Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chapitre VII — Chapitre 1 · DOULEUR
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chapitre VII
Chapitre 1 · DOULEUR
Chapitre VII - DOULEUR
Les jours passent, les mois s’enchaînent, les années défilent… Le temps file, implacable. La vie suit son cours.
Aujourd’hui, elle a pris une tournure un peu différente. J’ai une relation compliquée — mais ça, j’en parlerai plus tard. Pour l’instant, je veux évoquer le travail qui m’anime, ce métier qui me plaît vraiment. Voilà maintenant plus de quatre ans que je suis dans ce grand établissement.
En réalité, ce n’est pas seulement un établissement : c’est une véritable petite ville, étirée en longueur, blottie au cœur de la forêt, entre la Dordogne et la Corrèze.
À première vue, la cité paraît moderne. Pourtant, elle est presque centenaire. Elle abrite des activités sanitaires et sociales multiples. Les professionnels y travaillent, les personnes accueillies y vivent, et bien souvent les deux se confondent : ici, on ne fait pas que résider, on participe.
Tout ce petit monde forme une communauté d’environ huit cents âmes, vivant dans une sorte d’autarcie surprenante au premier abord. Mais avec le temps, on s’y fait, et même… on s’y attache.
Quatre ans donc que je veille ici : assurer la sécurité des biens et des personnes, former dans mon domaine — celui de la prévention incendie —, mais aussi écouter, aider, soutenir. Mille et une missions qui dépassent parfois mes fonctions officielles, mais que j’accomplis avec plaisir. Car je me sens bien, pleinement à ma place, au cœur de cet établissement si singulier.
J’ai sur place une maison de fonction. Elle me permet de rester lorsque je travaille, mais aussi parfois quand je suis de repos.
Imaginez cette ville : de grands immeubles centenaires, des pavillons tout aussi anciens, tous construits dans un style homogène, alignés le long d’une grande artère qui traverse la cité de part en part. L’endroit se situe à flanc de colline, offrant une vue magnifique sur les vallons corréziens. Les levers et couchers de soleil y sont splendides, et les saisons s’y expriment dans toute leur intensité : étés brûlants, hivers glacials.
Aux abords de cette petite ville, on découvre des châteaux, des étangs, des villages typiques… Des kilomètres et des heures de balades à portée de pas. C’est dans ce cadre singulier que je m’épanouis professionnellement, trouvant un équilibre entre mes missions et la beauté de l’environnement.
L’année qui vient de s’écouler, j’ai choisi de me concentrer davantage sur mon travail, sur mon avenir professionnel, que sur les femmes… Même si elles restent, inévitablement, présentes dans ma vie.
Car si j’ai toujours eu de nombreuses maîtresses, certaines tiennent une place particulière. Trois proches en particulier :
La régulière, que mes amis surnomment “her Gueneral”, une présence solide et familière, mais surtout essentielle à mes yeux.
La seconde, amie, confidente, parfois amante.
Et la troisième… amoureuse sincère, encore en quête de sa place. Elle est toujours présente, aimante, disponible, à l’écoute, et une amante hors pair.
Les journées de travail s’enchaînent. Je garde en tête un projet, mais une gêne physique vient s’immiscer dans mon quotidien. J’ai aujourd’hui passé la cinquantaine, et si ma santé tient bon, je ressens malgré tout quelques problèmes d’estomac.
La douleur n’est pas violente, mais elle est persistante. Discrète, tapie, elle finit par peser sur mon humeur et mon moral. Mon médecin m’a prescrit un traitement : j’attends que ça passe.
En parallèle, je me concentre sur mon projet : obtenir ma licence de télépilote de drone professionnel, dans le cadre de mon travail. J’ai réussi à trouver de vraies applications utiles au quotidien : recherche de personnes disparues, surveillance lors de manifestations publiques… Cette perspective me motive. La formation est exigeante : une partie théorique en ligne sur une semaine, puis trois semaines de pratique sur site. Je cherche encore l’organisme auprès duquel je vais me lancer.
Après plusieurs semaines de recherches, je trouve enfin l’endroit. Si ma formation est validée, je partirai en Savoie, un département que je ne connais pas encore. D’après ce que j’ai découvert, les paysages y sont superbes.
Mon employeur valide la formation au début de l’été, et j’en suis heureux malgré cette gêne toujours présente. Mais le départ, lui, n’est prévu qu’au mois de novembre.
La douleur, pourtant, ne disparaît pas. Le traitement ne fait pas effet. J’ai repris rendez-vous avec mon médecin, car au-delà de mon moral, cette gêne commence aussi à impacter ma vie sexuelle. Difficile d’avoir envie, même face à la plus belle des femmes, quand un malaise persistant vous ronge de l’intérieur.
Étonné par la situation, mon médecin change une nouvelle fois le traitement, puis, par sécurité, prescrit un examen médical. J’avoue que, la douleur n’étant pas insupportable, j’ai laissé traîner. Je n’ai pris rendez-vous qu’en fin d’été. Et le premier créneau disponible ne sera qu’en fin d’année. Tant pis. C’est supportable, je ferai avec…
L’été passe… en demi-teinte, si j’ose dire. Le temps a pourtant été splendide. Il y a eu quelques rencontres, quelques coquineries. Mais le délice de la vie est ralenti par cette douleur lancinante. Pas forte, non. Juste comme une gêne persistante, semblable à un petit morceau coincé entre deux dents : pas dramatique, mais toujours présent, toujours agaçant.
La rentrée est derrière moi, et nous voilà déjà fin septembre. C’est le moment d’attaquer la première partie de la formation : le distanciel. Pour cela, il a fallu trouver un endroit où la connexion Internet soit fiable. Je me suis donc installé chez maman pour la semaine.
Ordinateur sur la table, énorme casque vissé sur les oreilles, je me croyais prêt. Enfin… je le pensais. Les journées étaient longues : sept à huit heures d’affilée devant l’écran, avec peu ou pas de pauses. Écouter, prendre des notes, absorber un jargon hautement technique… À la fin de cette semaine intense, nous étions préparés à passer un concours. Un examen qui ne se déroule pas en ligne, mais directement auprès de l’aviation civile, dans les grands aéroports. J’ai décidé de le tenter seulement après la partie pratique. Car ce sont bien les deux volets, pratique et théorique, qui permettent d’obtenir le diplôme final.
Quinze jours plus tard, je prépare le camping-car pour le grand départ en Savoie. Je trépigne d’impatience. Bien sûr, depuis mon histoire d’amour, mon vieux camping-car a changé : celui-ci est un peu plus grand, plus confortable aussi. De quoi aborder trois semaines de formation beaucoup plus sereinement, surtout à la fin de l’automne.
Me voilà parti dès l’aurore, plus de sept cents kilomètres à avaler pour rejoindre mon lieu de formation, où je vais passer trois semaines. Seul… ? Pas tout à fait.
Ma maîtresse — celle qui est amoureuse — a prévu de me retrouver pour les neuf derniers jours. Pas pour des vacances, non : elle a trouvé à proximité du centre un espace de coworking, où elle travaillera en journée en télétravail. Les soirées, ainsi que deux week-ends, seront pour nous.
J’ai accepté avec plaisir.
J’arrive dans un petit village. Le centre de formation est situé derrière un modeste centre commercial, dans une zone artisanale minuscule où ne se trouvent que quatre sociétés, dont la nôtre.
Il fait face à un grand champ, terrain idéal pour les entraînements de drones, avec en toile de fond une vue splendide sur la plus haute montagne d’Europe. Pour un mois de novembre, la météo est une chance : le temps est radieux. Arrivé en soirée, je profite d’un coucher de soleil flamboyant.
Dehors, devant mon camping-car, en simple pull, je savoure la douceur de l’air. Demain matin, les choses sérieuses commencent : trois semaines de formation m’attendent.
La formation débute. Le formateur, comme les autres stagiaires, se montre sympathique. C’est un soutien, car la matière est exigeante, même dans la pratique. Le matin, nous explorons la technique, apprenons les machines dans leurs moindres détails. L’après-midi, nous volons sur des spots superbes : le champ face aux montagnes, une forteresse Vauban aux allures fantomatiques, une petite chapelle oubliée perchée sur un col, et même au-dessus de cascades majestueuses que je me promets d’aller admirer du sol le week-end venu.
Chaque exercice demande une concentration absolue. Les journées s’enchaînent, intenses, et m’aident à oublier un peu cette douleur qui continue de me hanter. Mais au fil des jours, une autre impatience monte en moi : celle de retrouver ma compagne du moment. Oui, je l’avoue, je suis en manque, car ma vie sexuelle est plutôt calme ces derniers temps.
Les deux premières semaines s’écoulent. Et le jour de son arrivée approche enfin.
Ça y est, c’est le jour de son arrivée. Aujourd’hui, c’est vendredi. Nous avons terminé plus tôt : certains stagiaires rentrent chez eux pour le week-end. Moi, je reste dans mon camping-car, planté dans cette petite zone artisanale. Le week-end passé seul m’a déjà montré à quel point l’endroit est calme… presque désert.
Elle m’envoie un SMS : “Je suis à cinq minutes.”
Mon cœur s’emballe, j’avoue que je bouillonne. Peu de chance que je résiste à l’envie de lui donner du plaisir dès son arrivée. En y pensant, je souris : je risque même d’être égoïste.
Mon cœur s’emballe, j’avoue que je bouillonne. Peu de chance que je résiste à l’envie de lui donner du plaisir dès son arrivée. En y pensant, je souris : je risque même d’être égoïste.
Et la voilà. Elle arrive. Nous nous embrassons fougueusement, échangeons quelques mots à la hâte, puis je l’entraîne aussitôt dans le camping-car. Entre nos baisers désordonnés et nos gestes maladroits, nos vêtements disparaissent vite. Nous nous retrouvons nus, haletants.
Elle s’allonge sur le lit. Elle a compris. Ce sera un accouplement bestial. La douleur que je traîne depuis des mois s’évanouit d’un coup. Je ne veux plus qu’une chose : jouir, me libérer. Dans un grand râle, j’explose. C’est une délivrance.
Je me penche à son oreille et murmure :
— Pardon… j’avais trop envie. Je suppose que tu n’as pas eu le temps de jouir ?
— Pardon… j’avais trop envie. Je suppose que tu n’as pas eu le temps de jouir ?
Elle sourit, essoufflée, et répond doucement :
— Non, mais ce n’est pas grave, mon amour. J’ai bien compris que tu en avais besoin.
— Non, mais ce n’est pas grave, mon amour. J’ai bien compris que tu en avais besoin.
Je ne peux pas la laisser ainsi. Je glisse en bas du lit, entre ses cuisses. Je dévore son sexe encore imprégné de ma semence. Je lèche, je goûte, je la mange avec une faim animale. Et soudain, sa jouissance jaillit. Elle jouit fort, plus vite que je ne l’imaginais, avant de s’effondrer, épuisée par la route et la frénésie de nos retrouvailles.
La soirée s’achève calmement, une pizza posée entre nous — flemme de cuisiner —, des regards complices, des caresses tendres. Cette nuit-là, la douleur m’accorde un répit. Je m’endors enfin, heureux, blotti contre elle.
Le week-end a été rempli de balades, dont une magnifique au sommet d’une montagne. De là-haut, la vue s’ouvrait sur une grande ville et un lac immense, à perte de vue. Après l’ascension, nous avons visité la ville, longé les rives du lac et goûté aux spécialités locales.
La semaine suivante a filé à toute vitesse. L’examen final approchait. L’espace de coworking qu’avait trouvé ma compagne lui convenait parfaitement, et le soir, nous profitions de promenades plus modestes, mais tout aussi belles. Entre deux restaurants, un cinéma, et nos moments à deux, le temps s’écoulait vite. La douleur, parfois plus vive, parfois plus discrète, restait toujours présente en arrière-plan.
Puis le grand jour est arrivé : l’examen final.
Au programme : un vol complexe, la réalisation de prises de vue pour cartographier un terrain d’ULM, la recherche de bovins dans un champ avec comptage précis des animaux, transmission des informations au formateur… et enfin un atterrissage en aveugle.
Au programme : un vol complexe, la réalisation de prises de vue pour cartographier un terrain d’ULM, la recherche de bovins dans un champ avec comptage précis des animaux, transmission des informations au formateur… et enfin un atterrissage en aveugle.
Je suis tendu, mais mes gestes sont sûrs. Trois semaines d’entraînement m’ont donné confiance. L’examen s’achève, le verdict tombe : c’est dans la poche. Je suis pilote de drone confirmé.
Ma compagne, qui n’avait pas travaillé ce jour-là, apprend la nouvelle en même temps que moi. Elle est aussi heureuse que je le suis. Nous décidons de rester encore un peu avant de rentrer, de fêter ça comme il se doit.
Avant le restaurant, son regard se fait malicieux. Elle m’entraîne dans notre logement de fortune. Là, elle m’offre son cadeau pour ma réussite. Une branlette, suivie d’une fellation digne d’un roi.
Elle me caresse vigoureusement, m’aspire avec une force délicieuse. Je n’ai pas le temps de résister. Elle obtient vite ce qu’elle veut : je lui offre ma semence chaude, qu’elle avale avec gourmandise. Je caresse sa tête, mes doigts se perdant dans ses cheveux. Ce soir, ce sera restaurant pour la remercier de sa gentillesse, de sa présence, et pour célébrer mon diplôme.
Demain, une dernière balade aux cascades que j’avais découvertes lors des vols viendra clore ces trois semaines intenses. Avant le retour à la maison… et la reprise du travail.
Et voilà, c’est le jour du retour. On se dit au revoir, chacun reprenant son véhicule. Elle remonte vers sa grande ville, et moi vers ma modeste cabane. Nous savons que nous nous reverrons bientôt.
Sur la route, je repense à ces trois semaines de formation, aux moments passés avec elle. Un souvenir que je garderai longtemps en mémoire.
Lundi, c’est la reprise du travail. Motivé, plein d’idées pour faire évoluer mon poste.
Je ne savais pas encore qu’il en serait tout autrement… maudite douleur.
Je ne savais pas encore qu’il en serait tout autrement… maudite douleur.
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