52 week-ends
Chapitre 1 · Prologue
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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52 week-ends — Chapitre 1 · Prologue

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xerxesxbbreak
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52 week-ends

Chapitre 1 · Prologue

Ce qui m'avait toujours fait plaisir, dans ma relation avec mon chéri, c'était son incroyable compréhension et sa patience. Fille brisée par des histoires de mecs minables, j'ai porté plainte à deux reprises contre mon ex ; les deux ont été classées sans suite, la Justice n'a pas le temps pour les petites femmes qui accusent un homme respectable. Nicolas, avec beaucoup d'amour, avait réussi à m'apprivoiser. Etrangement, malgré mes déboires, le sexe ne m'avait pas effrayée ; bien au contraire, je le voulais en moi, partout, tout le temps. La tendresse comme la dureté, les caresses comme les griffes. J'avais un appétit d'ogresse pour son corps et il me le rendait bien. A l'aube de mes trente ans et de notre mariage, quelque chose me tracassait pourtant.
Depuis plusieurs mois, il était distant et souffrait d'une libido en baisse, quasiment en berne. Pendant longtemps, j'ai cru que le problème venait de moi. Ayant développé de l'insulinorésistance, j'avais un reliquat de rondeurs qui ne souhaitait pas fondre. Et pourtant, il continuait à m'assurer que j'étais la femme de sa vie. Nous en avions parlé, plusieurs fois, et je ne voulais pas insister face à sa gêne. J'étais terriblement frustrée, mais fidèle et, à cause de diverses insécurités, j'avais beaucoup de mal à m'imaginer avec un couple libre ou même de l'échangisme.
Lui, qui avait toujours des envies de sexe, disant que c'était l'un des piliers du couple, ne se donnait même plus de plaisir solitaire. Etait-ce les responsabilités, le poids écrasant du quotidien ? Lui, qui avait perdu son papa, un an auparavant semblait bloqué. Nous avions parlé de voir une thérapeute, afin qu'il puisse faire sereinement son deuil, mais, si l'idée semblait l'avoir rassuré, il ne parvenait pas à sauter le pas.
Impuissante, je le voyais s'enfoncer dans la mélancolie et les regrets. Il connaissait mon intérêt pour son amour et pour son corps, souple sous mes caresses, que les très nombreux grains de beauté venaient sublimer. Que pouvais-je faire ? J'utilisais des jouets, mes doigts, mais je me sentais que cela me pesait. Son sexe en moi me manquait. Et, bien que je savais que je pouvais compter sur sa compréhension, je m'étais fait la promesse de ne plus lui en parler, afin de ne pas lui mettre la pression.
Les jours passaient et je m'ennuyais. Je pouvais compter sur ses câlins, mais le sexe ! Parfois, il m'arrivait de pleurer, en pensant à ce à côté de quoi on passait. J'avais même, en larmes, accepté qu'il aille en voir d'autres, si jamais ça pouvait lui donner un regain. En voyant son air peiné, j'avais compris que je venais de lui planter un couteau dans le cœur.
Nous étions en route pour quelques vacances entre amis. Dans la valise, j'avais tout de même prévu du lubrifiant, qui a toujours été un indispensable pour nos ébats. Alors qu'il conduisait, chantant sur la radio, je quittai le paysage qui se déroulait devant mes yeux pour le regarder. J'avais été séduite par le ton grave de sa voix, ses cheveux bouclés et sa barbe, qu'il ne rasait jamais à blanc.
— Ton frère a dit qu'on devait arriver à quelle heure ? Sa question me sortit de mes pensées.
— Je crois que Môssieur Louis Dubois veut qu'on soit là pour le goûter. Ce qui veut dire entre 15 et 17 heures, en fonction de l'heure à laquelle ils se sont couchés.
— Hum hum... Faisons un jeu ! Une situation ou une autre ! Tu préfères ne plus avoir de bras ou ne plus avoir de jambes ? Et pourquoi ?
— Attends, les deux d'un coup ? Et quoi ? Ils sont amputés ? Mais pour les bras, c'est jusqu'aux coudes ? Aux épaules ? Et pour les jambes, pareil, aux genoux ou alors jusqu'à l'aine ?
— Oh non, non, Alice. C'est vraiment tout d'un coup. Jusqu'aux épaules et jusqu'à l'aine, rit-il. Alors ? Sachant que oui, c'est deux membres, mais tu ne peux pas tricher en décidant de prendre le côté droit ou gauche.
— Merde, tu m'as devancée. Alors euh... Mais c'est chaud, tout de même ! Si je dis adieu à mes bras, je ne pourrai plus ni cuisiner, ni te toucher ou si, mais avec mes pieds ! Mais j'aime la préhension. Et les jambes... Ça veut dire bye bye les randonnées, moi qui m'enroule à toi. Mais je peux avoir des prothèses, non ?
— Oui, après une longue convalescence.
— Alors, je pense que je dis au revoir aux jambes. Imagine, ne plus avoir de douleurs après les grosses randos de plusieurs dizaines de kilomètres. Avoir des talons et ne pas souffrir des pieds. Ah, c'est la prochaine à droite !
J'avais reconnu le chemin. Nous allions, depuis plusieurs années déjà, rejoindre mon frère, d'un an de moins que moi, et nos amis communs, certains que nous connaissions depuis la maternelle. Le chalet était niché au cœur des forêts vosgiennes, un écrin de verdure et de fraîcheur pendant les étés caniculaires. Sans chichis, nous l'avions acquis, quelques années auparavant pour une bouchée de pain, alors que c'était encore une ruine et nous nous en occupions petit à petit. Alors que nous nous garions, Louis sortit, en m'accueillant d'un chaleureux doigt d'honneur.
— Je le dirai à ta mère !
— Gnagnagna ! Tu vas avoir trente piges, tu vas te marier, mais tu vas encore te plaindre à Maman ! Bonjour Sœur Alice !
— Salut Môssieur Louis Dubois ! Dis-moi que les bières sont au frais. La clim a décidé de lâcher il y a quelques jours et on a rendez-vous que la semaine prochaine pour la recharger.
Je sortis prestement de la voiture pour enlacer mon frère. Nicolas nous rejoignit et j'entrepris de prendre notre sac dans le coffre. J'aimais l'été pour les grandes journées, qui paraissaient ne jamais avoir de fin. Dans cette bâtisse, nous avions encore beaucoup de travaux à réaliser afin d'en faire quelque chose de chaleureux. Les murs étaient encore en pierre nue, le vieux parquet au sol attendait d'être changé et le chauffage n'existait seulement que par une grosse cheminée qui trônait au rez-de-chaussée. Ce compromis nous suffisait encore pour l'instant, mais avait tendance à décourager certains ne nos amis pour venir y passer des week-ends, craignant la fraîcheur des nuits en montagne, y compris en plein été.
La première année, nous avions remis l'électricité aux normes, fait parvenir l'eau potable et refait les salles de bains et toilettes. Caprice de ma part, j'avais voulu une cuisine un peu fonctionnelle. Dans le garage, nous avions installé un garde-manger où une source coulait. Nous n'avions pas voulu reboucher ou dévier ; l'eau était si froide qu'elle permettait de maintenir nos aliments, sans avoir besoin de frigo. Nous avions essayé de la boire, mais après avoir passé deux jours avec les intestins en vrac, personne n'avait voulu retenter l'expérience. Je pris une bière dans l'eau, la posai la grande table en bois et saluai la compagnie, constatant, une fois de plus, qu'aucune fille n'avait voulu venir, jugeant que l'habitation n'était pas assez fonctionnelle.
Je montai à l'étage pour rejoindre mon chéri, qui rangeait déjà nos affaires dans notre chambre. Il avait enlevé sa chemise et je poussai un soupir en le regardant. Je restais toujours fascinée par ses bras qui se contractaient à chaque fois qu'il prenait une pile de vêtements. Je fonçai sur lui, collant mon nez dans sa nuque, tout en passant mes mains contre son ventre. Il suspendit son geste en riant. J'inspirai son odeur salée, embrassai ce que j'appelais le spot à bisous ; un point dans son cou, où ses poils et ses cheveux se rejoignaient, mais laissaient une toute petite partie imberbe, là où ils naissaient.
J'avais envie de lui, là, tout de suite et j'aurais donné n'importe quoi pour l'avoir dans ma bouche. Mes doigts jouaient avec les poils de son ventre, vers son nombril et il soupira. Enhardie, je mordis son oreille pour le faire gémir. Dans mon étreinte, il se retourna. Ses yeux brûlaient et avec un sourire, il plongea vers moi pour m'embrasser. Embrasée, je l'étais déjà. Sa langue pénétra ma bouche et je soupirai d'aise. C'était sensuel, je me collai plus contre lui sentant sous mes doigts la sueur de son dos et ses épaules. Il me mordit la bouche et le cou, j'étais en feu et je ne voulais surtout pas qu'il s'arrête. Il grogna en se collant à moi et je sentis son début d'érection. Je mis une main sur son paquet, l'autre empoigna l'une de ses fesses, qui était si ferme, à force de faire des kilomètres à vélo. C'était merveilleux, il bandait.
Je nous fis aller vers le lit en reculant. Il ne me quitta pas. Lorsque je sentis le bois dans mon dos, je m'arrêtai. Je voulais le sucer. C'était viscéral. Je fis sauter le bouton de son short et il frémit, ce qui était bon signe. Je caressai son membre à travers son boxer, tout en parvenant à le débarrasser de son bas. J'aimais le caresser de la sorte, faire courir mes doigts sur toute sa longueur. Il gémit encore plus et je lui enlevai son caleçon. Debout, nu et haletant, j'avais envie de n'en faire qu'une bouchée. Je passai ma langue sur mes lèvres et refermai mes doigts sur sa verge. Je le dévorai des yeux et il soutient mon regard, je lui souris et il hocha la tête.
Alors, je me mis à genoux et tirai la langue, pour ne passer que le bout sur son gland décalotté. Je le taquinai, ne le prenant pas encore en bouche. Je voulais faire durer le plaisir le temps qu'il serait présent. Je pris l'une de ses bourses dans la bouche, je la fis rouler avec ma langue, je la suçai, son odeur m'obsédait. Gourmande, je l'abandonnai pour pendre les deux d'un coup serrant les mâchoires, creusant les joues tout en les aspirant. Je fermai les yeux. Les sons qu'il produisait me mettaient en extase. J'empoignai son cul à deux mains, ouvris grand et d'un coup, empalai ma gorge sur son membre turgescent. Mon nez collé à ses poils pubiens, au niveau du bassin, je voulais rester là, quitte à mourir étouffer. Je commençai à remonter doucement, ses doigts s'égaraient dans mes cheveux quand il les agrippa plus fermement et imprima la cadence.
Voilà, nous y étions. Pour mon plus grand plaisir, il s'enfonçait toujours plus en moi, dans ma gorge. Son gland tapait ma glotte, et je voulais toujours plus. Mes yeux me brûlaient et pleuraient alors que j'étais aux anges. Je le sentis gonfler davantage. Je parvenais seulement à m'agripper à lui, tant il allait vite. Je sentais mon sexe pulser sous ses assauts, je me savais déjà trempée. J'étais en robe, l'une de mes mains glissa jusqu'à ma culotte. Soudain, il s'arrêta et je laissai échapper un petit cri de surprise. J'en voulais encore.
— Tu ne crois pas que tu vas te donner du plaisir seule, me lança-t-il, sa voix rauque rendue plus grave par le désir.
Il me fit me relever, souleva la jupe de ma robe et enleva mon sous-vêtement très rapidement. Il enfonça deux doigts dans mes chairs et je feulai de plaisir. Il me retourna, me fait mettre les mains sur le montant du lit et je me penchai naturellement. J'allai l'avoir en moi après plusieurs semaines. Il pouvait bien me faire ce qu'il voulait. Il s'introduit très rapidement et me ramona avec cette même énergie que lorsque je l'avais dans la bouche. Mes hanches suivaient le mouvement, c'était si bon, si parfait. Ses mains prirent chacune l'un de mes seins.
— Oh oui, comme ça. C'est si bon.
— Tu en avais envie, salope. Tu aimes quand je te prends comme ça, hein ?
— Oui, oui, oui. Oh mon Dieu, je vais jouir.
— Non, je ne vais pas t'en laisser le temps.
Il arrêta ma main qui voulait aller à mon clitoris, s'enfonça encore trois fois très profondément et je le sentis venir en moi, en longs jets chauds. Je sentais les contractions de son pénis. Sa tête collée à mon dos, il soupira et se retira doucement. Je sentis son sperme couler, mes doigts le récupérèrent et je les portai à ma bouche. J'aimais son goût salé, je frémis.
— Ne remets pas ta culotte, Amour. Le jeu ne fait que commencer pour aujourd'hui. C'est même pour ça que je ne t'ai pas fait jouir. Oui, tu vois, comme ça, ce soir, je sais que ça va être explosif pour toi, m'expliqua-t-il en réponse à ma question muette.
Il n'avait pas tort. J'étais dans tous mes états. J'avais très envie très soulagée, là, tout de suite et en même temps, si je me laissais encore un peu de frustration jusqu'à la nuit, je savais que j'aurais alors des orgasmes multiples. Nous nous rendîmes présentables afin de descendre de la chambre.
Ma bière m'attendait, elle n'avait pas été touchée. Hugo, Arthur, Léo et Louis étaient dehors, sur la terrasse en train de jouer au poker. D'autres amis devaient encore arriver.
— Alors, les amoureux, railla Arthur, on a fini de ken ?
— Oui, et c'est exactement pour ça que je viens accompagné d'Alice, répondit Nicolas, pour tirer mon coup. C'est même pour ça qu'on vous a dit bonjour rapidement. Mais toi, tu ne peux pas en dire autant, car Ela n'a pas voulu t'accompagner.
— On a fait du brownie, divertit Hugo. Au départ, ça devait être des space brownies, mais ton frère savait que tu étais contre.
— La gauchiste féministe est casse-couilles.
— Oui, Arthur ; moi aussi, je suis très contente de te voir. Quelles sont les nouvelles ?
Il y avait longtemps que nous ne nous étions pas tous réunis. Alors que je mangeais du gâteau en compagnie de tous, riant aux blagues d'Arthur, taquinant mon frère et enchaînant les anecdotes sur le mariage, je ne pouvais m'empêcher de penser que j'étais chanceuse d'avoir Nicolas dans ma vie. Mon regard croisa le sien et le sourire qu'il me retourna me laissa des frissons dans tout le corps. Il avait prévu quelque chose, c'était évident. Ce que je ne savais pas encore, c'était que ce début de week-end marquait une folle aventure. Et que ça allait s'étirer sur une année complète.
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