Valentine et moi, passion lesbienne
Chapitre 1 · une rencontre accidentelle
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✦ Vachette Valentine et moi, passion lesbienne XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Valentine et moi, passion lesbienne — Chapitre 1 · une rencontre accidentelle

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Vachette
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Valentine et moi, passion lesbienne

Chapitre 1 · une rencontre accidentelle

           
Le mot de l'auteure: 
Cette histoire devait faire l'objet de deux chapitres distincts. Mais une fois écrits, j'ai finalement préféré les regrouper en une histoire complète, que je vous livre ci-dessous.
                                                                                      CHAPITRE 1 : Une rencontre accidentelle
"Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?"...
Eh bien non, dans l'histoire qui suit, je n'ai rien vu venir  ! 
****************************************
Je m'appelle Anne, mon physique est celui d'une femme de bientôt trente ans, normale. Ni grosse ni maigre, 1m65, sans graisse superflue autour de mes formes, dont les garçons et certaines filles ont tendance à me complimenter. Plutôt solitaire, presque "sauvage", je ne sais pas ce que plus tard, en me retournant sur mon passé, j'aurai fait de ma vie, sociale, affective, sentimentale, et même...sexuelle. Il serait temps d'y songer ! Je ne me sens ni malheureuse, ni heureuse.
Je me suis laissé porter par la réussite dans mes études, niveau "bac+5", et alors ? J'ai un bon job de directrice commerciale dans une boîte internationale de cosmétiques, et alors ? Je gagne bien ma vie, j'ai un bel appartement à Grasse comme résidence secondaire, et une maison à la campagne, en Normandie, où je vis, et alors ? 
A l'époque de cette histoire, c'est encore pire: je ne sais pas ce que j'aime. Dois-je accepter de donner mon corps pour obtenir de l'amour ? A un homme affalé sur mon ventre qui m'aimerait juste le temps de parvenir à son plaisir, au lit ? Je n'arrive pas à en être comme les copines, à offrir mes cuisses en grand écart à n'importe qui, juste pour le plaisir de garder un compagnon rassurant par sa situation, et éventuellement par la force de ses coups de reins, qualité dont je me passe bien volontiers. Je trouve que la femme se dégrade en acceptant de se donner à la brutalité de certains hommes.
*****************************
Par une belle journée d'été, je m'ennuie. Rien à faire ; pas d'envie particulière.  Pour les vacances, je suis restée seule chez moi, en Normandie. Je jette un coup d'œil à mon agenda, où rien n'est prévu, sinon un rendez-vous chez le dentiste dans une semaine. Mais soudain, mon regard se fixe sur la date d'aujourd'hui. 20 juillet. J'allais l'oublier, cette date, quelle idiote je fais ! C'est pourtant l'anniversaire d'un événement merveilleux de ma vie, il y a pile dix ans. Alors je me réjouis ! Voilà une idée qui vient me chatouiller le cerveau. Je me sens sourire intérieurement. Je vais faire quelque chose de ma journée. Ouf !
Je me mire dans la glace, en petite robe d'été. Ah zut, la robe ça va, mais mes dessous noirs avec une mousseline blanche, non. On devine trop mes fesses et ma poitrine. A vingt-neuf ans je n'ai aucune raison d'en avoir honte car on me le dit assez, que je suis ''bien foutue'' selon les uns, et même ''bandante'' selon les autres affamés : 52 kg pour 1m62, pas mal non ? Mais bon, je ne suis pas là pour chercher l'âme sœur ; qui me manque, cependant. J'aimerais tant être comme tout le monde !
Cet après-midi, je vais faire comme un pèlerinage sur un lieu qui a marqué ma vie d'abord d'une façon heureuse, depuis mes dix-neuf ans jusqu'à mes vingt-quatre ans, malheureuse ensuite depuis mes vingt-quatre ans jusqu'à... jusqu'à aujourd'hui. Et je sais, je sens, que cette deuxième phase de ma vie d'adulte va durer, durer...
Je me change vite pour passer un slip et un soutien-gorge blancs, et chausser mes escarpins assortis. Le blanc me va bien, ça fait sérieux. Mais surtout ça fait ressortir ma chevelure brune qui tombe en ondulant sur mes épaules. 
En voiture, je serai sur place dans une heure à peine. ‘'J'espère que mon banc sera encore là'', pensé-je comme si c'était important. Mais peu importe, en fait ; ça ne l'est pas. Seul le lieu compte, pour moi.
Pendant mon trajet, des impressions très diverses traversent mon esprit ; désordonnées, tristes, heureuses, maussades. Des images ressortent des cases où mon cerveau les a rangées ; des mots également, des cris, des pleurs, des sourires, des bras tendus. Voilà qu'en route je me parle, à moi toute seule, au volant ; images et mots se bousculent dans le désordre : 
— T'as fort mal ? Ah où elle est maintenant... Il a quel âge  ?... Les pompiers vont arriver, ça va aller… À Paris, sûrement... Tu veux que je vienne te revoir ?… Oh j'ai trop mal … Valentine ! Val ! T'en es où ?... Ça va pour vous ?... Elle m'écrit même pas !... Oh, cinq ans bientôt je crois … Attends, je vais m'occuper de toi…
Je traverse le petit village de Brouville, pour arriver ensuite à un carrefour à quatre branches, au lieudit ‘'La croix''. Eh bien si, le banc est toujours là, sous l'ombrage d'un superbe platane ! Je gare ma voiture tout près, puis en descends pour aller m'assoir sur les lattes de bois que machinalement je caresse avant de m'y installer pour rêvasser. Souvenirs, souvenirs… Cœur gros, nostalgie...
Je n'ai que mes pensées pour me tenir compagnie. Inutile de venir me parler, je suis déjà ailleurs, retournée dans le passé. Or ça tombe bien, l'endroit est tellement perdu qu'il n'y a pas âme qui vive alentour, sauf un paysan qui passe sur son tracteur en me gratifiant d'un signe poli de la tête avant de disparaître vers son champ et ses pommiers, à quelque distance. Plus un bruit. Je ferme les yeux et me revois il y a dix ans…
Ce jour-là, je viens de décrocher mon permis de conduire le matin même, le jour de mes dix-neuf ans. Dans ma vie je n'ai personne, sinon mes parents, très heureux que j'en sois encore à vivre sous leur toit, mais un peu inquiets quand même que je ''ne fréquente pas'', à part quelques copains et copines de temps à autre, mais sans aucune liaison sentimentale. 
Je panique souvent à l'idée de finir peut-être ‘'vieille fille''. Eh oui, je suis encore vierge  ! Mais qu'y puis-je si ne ne suis pas attirée par la sexualité, comme les autres ? Oh bien sûr je sais où se trouve le bouton de commande pour stopper net, en les satisfaisant, une envie, une chaleur, une nécessité physiologique ! Il suffit de fermer les yeux et de penser au plaisir que me donnent mes doigts qui s'activent sur mes lèvres moites. Et une fois ce nirvana atteint, je ne me pose plus de questions, je suis calmée, sereine. Mais est-ce là une vie sexuelle normale, équilibrée ?
Sur mon banc, excitée par le bonheur d'avoir obtenu mon papier rose du premier coup, et aussi par la douceur de cette journée et de cet endroit, j'ôte ma culotte de dentelle, je renifle sa bonne odeur de fille, puis discrètement bien que je sois seule, je passe ma main sous ma robe, pour me masturber lentement en fermant les yeux et faire venir les bonnes contractions entre mes cuisses pendant que je revois défiler certaines scènes de ma vie. De délicieux frissons me libèrent de ma tension sans que je n'exige rien de plus de mon corps. Pas besoin de parler à quelqu'un en particulier ; j'arrive à jouir sous mes doigts juste en y pensant, c'est tout ce qui compte. 
Je prends un mouchoir dans mon sac pour essuyer mon sexe, que j'ai trop sollicité pour qu'il restât sec. 
Je m'apprête à sentir de nouveau ma culotte, humide à l'entrejambe cette fois, quand je vois converger, vers l'intersection des deux routes secondaires, d'un côté une voiture, de l'autre une bicyclette, qui vont se croiser juste là, il me semble ; devant mes yeux. Mais, horreur, la jeune cycliste tourne sur sa gauche sûrement sans réfléchir, et surtout sans réaliser que la voiture d'en face ne pourra pas l'éviter en arrivant sur elle. 
Le choc est sévère. La petite est éjectée de son vélo, à quelques mètres. 
Dans un pur réflexe, je vole à son secours, sait-on jamais, je peux l'aider, peut-être, même sans être secouriste. La voiture s'est arrêtée, son conducteur s'approche aussi de la victime. Mais j'arrive la première près d'elle. Sûr, elle est plus jeune que moi, cette gamine blonde en pleurs, au minois déformé par la douleur, dont j'ai pitié :
— Attends, je vais m'occuper de toi…T'as fort mal ? 
— Ouii...Oh j'ai trop mal, mal au bras, et aux jambes, madame !
— T'en fais pas, ma petite, on appelle les secours. Les pompiers vont arriver, ça va aller…
C'est le conducteur de l'auto qui se charge de les appeler. Moi, je n'ose pas trop bouger la victime. J'ai de la peine pour elle, la pauvre. Elle est calée sur un coude, les pieds en appui au sol, les genoux remontés en l'air, les jambes écartées, la jupette légère rabattue. Elle n'ose pas bouger. Je vois que ses cuisses n'ont rien, mais un de ses mollets est ensanglanté, de même que son avant-bras qui a été abrasé, brûlé en frottant sur l'asphalte bouillant de l'été. Je m'agenouille à son côté et lui offre le creux de mon coude comme coussin pour sa nuque, en attendant mieux. 
La petite sanglote mais me fait un joli sourire en même temps. Je crois vite comprendre pourquoi : dans l'affolement j'ai abandonné ma culotte sur le banc ! Ma position devant la blessée, un genou au sol, l'autre en l'air, fait qu'elle voit mon sexe entre mes cuisses assez ouvertes par inattention ; ça semble l'amuser ! Ce qu'elle ne sait pas, c'est que moi, face aux siennes qu'elle laisse écartées bien involontairement aussi, la vue sur sa jolie petite culotte brodée ça ne me fait pas sourire, mais ça me trouble. Un trouble nouveau, jamais ressenti même en ayant déjà partagé des douches avec des copines à la piscine.
Je ne résiste pas à lui donner quelques bisous tendres sur le front, pour la réconforter en attendant les pompiers. Je cajole la blessée de mon mieux, comme si c'était ma petite sœur.
Puis l'ambulance arrive, suivie des gendarmes. Très vite la victime est prise en charge, allongée sur une civière gonflable, pour disparaître dans le véhicule jaune et rouge, sous les bon soins d'une urgentiste rassurante qui m'explique :
— Ça aurait pu être vraiment pire. Elle a eu de la chance. Rien de cassé apparemment. Rien à la tête. Il faut qu'on l'emmène, tout de même.
Je ne lui ai même pas demandé son nom ! Mais un gendarme a pris rapidement les coordonnées de la jeunette pour prévenir tout de suite sa famille. Je ne sais pas par quelle pulsion j'agis, mais je m'enhardis jusqu'à oser le questionner :
— Vous pourriez me donner le numéro ou l'adresse de ses parents, s'il vous plaît ? Que je puisse avoir de ses nouvelles au plus vite !
— Vous la connaissez cette jeune fille ? Vous êtes de la famille ?                                                                                                                       
 - Non, capitaine, mais c'est moi qui m'en suis occupée en vous attendant. S'il vous plaît…
-- Ah ! Et comment savez-vous que je suis capitaine, jeune demoiselle?
 - Mon père est militaire aussi, dans l'armée de terre. Les galons sur vos épaules, je connais, vous savez !
Le gendarme, amusé, se montre conciliant. Peut-être parce que je lui parais être quelqu'un de confiance, une jeune femme sérieuse ; qualité que je revendique ! Puis il met mon témoignage par écrit, que je signe, pour la suite de la procédure. 
Entre deux phrases j'apprends que la demoiselle s'appelle Valentine Dupuis, qu'elle a dix-huit ans, et qu'elle habite Brouville. J'appellerai et j'irai la voir, chez ses parents. Merci la Maréchaussée, pour les infos !
Mais que m'arrive-t-il ? J'éprouve bien sûr de la compassion pour cette gamine qui souffre et qui doit se sentir perdue, seule dans cette ambulance. Mais pas que ! Je ressens autre chose d'indéfinissable pour le moment. L'émoi qui m'a envahi quand elle me souriait, je ne me l'explique pas. Son regard et son attitude voulaient-ils me dire ‘'s'il te plaît, console-moi, j'ai mal, et excuse-moi de te montrer ma culotte'' ? ou bien seulement ‘'tu ne t'en rends pas compte, mais je vois ton minou ; t'as perdu la tienne'' ?
J'ai honte. Elle souffre sur une civière, et moi je ne me préoccupe que de ma sensation nouvelle, amicale, sensuelle, ou plus, je n'en sais rien encore. Mais qu'est-ce qui me prend ? Je n'ai jamais été comme ça, pour personne.  
Je roule, je roule, je roule. Pas trop vite, pour prendre le temps de penser. Il y en a même qui me klaxonnent. Mais je ne me laisse pas faire: 
— Fous-moi la paix, abruti ! Je réfléchis !
Une queue-de-poisson plus tard, je m'arrête sur le bas-côté, à l'ombre de quelques arbres. Je suis seule. Après un regard circulaire, sûre que si une voiture arrivait je la verrais, je me sens tranquille. Alors, je retrousse ma robe légère, écarte encore bien mes jambes et ma culotte, et de nouveau je me masturbe, lentement. Je suis insatiable aujourd'hui ! Mon support érotique ? Les cuisses de la petite, que j'imagine douces et tièdes des genoux à l'entrejambe. Autant que du désir je ressens aussi de la honte en me permettant d'être excitée dans de telles circonstances. Mais c'est plus fort que moi, je dois encore jouir pour me libérer. Mon sexe étant déjà agréablement humide, je vais y arriver très vite. 
Quand ça vient je veux retenir mon plaisir le plus longtemps possible, en laissant ma main prisonnière de mes cuisses brûlantes. Mais l'orgasme s'impose, avec son cortège de secousses et de râles incontrôlables. Je serre les dents et repense à l'entrecuisse si appétissante de la petite, tout en m'imposant de délicieuses contractions sur la mienne.
— Hhhhmmhh, c'est bon, je jouis… Oui.. Valentine tu me fais jouir sans le savoir…. ! bredouillé-je à haute voix, honteuse, d'accord, mais heureuse ; folle, mais rassasiée.
Quelques dernières caresses sur mon clitoris bien lubrifié, et je replace ma dentelle sur ma fente charnue. Le calme revenu dans mes sens, je respire un grand coup, puis redémarre.
En moins d'une heure je viens de me comprendre moi-même. Enfin ! J'aurai donc mis dix-neuf ans pour me rendre compte de ma sexualité latente. Je suis attirée par les femmes. Je revois ces jolies cuisses écartées et cette frimousse de cette jeune. Je souhaite, presque en priant le ciel, qu'elle se retrouve un jour dans mes bras et qu'on se dise des ''je t'aime'' à n'en plus finir, pourquoi pas, soit folle, Anne ! Je sais définitivement que c'est vers la douceur et la tendresse que je vais m'orienter, me trouver. Que c'est bon de le savoir ! La tête me tourne. Je suis heureuse. Je n'avais toujours joui qu'en pensant aux caresses d'un homme, même brutal, jamais d'une fille ! Pourtant, en me remémorant les regards appuyés de Valentine sur mes chairs intimes… C'est incomparablement sublime.
Mais je me fais d'emblée une promesse: quoi qu'il arrive, je ne proposerai jamais rien de sexuel à Valentine, avant qu'elle n'en soit éventuellement demandeuse elle-même ! D'abord parce que je n'ai aucune expérience en la matière. Puis parce qu'elle non plus, peut-être. Aucune allusion, aucun geste déplacé. Je me donne donc le temps qu'il faudra pour y voir vraiment clair en moi-même, et en elle. Peut-être nous découvrirons-nous une chaude attirance l'une pour l'autre. Peut-être aussi que non de sa part. En attendant, j'espère devenir son amie, je ne n'en demande pas plus. On se limitera à un bisou ou deux pour se dire bonjour, bonsoir. En viendrons-nous à quelques confidences intimes ? A des caresses qu'il nous prendra envie de se prodiguer ?
Vu la profession et surtout le conservatisme de mes chers parents que j'aime, je ne peux pas me permettre de les mettre dans l'embarras, S'il apparaissait que leur fille s'affiche ouvertement avec une jeunette pour une simple expérience autant saphique qu'éphémère, oh la la  !
Huit jours après l'accident de Valentine, je sonne à sa porte. Sa mère m'accueille, le regard interrogateur :
— Bonjour. Vous êtes... ?
— Anne. C'est moi qui ai assisté à l'accident de Valentine, madame Dupuis.
— Ah, c'est vous ? Entrez donc, Anne, et d'abord merci pour pour être portée à son secours. Les gendarmes m'ont raconté.
 - Vous pouvez me tutoyer, s'il vous plaît, madame.
 - Bon, entendu. Entre, Anne. Val se repose. Elle va être contente de te voir, sois-en sûre.
Sa mère me conduit à sa chambre, à l'étage. En effet, Val est sur son lit. Un gros pansement entoure son mollet abîmé, brûlé au deuxième degré, et son bras droit est en écharpe. Je regarde ça d'un air sûrement effaré, à en croire la remarque de la blessée à mon endroit.
— Bonjour,,,, comment tu t'appelles ? On n'a pas eu le temps de...
— Anne, Valentine ! T'en es où ? Tes blessures ?
— Ah, j'aime bien, Anne... me répond-elle d'abord, avec un sourire, avant de me raconter :
— T'en fais pas, on me change mes pansements tous les jours. J'ai droit à une infirmière et à ses satanées piqûres… Mais bon, ça soulage la douleur. Un dérivé de morphine, m'a-t-on dit.
— Ma pauvre ! Bouge pas, je viens te faire la bise.
Valentine se redresse quand même pour ne pas passer pour une fainéante, sans doute. On s'embrasse. Hmm que sa joue est douce ! Heureusement que son visage n'a rien pris dans la voltige à vélo. Pas une égratignure. Toujours aussi mignon.
 - T'as vu ça, le vol plané que j'ai fait ?
 - Oh, j'ai eu peur pour toi, tu sais. J'arrivais plus à conduire normalement après ça. Je me traînais sur la route.
 - En tout cas merci, j'étais bien dans tes bras en attendant les pompiers.
Pourquoi retrouvé-je dans ses yeux, à cet instant, le regard coquin qu'elle me faisait, assise, malheureuse, suppliante, sur l'asphalte. Je me sens piquer un fard, me rappelant l'anecdote de ma culotte oubliée sur le banc. Alors je brode un peu. 
 - Je suis désolée, je ne m'étais pas rendu compte de ce que je te laissais voir, accroupie comme j'étais devant toi. Je l'ai remise discrètement dès ton départ dans l'ambulance, tu sais.
Valentine affiche un petit rictus :
— Hhou, ça ne fait rien, c'était beau là-dessous ! Je suppose que je t'ai dérangée ? 
Son sourire en coin est éloquent; je ne suis pas dupe; elle non plus.
Waouh, et moi qui veut me donner du temps pour l'aborder progressivement, sans la heurter ! J'ai un métro de retard sur elle, on dirait !
— Mais j'avais un beau point de vue aussi devant mes yeux, moi ! rétorqué-je en riant, pour jouer les décomplexées.
Puis Val s'amuse à me culpabiliser :
— Oui mais moi, j'avais une culotte ! Et toc, ajoute-t-elle malicieusement.
Puisque on en est aux confidences, je rejoue l'affranchie :
 - Tu parles ! Une rose pâle assez fine qui t'épousait parfaitement l'abricot, oui ! On pouvait tout deviner de comment t'es faite ! Très bien faite, d'ailleurs, ma belle.
— Oui ben en ce moment je suis pas au top !
Je n'insiste pas, sinon je vais lui faire des compliments plus… directs et précis. Du moins, j'essaierais, car honnêtement je crains d'être un peu gourde dans mon approche, si j'ose en commencer les travaux du même nom. Alors le sujet sexe est clos pour aujourd'hui.
                                                                                             CHAPITRE 2  Une Conquête Facile
Nous sympathisons tellement bien, en parlant de nos goûts communs, comme le sport, la musique, le cinéma, la culture générale, que notre discussion s'éternise. Nous ne voyons pas passer le temps, apprenant à nous mieux connaître.
Il est 19 heures, je m'apprête à partir, quand l'infirmière arrive :
— On commence par le bras, faites-moi voir ça, jeune fille, ordonne-t-elle à Val, qui se laisse examiner.
L'infirmière fait ce qu'elle a à faire avec dévotion et professionnalisme.
— Allez, je vous laisse. Tu veux que je vienne te revoir, Val ?
— Oui, avec grand plaisir, Anne. Tu seras toujours la bienvenue dans ma chambre… Je veux dire : chez nous.
A peine ai-je redescendu l'escalier que madame Dupuis m'interpelle.
— Non, ne pars pas, reste dîner, Anne. J'ai appelé mon mari ; il va rentrer d'un moment à l'autre. Il tient à connaître celle qui a sauvé notre fille chérie !
— Oh c'est un bien grand mot, madame. Je n'ai fait que la protéger quand elle était à terre, vous savez.
— Ben oui, mais justement, sans toi, elle aurait pu se faire rouler dessus par une auto, ou même un camion !
Cette dame a raison, mais je n'aime pas me mettre en valeur.
— Bon alors puisque vous me prenez pour Superwoman, je préviens mes parents que je dîne chez vous. Mais vous verrez vite que je n'ai pas d'autre exploit à vous raconter !
— Celui que tu as fait pour nous trois, crois-moi, c'est déjà largement bien !
Valentine ne sachant pas que je suis encore là, elle appelle de sa chambre :
— Maman, tu peux venir m'aider à m'habiller pour dîner ?
Je vois sa mère qui serait prête à tout laisser tomber pour sa chère fille.
— Non, madame Dupuis, continuez votre mayonnaise, sinon vous allez la rater ! Je vais monter aider Valentine.
— Merci Anne. Tu es très gentille.
— Je viens, Valentine ! crié-je pour être sûre qu'elle m'entende. 
Et je monte l'escalier qui craque à chacun de mes pas.
— Ah, c'est bien que tu sois encore là. Tu peux m'aider à changer de tee-shirt ? J'ai trop transpiré cet après-midi.
C'est avec plaisir que je vais lui rendre ce service, bien évidemment.
 - Tourne-toi, ma belle.
— Pourquoi, t'as jamais vu les seins d'une fille ?
Sa remarque me déconcerte. Mais je fais quand même la maline :
— Si, bien sûr, mais je me disais que toi ça te gênerait.
— Allez, débrouille-toi pour m'enlever ce tee-shirt. Je ne peux lever qu'un bras !
La manœuvre est assez difficile, mais j'y parviens ; voilà ma copine seins nus. Je ne peux que l'admirer et le lui dire :
 - Oh, t'as un très beau corps ! Tu dois le savoir, non ?
 - Oui, je sais, les garçons aiment beaucoup ma poitrine, dit-elle, désabusée.
J'avance un pion, en éclaireur, en fait !
- Peut-être pas que les garçons, d'ailleurs ?
A cet instant précis je la fixe, droit dans les yeux, en attendant sa réaction.
— Possible, oui, va savoir ! me dit-elle sur un ton...sensuel, sans baisser les yeux.
Alors je pousse un deuxième pion :
— On change la culotte aussi ?
— Pendant qu'on y est, oui, comme ça je serai prête pour la nuit.
Je serais bien tentée de me jeter sur sa poitrine sans dire un mot et l'embrasser, pour qu'elle comprenne mon attirance envers elle. Mais je n'ose pas, sans savoir s'il y aurait ou non du répondant à mes avances. Ses jolis seins de taille moyenne ont fière allure, avec leurs larges aréoles et leur tétons charnus qui me font envie. A peine me dirait-elle "oui " que je m'empresserais de les prendre dans ma bouche pour me délecter de leur douceur en fermant les yeux.
— Hé, tu rêves, Anne ? Alors, et ma culotte ?
C'est en la lui faisant tomber au sol après avoir contourné l'obstacle de son gros pansement autour de sa jambe que je perds les pédales. Agenouillée, les yeux juste devant son pubis nu que Valentine ne cherche pas à cacher, même pas d'une main, je tombe en pamoison. Je vois enfin de près ce qu'avec émotion, il y a quelques jours, je ne faisais que deviner sous sa dentelle quand Val était sur la route, souffrante, les cuisses écartées, me souriant malgré tout, me faisant craquer de tout son charme sans même le savoir. 
Alors, plus fort qu'une simple envie, un élan incontrôlable me pousse à enlacer la taille de Valentine pour mieux serrer sur ma bouche son joli ventre plat sur lequel s'affolent mes lèvres. Sa peau est laiteuse, douce comme de la soie. Levant les yeux vers les siens je guette sa réaction. Elle me sourit, puis me fait un signe d'encouragement de la tête. Pas un mot, juste un feu vert qu'elle me donne en passant sa main dans mes cheveux. Mes lèvres montent jusqu'à ses seins dont j'emprisonne les pointes trop tentantes dans ma bouche. Ma langue les cajole pendant que je les aspire tour à tour. Val ferme les yeux. Je suis sûre de m'y prendre bien pour lui donner ce plaisir préliminaire. ''Elle m'accepte, à défaut de me vouloir vraiment, pensé-je, puisque elle ne doit pas manquer d'admirateurs prêts à s'occuper de ce joli corps si parfait''. Tant pis, je fonce ! ce qui est pris ne sera plus à prendre.
Valentine se laisse faire un long moment, puis me dit sur un ton un peu faux-cul :
— Allez, tu exagères, oohh. S'il te plaît, passe-moi un tee-shirt et une culotte propres. Et pour le reste attends quelques jours, que je n'aie plus mes pansements ! Vorace !
Je la serre fortement dans mes bras et n'ose que lui faire plein de bises dans le cou avant de la délivrer :
— J'ai hâte de pouvoir aller jusqu'au bout avec toi, tu sais, avoué-je à Val tout en lui passant son haut.
Je lui enfile son tee-shirt et sa petite culotte lentement, déçue de devoir y ranger déjà ses seins et son adorable sillon duquel dépasse un peu le bourrelet de chair rose de ses lèvres. Qu'elle est belle ! Belle, cette petite chatte dans son écrin de duvet à l'aspect satiné, belle à croquer sa poitrine de toute jeune femme. Mon émoi devant le corps de Val me le confirme : ma libido enfin adulte va se nourrir de la beauté féminine, bien plus que de la musculature virile !
 J'en viens à expliquer à Valentine la bizarreté de mon cas, ce qui la fait sourire, avant de reprendre son sérieux :
— Oh je l'ai bien compris, Annette. Moi pareil. On s'arrangera ; je vais voir ça.
— Oh oui, toute une nuit avec toi, Val ! Y a qu'avec toi que je veux faire ça.
Avant d'aider Valentine à descendre l'escalier, je me laisse surprendre, toute troublée et tremblante, par le petit baiser sec et trop furtif, qu'elle pose sur mes lèvres. Les siennes sont douces comme un délicieux bonbon.
Le dîner a été préparé avec amour par sa mère, qui a mis les petits plats dans les grands. Un excellent repas froid de saison, dont on se régale. De nouveau, je suis intimidée par mon statut de « sauveur de leur fille chérie ».
Ses parents nous font face à table. Val m'a placée à sa gauche ; je ne tarde pas à comprendre pourquoi. Car dès qu'ils retournent en cuisine pour une quelconque raison, elle glisse discrètement sa seule main libre entre mes cuisses, parfois jusqu'à... tout en haut. Je ne sais plus où me mettre, affolée par l'idée d'être prise sur le fait. Le bout de son doigt qui s'agite sur le tissu de ma culotte me transmet des frissons trop plaisants pour que je le repousse. Mais mon visage refuse de se faire le témoin de mon excitation. Je reste stoïque. C'est très difficile.
Avant le café, à la fin du repas, Val exige de moi en murmurant à mon oreille :
— Va aux toilettes et enlève ta culotte. 
Oh la garce ! Je comprends quel sera mon sort quand j'en serai revenue. Mais je cède en demandant discrètement à sa mère :
— Excusez-moi, où sont les toilettes, madame Dupuis ?
Val, par un clin d'œil lubrique, se réjouit de ma complicité acquise.
Revenue près d'elle, c'est sur toute la longueur de mon sillon humide que je sens son doigt s'agiter pour me faire monter au plaisir. Oh la chipie !
Dur pour moi de garder mon calme, et surtout mon naturel. D'abord acceptant d'emprisonner sa main entre mes cuisses pour l'enserrer au chaud et laisser mon vagin faire ses contractions dont j'ai peur qu'elles aboutissent à l'orgasme, ce qui serait visible de ses parents pour la plus grande honte de ma vie, je me résigne à éloigner sa main de ma chatte ; à son haussement d'épaule et à son regard qui me dit ''désolée...'', Val regrette et comprend cependant qu'il faille en rester là. Ouf, on a frôlé le pire !
Je rêve, idiote que je suis, que ses parents nous disent un jour ‘'nous sommes heureux que vous vous aimiez vous deux''. Je me surprends même à rire de cette bêtise complètement surréaliste.
En rentrant chez moi je chantonne et sifflote au volant de ma petite voiture, toute guillerette. Pourtant cette soirée m'a fait comprendre combien je me trompais sur ma façon d'imaginer Valentine, pauvre petite oie blanche que je ne voulais surtout pas brusquer. ''Pas trop vite, mes approches !'' Tu parles, Charles ! Elle est cent fois plus délurée que moi, la gamine. Je m'apprêtais à lui parler d'amour avec un grand A, alors qu'elle, ce serait mieux avec un grand Q. Elle n'est branchée que sexe, malgré son allure trompeuse de parfaite ingénue à qui on donnerait le Bon Dieu sans confession ! 
Alors que faire après cette déception ? de ce coup de foudre à sens unique ? Tout arrêter ? Non, sûrement pas. Je vais m'y habituer, à cette petite et adorable garce dont le premier désir dans la vie, c'est le plaisir sexuel. Adieu la romance, dans notre relation. Caresses, orgasmes et volupté, ça m'ira très bien aussi, faudra bien ! Le tout est d'en être consciente : Valentine ne sera pas une grande amoureuse, mais certainement une grande jouisseuse. Et pourvu qu'elle soit aussi une partageuse...
Pendant sa convalescence je viens la voir presque tous les jours, sans m'incruster toutefois, et surtout en déclinant souvent l'invitation que ses parents me font de rester dîner. Je ne veux pas que notre complicité finisse par transparaître à travers nos regards et parfois nos discrets attouchements sous la table. Et pourtant Dieu sait que c'est excitant ces gestes osés, ce risque de se faire démasquer, déclencheurs d'adrénaline dans nos cerveaux et de cyprine dans nos chattes encore si jeunes et si sensibles pour un rien !
Quelques semaines se passent avant le rétablissement complet de Val. Malgré la gêne que crée la présence de ses pansements, à chacune de mes visites on s'arrange pour se donner du plaisir. Valentine est experte dans cette discipline. 
— Tu veux que je t'apprenne à bien branler une femme ? me demande-t-elle crûment un jour.
Bien que surprise par son vocabulaire, je ne me démonte pas :
 - Hmm, oui, guide-moi, Val.
— Tu vas faire comme tu le sens et je te dirai. D'accord ?
Val s'allonge sur le dos, ouvre son chemisier et me laisse improviser.
 - Tu gardes ton slip, Val ? 
— Oui, Annette. A toi de jouer !
Je passe alors délicatement ma main sous l'élastique de sa culotte pour la poser sur sa fente, mais Val m'interrompt dans ma tentative d'intrusion :
— Non, pas tout de suite par en-dessous, je mouille pas encore assez. Directement dessus, à sec, quand c'est trop tôt c'est pas bien agréable. Suce un peu mes seins d'abord, j'adore ça ! Et caresse-moi seulement par-dessus la culotte ! De toute façon, quand je vais me mettre à ronronner, c'est que je serai prête, tu vas le sentir... au toucher, t'en fais pas ! Tu vois ce que je veux dire ? ajoute-t-elle en me provoquant. 
— Oh excuse-moi, c'est parce que moi, je fonds déjà ; j'ai cru que toi aussi. J'ai été trop impatiente.
Elle me fait un tendre bisou. sur le front.
— C'est rien, va. Allez, branle-moi doucement à travers la dentelle, de haut en bas, sans trop appuyer. Quand je serai bien humide, tu passeras en-dessous, va, dans pas longtemps !
Quand l'entrejambe de son slip serré est bien moite, mes doigts s'insèrent là où il faut, comme je sais le faire pour moi-même. Je me sens sûre de moi, car elle fonctionne pareil, ma copine, dès lors qu'une grosse envie taraude sa petite chatte !
J'adore voir mes doigts s'agiter dans son sexe sous la dentelle blanche presque transparente. Maintenant je devine bien que son clitoris et l'entrée de son vagin sont parfaitement lubrifiés. Ces deux points sensibles réclament mes caresses pour éteindre le feu de son désir. Je me penche sur elle pour envoyer des doses de plaisir dans ses mamelons offerts à ma bouche, et dans ses tétons durs qui n'attendent encore que mes lèvres, mes dents et la pointe de ma langue.
En quelques minutes, les crispations de son ventre, les contractions de sa chatte et ses sourires de bonheur qui s'intensifient m'annoncent l'orgasme imminent de Valentine. Je sais, je sens quand on est à l'apogée du plaisir ; d'ailleurs quand je me masturbe, c'est à ce moment précis que je retire mes doigts de mon sexe, pour laisser mon corps se détendre à sa guise. Je fais pareil pour Val, la laissant reprendre ses esprits et son calme intérieur, me contentant de la regarder en lui souriant, pour finir par un petit baiser sur ses lèvres.
— C'est très bien, je suis heureuse de t'avoir fait jouir comme ça.
Valentine, elle, n'a pas besoin de mes conseils quand c'est à son tour de me faire jouir. Je laisse manœuvrer l'experte ! Elle sait donner le plaisir maximum en travaillant savamment un clitoris, sans brutalité, tout en douceur, les doigts bien mouillés de sécrétions vaginales ! Elle me le fait enfler progressivement ; oh que c'est bon ! Elle sait coordonner comme il faut l'excitation de ce merveilleux bouton de plaisir et celle de l'entrée serrée de mon vagin qui réclame plusieurs doigts pour se contracter délicieusement dessus. Je me rends compte ainsi qu'une masturbation reçue d'une femme c'est mille fois plus savoureux qu'en solitaire. Seule, je peux me faire jouir à tout moment si l'envie me presse trop, bien sûr. Mais entre deux rencontres avec Val, s'ajoute une chose très importante : l'attente de ce que je vais recevoir d'elle, cette douce excitation qui fait croître le besoin dans mon ventre et mes seins, pour me conduire au plaisir d'une suprême délivrance bien plus intense au moment de l'explosion finale. Là, on n'est plus dans la simple ''branlette'' routinière, mais déjà dans l'art de l'amour lesbien !
Pendant la période où Val a encore ses pansements et ses bandages, on s'en tient à ça, sauf que j'ai appris à déguster les lèvres d'une femme, à introduire ma langue dans sa bouche, recevoir la sienne. Ce baiser lesbien, dont je n'étais pas sûre que je saurais le pratiquer correctement et avec autant de plaisir que lors de nos gestes purement sexuels, je ne pourrais plus m'en passer aujourd'hui. Se caresser mutuellement ne me suffirait plus ; il me faut, en même temps qu'on se masturbe, embrasser langoureusement Valentine en fermant les yeux pour encore mieux apprécier cet échange de sensualité.
Arrive enfin ce jour tant attendu où l'infirmière vient débarrasser Valentine de ses derniers pansements. Assise à l'écart, je vois apparaître la nouvelle peau de Val, toute neuve ! Les traces de brûlure ont disparu à jamais. J'ai hâte de me trouver dans ses bras. Enfin !
Ses parents ne sont pas encore rentrés quand l'infirmière redescend l'escalier et s'en va.
— Claquez bien la porte en sortant, surtout ! lui lance Valentine. 
Elle et moi nous languissons d'être seules.
— Allez, viens dans mes bras, Annette, dans mes DEUX bras !
J'allonge Val sur le dos pour m'étaler de tout mon long sur elle. Baisers profonds, enlacements, mains qui se promènent sur nos corps impatients, pointes de seins qu'on s'embrasse goulûment.
 - On le fait ? T'as envie, Annette ?
— Ah oui, on se branle ensemble, en même temps, ouiii...
Nous gardons vêtements et sous-vêtements ; pas de temps à perdre ! Nous voulons jouir avant d'entendre arriver ses parents, qui ne manqueront pas de monter voir leur fille guérie sitôt rentrés.
Face à face, nous nous masturbons les yeux dans les yeux, chacune excitée par le désir qu'elle lit sur le visage de l'autre. Pour la première fois, je sais et j'en suis sûre, voyant de près les lèvres de Valentine luisantes et rougies par le plaisir, que je n'hésiterai pas à les caresser, les sucer, les aspirer et les investir avec ma langue, à la première occasion que nous aurons de nous retrouver seules dans le confort d'un lit, brûlant d'une même envie de jouir.
Pour l'heure, notre masturbation accélérée commune nous conduit à l'orgasme : rapide, pas très fort donc, mais simultané. Quand même, c'est déjà ça: lire la jouissance de l'autre dans ses yeux au moment précis où on la reçoit soi-même, c'est divin ! 
— Hmm que c'est bon ensemble comme ça… Même vite, j'ai joui fort. Et toi ?
— Oui, parfaitement synchrone ! Je t'adore, Val. Embrasse-moi ! Je t'aime.
Lui dire ça, ça me fait un peu mal, sachant que je n'aurai pas de retour de sa part. Val se contente en effet de me répondre, avec un beau sourire toutefois :
— Moi aussi, je t'aime beaucoup, Annette.
 Je comprends que c'est sans espoir d'amour. Le ''beaucoup'' est de trop ! Tant pis, va pour le sexe et l'amitié, sans plus, alors.
Dans cet esprit, le point culminant de notre liaison est la nuit que nous allons pouvoir passer ensemble quand les parents de Val nous annoncent qu'ils vont être de mariage tout un week-end, à cent kilomètres de là.
— Val, tu garderas bien la maison. Et toi Anne, tu peux rester deux jours avec elle ?
Si madame Dupuis savait le plaisir qu'elle m'offre ! C'est vrai que je fais un peu partie de la famille, maintenant!
— Oui bien sûr, on ne va pas la laisser seule. Je serai là. Comptez sur moi, madame Dupuis.
— Chouette, dit Val, ce sera sympa !
A un moment propice pour un aparté, Val étant passée à la cuisine, dans le salon sa mère me dit tout bas :
— Je sais bien qu'elle va en profiter pour voir ses copains, alors je ne voudrais pas qu'elle en ramène un à la maison. Je la connais, tu sais, et pour moi elle est un peu jeune, même majeure. Et elle n'a pas froid aux yeux ! 
J'allais ajouter ‘'ni ailleurs'', mais je m'abstiens.  
— Ne vous tracassez pas, je dormirai avec elle si vous voulez.
— Ah oui, très bien, bonne idée ! ça nous rassurera, Annette !
Quelque temps avant la fameuse nuit qu'il nous tarde de vivre dans le même lit, Val me fait une drôle de proposition :
— Tu t'habilleras comme tu étais le jour de mon accident, d'accord ?
— Ah bon ? Mais pourquoi ça ?
— Ne pose pas de questions. Et moi je ferai pareil !
— Bon...Un peu curieux, mais... D'accord, je le ferai.
Le samedi soir j'arrive chez elle pour dîner en tête-à-tête. Ça nous fait un peu bizarre de se retrouver ainsi vêtues.
Après le repas, nous flirtons un peu dans le canapé devant un programme de télé assez banal de samedi soir. Puis Val me prend par la main quand il s'agit de monter dans sa chambre. Sur le côté, étalée au sol, il y a une descente de lit d'allure confortable :
— Je l'ai piquée dans la chambre des parents, dit-elle. Mets-toi d'un côté, comme t'étais ce jour-là devant moi.
Obéissante, je mets au sol mon genou gauche et mon pied droit, et j'écarte un peu mes cuisses.
— Hé, t'oublies quelque chose !
— Ah oui, ma culotte !
Je me relève pour l'enlever devant une Valentine souriante qui joue la coquine lubrique.
— Donne… m'ordonne-t-elle sans rire.
Là, je présume déjà ce qu'elle va en faire. Un frisson me traverse.
 - Humm, elle sent bon, dit Val en la mettant sous son nez pour mieux la respirer. Elle est humide, aussi.
Je me remets en position, en me justifiant :
— Tu m'as déjà bien chauffée, dans le canapé, faut dire ; alors…
Val s'assoit par terre face à moi, les jambes écartées : l'une allongée, l'autre repliée. Sa jupette lui retombe ainsi à mi-cuisses. 
— Hmm, oui, c'est bien la même culotte rose en dentelle, qui cache le petit abricot si joli. J'ai envie de toi, avoué-je, excitée comme une puce..
— Moi aussi, tu sais, je te veux. Ta chatte de belle brune est magnifique. Je l'avais remarquée tout de suite, avec ses lèvres à la bordure sombre. Et ton entrée rose vif… Hmm, j'adore. Ecarte un peu avec deux doigts, que je voie mieux, j'ai envie…
Je lui fais ce plaisir, sentant fondre ma chair.
 - Hmm, couleur fuchsia même ! Superbe chatte, avec sa petite toison brune au-dessus.
Val se tait, puis se met maintenant sur le dos. Elle sait bien qu'elle me rend bouillante de désir ; le désir d'elle, de son corps.
— Viens la poser sur ma bouche. Tu vas voir comme c'est bon.
Mon cœur s'emballe. Chaleur ! J'ai à la fois peur de paraître salope mais très envie de me faire goûter par une langue chaude de femme, celle de Val. 
Je m'assois en prenant soin de ne pas écraser mon amante de mon poids : pour ce faire je place mes mains en appui sur mes genoux, me tenant comme une femme qui se soulage d'une envie pressante dans la nature. Mon sexe effleure ses lèvres entrouvertes, le bout de sa langue donne des petits coups furtifs sur mon bourrelet de chair avant de lisser mon sillon, du clitoris au périnée. Je peux remuer un peu en gémissant :
— Ooohhh, ohhh que c'est bon…. waaahhh, ohhhh tu me lèches bien, hhaahhh c'est trop bon, hmmm.. 
Je ne résiste pas, me massant les seins pendant que son jus suinte dans ma bouche.
— Hmm j'aime, un peu amer et salé comme ça ; laisse-toi bien aller, je veux te boire… Ça m'excite, je mouille aussi, tu sais…
Alors Val enlace mon bassin pour le plaquer plus fort sur sa bouche et enfoncer sa langue au tréfond de mon vagin au moment où arrive le délicieux tsunami qui me submerge. 
 - Oh je suis une salope, j'aime ça, tu me fais jouir, lèche, lèche, avale, aspire...ooohhhhahhh, c'est divin… !
Puis Val attend patiemment que mes spasmes s'évanouissent :
— Je savais que ça te plairait, depuis le temps que tu attends ça, hein, ma cochonne !
 - Oui c'est vrai, Val, j'en rêvais. C'est encore meilleur que je ne pensais ! Oohhh…
— Maintenant c'est ton tour, tu vas me lécher, que ça te plaise ou non, salope.
— Ahh tais-toi Val ! Oui je vais le faire. Bien sûr, j'en ai envie. je veux te goûter, me délecter de ta liqueur. Je veux connaître ça !
Je me mets en position de recevoir Val. Ecartant son slip, elle colle sa vulve à ma bouche. Je savoure le goût de sa cyprine. Ça ne me repousse pas. Alors je plonge ma langue dans sa fente juteuse et tourne autour de son petit bouton sensible, je ferme les yeux, et m'oblige à aspirer son jus de femme. Par bonheur, ce goût m'excite fort. Ma langue s'agite, Val me laisse faire. Elle sait que c'est la première fois que je lèche une femme, alors elle se contente de ma faible expérience, pourvu qu'elle jouisse aussi fort qu'elle m'a fait jouir.
— Oui ça vient, aspire ma mouille, prends-tout dans la gueule, chienne, suce-moiiiii ! Il t'excite mon cul écarté pour toi, hein ?
— Uhi, uhi, c'est bon ! Coule, inonde ma bouche, sois vicieuse, Val !
Ses morts orduriers décuplent mon envie de jouir. A cet instant son orgasme fait que ses paroles qui ont dépassé sa pensée ne me vexent en rien. Toutefois elle s'en excuse aussitôt :
 - Tu sais, quand je jouis aussi fort, je ne me contrôle plus ! Mes mots ne veulent rien dire, pardon.
 - J'ai bien compris, ma belle. Calme-toi, souffle. Moi-même j'ai failli t'insulter en jouissant sur ta langue tout à l'heure.
Nous nous embrassons, en nous caressant les seins, que nous avons un peu délaissés pendant ces rapports buccaux-vaginaux ; un baiser long, chaud, sensuel qui me rend assez folle pour me mettre à croire de nouveau que de nos plaisirs partagés naîtrait enfin, peut-être, une vraie relation amoureuse, avec ses caresses, ses orgasmes, ses nuits câlines et ses ‘'je t'aime'.
Bien sûr, au cours de cette nuit sexuellement endiablée, et de celles que nous pourront partager pendant cinq ans, nous essaierons tout ce que deux femmes en quête de plaisir peuvent partager : la position du 69, la lingerie achetée en sex-shop pour ‘'jouer les salopes'' entre nous, les délicieuses caresses anales et quelques agréables jouets sexuels pour nous procurer de nouvelles sensations.
Mais, devenue complètement accro à Valentine, un jour il me vient la mauvaise idée de lui poser la question :
— Dis, Val, tu crois pas qu'on s'aime vraiment ? Avec tout le plaisir qu'on se donne ? On pourrait pas se mettre ensemble, ouvertement ?
Sa réponse cinglante va me tuer, même si elle essaie d'y mettre les formes :
— Tu sais Annette, que je sors aussi avec des garçons ?
— Oui, mais ça m'est égal. Quand je suis avec toi, je ne pense qu'à toi, moi.
— Alors, je repose ma question autrement : tu sais que je sors avec UN garçon ?
— Comment ça ?…
— Oui, je le connais depuis trois ans. Je suis amoureuse de lui. Nous voulons avoir un enfant. J'en voudrais même deux ou trois. J'ai toujours su que seule cette envie me remettrait dans le droit chemin. Je serai une bonne mère, tu sais. J'adore les enfants. 
— Plus que le sexe avec moi ? Tu peux pas me faire ça ! Pense au plaisir qu'on partage à chaque fois ! J'ai besoin de toi pour vivre, moi ! 
Et Val me donne le coup de grâce :
 - Nous allons nous marier et faire comme tout le monde, comme tous les gens qui s'aiment. Je suis désolée, Annette. Mais tu retrouveras quelqu'un, ne t'inquiète pas, tu es si belle, si séduisante ! Et si compétente au lit, maintenant.
Je suis désespérée quand même. En colère. En rage. Je veux mourir. Ma vie est foutue. Je n'aime qu'elle ! Je la veux, son cœur, son corps, ses seins, son sexe, sa chaleur et ses caresses. Je ne mange plus, je ne pense qu'à elle, à sa vie qui dévie de la mienne.
Plus jamais on ne me touchera ! Mon corps n'appartiendra toujours qu'à Valentine ! Je le tiendrai à sa disposition exclusive. Pour qu'elle me fasse l'amour, dès que de nouveau...elle le voudra  !
                                                                                                          ******************************
Alors c'est comme ça qu'après notre histoire qui a duré cinq ans, j'ai repris ma vie de solitaire, mon plaisir de femme seule, sans chercher à remplacer Valentine ni dans mes pensées ni dans mes actes, ni dans mes caresses. 
Et c'est aussi pour ça qu'aujourd'hui, cinq ans après la fin de notre idylle je me retrouve comme une idiote sur un banc, au milieu de nulle part, à passer ma main sous ma culotte pour me caresser et jouir comme une folle en repensant à Valentine, trouvée là pour mon plus grand bonheur il y a dix ans jour pour jour, perdue pour mon plus grand malheur il y a cinq ans jour pour jour.
                                                                                                                                     FIN
 
 
 
                                                           
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Photo de profil de Elwray
Elwray
31 août 2025 à 09:20
Encore et toujours une très belle histoire :) merci Vachette :)
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Mickaella36
26 août 2025 à 18:15
Très poignant d'amour et excitant
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Utilisateur supprimé
26 août 2025 à 14:33
C’est une très belle histoire, pleine de sensualité. Un régal. Bien sûr comme dans la vraie vie on a quelques déceptions mais c’est pour mieux apprécier les intermèdes de bonheur et de plaisir.
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Photo de profil de sms35
sms35
25 août 2025 à 22:22
Plein d'érotisme, de sensualité avant de passer à une partie de sexe lesbien très chaud mais Toujours très excitant. Dommage que cette fin coupe cet élan de débauche sexuelle. Très beau récit malgre cette triste fin. Bravo encore
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Photo de profil de ercb
ercb
25 août 2025 à 16:22
Très belle histoire mais qui malheureusement et parfois aussi la réalité. En tout cas je me suis régalée de cette lecture.
Merci Vachette , je me suis aussi mouillée
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Photo de profil de Moutcho
Moutcho
25 août 2025 à 13:20
Magnifique récit Vachette
Dommage qu'il n'y ait pas d'autres chapitres a cette histoire
Pour qu'elle puisse rencontrer l'amour qu'elle attend au fond Elle
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Photo de profil de Giclara
Giclara
25 août 2025 à 10:26
Mais... C'était si joli, si excitant ! Pourquoi faire une fin comme ça ? J'men fous, je garde l'idée qu'Anne est Val terminent ensemble :p
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Photo de profil de jane.mourvedre
jane.mourvedre
25 août 2025 à 10:25
Je me suis prise à rêver à l'arrivée de Valentine ...
un si joli récit, une chute finale trop tristement nostalgique
Soyez respectueux
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