Gwen en AFrique
Chapitre 1
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✦ lordvard Gwen en AFrique XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Gwen en AFrique — Chapitre 1

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lordvard
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Gwen en AFrique

Chapitre 1

Gwen, assise sur le rebord de la fenêtre de l'appartement, laissait son regard glisser le long des vitres mouillées. La pluie battait doucement, régulière, comme pour marquer le temps d'une vie devenue mécanique. Dans le silence, seul le tic-tac obstiné de l'horloge rappelait la présence du monde. Son mari, parti à l'aube comme à son habitude, rentrerait tard, épuisé, les yeux encore chargés des chiffres et des rendez-vous de sa jeune société. Elle l'aimait — de cet amour profond qui ne se déchire pas, même lorsqu'il s'effiloche —, mais elle sentait qu'il s'était donné tout entier à son projet, ne laissant à leur couple que des miettes d'attention. Depuis combien de temps n'avaient-ils plus partagé la chaleur d'une nuit véritable ? Elle n'aurait su le dire. Le manque, discret et lancinant, avait pris la forme d'un silence installé entre eux, plus lourd que n'importe quelle querelle.
Alors, peu à peu, une idée avait germé. Non pas une impulsion folle, mais une graine patiemment arrosée par l'ennui et la solitude. L'Afrique. Peut-être cette pensée lui était-elle venue le soir où, lasse, elle avait laissé la télévision tourner en bruit de fond et qu'un reportage lui avait montré les rives d'un fleuve immense, un homme au sourire large tenant son filet de pêche sous un soleil brûlant. L'image s'était accrochée à elle sans qu'elle s'en rende compte, comme un éclat persistant dans l'œil. Ce n'était pas un rêve soudain, mais une résonance, une curiosité qui l'avait peu à peu envahie. L'Afrique s'imposait, non comme une destination touristique arrachée à un catalogue de voyages, mais comme une terre de profondeur, de mémoire et de recommencement. Elle avait longuement hésité, relu des carnets de voyage, parcouru des cartes, noté des noms comme on trace un itinéraire intérieur.
Quelques semaines plus tard, Gwen franchissait la passerelle d'un avion, un sac léger sur le dos, le cœur alourdi de secrets. Elle n'avait rien dit à son mari. Comment le lui expliquer ? Il aurait parlé de délais, de contrats, de clients à rencontrer. Il aurait souri peut-être, mais d'un sourire absent, déjà happé ailleurs.
Son premier arrêt fut la ville imaginaire de Tassirah, au nord du désert, une cité ocre battue par le vent où les minarets se teintaient de pourpre au coucher du soleil. Elle erra dans ses ruelles étroites, écoutant la langue étrangère comme une musique sans fin, laissant les parfums d'épices et de bois brûlé s'imprégner en elle. Là, elle ne cherchait pas seulement l'évasion : elle cherchait à se souvenir de ce que c'était, respirer pleinement.
De Tassirah, elle descendit plus au sud, vers N'Kaleba, au bord d'un grand fleuve paresseux. Les pêcheurs y chantaient à l'aube, et les marchés regorgeaient de fruits dont elle ne connaissait même pas le nom. Elle s'assit souvent au bord de l'eau, les pieds nus dans la poussière rouge, et laissa le courant lui murmurer une vérité qu'elle n'osait encore formuler.
Enfin, à Kaoliba, un village perdu dans la savane, elle découvrit la lenteur des soirs où le ciel s'embrase d'étoiles. Elle se sentait là comme sur le seuil d'un autre monde : plus brut, plus vrai. Chaque paysage devenait un miroir, chaque visage croisé une question muette.
Dans ce voyage, Gwen ne cherchait pas seulement l'Afrique. Elle se cherchait elle-même — loin d'un mari qu'elle aimait, mais qui n'était plus là, loin d'une vie qui s'était refermée sur son vide.
Son voyage la mena ensuite au Cameroun, un pays de contrastes où la nature sauvage rencontrait la modernité. À Yaoundé, elle s'attarda dans les marchés animés, où les étals croulaient sous les mangues, les papayes et les tissus aux couleurs éclatantes. Les voix des marchands, les rires d'enfants, les pas pressés des clients tissaient une symphonie urbaine qui la plongeait au cœur d'un quotidien vibrant. Gwen se sentait vivante, chaque détail gravé dans sa mémoire.
Un jour, en se dirigeant vers le sud, elle décida de rejoindre un site dont lui avait parlé un antiquaire rencontré la veille dans un marché : une ancienne carrière de pierre rouge, perdue dans la forêt, où subsistaient encore des sculptures oubliées et des parois taillées par des artisans d'un autre temps. Le lieu, presque jamais mentionné dans les guides, attisait sa curiosité. Pour y parvenir, elle devait prendre un bus reliant deux petites villes voisines, avant de descendre à un arrêt isolé.
Ce type de véhicule, rudimentaire, n'était pas équipé de sièges : tout le monde voyageait debout, serré contre les parois ou cramponné à des barres métalliques pour garder l'équilibre sur la route cahoteuse.
Ce jour-là, elle se retrouva la seule femme à bord. Le bus était rempli uniquement d'hommes, presque tous d'âge mûr, aux corps larges et robustes, façonnés par le travail physique. Ils revenaient d'une exploitation forestière où, toute la journée, ils avaient abattu des arbres et déplacé de lourdes charges. Leurs vêtements imprégnés de sueur et de poussière, leurs bras puissants et leurs mains calleuses portaient la marque de l'effort.
Au milieu d'eux, Gwen paraissait minuscule. À peine un mètre cinquante, une silhouette fine et menue, presque fragile dans son débardeur usé et son short en jean déchiré. Ses jambes nues, gainées de simples chaussures de randonnée, contrastaient avec les pantalons lourds tachés de sève et de terre qui l'entouraient. Ses cheveux blonds, attachés à la hâte en une queue-de-cheval, laissaient échapper quelques mèches humides qui collaient à sa nuque sous la chaleur. Ses mains serrées sur la barre métallique semblaient délicates face aux poignes calleuses des hommes, noircies par le bois et la poussière.
Cette opposition frappante entre son apparence frêle et la masse virile qui l'encerclait renforçait encore l'étrangeté de la scène. Et pourtant, Gwen n'en éprouvait aucune gêne : elle se laissait envelopper par cette promiscuité, consciente d'être une étrangère dans ce groupe, mais étrangement rassurée par leur présence.
Dans la promiscuité du bus, Gwen sentait la chaleur des corps serrés contre le sien, le frottement dans les cahots, le souffle lourd des hommes fatigués par leur journée. L'air était dense, saturé d'odeurs de bois, de sueur et de terre, et chaque mouvement collectif accentuait ce contact constant.
Loin de la mettre mal à l'aise, cette proximité physique lui plaisait : elle se sentait enveloppée par une force brute, un environnement solide et tangible qui contrastait avec la froideur distante de sa vie habituelle. Elle se laissait aller à ce rythme, bercée par le balancement du bus et la présence imposante de ces hommes autour d'elle.
Ce contact constant, imposé par l'exiguïté du bus, réveillait en elle des sensations inattendues, l'ancrant physiquement au présent, comme si elle découvrait une part d'elle-même qu'elle n'avait jamais explorée.
Pour la première fois depuis longtemps, elle n'avait plus l'impression d'être spectatrice de sa vie, mais de s'y plonger corps et âme, sans détour. Soudain, un bruit sec et métallique retentit, interrompant ses pensées. Le bus fit une embardée et s'immobilisa brutalement. Gwen, déséquilibrée, fut projetée en avant, ses mains cherchant désespérément un appui. Le chauffeur, un homme robuste aux traits marqués par le soleil, sortit de son siège pour inspecter le moteur. Gwen se faufila entre les hommes, croisant leurs regards pour la première fois, sentant une certaine tension, jusqu'à atteindre l'avant du bus.
— Qu'est-ce qui ne va pas ? demanda-t-elle, sa voix tremblante de curiosité et d'inquiétude.
— Le moteur, il a surchauffé. On doit attendre qu'il refroidisse, répondit le chauffeur en français avec l'accent typique du Cameroun, essuyant la sueur de son front.
Gwen demanda :
— Combien de temps la réparation va-t-elle prendre ?
Le chauffeur haussa les épaules :
— Une heure, peut-être plus.
Gwen hocha la tête, sentant la tension dans l'air se transformer en impatience collective. Elle tenta de retourner à sa place, où elle avait laissé son sac, son corps frôlant, ses mains, ses bras, ses fesses touchant des sexes d'hommes sans faire exprès, tant la promiscuité était forte. Les regards des hommes, leurs respirations lourdes, semblaient intensifier chaque contact, chaque frôlement.
Gwen, dans sa tentative de se frayer un chemin, finit par s'embrouiller à un sac et tomba à quatre pattes au sol. Entourée des hommes qui la regardaient intensément, avec concupiscence et des regards libidineux, elle se sentit soudain exposée, vulnérable. Dans cette position, son petit short en jeans déchiré révélait davantage de ses cuisses, et son débardeur sans soutien-gorge laissait deviner ses seins généreux.
Ses cheveux blonds, réunis en une queue-de-cheval, se balançaient légèrement au rythme de ses mouvements. Sans culotte, elle sentait l'air chaud et humide du bus caresser sa peau, accentuant sa vulnérabilité. D'où elle était, elle pouvait distinguer les sexes des hommes sous leurs pagnes, leurs formes distinctes, leurs mouvements presque imperceptibles. La situation, déjà tendue, devenait de plus en plus électrique, chaque seconde passée dans cette position amplifiant le désir et la tension qui emplissaient l'espace...
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