Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le clapotis des vagues — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le clapotis des vagues
Chapitre 1
Le clapotis des vagues heurtant le sable et les quelques rochers jonchant le sol. L'odeur iodée de l'écume, apportée par la douce brise, jusqu'à mes narines. Douce prémonition de la nuit que je m'apprête à vivre.
Au loin, une lueur émanant d'un phare, ou bien d'un bateau s'autorisant l'escapade d'une nuit — une liberté absolue offerte par l'immensité de la mer. Je m'imagine matelot, parcourant le monde à la découverte de ses secrets... de mes secrets.
Rêve irréalisable. Espoir d'avancer, de progresser à travers les flots de la vie.
Rêve irréalisable. Espoir d'avancer, de progresser à travers les flots de la vie.
Je fus sortie de mes pensées par l'inéluctable avancée de la nuit, dont les similitudes à peine voilées rappelaient cette ombre, cette silhouette s'avançant au gré de l'obscurité vers moi.
J'attendais patiemment son arrivée. Une dernière inspiration : l'odeur de pin, le crépitement des braises sur le feu, cette chaleur montant en moi.
J'attendais patiemment son arrivée. Une dernière inspiration : l'odeur de pin, le crépitement des braises sur le feu, cette chaleur montant en moi.
Le voilà. Une décharge parcourut mon corps. Depuis combien de temps l'attendais-je ? Le temps n'avait plus d'importance pour moi.
J'observai une dernière fois le ciel. J'observai une dernière fois mon corps, encore vierge de cet étranger... pour combien de temps encore ?
J'observai une dernière fois le ciel. J'observai une dernière fois mon corps, encore vierge de cet étranger... pour combien de temps encore ?
Il me tendit la main, comme une invitation à le suivre. Le moment était venu pour moi de m'offrir à lui.
Pas besoin d'échanger de paroles : nous connaissions tous les deux la raison de notre présence sur cette plage. Pour moi, il ne devait rester qu'une silhouette, qu'un corps, un sombre désir que je me devais d'accomplir.
Pas besoin d'échanger de paroles : nous connaissions tous les deux la raison de notre présence sur cette plage. Pour moi, il ne devait rester qu'une silhouette, qu'un corps, un sombre désir que je me devais d'accomplir.
Je le suivis sans un mot, mes pieds s'enfonçant doucement dans le sable encore tiède de la journée écoulée. Chaque pas m'arrachait un peu plus à mes certitudes, m'éloignait du rivage connu pour m'abandonner à l'inconnu de ses bras.
La lune, complice silencieuse, éclairait nos silhouettes entrelacées d'ombres et de lumière. Elle semblait suspendre le temps, ralentir le souffle du monde pour nous laisser cet instant, hors de tout.
La lune, complice silencieuse, éclairait nos silhouettes entrelacées d'ombres et de lumière. Elle semblait suspendre le temps, ralentir le souffle du monde pour nous laisser cet instant, hors de tout.
Son regard ne cherchait pas le mien : il le traversait. Il voyait au-delà de ma chair, au-delà du masque que je portais chaque jour.
Ses doigts frôlèrent ma peau, comme un peintre caresse sa toile avant le premier trait. J'étais matière. J'étais promesse.
Ses doigts frôlèrent ma peau, comme un peintre caresse sa toile avant le premier trait. J'étais matière. J'étais promesse.
Nous nous sommes arrêtés là, au bord de l'eau. Les vagues, indiscrètes, venaient effleurer nos chevilles dans une lente danse de va-et-vient.
Le feu, derrière moi, crépitait encore faiblement, comme un souvenir tenace de la chaleur humaine.
Le feu, derrière moi, crépitait encore faiblement, comme un souvenir tenace de la chaleur humaine.
Alors, sans violence, sans hâte, il me prit. Non pas comme on conquiert, mais comme on recueille.
Un souffle. Un soupir. Un frisson.
Mon corps s'ouvrait à lui comme la mer au vent : sans résistance, sans peur.
Un souffle. Un soupir. Un frisson.
Mon corps s'ouvrait à lui comme la mer au vent : sans résistance, sans peur.
Quand tout fut terminé, le silence revint, sacré.
Il ne restait plus que la mer, le feu éteint, et nos empreintes mêlées sur le sable.
Il se leva, s'éloigna sans un mot, me laissant nue face à l'aube naissante, plus vivante que jamais.
Il ne restait plus que la mer, le feu éteint, et nos empreintes mêlées sur le sable.
Il se leva, s'éloigna sans un mot, me laissant nue face à l'aube naissante, plus vivante que jamais.
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