Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un réveillon particulier — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un réveillon particulier
Chapitre 1
Je m'appelle Jean, j'ai 26 ans et je vis dans les Hauts de France. Je travaille dans une entreprise lambda où je fais de la RH. L'ambiance n'est pas toujours géniale au travail, mais j'ai la chance d'avoir une bonne amie parmi mes collègues, Nathalie, mère de famille quinquagénaire et divorcée. On a travaillé ensemble durant plusieurs années et suite à des mutations et autres, elle et moi sommes les derniers de "l'équipe de base". Tous les autres ont été mutés, sont partis vers d'autres horizons. On se soutient donc mutuellement et on passe souvent du temps ensemble.
Lors d'un repas le midi, alors que nous étions que tous les deux à table, nous discutions de la tenue d'une collègue d'un autre service. Personnellement, je trouvais que sa robe était bien courte, elle arrivait juste au milieu du genou. Chacun de ses pas la faisait remonter un peu, faisant ainsi se retourner beaucoup d'hommes sur son passage.
— Quand même, dis-je à Nathalie, c'est pas la première fois qu'elle met une telle robe, mais j'ai l'impression qu'elle raccourcit de jour en jour.
— Je suis d'accord, répondit-elle, personnellement jamais je n'oserais mettre de robe remontant autant ou avec un décolleté comme celui de la dernière pour aller au travail.
— Pour aller au travail ? Donc tu as déjà porté de telles robes par le passé ?
— J'ai des robes un peu courtes, mais pas aussi moulantes ni avec un décolleté aussi plongeant. Et pourtant rien que celle-ci faisait tourner les têtes. Ça me faisait l'impression d'être dans la fosse aux lions au vu des regards de certains.
— Il faudrait que les hommes comme ça enfilent une robe et marchent sous le regard des autres pour qu'ils arrêtent de regarder les femmes de cette façon, dis-je alors.
— Ça pourrait être une bonne solution, me répondit Nathalie, faudra mettre un ticket dans la boîte à idées.
— Je suis d'accord, répondit-elle, personnellement jamais je n'oserais mettre de robe remontant autant ou avec un décolleté comme celui de la dernière pour aller au travail.
— Pour aller au travail ? Donc tu as déjà porté de telles robes par le passé ?
— J'ai des robes un peu courtes, mais pas aussi moulantes ni avec un décolleté aussi plongeant. Et pourtant rien que celle-ci faisait tourner les têtes. Ça me faisait l'impression d'être dans la fosse aux lions au vu des regards de certains.
— Il faudrait que les hommes comme ça enfilent une robe et marchent sous le regard des autres pour qu'ils arrêtent de regarder les femmes de cette façon, dis-je alors.
— Ça pourrait être une bonne solution, me répondit Nathalie, faudra mettre un ticket dans la boîte à idées.
Le repas terminé, nous nous dirigeons vers l'endroit où se trouve ladite boîte, prenons un bout de papier et l'insérons dans la fente.
— Ça m'étonnerait que cela soit accepté, me dit Nathalie.
— Je sais, mais comme l'a dit je sais plus qui, il y a pire que de ne pas réussir, c'est de ne pas essayer.
— Je sais, mais comme l'a dit je sais plus qui, il y a pire que de ne pas réussir, c'est de ne pas essayer.
La fin de la semaine donna raison à Nathalie, lors de l'ouverture hebdomadaire de la boîte. Les réactions furent unanimes : NON. Entrecoupé de phrases types "nous sommes des hommes pas des travestis", "on est pas des pd" et j'en passe. Heureusement que le ticket est anonyme...
On en parlait un petit peu avec Nathalie à l'issue, dans le bureau.
— Cela ne me surprend pas, dit-elle, leur mentalité les empêche de faire quoi que ce soit d'original, d'inhabituel. C'est dommage, je ne pourrais pas te voir en robe ahah !
— Ce sont des machos et les autres femmes de l'entreprise n'ont pas assez de poids pour faire face. Quant à ce qui est de me voir en robe, rien ne m'empêche d'aller m'en acheter et de te la montrer un week-end, vu que ça a l'air de te donner très envie.
— Oui, ce serait drôle, en plus tu as le physique, fin et pas trop grand non plus. J'attends de voir ça avec impatience !
— Ce sont des machos et les autres femmes de l'entreprise n'ont pas assez de poids pour faire face. Quant à ce qui est de me voir en robe, rien ne m'empêche d'aller m'en acheter et de te la montrer un week-end, vu que ça a l'air de te donner très envie.
— Oui, ce serait drôle, en plus tu as le physique, fin et pas trop grand non plus. J'attends de voir ça avec impatience !
Le week-end venu, je pars faire mes courses et décide de passer vers le rayon vêtements du supermarché. J'y trouve une robe longue somme toute basique, mais je décide de la prendre, ainsi qu'une paire de collants, des bottines et un peu de rouge à lèvres. Une fois chez moi, je pose ça sur mon lit, bien visible avant d'envoyer une photo à Nathalie. La réponse ne se fait pas attendre.
— Je ne pensais pas que tu le ferais réellement ! Tu l'as essayée ?
— Pas encore, répondis-je, je me disais que, si tu es d'accord et disponible, je pourrais venir te voir et l'essayer chez toi, comme ça tu pourras voir ce que ça donne.
— Si tu veux, mais je ne veux pas te forcer à faire ce que tu ne veux pas faire.
— J'ai acheté une robe, des chaussures et du rouge à lèvres juste pour ça, lui dis-je, ce serait au contraire bien dommage que tu ne puisses voir tout ça !
— Bon d'accord alors, je suis seule demain si tu veux passer manger un morceau. Voici mon adresse, j'avoue avoir hâte de te voir en robe ! m'écrivit Nathalie.
— Pas encore, répondis-je, je me disais que, si tu es d'accord et disponible, je pourrais venir te voir et l'essayer chez toi, comme ça tu pourras voir ce que ça donne.
— Si tu veux, mais je ne veux pas te forcer à faire ce que tu ne veux pas faire.
— J'ai acheté une robe, des chaussures et du rouge à lèvres juste pour ça, lui dis-je, ce serait au contraire bien dommage que tu ne puisses voir tout ça !
— Bon d'accord alors, je suis seule demain si tu veux passer manger un morceau. Voici mon adresse, j'avoue avoir hâte de te voir en robe ! m'écrivit Nathalie.
Le jour venu, je me gare devant chez elle et sonne avec mon sac de courses à la main. Elle me fait rentrer, me fait la bise et nous discutons rapidement.
— Tiens, je te laisse regarder de tes propres yeux ce que j'ai pris.
Nathalie sort la robe, longue et noire, m'arrivant facilement juste au-dessus des pieds, la paire de bottines, simple avec un petit talon et le collant. Elle me complimente sur mon choix, avant de me les redonner pour que je puisse aller me changer. Je me dirige vers la chambre de ses filles, je me déshabille et j'enfile rapidement le collant, la robe et les bottines. La sensation est agréable, la robe est douce, même si c'est du premier prix et le collant est agréable à porter. En revanche, les bottines cassent un peu avec la robe, je trouve, c'est dommage.
Je reviens voir Nathalie qui arbore un grand sourire
— Ça te va bien, tu sais ! Bon, il y a quelques trucs comme les cheveux et peut-être les bottines, mais sinon tu es mignonne dans l'ensemble.
— Merci, lui répondis-je en me sentant rougir. Je suis aussi déçu des chaussures, j'aurais dû faire plus attention. Tant pis. Veux-tu bien me maquiller s'il te plaît, histoire de terminer ça ? J'ai pris un peu de rouge à lèvres.
— Assieds-toi là, me dit Nathalie, je m'en occupe. En revanche c'est sûrement tout ce que je pourrais faire, je ne me maquille pas, je n'en ai même pas à la maison.
— C'est pas grave, le rouge à lèvres fera l'affaire, je ne vais pas ensuite faire un défilé de mode.
— Merci, lui répondis-je en me sentant rougir. Je suis aussi déçu des chaussures, j'aurais dû faire plus attention. Tant pis. Veux-tu bien me maquiller s'il te plaît, histoire de terminer ça ? J'ai pris un peu de rouge à lèvres.
— Assieds-toi là, me dit Nathalie, je m'en occupe. En revanche c'est sûrement tout ce que je pourrais faire, je ne me maquille pas, je n'en ai même pas à la maison.
— C'est pas grave, le rouge à lèvres fera l'affaire, je ne vais pas ensuite faire un défilé de mode.
Nathalie termine d'appliquer le maquillage et m'invite à aller me regarder dans la glace. Personnellement, j'aime ce que je vois, malgré un visage assez masculin, ma pomme d'Adam et mes sourcils bien visibles.
Je retourne voir Nathalie où nous discutons de tout et de rien, nous mangeons. Lors d'un blanc somme toute un peu marqué, je décide de me jeter à l'eau.
Je retourne voir Nathalie où nous discutons de tout et de rien, nous mangeons. Lors d'un blanc somme toute un peu marqué, je décide de me jeter à l'eau.
— Nathalie, il faut que tu saches que ce n'est pas la première fois que je me travestis, cela fait plusieurs années que je le fais en secret chez moi.
— Je ne suis pas surprise, me répondit-elle en souriant, même pour quelqu'un d'ouvert d'esprit, j'ai trouvé que tu as accepté très vite ma proposition et en y réfléchissant à tête reposée, je suis arrivée à cette conclusion comme quoi tu t'étais déjà travesti, même si je ne pensais pas que ce soit au quotidien.
— Je ne suis pas surprise, me répondit-elle en souriant, même pour quelqu'un d'ouvert d'esprit, j'ai trouvé que tu as accepté très vite ma proposition et en y réfléchissant à tête reposée, je suis arrivée à cette conclusion comme quoi tu t'étais déjà travesti, même si je ne pensais pas que ce soit au quotidien.
Je lui répondis alors que non, je ne me travestis pas au quotidien, seulement quand j'en ai envie. N'ayant pas de photos, je lui parle de ma garde-robe, les robes dessous et chaussures dont je dispose. Cela donne un nouveau souffle à notre conversation et nous discutons chiffons, maquillage et j'en passe. Le temps s'écoule et vient le moment pour moi de retourner me changer. On a un peu de mal à enlever le rouge à lèvres, mais on réussit à y arriver. Mon téléphone vibre à ce moment-là, c'est ma mère où elle m'explique que l'on ne pourra pas ce voir pour le réveillon et le jour de Noël. Je vais donc passer les fêtes seul, mon père et le reste de ma famille n'étant pas disponibles non plus.
— Dans ce cas, viens le passer ici avec moi, le dit Nathalie, je suis seule également, ce sera mieux que d'être chacun de notre côté.
— Merci de ta proposition Nathalie, j'accepte avec grand plaisir.
— Merci de ta proposition Nathalie, j'accepte avec grand plaisir.
Nous nous faisons la bise avant de nous séparer. Le réveillon est dans deux semaines et je sais déjà ce que je vais faire...
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Commentaires ()
très sympa ce début de récit.
On attend la suite avec impatience ;-)