Culture d'entreprise
Chapitre 1 · Sorrorité
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Culture d'entreprise — Chapitre 1 · Sorrorité

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Zihef
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Culture d'entreprise

Chapitre 1 · Sorrorité

Culture d'entreprise
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Voilà presque cinq ans que nous sommes installés dans notre petite maison. Les nombreux travaux, en plus de nous avoir éreintés physiquement, ne nous ont pas permis de recevoir facilement, mis à part quelques copains pour une soirée foot.
Ce soir, c'est au tour d'Aurélie de pouvoir inviter ses copines. Plus précisément, ses collègues de travail qui sont devenues au fur et à mesure des copines. J'ai déjà eu la chance d'être invité lors des différents pots de départ, anniversaires, etc. C'est une belle bande de rigolotes qui exercent un métier des plus sérieux. La soirée "OFF" étant le seul moyen de décharger la pression de leur quotidien pas toujours rose. Ce soir-là, dans la lumière vive de la salle de bain, Aurélie prend son temps, comme si chaque geste était une cérémonie. La vapeur de la douche s'est à peine dissipée, laissant sur sa peau chaude un voile de douceur. Elle applique lentement une huile satinée sur ses jambes, ses mains glissant avec lenteur, accentuant la brillance naturelle de sa peau hâlée. Son parfum flotte déjà dans l'air, doux présage d'une soirée troublante.
Elle ouvre délicatement le tiroir et sort une parure de lingerie choisie avec soin : une dentelle noire fine, presque transparente, dessinée pour sublimer plutôt que dévoiler. Elle l'enfile doucement, la matière légère épousant ses formes sans résistance. Le soutien-gorge épouse la courbe de sa poitrine avec une précision exquise, tandis que le tanga, finement découpé, souligne la rondeur de ses hanches.
Impossible pour moi de résister. Je m'approche doucement à l'arrière de sa nuque, déposant un baiser sur son épaule pendant que mes mains parcourent sa peau humide. Devant le miroir, elle saisit ensuite la robe noire qu'elle avait mise de côté pour l'occasion — un tissu doux, fluide, mais moulant, qui semblait avoir été pensé pour son corps. Elle la fait glisser sur elle avec grâce, sans précipitation, savourant le frisson léger du tissu contre sa peau fraîche. Elle ajuste les bretelles sur ses épaules, fait glisser la robe sur ses hanches, et lisse le tissu d'un geste lent, presque sensuel.
Enfin, elle choisit ses talons : noirs, élégants, vertigineux. Devant son assurance et sa beauté, je ne peux me permettre de traîner dans la maison en jogging. J'enfile alors une chemise noire cintrée et un pantalon en sorte de flanelle d'un ton clair. Je ne veux surtout pas faire tache. Alors que les derniers coups de blush et de brosses se terminent, le son du téléphone d'Aurélie se met à tinter.
— Ah, elles arrivent d'ici quinze minutes.
Pendant qu'elle termine de se préparer, j'inspecte les recoins de la maison pour vérifier que rien ne traîne. J'en profite également pour commencer à préparer les mets et les boissons qui seront servis ce soir. Avec mon passé en restauration, j'ai voulu marquer le coup et j'ai mis les petits plats dans les grands. Cocktails, amuse-bouche, verrines, tout est fait pour que ces demoiselles ne manquent de rien. J'entends alors, par la fenêtre de la cuisine, le bruit des talons mêlés à des grands éclats de rire. Nul doute, nos invitées sont arrivées.
La première à entrer est Orlane. Elle porte un jean taille haute, moulant juste ce qu'il faut, accompagné d'un top court en satin blanc qui révèle un éclat de peau, une esquisse de ventre plat, des lignes tatouées qui disparaissent sous le tissu. Ses bras, marqués d'encre, sont comme la couverture d'un livre qu'on a envie d'ouvrir. Ses cheveux, lâchés, encadrent son visage avec une fraîcheur déconcertante. Et ce sourire… large, éclatant, presque insolent. Il a cette intensité désarmante qui met tout le monde à l'aise, comme si elle savait déjà ce que la soirée pouvait devenir.
La seconde s'appelle Clémence. 1 m 65, une taille fine, des hanches plus larges et une poitrine généreuse. Derrière ses lunettes aux lignes délicates, ses yeux pétillent d'une folie discrète. La courbe de son sourire révèle une fossette presque moqueuse. Sa peau claire reflète la lumière avec une douceur satinée. De larges boucles d'oreilles effleurent son cou, jouant de reflets comme pour souligner la sensualité discrète de sa pose. Elle porte une robe longue en satin noir, fendue haut sur la cuisse, qui épouse ses courbes avec une précision presque indécente. Un grand décolleté en cœur, subtilement plongeant, met en valeur la ligne de sa poitrine sans jamais tomber dans l'excès — juste assez pour faire tourner les têtes.
Son dos est entièrement dénudé, maintenu seulement par de fines bretelles croisées qui se nouent à la nuque, laissant entrevoir la sensualité de sa peau nue, sa colonne dessinée comme une ligne de désir.
À ses pieds, des talons aiguilles allongent sa silhouette, laissant deviner l'élégance féline de chacun de ses pas. Pour parfaire l'ensemble, une petite pochette en cuir brillant noir complète la tenue digne d'une montée des marches cannoises.
La dernière à entrer est Capucine, la psychologue. Sa présence impose le silence. Son chemisier blanc cassé, boutonné jusqu'au col, est impeccablement repassé — le tissu légèrement satiné capte la lumière sans jamais briller. Aucune fantaisie. Juste une coupe parfaite, presque stricte, qui renforce son image un peu sévère. Sa jupe crayon noire, taille haute, épouse ses hanches avec une élégance calculée. Longue juste ce qu'il faut pour rester irréprochable, elle accompagne ses mouvements avec précision, sans jamais trahir la moindre émotion. Tout est contenu, millimétré.
Aux pieds, des bottes en cuir noir lisse, à talons carrés, martèlent le sol avec une régularité de métronome. Chaque pas est une déclaration de contrôle, de mesure, de distance. Ses cheveux roux, toujours tirés en arrière, révèlent la pâleur nette de son visage, et ses yeux verts, tranchants comme des lames de verre, transpercent quiconque ose soutenir son regard trop longtemps.
Elle ne parle que lorsqu'il faut. Jamais un mot de trop.
Les filles finissent par déposer leurs affaires et prennent place sur l'immense canapé en velours du salon. Un fond musical un peu funk vient se mêler aux premières conversations. Déjà, les voix se mêlent, basses, concentrées. Ça parle chiffres, incidents récents, dynamique d'équipe — un échange professionnel, rapide, presque mécanique. Les phrases sont coupées net, les regards se croisent brièvement, chacun sur son territoire, sur ses mots. On sent que ces gens-là ont l'habitude de fonctionner ensemble…
Pendant ce temps, je prends les commandes, discret, pour ne pas troubler l'équilibre de la conversation. Deux mojitos bien corsés, un gin-tonic sans glace. Capucine, la psy ne commande rien tout de suite. Elle croise les bras, observe. Ses yeux verts suivent les échanges comme une chasse silencieuse.
Je reviens au salon, le plateau glissant entre mes mains sans un bruit. Je sers chacun avec soin, mais je sens que quelque chose change à mesure que les verres se posent sur la table. Comme si l'arrivée de l'alcool venait aussi ouvrir une porte invisible. Elle ne dit toujours rien. Elle n'a pas besoin. C'est son silence qui structure la table. Son regard qui pèse. Et bientôt, sans qu'on ne sache vraiment pourquoi, la discussion dévie. Moins technique. Plus personnelle. Les voix hésitent, ralentissent. On se surprend à peser ses mots. Et elle, la psy, décroise lentement les bras… et s'avance légèrement, comme si elle décidait enfin que le vrai travail pouvait commencer.
L'alcool a fait son nid. Les rires sont plus ouverts, les épaules relâchées, les regards moins vigilants. Les phrases, d'abord anodines, ont glissé sans résistance des anecdotes de travail à des souvenirs plus personnels, puis aux confidences plus intimes. Des mots comme envie, interdit, fantasme ont commencé à remplacer les mots horaires, éthique, cohésion. Moi, je ne parle pas. Je sers, je regarde. Je les observe dans mon propre salon, devenu ce soir leur théâtre privé.
Orlane, jambes croisées sur le dossier du canapé, balance son verre à la main comme une Parisienne blasée en terrasse. Elle rit fort, mord les mots, évoque un ex qui la suppliait à genoux, et raconte des histoires qui font rougir les murs.
À sa droite, Clémence semble chercher ses souvenirs les plus fous. Elle laisse tomber, presque l'air de rien, des remarques étonnamment crues, comme des caresses inattendues au détour d'un bureau, des ex avec des kinks peu répandus. Elle garde ce masque discret, mais elle s'éclaire d'un feu étrange. Elle joue avec son image de première de la classe, mais les filles n'ont pas l'air dupes.
Et Capucine, droite comme un fil à plomb, les observe toutes les trois avec cette distance d'analyste. Sa posture ne bouge pas, mais son regard, lui, s'affine, s'affûte. On sent qu'elle maîtrise la scène… ou du moins, qu'elle croit la maîtriser.
Aurélie, quant à elle, reste muette. Ma présence semble la dissuader de livrer quelques secrets que ce soit sur notre intimité. Ce sentiment que j'ai perçu n'a sûrement pas échappé à Capucine qui me soutient alors du regard. Elle croise les jambes plus lentement que nécessaire. Clémence tourne la tête à son tour, curieuse. Orlane se penche, le menton dans la main, le regard insolent. Elles forment un triangle. Fermé. Et je suis maintenant au centre.
— Dis-nous…, ajoute Capucine, toi qui nous observes depuis tout à l'heure, dans ton petit royaume, c'est quoi ton fantasme ?
Un silence glisse dans la pièce. Pas pesant, mais chargé. Je cherche désespérément un début de réponse dans les yeux de ma femme. J'essaye juste d'éviter la question en me forçant à rire bruyamment, mais l'insistance dans leur regard me fait comprendre qu'il sera difficile d'y échapper. Je tente une pirouette :
— Le sujet n'était pas plutôt les fantasmes et les envies des ex ?
— Pas forcément, soutient Capucine.
— Si ! Si ! Vous n'avez pas parlé de vos fantasmes à vous !
— Tu as envie de savoir ? demande Clémence.
Aïe… piégé. Bien évidemment que j'ai envie de savoir, mais l'avouer devant l'assemblée, et devant Aurélie… c'est une autre question. Avant de pouvoir répondre, Orlane se redresse, attrape son verre à moitié plein, et le descend d'une traite.
— Bon allez, je me lance si personne n'a les couilles de le faire.
L'attention se détourne de moi pour se poser sur Orlane.
— J'ai toujours aimé avoir le dessus, tu vois. Décider, mener, foutre la merde si j'en ai envie. Mais y a un truc que je n’ai jamais osé dire à mes ex…
Elle baisse les yeux un court instant, puis les relève en souriant.
— J'ai envie qu'on me retourne. Totalement. Qu'on me tienne. Qu'on m'attache fort, qu'on me prive de parole, de ma liberté. J'ai envie qu'on me claque. Pas pour me faire mal. Pour me faire taire. Pour que, pendant une heure, je ne sois plus moi. Que je sois juste… entre les mains de quelqu'un. À sa merci.
Clémence fixe son verre, les joues rosées, les doigts serrés sur la tige. Aurélie esquisse un petit sourire approbateur. Capucine, elle, ne dit rien. Mais son regard n'est plus froid. Il est concentré. Analytique. Je suis impressionné devant autant d'honnêteté. Avant ce soir, je n'avais croisé Orlane que deux ou trois fois dans des soirées. Elle avait pris le temps de s'intéresser à moi, là où d'autres de ses collègues m'avaient presque ignoré. Un nouveau silence s'installe. Je sens leurs regards de nouveau insistants. Je n'y couperai pas.
— Bon… pas une surprise si je vous dis que, comme beaucoup d'hommes, le faire avec deux filles serait une chouette expérience.
Je savais que ce demi-secret ne surprendrait pas ma chérie. Nous avions pu déjà en échanger auparavant.
— Pas original ! Mais pas original du tout !! se moque Clémence.
— Désolé, je ne suis que Monsieur Toutlemonde, répondis-je, presque penaud.
Capucine reprend alors Clémence :
— Dis donc… On ne juge pas les envies des autres…
— Oh hey, humour, Mme la psy.
— Oh oui, appelle-moi Madame ! répond Capucine.
L'assemblée éclate à nouveau de rire. Je reprends alors la parole.
— Alors, partage-nous le tien, Clémence, qu'on se moque aussi !
— Impossible, vous n'êtes pas prêts !
— Allez !!! Tout le monde va y passer, insiste Aurélie.
— Bon d'accord. Une fois ! Mais juste une fois dans ma vie, je rêverais d'être la star d'un film X. Imaginer que des hommes ont lancé la vidéo et me regardent, s'excitent…
Deuxième explosion interne. Bizarrement, son corps correspond tout à fait aux standards de la pornographie. Des fesses dessinées, une poitrine généreuse, de grandes lunettes type « secrétaire » et sa chevelure tressée pourraient faire une belle impression sous la lumière et les caméras. J'essaye tant bien que mal d'emmener mon esprit vagabonder sur d'autres pensées. Je ne sais pas qui, du rhum ou de la conversation, me donne le plus chaud. C'est maintenant au tour d'Aurélie qui ne tergiverse pas et livre son fantasme de plan à trois elle aussi, mais avec un homme. La dernière à être interrogée est Capucine. C'est la première fois de la soirée que je la sens vulnérable. Elle semble avoir perdu un peu le contrôle.
— Rien d'original non plus. Faire l'amour avec un inconnu rencontré au bar ou au restaurant. Comme ça sur un coup de tête.
Les filles semblent déçues du peu de risque que prend Capucine. Elles continuent à l'interroger à propos d'un ancien collègue insistant. Y a-t-il eu ? Ou pas ? Y aurait-il pu y avoir ? En échangeant à propos de ce collègue, la conversation semble à nouveau dériver sur le boulot. Devant ce revirement de situation, je décide moi aussi de les quitter pour m'offrir un joint en terrasse. Je me perds dans mes pensées coquines, imaginant tour à tour chacune des protagonistes au milieu de son fantasme. Mon sexe se gorge de sang, ma respiration s'accélère. Est-ce que ces pensées m'excitent ?? Oui !
Est-ce que ces collègues m'excitent ?? Oui ! L'alcool et le cannabis commencent peut-être à me monter à la tête. Je redescends brusquement sur terre. Je tente de calmer mon esprit à coup de rationalité ! J'y arrive si bien que lorsque je rentre dans le salon, j'annonce à mes invités qu'il est temps pour moi de les quitter et d'aller me coucher. Légère déception lorsque je constate que mon intervention ne perturbe à peine leur conversation. Seule Aurélie se lève et vient m'embrasser et me souhaiter une bonne nuit.
Je m'installe au fond de mon lit, harassé et prêt à tomber dans les bras de Morphée. Les minutes passent, mais Morphée semble être en retard…
Le silence sourd de la chambre est dérangé. Un grincement, puis deux, puis trois. Puis le silence. Puis un autre grincement, plus haut. Des pas. Légers. Trois paires de bottes ou de talons, retirées en bas de l'escalier. Elles montent pieds nus. Je n'ouvre pas les yeux. Mais je les entends. Je les sens. Une première silhouette, silencieuse, se glisse dans la chambre. Puis une deuxième, plus hésitante. Quelques rires étouffés se mêlent au bruit de l'air qui se déplace. Pas un mot. Rien que l'obscurité et la tension qui s'épaissit dans l'air comme une promesse suspendue. Je suis allongé, immobile, mais je sais qu'elles sont là. Elles entrent. Ensemble. Le parfum mêlé de leurs peaux, de l'alcool, du désir flottant, sature l'air. Je suis allongé sur le lit, à demi couvert. Je n'ai pas bougé. Mais mon souffle les sent. Mon corps devine les places de chacune, avant même qu'elles ne les prennent. Quelque chose glisse sous la couette. Une main. Puis deux. Mes muscles se tendent malgré moi. Je ne bouge pas. Je les laisse faire. Le contact est d'abord hésitant, exploratoire. Une caresse sur la hanche, un effleurement du bas-ventre, des doigts qui frôlent, qui attendent une réaction. Mais je ne leur donne rien. Pas encore. Elles prennent confiance. L'une d'elles — Clémence — passe sa main avec plus d'assurance. Elle effleure ma peau, puis s'enhardit, monte lentement le long de mon torse, à l'abri du regard. Son autre main est posée sur ma cuisse, et elle s'y ancre doucement, comme pour marquer une présence.
De l'autre côté, une autre main s'aventure, plus joueuse, plus imprévisible. Orlane, sans doute. Elle explore sans méthode, mais avec une faim évidente. Ses ongles griffent légèrement, traçant des lignes invisibles qui éveillent chaque nerf. Elle ne cherche pas la tendresse. Elle cherche la réaction.
Aurélie, elle, reste plus bas. Plus calme. Sa main effleure l'intérieur de ma jambe, douce, hypnotique, comme si elle dessinait quelque chose à même la peau. Elle prend son temps. Elle écoute le rythme de ma respiration. Elle s'adapte à lui.
Et Capucine, toujours debout, regarde. Mais je la sens approcher. Lentement. Une tension différente s'ajoute à la pièce. Elle ne touche pas encore, mais son ombre, son parfum, son autorité glissent dans la chambre comme une pression invisible sur ma poitrine. La couette est relevée plus franchement maintenant. L'air frais de la nuit effleure ma peau nue, dévoilée peu à peu. Leurs cheveux frôlent mes flancs, leurs souffles se croisent. Des bouches s'approchent. Des peaux se pressent. Jusqu'ici, je n'ai rien fait. Je les ai laissées m'approcher, me déshabiller, me goûter du bout des doigts, du bout des lèvres. J'ai été leur terrain de jeu, leur proie. Mais à présent, je décide de reprendre le contrôle. Mes mains commencent à s'activer. D'abord à peine. Comme un réflexe. Une paume qui glisse lentement sur une cuisse, un pouce qui suit le creux d'un genou, un index qui frôle une hanche nue. Et aussitôt, je sens le changement dans leurs souffles.
Clémence s'arrête de bouger une seconde. Son dos se tend. Sa respiration se coupe. Ma main continue d'explorer, descend sur le creux de ses reins. Un courant électrique relie mon doigt à sa peau. Ma main s'aventure sur son flanc. Je sens sa peau frissonner sous mes doigts, réceptive, chaude. Elle m'encourage sans un mot, par la pression de son bassin, par la manière dont elle s'offre, sans rompre le silence.
De l'autre côté, Orlane a relevé la tête. Mon autre main l'a trouvée. Plus ferme, plus directe. Ses reins réagissent aussitôt. Elle ondule légèrement, s'approche de ma paume comme on se glisse contre une flamme. Mes doigts remontent le long de sa colonne, s'attardent dans le creux de son dos, découvrent ses courbes avec une lenteur voulue. Je pense que je pourrais repasser les contours de ses tatouages dans le noir.
Aurélie, toujours à mes pieds, s'est figée. Elle sent que tout bascule. Mais elle ne fuit pas. Je la devine. Ses caresses quittent peu à peu ma cuisse pour remonter sur mon bas-ventre. Je ne peux plus trahir mon excitation, elle peut la prendre en main.
Enfin, Capucine. C'est elle que je touche en dernier. Ma main monte lentement, jusqu'à sa taille. Elle ne bouge pas. Elle me laisse prendre. Ses yeux me scrutent, même dans l'ombre. Et quand mes doigts glissent sous sa chemise, à même sa peau, elle se penche très légèrement comme pour faciliter son passage. Mes doigts effleurent la dentelle de son soutien-gorge, mettant le silence à l'épreuve.
C'est le moment que je choisis pour ouvrir les yeux. Dans la lumière tamisée, leurs formes m'apparaissent, floues, presque irréelles. Je ne vois pas tout. Mais je sens tout. Leurs corps se mouvoir dans la pièce.
Orlane s'approche de Capucine avec ce mélange de provocation légère et de malice nerveuse qui la caractérise. Elle tire lentement sur la ceinture de la psy, sans même la regarder dans les yeux, puis fait glisser le tissu de sa jupe le long de ses jambes. Capucine, droite, immobile, se laisse déshabiller comme une reine tolère qu'on la serve. Pas un sourire. Pas une hésitation. Juste son regard, ancré dans celui d'Orlane, froid, profond, presque inquisiteur. Mais elle ne faiblit pas. Au contraire. Elle sourit à peine, penche la tête, joue avec les boutons de la chemise, les défait un à un, comme si elle défaisait un cadenas ancien, un secret difficile à atteindre. Sous ses doigts, la chemise s'ouvre, révélant une peau pâle, marquée par la lumière diffuse de la pièce.
De l'autre côté du lit, Clémence et Aurélie ont glissé dans une douceur presque opposée. Clémence, d'ordinaire discrète, semble s'ouvrir au contact d'Aurélie. Elle n'attend rien, mais répond à chaque geste. Aurélie, douce et attentive, effleure sa peau. Elle frôle ses bras, la regarde avec tendresse, puis fait passer le haut par-dessus la tête, délicatement, révélant une silhouette tendue, contenue.
Clémence ferme les yeux. Sa respiration s'accélère à peine. Elle ne fuit pas. Elle s'offre au geste. Aurélie pose un baiser silencieux sur son épaule nue, puis descend les mains vers sa taille. Sa jupe suit bientôt, glissant à ses pieds, laissant leurs deux corps presque nus, l'un contre l'autre.
C'est alors qu'Aurélie pose sa main sur celle de Clémence. Elle enroule ses doigts autour des siens et la fait voyager jusque sur ma cuisse. Elle semble vouloir guider sa complice jusqu'à son but. Leurs deux mains s'avancent, doucement vers mon intimité. Je reconnais les doigts fins de Clémence qui parcourent mon boxer à la recherche de ma verge. Lorsque celle-ci finit par tomber dessus, le contact m'arrache un soupir évocateur.
Je ne peux plus feindre le sommeil. Je laisse Clémence poursuivre son exploration, mais j'attrape Aurélie par la main pour la rapprocher de moi. Ma main s'engage sous sa robe pour lui rendre ses caresses attentives. Mes lèvres s'approchent des siennes et nos langues finissent par s'entremêler. Je sens alors une autre main parcourir le corps d'Aurélie et devine alors que Capucine s'est jointe à moi pour prodiguer quelques caresses appuyées à ma chérie.
Orlane a changé d'équipe et vient se placer à côté de Clémence. Alors que mon attention se concentre sur Capucine et Aurélie, je sens un souffle chaud à travers le coton de mon boxer. Une main empoigne ma queue pour la déloger de son emplacement sans que je puisse deviner à qui elle appartient. Je sens alors une respiration de plus en plus proche, puis l'une d'entre elles dépose un baiser sur celle-ci. Troisième implosion ! Mon système sensoriel est en hyperactivité. Je détecte chaque cheveu, chaque tissu, chaque mouvement même avant qu'ils ne me frôlent.
Aurélie attrape le visage de Capucine entre ses mains et lui donne un baiser langoureux. Mes mains s'aventurent naturellement sur leurs deux corps. Ma main gauche est posée sur les fesses d'Aurélie, alternant effleurements et empoignades viriles. Ma main droite dégrafe le soutien-gorge de Capucine, laissant apparaître ses mamelons foncés. Mes doigts effleurent ses aréoles, pincent la pointe de ses seins. Bientôt les mains d'Aurélie viennent me rejoindre. Les deux déesses s'échangent baisers et caresses à quelques centimètres de moi, profitant toutes les deux de mes mains curieuses. Capucine fait alors tomber la dernière pièce de tissu qui séparait Aurélie de la nudité.
Plus bas, Orlane et Clémence se relayent pour offrir à ma queue d’exquises caresses. Une main s'active autour de mon gland, une autre sur mes testicules. Je sens lentement glisser ma queue dans la bouche d'Orlane. Doucement, sa langue entoure mon membre, titille mes veines, mon frein.
Le temps semble s'être arrêté. Les trois autres semblent profiter de l'action comme on regarde un artiste performer sur scène. Elle s'arrête quelques secondes, dirige ma queue vers la bouche de Clémence qui gobe mon membre d'une seule traite. Le rythme est bien différent ! À chaque mouvement, chaque va-et-vient, j'ai l'impression de m'enfoncer un peu plus dans sa gorge. L'artiste a laissé place à l'athlète en quête de performance, ne me laissant aucun répit.
Mon bassin se tord. Mes mains se posent sur sa nuque et ne peuvent s'empêcher d'accompagner le mouvement. Ma tête bascule vers l'arrière comme pour détourner le regard de cette scène honteuse et s'écrase sur l'oreiller. Sans avoir le temps de comprendre, je sens Aurélie se positionner à califourchon sur mon visage. Je n'ai aucun effort à faire pour accueillir son bouton. Elle vient délicatement le poser contre mes lèvres.
Capucine se place alors derrière elle et pétrit ses seins. Elle joue, pince, agrippe, caresse les jolis seins ronds pendant qu'Aurélie imprime de son bassin des mouvements de plus en plus appuyés. Orlane a repris les choses en main, ou plutôt repris mon sexe en bouche. Elle s'est positionnée à quatre pattes, le visage au-dessus de mon intimité. Mon membre disparaît dans sa bouche accueillante. Sa main masturbe vigoureusement ma queue.
Clémence, elle, s'est placée derrière Orlane et sa langue se promène de son œillet jusqu'au clitoris. Elle se délecte de haut en bas du nectar de sa collègue qui répercute son excitation sur mon propre sexe.
Je ne respire plus. Mes hanches deviennent de plus en plus incontrôlables. Je suis quasiment sur le point de jouir quand Orlane décide de ralentir le mouvement. Le silence qui régnait jusqu'ici vole en mille morceaux. Des gémissements, grognements et autres soupirs ont laissé place au vide. Voyant Orlane freiner ses ardeurs, Aurélie fait de même. J'ai pu retrouver un peu de liberté de mouvement. Je me redresse sur le lit, encore étourdi, et me transforme en voyeur. Je regarde alors Clémence mettre autant d'entrain à dévorer la chatte d'Orlane que ma queue. Ses doigts fouillent son intimité, alternant entre pénétrations profondes et longues à de petits coups rapides. Aurélie se rapproche de ses collègues et caresse le visage d'Orlane. Elle descend le long de sa poitrine. Capucine, quant à elle, caresse les fesses de Clémence qui ne semble pas fatiguer.
Je profite donc du spectacle de ces quatre déesses qui s'entremêlent, s'offrent du plaisir sans autres préoccupations. Aurélie finit par se retourner. Elle s'approche du bord du lit, se tourne vers la table de nuit et en sort une boîte de préservatifs qu'elle me tend. J'en enfile un expressément, mais devant le choix qui s'offre à moi, je reste immobile. Aurélie me pousse alors contre le lit et vient s'empaler sur ma queue. Elle joue de ses hanches pour accentuer la pénétration. Varie le rythme et l'intensité pour qu'aucun geste machinal ne se fasse sentir. Elle attrape alors Capucine par le bras pour l'approcher, pose ses mains sur son menton et vient glisser sa langue dans sa bouche.
Les mains de Capucine s'aventurent sur le corps d'Aurélie. Ses doigts tracent des lignes le long de son dos jusqu'à atteindre le creux de ses reins. Elle se retourne, me fixe du regard, et sans un mot, vient m'embrasser à mon tour ;
Elle papillonne de lèvre en lèvre, caressant tantôt mon torse, tantôt les seins de ma chérie. Ses mains se posent à présent sur le clitoris d'Aurélie et le masturbent énergiquement jusqu'à ce qu'elle délivre un orgasme sonore.
L'action et le temps s'arrêtent pour permettre à Aurélie de reprendre ses esprits. Je l'allonge sur le lit, déposant mes lèvres sur son corps entier. Clémence enjambe alors Orlane, puis Aurélie. Elle vient alors agiter son cul devant ma queue d'un mouvement provocateur. Voyant la scène, Aurélie ne peut s'empêcher de claquer les fesses de Clémence en ajoutant d'une voix douce un petite « Salope ! » bien placé. Elle se redresse, pose ses mains sur ma queue pour la guider jusqu'à l'entrée du vagin de sa collègue. Elle fait glisser mon gland sur toutes ses parties intimes comme pour qu'elles puissent faire connaissance, et finit par l'insérer.
Ce sentiment me rend fou ! Je n'arrive plus à contrôler quoi que ce soit, et mon bassin percute les fesses de ma partenaire du soir sans la ménager. J'attrape son cul pour mieux l'écarter, pour mieux visualiser ma chair qui se confond avec la sienne. Aurélie profite également du spectacle. Ses mains caressent, ses lèvres embrassent. La douceur présente au début laisse de plus en plus place à des mots crus, choisis sciemment pour déchaîner les esprits. Bientôt, les doigts de ma chérie me rejoignent dans le vagin de Clémence qui s'enfonce un peu plus dans l'oreiller.
Ma queue et ses doigts s'alternent pour donner du plaisir à notre complice qui ne boude pas son plaisir. Après plusieurs minutes de mélange, la belle Clémence succombe à un puissant orgasme qui la fait presque basculer au sol.
Je ne sais toujours pas pourquoi ni comment j'ai pu résister moi aussi à l'orgasme. J'essaye tant bien que mal de reprendre ma respiration et de redescendre un peu en tension. Pendant que je m'occupais de Clémence, Orlane et Capucine sont restées spectatrices. Alors que je pensais la pression redescendue, Orlane décide de ne pas me laisser refroidir. Elle se redresse sur le lit, marche à genoux jusqu'à moi et empoigne à nouveau ma queue pour s'assurer qu'elle reste dure.
Je repense à l'évocation de son fantasme de tout à l'heure et tente de la surprendre. Je l'attrape par les bras, la retourne et coince ses mains dans son dos, comme menottée. Ma main passe sur l'avant de son corps et plonge tout de suite dans son intimité, puis remonte le long de son nombril, empoigne fermement ses seins et termine sa course sur sa gorge. J'approche alors ma bouche de son oreille pour lui glisser quelques mots.
— À genoux !
Celle-ci s'exécute sans broncher. Sans ménagement, je plonge ma queue à nouveau dans sa bouche. Voyant la thématique de la scène se dérouler devant ses yeux, Aurélie se rend complice. Elle retourne dans le tiroir de la table de chevet pour sortir une paire de menottes qu'elle vient glisser autour de ses poignets. Elle sort également un masque de nuit qu'elle vient poser sur ses yeux. La voilà complètement à notre merci.
J'accentue mes mouvements de bassin pour littéralement lui baiser la bouche. Elle n'oppose aucune résistance, épousant parfaitement son rôle de soumise. Clémence, qui nous avait laissé quelques minutes pour s'éclipser au rez-de-chaussée, finit par nous rejoindre. Dans sa main, un sex-toy magnifique, transparent, dans une matière en verre douce et légèrement froide. Elle s'approche alors de notre scène, se glisse derrière Orlane et enfonce doucement l'objet au fond de sa petite chatte, ce qui a pour effet de déchaîner notre proie.
Orlane joue du bassin pour mieux se faire pénétrer, sa bouche se resserre de plus en plus autour de ma queue et ses mouvements sont de plus en plus rapides. C'est elle qui tombe en premier et qui, dans un râle bruyant accompagné de quelques gros mots, vient nous offrir elle aussi un bel orgasme. Oui, mais voilà… L'excitation, les mots crus, la vue de ma chérie qui caresse une poitrine commencent à peser sur moi, je sens une vague de chaleur monter en moi, je suis prêt à exploser quand un "STOP !" vient briser ma chaîne du plaisir.
Tout s'arrête net. Capucine vient de mettre un terme à ma jouissance en un seul mot. Une frustration immense m'envahit. Ma punition est sévère. Elle finit par s'approcher de moi, me regarde dans les yeux et ajoute :
— Ça, c'est pour moi !
Elle rassemble ses cheveux derrière une oreille et vient s'agenouiller devant moi. Je comprends alors ce que la belle recherche.
Elle attrape ma queue et l'engloutit. Ses copines, stupéfaites, ne peuvent s'empêcher de la féliciter et de l'encourager. Elles viennent même s'installer contre elle. Orlane vient l'embrasser sur la joue, Clémence se place derrière elle pour tenir ses cheveux et appuyer le mouvement de sa main. Aurélie quant à elle s'occupe de ses seins. La même vague de chaleur m'envahit. Chacun de mes muscles se contracte. Dans un dernier geste, Capucine relève les yeux, me fixe du regard et tire la langue. Cette dernière provocation me fait exploser. Un premier jet puissant vient s'écraser de sa langue jusqu'à sa joue. Elle presse alors ma queue pour déclencher une deuxième éjaculation qui vient souiller son visage. Clémence s'approche alors pour réclamer sa part, qu'elle obtiendra. Orlane ne peut s'empêcher de redonner un baiser sur la joue de Capucine pour goûter sa récompense.
La soirée se termine ici dans une vague d'affection et de remerciements. Nos cinq corps s'emmêlant jusqu'au petit matin.
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Rebeu1305
14 septembre 2025 à 22:39
Terriblement bien écrit
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