sur son torse, sentant les battements rapides de son cœur sous son maillot. On ne parle pas. On n'a pas besoin. Le monde autour – le Tour, la caravane, la foule – s'efface. Il n'y a plus que nous.
L'air dans la clairière est lourd, chargé d'une tension qui nous enveloppe. Les pins nous isolent du monde, leurs ombres dansant doucement sur le sol. Emmanuel est si près que je sens la chaleur de son corps. Ses mains, toujours posées sur ma poitrine, glissent vers le zip de mon maillot. D'un geste lent mais décidé, il le descend complètement, révélant ma brassière noir. Ses yeux s'attardent, brillants d'une intensité qui fait monter mon pouls. Sans un mot, il attrape les bords de ma brassière, la soulève avec précaution, et je lève les bras pour l'aider. Le tissu glisse, libérant mes seins, pleins et légèrement hâlés par le soleil des sorties à vélo. L'air frais, effleure ma peau, contrastant avec la chaleur qui pulse en moi. Emmanuel laisse échapper un souffle rauque, ses yeux rivés sur moi. Puis, sans hésiter, il se penche et plonge son visage contre ma poitrine.
Ses lèvres effleurent ma peau, chaudes, avides, explorant chaque courbe avec une douceur qui contraste avec l'urgence de l'instant. Je ferme les yeux, la sensation m'envahit, un mélange de frissons et de chaleur qui descend le long de mon ventre. Mes mains trouvent ses cheveux, s'y accrochent légèrement, tandis qu'il continue, son souffle tiède contre moi. Il se redresse soudain, le regard brûlant, et commence à retirer sa propre tenue. Il défait son maillot en un mouvement rapide, révélant un torse musclé, sculpté par des années de vélo. Puis, sans attendre, il fait glisser son cuissard. Son sexe jaillit, dur, impressionnant, libéré du tissu moulant. Je ne peux m'empêcher d'esquisser un « woh » de surprise, mes yeux écarquillés devant sa vigueur. Il est là, face à moi, sans retenue, et la vue de son corps, de son désir si évident, fait monter une vague de chaleur encore plus intense dans tout mon être.Il s'approche, son regard ne quittant pas le mien.
D'un geste subtil, il m'indique de me rapprocher de lui, de son sexe. Je sens mon cœur cogner, mais je ne recule pas. Lentement, je m'abaisse, m'agenouillant sur le tapis d'aiguilles de pin, l'odeur de la forêt mêlée à celle de nos corps. À quelques centimètres de lui, je tends une main, hésitante d'abord, puis plus assurée. Mes doigts se referment autour de lui, chauds, fermes, et je commence de petits allers-retours, mes mouvements prudents mais rythmés. Sa peau est douce, tendue, et je sens sa réaction sous ma main, un frémissement qui fait écho à la chaleur qui m'envahit. Emmanuel laisse échapper un soupir, ses mains posées sur mes épaules, comme pour s'ancrer. Nos regards se croisent à nouveau.
Les aiguilles de pin crissent doucement sous mes genoux alors que je me penche plus près d'Emmanuel. Mes lèvres effleurent son sexe, d'abord timidement, puis avec plus d'assurance. Je commence par de légers va-et-vient, m'habituant à sa chaleur, à sa texture dans ma bouche. Il est dur, imposant, mais je prends mon temps, explorant, apprivoisant. Ma langue glisse lentement, traçant des cercles délicats, et je sens son corps répondre, un léger tremblement sous mes doigts qui enserrent toujours la base. Je lève les yeux vers lui, son regard brûlant m'encourage, et je me sens plus audacieuse.
— Vas-y, Olivia… plus vite, murmure-t-il, sa voix rauque, presque un grognement.
J'obéis, accélérant le rythme. Ma bouche s'ouvre plus grand, je l'enfonce aussi loin que je peux, sentant son sexe remplir l'espace, frôler le fond de ma gorge. Je le fais ressortir un instant, reprenant mon souffle, mes lèvres humides, luisantes. Ma main prend le relais, le branlant rapidement, mes doigts glissant sur lui avec aisance. Puis, je le reprends en bouche, alternant entre succion et caresses, guidée par ses soupirs de plus en plus profonds. Emmanuel pose une main sur ma nuque, pas pour forcer, mais pour accompagner, me guider. Ses mots, entrecoupés, m'encouragent.
— Comme ça… Putain, t'es… Parfaite.
Le compliment, brut, sincère, fait monter une nouvelle vague de chaleur en moi. Mais soudain, il me relève doucement par les épaules, son regard intense, presque fiévreux. Sans un mot, il me fait signe de retirer mon cuissard. Mes mains tremblent d'excitation tandis que je défais la ceinture, fais glisser le tissu moulant le long de mes cuisses. Je m'en débarrasse rapidement, le jetant sur l'herbe à côté de mon maillot et de ma brassière. Me voilà nue devant lui, ma peau luisante de sueur sous le soleil filtré par les pins, mes seins lourds, mon corps vibrant d'anticipation.Emmanuel me regarde, un instant immobile, comme s'il savourait la vue. Puis, d'un geste doux mais ferme, il m'allonge sur le tapis d'aiguilles, la fraîcheur du sol contrastant avec la chaleur de ma peau. Il s'agenouille entre mes jambes, son souffle chaud contre l'intérieur de mes cuisses.
Sa tête se rapproche, et quand sa bouche entre en contact avec mon sexe, un frisson électrique me parcourt de la tête aux pieds. Sa langue, chaude et précise, effleure mes lèvres vaginales, les écartant doucement pour explorer plus loin. Il taquine, lèche, alterne entre des mouvements lents et des pressions plus appuyées. Mes hanches se soulèvent instinctivement, cherchant plus de contact.Il glisse un doigt, puis deux, à l'intérieur de moi, les faisant bouger en rythme avec sa langue qui s'attarde sur mon clitoris. Il le titille, le suce légèrement, puis le caresse avec des cercles lents qui me font perdre la tête. Mes mains s'agrippent à l'herbe, aux aiguilles, à n'importe quoi pour m'ancrer. Ma respiration s'accélère, saccadée, presque désespérée. Chaque mouvement de sa langue, chaque pression de ses doigts, envoie des décharges de plaisir qui me font gémir doucement, malgré moi.
Il joue avec mes lèvres, les écarte, les explore, alternant entre douceur et intensité, comme s'il connaissait chaque recoin de mon corps.— Emmanuel… je souffle, à bout de souffle, incapable de former une phrase cohérente.
Il relève la tête une seconde, juste assez pour me lancer un regard complice, un sourire en coin, avant de replonger. Sa langue s'active à nouveau, plus rapide, plus précise, et ses doigts suivent le rythme, s'enfonçant plus profondément. Mon corps se tend, mes cuisses tremblent, et je sens cette vague monter, prête à m'engloutir.
Les préliminaires s'étirent, intenses, mais l'urgence entre nous prend le dessus. Emmanuel se redresse, son regard brûlant, et je sens qu'on attend tous les deux la même chose. Il se place au-dessus de moi, son sexe dur et imposant frôlant le mien. Avant d'aller plus loin, il me jette un coup d'œil, une question muette dans ses yeux. Je hoche la tête, un geste clair, affirmé, pour lui dire que je veux ça, que j'en ai autant envie que lui. D'un coup, il entre en moi, son large sexe écartant mes chairs dans une poussée profonde. Un cri de jouissance m'échappe, brut, incontrôlable. Il s'arrête un instant, bien au fond, laissant mon intimité s'habituer à lui, à cette sensation d'être remplie. Puis, sentant que je m'ouvre à lui, il commence ses va-et-vient, lents d'abord, puis plus rythmés, chaque coup de reins envoyant des ondes de plaisir à travers mon corps.
Je m'agrippe à ses épaules, mes ongles s'enfonçant légèrement dans sa peau. Chaque mouvement est précis, puissant, et je me perds dans la cadence, mes hanches répondant instinctivement aux siennes. Après quelques minutes, il ralentit, un sourire complice sur les lèvres, et me fait signe de changer de position. Je me redresse, encore haletante, et je viens sur lui. À califourchon, je prends le contrôle, guidant son sexe en moi à nouveau. Je descends lentement, savourant chaque centimètre, mes mains posées sur son torse musclé pour garder l'équilibre.
Je commence à bouger, d'abord en cercles lents, puis en montant et descendant, mes seins rebondissant au rythme de mes mouvements. Emmanuel grogne de plaisir, ses mains agrippant mes hanches, parfois glissant vers mes fesses pour accompagner mes ondulations. Je sens sa force sous moi, son regard qui dévore chaque détail de mon corps, et ça m'excite encore plus
.Puis, il me fait basculer à nouveau. Cette fois, il me positionne en levrette, mes mains et genoux enfoncés dans les aiguilles de pin. Il se place derrière moi, et d'un mouvement assuré, il me pénètre à nouveau. La sensation est différente, plus profonde, plus animale. Ses coups de reins sont puissants, presque sauvages, et je pousse des gémissements à chaque impact. Un orgasme me frappe soudain, une vague brûlante qui me fait trembler, mes muscles se contractant autour de lui. Mais Emmanuel ne s'arrête pas, continuant de me baiser avec une intensité qui me fait perdre pied. Je suis en sueur, mon corps luisant sous le soleil filtré par les pins. Une de ses mains claque sur ma fesse, une gifle légère mais ferme qui arrache un nouveau cri de plaisir mêlé de surprise. La douleur aiguë se mélange au plaisir, amplifiant tout.
Finalement, je sens son rythme changer, ses mouvements devenir plus saccadés. Il se retire brusquement, et je comprends ce qu'il veut. Je me retourne, m'agenouille devant lui, et reprends son sexe en bouche. Mes lèvres glissent sur lui, rapides, déterminées, tandis que ma main accompagne le mouvement. Emmanuel grogne, ses mains dans mes cheveux, et dans un long râle de plaisir, il jouit. Des jets chauds envahissent ma bouche, une quantité qui me surprend. Je m'efforce d'avaler, mais le trop-plein déborde, glissant sur mon menton, coulant lentement jusqu'au haut de mes seins. Je continue un instant, jusqu'à ce qu'il frémisse une dernière fois, puis je m'arrête, essoufflée, le goût salé encore sur mes lèvres. On s'effondre tous les deux sur le sol, à bout de souffle, reprenant nos esprits. La clairière est silencieuse, à part le chant des cigales et nos respirations lourdes. Emmanuel se rhabille rapidement, enfilant son cuissard et son maillot avec des gestes efficaces.
Moi, je prends un peu plus de temps, encore étourdie. Il me tend son bidon d'eau avec un sourire en coin.— Tiens, nettoie-toi un peu, dit-il, désignant ma bouche et ma poitrine où son sperme luit encore. Je ris doucement, attrape le bidon et m'asperge, frottant mon menton et mes seins pour effacer les traces. Puis, je me rhabille, remettant ma brassière, mon maillot rose, et mon cuissard avec des gestes un peu maladroits, encore sous l'effet de l'adrénaline. On ramasse nos affaires, les goodies toujours éparpillés, et on retourne dans le virage, nos vélos à la main. À peine quinze minutes, après avoir repris notre place, les premiers coureurs du peloton surgissent dans la montée. Les couleurs vives des maillots flashent sous le soleil, la foule au loin hurle, et nous, on se met à crier aussi, emportés par l'énergie du moment. On agite les bras, on encourage les leaders, puis le gros du peloton, et enfin les retardataires, suant et grimaçant dans l'effort.
Chaque passage est un spectacle, et je me surprends à sourire comme une gosse, oubliant presque ce qui vient de se passer dans la forêt.
Une fois l'étape terminée, la route se vide, et on enfourche nos vélos pour rentrer. On roule côte à côte, échangeant des regards complices, mais sans reparler de la clairière. L'air est plus léger maintenant, comme si on avait évacué toute la tension. En arrivant à l'entrée du village, on s'arrête. Emmanuel me regarde, un sourire franc sur le visage.
— Sacrée journée, Merci, Olivia. 
Je ris, un peu rougissante.
— Ouais, pas mal. On remet ça ? Les sortis vélos, je veux dire.
Il hoche la tête, un éclat malicieux dans les yeux.
— Carrément. Et qui sait, peut-être qu'entre deux sorties, on trouvera d'autres coins tranquilles, à l'abri des regards...
Je lui fais un clin d'œil, amusée, et on se sépare, chacun prenant sa route. En pédalant vers chez moi, je sens encore les échos de cette chaleur dans mon corps, le souvenir de la forêt, et l'excitation du Tour qui pulse dans mes veines. Cette journée, je ne suis pas près de l'oublier.
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Julien64
7 juin 2026 à 10:03
Jolie histoire, très bien écrit et bien amené. Un régal
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Photo de profil de Moinatur-elle
Moinatur-elle
20 décembre 2025 à 00:05
J'ai vécu l'histoire en parcourant tes lignes, bravo
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Photo de profil de PourquoiPas2025
PourquoiPas2025
18 septembre 2025 à 00:41
Quelle histoire !!!
ça donnerait presque envie d'aller voir le tour de France :p

Merci beaucoup pour ce récit, très bien écrit. Très excitant !
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Photo de profil de thildou
thildou
28 août 2025 à 09:48
tjs une belle histoire bien écrite !!
j'adore cet auteur
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Utilisateur supprimé
26 août 2025 à 07:02
Magnifique histoire. Quand j'ai vu le titre, j'ai pensé : "putain, quelqu'un parle de vélo", oubliant presque que l'on parle essentiellement sexe, ici.
J'ai retrouvé toute l'ambiance du Tour en vous lisant : l'ambiance, les bruits, les odeurs, l'excitation, que de bons souvenirs.
Bravo et merci
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Utilisateur supprimé
26 août 2025 à 06:29
Jolie petite histoire et bien excitante.
Comme quoi, le Tour de France rapproche les gens...
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Photo de profil de plemagne
plemagne
25 août 2025 à 21:54
Oh oui, le vélo, c'est tellement liberateur, jouissif parfois. Rouler sans bruit dans une campagne pour surprendre la biche et son faon, traverser des villages inconnus de la France éternelle, la camaraderie des pelotons dans les clubs, l'entraide au camping pour les cyclo campeurs en voyage à la belle saison.

Rouler sur les sentiers de la colline avec son garçon pour arriver en bord de route et attendre le Tour dans une montée, où quelques instants le peloton nous appartiendra.

Merci pour ce moment.
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