Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Anne, la sainte qui trébuche — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Anne, la sainte qui trébuche
Chapitre 1
Je m'appelle Charles, j'ai 25 ans, et depuis un peu plus de deux ans, je bosse dans une petite agence de communication digitale à Lyon. On est une équipe de six, moi compris. On gère des campagnes pour des marques locales, on crée du contenu, on optimise leur présence en ligne… Ce n'est pas le genre de job que j'avais en tête quand j'étais ado, mais aujourd'hui, je m'y sens bien. Vraiment bien.
Mon poste, c'est chargé de projet. Je coordonne un peu tout, je parle autant avec les clients qu'avec les créas, et j'adore ça. Il y a toujours un petit défi à relever, un truc à ajuster, un brief à reformuler. Les journées passent vite, et je rentre souvent avec cette sensation agréable d'avoir été utile, d'avoir fait avancer quelque chose.
Dans notre petite équipe, on est six. Trois hommes, trois femmes. Un équilibre parfait, sur le papier, et ça fonctionne plutôt bien.
Thomas, le plus âgé d'entre nous, est directeur de clientèle. Un mec carré, la quarantaine bien entamée, costume impeccable, sourire commercial. Il parle bien, il négocie encore mieux. On l'écoute presque toujours, même quand on n'est pas d'accord.
Thomas, le plus âgé d'entre nous, est directeur de clientèle. Un mec carré, la quarantaine bien entamée, costume impeccable, sourire commercial. Il parle bien, il négocie encore mieux. On l'écoute presque toujours, même quand on n'est pas d'accord.
Rayan est chargé des réseaux sociaux. Il a 28 ans, toujours une vanne à sortir, un look streetwear, et un téléphone greffé à la main. Son sens de la répartie est légendaire au bureau, mais quand il s'y met sérieusement, il abat un boulot monstre.
De mon côté, je m'occupe de la coordination des projets. J'aime bien faire le lien entre tout ce petit monde, jongler entre les clients, les idées, les budgets, les urgences.
Chez les filles, il y a Julie, notre graphiste. Créative, un peu lunaire, souvent en retard mais toujours avec des idées brillantes. Elle ne fait rien comme tout le monde, et c'est ça qu'on aime chez elle.
Chez les filles, il y a Julie, notre graphiste. Créative, un peu lunaire, souvent en retard mais toujours avec des idées brillantes. Elle ne fait rien comme tout le monde, et c'est ça qu'on aime chez elle.
Emma, la développeuse, est discrète mais redoutablement efficace. Elle bosse en silence, casque sur les oreilles, les doigts qui vont à cent à l'heure sur son clavier. Quand elle lève les yeux, c'est rarement pour rien dire.
Et puis il y a Anne. Enfin… Anne-Hermine, mais tout le monde l'appellent Anne. C'est elle qui gère les budgets, les factures, les tableaux Excel. C'est un peu notre comptable officieuse, même si ce n'est pas son intitulé de poste. Elle a 34 ans, marié, deux enfants. Toujours ponctuelle, toujours polie. Elle ne parle jamais fort, ne rit jamais trop. Sa coiffure est chaque jour exactement la même : un chignon strict, tiré en arrière, sans un cheveu qui dépasse. Elle se maquille à peine, juste de quoi donner un peu de couleur au visage. Elle n'est pas très grande, mince sans l'être trop, avec une silhouette qu'on devine marquée par ses deux grossesses.
Anne vient d'un autre monde. Elle a grandi dans une famille très croyante, et avec son mari, ils perpétuent ça. Quand elle nous raconte ses week-ends, c'est presque toujours pareil : messe le dimanche matin, déjeuner chez ses parents ou ses beaux-parents, balade en famille s'il fait beau. Tout est rangé, prévisible, sage. Presque trop.
Parfois, elle semble un peu perdue quand on parle de nos sorties, de nos soirées, de nos voyages. Elle sourit, elle écoute, mais on sent qu'il y a un décalage. Un truc presque gênant. Et pourtant… Je ne sais pas quand ça a commencé, ni pourquoi, mais depuis quelques mois, elle m'attire. Ce n'est pas une attirance évidente. Elle ne cherche pas à plaire, elle ne séduit pas, elle ne joue à rien. Mais il y a quelque chose chez elle. Une douceur, une forme de calme… Ou peut-être une tension, une réserve trop bien tenue. J'ai du mal à l'expliquer, mais quand elle me parle, j'ai parfois du mal à me concentrer.
Ces derniers jours, on bosse tous à fond sur un gros projet avec Alta Peak, une marque de sport de montagne qui veut lancer un nouveau concept de veste technique haut de gamme. Ils nous ont contactés pour gérer toute leur campagne de lancement : visuels, réseaux sociaux, mini-site, vidéos promo… le pack complet.
On a commencé par un brainstorming collectif dans notre petite salle de réunion. Post-it partout, café à la chaîne, et idées à la pelle.
— J'imagine un visuel en pleine tempête de neige, lance Julie, les yeux brillants. Le genre de truc qui te fait ressentir le froid rien qu'en le regardant.
— Ouais, mais avec un athlète pro, rebondit Rayan. Genre un trail-runner ou un alpiniste reconnu. Faut que ce soit crédible pour leur public.
— On pourrait tourner à Chamonix, suggère Emma, sans quitter son écran. Y a les spots parfaits là-bas. Et puis ce n'est pas si loin.
— Ouais, mais avec un athlète pro, rebondit Rayan. Genre un trail-runner ou un alpiniste reconnu. Faut que ce soit crédible pour leur public.
— On pourrait tourner à Chamonix, suggère Emma, sans quitter son écran. Y a les spots parfaits là-bas. Et puis ce n'est pas si loin.
Je prends note, je cadre un peu tout ça, je canalise l'énergie. C'est mon rôle. Puis Anne intervient, d'un ton posé :
— La location à Chamonix est envisageable, mais seulement si on réduit le budget prévu pour les contenus réseaux. Sinon, ça dépasse largement le plafond fixé par la marque.
Julie soupire doucement.
— On ne peut pas rogner sur les créas…
Anne reste calme, comme toujours.
— Je comprends. Mais je vous rappelle que la production vidéo, les frais de déplacement, les droits d'image, tout ça, c'est déjà une enveloppe serrée. Je vous prépare une nouvelle simulation avec deux options.
Elle fait ça bien. Elle ne dit jamais non directement, elle expose, elle ajuste, elle propose. C'est grâce à elle qu'on garde les pieds sur terre.
Au fil des semaines, le projet avance. On tourne une partie dans les Alpes, on monte les vidéos, on affine les visuels, et même si on bosse comme des fous, l'ambiance reste top. On se soutient, on rigole, on râle aussi, mais toujours ensemble. Et quand on livre enfin tout à Alta Peak, ils sont ravis. Le client valide tout sans correction. Du jamais-vu.
Le lendemain matin, on se réunit dans la salle de réunion pour un débrief. Thomas, notre patron, entre avec son habituel carnet noir à la main.
Au fil des semaines, le projet avance. On tourne une partie dans les Alpes, on monte les vidéos, on affine les visuels, et même si on bosse comme des fous, l'ambiance reste top. On se soutient, on rigole, on râle aussi, mais toujours ensemble. Et quand on livre enfin tout à Alta Peak, ils sont ravis. Le client valide tout sans correction. Du jamais-vu.
Le lendemain matin, on se réunit dans la salle de réunion pour un débrief. Thomas, notre patron, entre avec son habituel carnet noir à la main.
— Je voulais vous dire bravo à tous. Franchement, Alta Peak est plus que satisfait. Ils parlent déjà de retravailler avec nous pour leur collection hiver. Vous avez assuré. Vraiment.
Des sourires, des tapes dans le dos. Un moment de fierté collective. C'est dans ces instants-là que je me rappelle pourquoi j'aime ce boulot.
À la pause-déjeuner, une partie de l'équipe décide de sortir manger au resto du coin. Rayan, Emma, Julie, et moi. Comme toujours, Anne décline poliment.
À la pause-déjeuner, une partie de l'équipe décide de sortir manger au resto du coin. Rayan, Emma, Julie, et moi. Comme toujours, Anne décline poliment.
— J'ai mon tupperware, vous me connaissez, dit-elle en souriant, assise à sa place habituelle, ouvrant son petit sac isotherme.
Au resto, alors qu'on attaque nos plats, Rayan lance, entre deux bouchées :
— Franchement, on devrait fêter ça. Vendredi soir, on va boire un verre ? Pour marquer le coup.
— Grave ! Approuve Julie. Un apéro en terrasse, une tournée pour célébrer ce projet, je dis oui.
— Grave ! Approuve Julie. Un apéro en terrasse, une tournée pour célébrer ce projet, je dis oui.
Emma hoche la tête.
— Ça nous fera du bien.
Et puis comme toujours, la même remarque tombe :
— Anne ne va pas venir, soupire Rayan. Elle dira qu'elle a ses enfants, ou la messe, ou un repas prévu. C'est dommage, mais elle vit dans un autre monde.
Ils hochent tous la tête, résignés. Moi, je finis par poser ma fourchette, les regardant un instant.
— Je vais essayer de la convaincre, dis-je simplement. Je ne sais pas encore comment, mais je vais le faire.
Ils me regardent, un peu surpris. Julie sourit en coin.
— Bonne chance, Charles. T'as plus de chances de grimper l'Everest en tongs.
Je souris à mon tour, sans répondre. Parce que moi-même, je ne sais pas trop pourquoi j'ai dit ça. Peut-être juste que j'en ai envie. Peut-être qu'elle me fascine, malgré tout ce qui nous oppose.
Le repas continue, les rires fusent, l'idée du verre du vendredi est actée. Et moi, dans un coin de ma tête, je commence déjà à réfléchir à comment aborder Anne… Et lui donner envie, juste une fois, de sortir de son cadre.
L'après-midi reprend comme si de rien n'était. Chacun retourne à son poste, et l'effervescence du projet Alta Peak redescend peu à peu. Le calme habituel du bureau revient, ponctué par les claviers, les petits échanges techniques, et le ronron rassurant de notre routine.
Vers 15 h, je repère le bon moment. Elle est seule, assise dans la salle de pause, en train de classer des factures sur son ordinateur.
J'hésite une seconde, puis je me lance.
Le repas continue, les rires fusent, l'idée du verre du vendredi est actée. Et moi, dans un coin de ma tête, je commence déjà à réfléchir à comment aborder Anne… Et lui donner envie, juste une fois, de sortir de son cadre.
L'après-midi reprend comme si de rien n'était. Chacun retourne à son poste, et l'effervescence du projet Alta Peak redescend peu à peu. Le calme habituel du bureau revient, ponctué par les claviers, les petits échanges techniques, et le ronron rassurant de notre routine.
Vers 15 h, je repère le bon moment. Elle est seule, assise dans la salle de pause, en train de classer des factures sur son ordinateur.
J'hésite une seconde, puis je me lance.
— Ça va, Anne ? Tu t'en sors avec les notes de frais ?
Elle lève les yeux vers moi et me sourit doucement.
— Oui, j'ai presque fini de trier les dépenses de Chamonix.
Je m'installe à côté d'elle, un peu nonchalamment, sans trop en faire.
— Dis, tu sais qu'on va fêter la fin du projet vendredi soir ? Juste un verre, entre nous. Rayan, Julie, Emma, Thomas, moi... Tout le monde vient.
Elle fronce un peu les sourcils, déjà sur la défensive.
— Oh… Non, je ne pourrai pas. C'est compliqué. Le vendredi soir.
Et les enfants ont des choses le samedi matin. Mon mari n'aime pas trop quand je rentre tard, tu sais.
Je ne dis rien tout de suite. J'acquiesce doucement, sans insister.
Je ne dis rien tout de suite. J'acquiesce doucement, sans insister.
— Je comprends. Je ne te demande pas une réponse maintenant. Je te propose, c'est tout. Tu as le temps d'y réfléchir.
Elle me regarde, un peu déstabilisée. Peut-être parce que je ne la pousse pas, peut-être parce que je lui parle simplement. Elle ne dit rien, mais son regard s'attarde une demi-seconde de plus que d'habitude. Puis elle retourne à son écran.
— Merci Charles. C'est gentil de proposer. Je… je verrai.
Je me lève tranquillement, un sourire léger au coin des lèvres.
— C'est tout ce que je te demande.
Je retourne à mon bureau avec une drôle de sensation. Peut-être qu'elle ne viendra pas. Mais pour une fois, elle a dit qu'elle allait y réfléchir. Et ça, venant d'Anne, c'est déjà un petit événement en soi.
Les jours passent, et je joue ma carte avec patience. Pas de pression, pas de forcing. Juste des petits échanges, comme si de rien n'était.
Mardi, je repasse la voir dans l'après-midi, quand elle trie des dossiers dans l'imprimante.
Les jours passent, et je joue ma carte avec patience. Pas de pression, pas de forcing. Juste des petits échanges, comme si de rien n'était.
Mardi, je repasse la voir dans l'après-midi, quand elle trie des dossiers dans l'imprimante.
— Tu y as réfléchi un peu, pour vendredi ? je demande, le ton léger.
Elle lève les yeux, toujours ce même sourire un peu gêné.
— Je ne sais pas encore… Il faut que je voie avec mon mari. Et puis, les enfants…
Je hoche la tête.
— T'inquiète, je demande juste. Rien ne presse.
Elle me remercie d'un regard, et je m'éloigne sans insister.
Mercredi, je reviens doucement à la charge. Elle est à la cafet', en train de remuer son thé, comme d'habitude. Je m'assois à côté d'elle.
Mercredi, je reviens doucement à la charge. Elle est à la cafet', en train de remuer son thé, comme d'habitude. Je m'assois à côté d'elle.
— Tu sais… Si c'est une question de logistique, je peux venir te chercher. Comme ça, tu n'as rien à gérer, et tu repars quand tu veux. Facile.
Elle rit doucement, un rire discret, un peu nerveux.
— C'est gentil, mais je ne sais pas si ce serait très raisonnable…
— Raisonnable, oui, mais pas impossible. En tout cas, la proposition tient.
— Raisonnable, oui, mais pas impossible. En tout cas, la proposition tient.
Elle incline la tête, pensive.
— Je te dirai…
C'est tout ce qu'elle dit. Mais c'est plus qu'un non.
Jeudi. Là, je sens que c'est le moment. Il ne reste qu'un jour, et je ne veux pas laisser passer ma chance. Je la croise en fin de journée, dans le couloir. Je me plante devant elle, droit dans les yeux.
Jeudi. Là, je sens que c'est le moment. Il ne reste qu'un jour, et je ne veux pas laisser passer ma chance. Je la croise en fin de journée, dans le couloir. Je me plante devant elle, droit dans les yeux.
— Bon. Anne. Je vais être direct. On veut tous que tu sois là demain. Et moi encore plus. Alors… tu viens ?
Elle me regarde, surprise par mon ton. Elle ne répond pas tout de suite. Son regard se détourne une seconde. Puis elle souffle, presque gênée.
— J'en ai parlé avec mon mari, hier soir.
Silence. Je retiens ma respiration.
— C'est bon. Il s'occupera des enfants. Je peux venir.
Je reste figé une demi-seconde. Je ne m'attendais pas à ce que ça marche. Enfin, pas vraiment.
— Tu… tu rigoles ?
— Non. Mais… je ne reste pas tard. Et je ne bois pas, évidemment.
— Évidemment, je réponds, sourire aux lèvres. Tu viens, c'est tout ce qui compte. On y va ensemble. Je passe te prendre.
— Non. Mais… je ne reste pas tard. Et je ne bois pas, évidemment.
— Évidemment, je réponds, sourire aux lèvres. Tu viens, c'est tout ce qui compte. On y va ensemble. Je passe te prendre.
Elle secoue doucement la tête.
— Ce n'est pas nécessaire, je peux très bien me débrouiller.
— Anne. C'est moi qui t'ai convaincue. Tu me laisses faire les choses bien. Tu me donneras ton adresse.
— Anne. C'est moi qui t'ai convaincue. Tu me laisses faire les choses bien. Tu me donneras ton adresse.
Elle hésite, puis finit par acquiescer, presque à contrecœur.
— Très bien… Je te l'enverrai par mail.
Je lui souris.
— Parfait. On se voit demain.
Et je repars, à moitié en flottant.
Je traverse le couloir comme un gamin qui a gagné au loto et je déboule dans l'open space où sont encore Rayan, Julie et Emma.
Je traverse le couloir comme un gamin qui a gagné au loto et je déboule dans l'open space où sont encore Rayan, Julie et Emma.
— Elle vient !
Ils me regardent, sans comprendre.
— Anne, je précise. Elle vient demain. Pour fêter la fin du projet. Avec nous.
Rayan lâche sa souris.
— Sérieux ?!
Julie écarquille les yeux.
— Attends… Anne ? La Anne avec le chignon et le tupperware de quinoa ?
Emma lâche un petit rire.
— Tu lui as promis quoi, Charles ? Une place au paradis ?
— Juste un verre. Et que je viens la chercher, dis-je en haussant les épaules.
— Juste un verre. Et que je viens la chercher, dis-je en haussant les épaules.
Ils sont tous soufflés. Même moi, en fait.
Et dans le fond, je sens une chose étrange monter en moi. Un mélange d'excitation et de nervosité. Parce que demain, Anne va sortir de son cadre. Et moi, j'ai peut-être ouvert une porte.
Le vendredi passe à toute vitesse. Entre deux petites tâches de clôture et quelques validations de dernière minute, l'ambiance au bureau est détendue. On sent que la pression est retombée, que le week-end est proche… et que la soirée à venir flotte dans toutes les têtes.
À la pause de midi, on se retrouve presque tous autour d'une grande table au self. Et, comme prévu, le sujet glisse vers ce fameux apéro.
Et dans le fond, je sens une chose étrange monter en moi. Un mélange d'excitation et de nervosité. Parce que demain, Anne va sortir de son cadre. Et moi, j'ai peut-être ouvert une porte.
Le vendredi passe à toute vitesse. Entre deux petites tâches de clôture et quelques validations de dernière minute, l'ambiance au bureau est détendue. On sent que la pression est retombée, que le week-end est proche… et que la soirée à venir flotte dans toutes les têtes.
À la pause de midi, on se retrouve presque tous autour d'une grande table au self. Et, comme prévu, le sujet glisse vers ce fameux apéro.
— 20h au bar d'en bas, c'est bon pour tout le monde ? demande Julie en finissant son dessert.
— Parfait pour moi, répond Rayan. J'ai déjà soif.
— Parfait pour moi, répond Rayan. J'ai déjà soif.
Emma sourit.
— Moi j'arriverai un peu après, j'ai un truc à passer chercher.
Je jette un œil vers Anne, assise à ma gauche, en train de découper calmement sa salade.
— Je passe te prendre vers 19h45, ça te va ?
Elle hoche doucement la tête.
— Oui… Je t'enverrai mon adresse dans l'après-midi.
Vers 16h, le mail tombe. Je clique, curieux, et je souris en voyant l'itinéraire : elle habite à moins de dix minutes de chez moi. Ironie du sort. Le monde est petit, ou alors c'est juste un signe de plus que j'ai bien fait d'insister.
La journée touche à sa fin. On remballe tranquillement, certains passent une dernière fois à la cafet', d'autres envoient leurs derniers mails.
La journée touche à sa fin. On remballe tranquillement, certains passent une dernière fois à la cafet', d'autres envoient leurs derniers mails.
— À tout à l'heure, lance Thomas en bout de salle.
— À ce soir ! répond Emma, en enfilant sa veste.
— À ce soir ! répond Emma, en enfilant sa veste.
Les “à plus” fusent, et le bureau se vide doucement.
19h40. J'arrive devant un petit immeuble tranquille, pas très loin d'un square. Je coupe le moteur, vérifie ma tête dans le rétro. Pas trop mal. J'envoie un message :
19h40. J'arrive devant un petit immeuble tranquille, pas très loin d'un square. Je coupe le moteur, vérifie ma tête dans le rétro. Pas trop mal. J'envoie un message :
— Je suis arrivé !
Trois minutes passent. Puis, elle apparaît.
Et là, je reste figé.
Anne, la même Anne, et pourtant… une autre. Elle descend les quelques marches avec une robe fluide, noire, mi-longue, légèrement fendue sur le côté. Pas provocante, non. Juste... féminine, élégante, inattendue. Par-dessus, une veste en jean clair, qui casse le côté strict. Ses cheveux sont lâchés, légèrement ondulés, et elle s'est maquillée. Pas trop, mais suffisamment pour souligner ses yeux, ses pommettes, sa bouche.
Je la regarde approcher, bouche presque entrouverte.
Elle monte dans la voiture, pose son sac à ses pieds.
Et là, je reste figé.
Anne, la même Anne, et pourtant… une autre. Elle descend les quelques marches avec une robe fluide, noire, mi-longue, légèrement fendue sur le côté. Pas provocante, non. Juste... féminine, élégante, inattendue. Par-dessus, une veste en jean clair, qui casse le côté strict. Ses cheveux sont lâchés, légèrement ondulés, et elle s'est maquillée. Pas trop, mais suffisamment pour souligner ses yeux, ses pommettes, sa bouche.
Je la regarde approcher, bouche presque entrouverte.
Elle monte dans la voiture, pose son sac à ses pieds.
— Tu es… très jolie ce soir, Anne.
Elle baisse les yeux, les joues rosies.
— Merci… C'est gentil.
Un silence s'installe, pas gênant, mais chargé. Puis je démarre.
On arrive devant le bar à 20h pile. Julie et Rayan sont déjà là, accoudés à une table haute sur la terrasse. Quand ils nous voient, leurs visages s'illuminent.
On arrive devant le bar à 20h pile. Julie et Rayan sont déjà là, accoudés à une table haute sur la terrasse. Quand ils nous voient, leurs visages s'illuminent.
— Ah bah ça alors ! souffle Rayan en nous voyant approcher. Anne, t'es resplendissante !
— Wouah, t'es canon ! s'exclame Julie. T'as troqué la jupe grise et les chemises pour une vraie robe, je suis fan !
— Wouah, t'es canon ! s'exclame Julie. T'as troqué la jupe grise et les chemises pour une vraie robe, je suis fan !
Anne rit doucement, visiblement un peu déstabilisée, mais souriante.
— Merci… Je me suis dit que je pouvais faire un effort.
Tout le monde semble sincèrement content qu'elle soit là. Même Thomas, arrivé peu après, lui serre la main avec chaleur.
Une première tournée arrive : bières, cocktails, verres de vin.
Une première tournée arrive : bières, cocktails, verres de vin.
— Pour moi, ce sera un jus, dit Anne en posant la carte.
— Allez, c'est la fête, proteste gentiment Rayan.
— Je ne bois pas, répond-elle calmement, comme si c'était une évidence.
— Allez, c'est la fête, proteste gentiment Rayan.
— Je ne bois pas, répond-elle calmement, comme si c'était une évidence.
Tout le monde respecte. Pour l'instant.
On trinque, on rigole, on raconte les galères du projet Alta Peak comme si c'était déjà un vieux souvenir. Puis, une deuxième tournée arrive.
On trinque, on rigole, on raconte les galères du projet Alta Peak comme si c'était déjà un vieux souvenir. Puis, une deuxième tournée arrive.
— Allez Anne, juste une bière pour trinquer avec nous, insiste Julie en lui tendant un petit verre.
Anne hésite. Son regard glisse vers moi.
Je souris, sans rien dire. Et là, à la surprise générale, elle prend le verre.
Je souris, sans rien dire. Et là, à la surprise générale, elle prend le verre.
— Juste une alors. Pour marquer le coup.
— Santé ! Lance Emma en levant son verre.
— Santé ! Lance Emma en levant son verre.
Le moment est léger, joyeux. Anne boit lentement, mais elle boit. Et au fil des minutes, elle se détend. Elle rit un peu plus fort, elle participe aux blagues, elle échange quelques anecdotes du bureau. Ce n'est pas spectaculaire, mais c'est visible. On dirait qu'elle respire.
Je reste proche d'elle toute la soirée. Pas collé, pas envahissant. Juste là. On parle de tout et de rien. De ses enfants, de la montagne, de films qu'elle aime (elle aime les vieux classiques, ça ne m'étonne pas). Parfois, elle reste un peu distante, presque sur la réserve… Mais par moments, elle baisse la garde. Un regard plus long. Une remarque plus personnelle. Un éclat de rire inattendu.
La soirée se poursuit, les verres tournent, les rires fusent, et Anne, contre toute attente, reste. Elle ne regarde pas sa montre, elle ne parle pas encore de partir. Elle rit à une blague de Rayan, elle écoute Julie raconter une anecdote un peu folle de leur tournage à Chamonix, elle vit le moment.
22 h 45. La terrasse commence à se vider doucement. Thomas s'éclipse le premier, puis Emma, qui a un train tôt le lendemain. On finit par se lever aussi. Je marche aux côtés d'Anne vers la voiture, la nuit est douce, les rues calmes.
Je la regarde, un peu hésitant, et je me lance, presque avec un sourire d'excuse.
— Dis… Si t'as encore un peu de temps, je me disais… Un dernier verre chez moi, ça te dirait ? Enfin, je propose, hein… Sans aucune obligation.
Je m'attends à un "non", ou un "il se fait tard", ou "mon mari m'attend". Mais elle me surprend une fois de plus.
— Honnêtement ? Je ne sors pas beaucoup. Et ce soir… j'ai pas envie de rentrer tout de suite. Alors pourquoi pas.
Je souris, sincèrement content.
— Alors allons-y.
On monte dans la voiture, le trajet est court. Dix minutes à peine. Elle regarde par la fenêtre, silencieuse, mais détendue. Je me concentre sur la route en essayant de ne pas trop montrer mon excitation intérieure.
J'ouvre la porte de mon appartement et je l'invite à entrer. Un deux-pièces simple mais chaleureux, un peu en bazar, mais rien de dramatique. Elle jette un œil autour, curieuse.
J'ouvre la porte de mon appartement et je l'invite à entrer. Un deux-pièces simple mais chaleureux, un peu en bazar, mais rien de dramatique. Elle jette un œil autour, curieuse.
— C'est sympa chez toi, dit-elle doucement.
— Merci. J'ai essayé de faire au mieux. Viens, je te fais visiter.
— Merci. J'ai essayé de faire au mieux. Viens, je te fais visiter.
Je lui montre rapidement : le salon, la petite cuisine ouverte, la chambre dont je laisse la porte entrouverte, par réflexe. Elle s'arrête devant une étagère remplie de livres et de vinyles.
— Tu lis beaucoup, on dirait.
— Quand j'ai le temps, ouais. Et toi ?
— Moins qu'avant… Les enfants prennent de la place.
— Quand j'ai le temps, ouais. Et toi ?
— Moins qu'avant… Les enfants prennent de la place.
On revient dans le salon. Je l'invite à s'asseoir sur le canapé, elle s'installe, droite, mais pas tendue. Je file à la cuisine.
— Tu veux quelque chose ? J'ai de la bière, du vin… Ou une boisson sans alcool, si tu préfères.
— Du vin, ça ira très bien, dit-elle avec un petit sourire.
— Du vin, ça ira très bien, dit-elle avec un petit sourire.
Je m'empresse de sortir deux verres et une bouteille ouverte récemment. Je reviens, je sers doucement, sans en mettre trop. On trinque.
Tout doucement. On parle vite fait du boulot. Puis le sujet parle de sa vie de famille.
Elle parle, encore. De son mari, de ses enfants. De la routine, de l'organisation parfaite de ses semaines. Des anniversaires en famille, des pique-niques au parc, des réunions de parents d'élèves.
Tout ça, pour moi, c'est un peu lointain. Pas vraiment passionnant. Mais pour elle, je le vois bien, c'est la vie rêvée. Elle en parle avec douceur, avec cette petite lueur dans les yeux qui trahit un attachement sincère.
Tout en parlant, elle finit son verre. Presque sans s'en rendre compte.
Tout doucement. On parle vite fait du boulot. Puis le sujet parle de sa vie de famille.
Elle parle, encore. De son mari, de ses enfants. De la routine, de l'organisation parfaite de ses semaines. Des anniversaires en famille, des pique-niques au parc, des réunions de parents d'élèves.
Tout ça, pour moi, c'est un peu lointain. Pas vraiment passionnant. Mais pour elle, je le vois bien, c'est la vie rêvée. Elle en parle avec douceur, avec cette petite lueur dans les yeux qui trahit un attachement sincère.
Tout en parlant, elle finit son verre. Presque sans s'en rendre compte.
— Je te ressers ? je lui demande en me levant.
Elle hésite, baisse un peu les yeux.
— Allez, juste un tout petit fond.
Je souris. Je remplis son verre, un peu plus qu'un fond. Elle ne dit rien. Elle le porte à ses lèvres rapidement.
Le temps passe, doucement. Le ton de sa voix change. Elle parle moins de ses obligations, un peu plus de ce qu'elle ressent. Elle rit deux ou trois fois. Elle semble... légère. Détendue. Son dos s'appuie un peu plus dans le canapé, ses jambes se déplient.
Moi, je ne peux pas m'empêcher de la regarder. Pas comme au bureau. Là, ce soir, elle a un truc en plus. Peut-être parce qu'elle est ici. Parce qu'elle n'est plus "Anne-la-comptable", mais juste Anne.
Et alors, quand elle repose son deuxième verre vide sur la table, je sens que c'est le moment. Peut-être pas le bon, mais celui qui s'impose.
Je me penche un peu vers elle. Juste assez pour qu'elle comprenne.
Le temps passe, doucement. Le ton de sa voix change. Elle parle moins de ses obligations, un peu plus de ce qu'elle ressent. Elle rit deux ou trois fois. Elle semble... légère. Détendue. Son dos s'appuie un peu plus dans le canapé, ses jambes se déplient.
Moi, je ne peux pas m'empêcher de la regarder. Pas comme au bureau. Là, ce soir, elle a un truc en plus. Peut-être parce qu'elle est ici. Parce qu'elle n'est plus "Anne-la-comptable", mais juste Anne.
Et alors, quand elle repose son deuxième verre vide sur la table, je sens que c'est le moment. Peut-être pas le bon, mais celui qui s'impose.
Je me penche un peu vers elle. Juste assez pour qu'elle comprenne.
— Anne...
Elle tourne la tête vers moi, doucement. Et je m'approche, à peine plus.
Mais elle se redresse d'un coup, comme si elle revenait brutalement à la réalité.
Mais elle se redresse d'un coup, comme si elle revenait brutalement à la réalité.
— Non… non Charles. Je peux pas. Je suis mariée. J'ai des enfants. Je... c'est pas moi, ça.
Sa voix est douce, mais ferme. Son regard, lui, vacille un peu. Elle n'est pas en colère, juste perdue.
Je recule légèrement. Pas vexé, pas surpris non plus. Mais je ne lâche pas.
Je recule légèrement. Pas vexé, pas surpris non plus. Mais je ne lâche pas.
— Je sais. Je te force pas. Je te juge pas non plus. Mais t'es là ce soir. Et j'avais juste envie... de te le montrer.
Elle baisse les yeux. Long silence.
Et puis... contre toute attente, elle tourne légèrement la tête, me regarde. Longuement.
Et cette fois, c'est elle qui se penche un peu. Pas beaucoup. Mais assez.
Je comble la distance. Nos lèvres se frôlent. Puis se trouvent.
Un baiser. D'abord hésitant. Puis un peu plus franc. Court, intense, fragile. Un baiser chargé de tout ce qu'elle retient.
Quand nos visages se détachent, elle ne dit rien.
Nos regards se verrouillent, lourds de tension. Le baiser qu'on a partagé s'étire, plus long, plus intense. Elle tremble, mais répond, ses lèvres hésitantes s'abandonnant peu à peu. Je prends les rênes. Doucement, je fais glisser sa veste en jean, puis sa robe noire, révélant une lingerie beige, simple, un peu usée, sans chichi. Elle croise un bras sur sa poitrine, l'autre cachant son ventre, murmure :
Et puis... contre toute attente, elle tourne légèrement la tête, me regarde. Longuement.
Et cette fois, c'est elle qui se penche un peu. Pas beaucoup. Mais assez.
Je comble la distance. Nos lèvres se frôlent. Puis se trouvent.
Un baiser. D'abord hésitant. Puis un peu plus franc. Court, intense, fragile. Un baiser chargé de tout ce qu'elle retient.
Quand nos visages se détachent, elle ne dit rien.
Nos regards se verrouillent, lourds de tension. Le baiser qu'on a partagé s'étire, plus long, plus intense. Elle tremble, mais répond, ses lèvres hésitantes s'abandonnant peu à peu. Je prends les rênes. Doucement, je fais glisser sa veste en jean, puis sa robe noire, révélant une lingerie beige, simple, un peu usée, sans chichi. Elle croise un bras sur sa poitrine, l'autre cachant son ventre, murmure :
— Charles… Il ne faut pas.
Sa voix est faible, presque suppliante. Je ne m'arrête pas.
— Laisse-toi aller, Anne.
Mes doigts effleurent son cou, ses seins, libérés de son soutien-gorge. Elle frissonne, immobile, répétant :
— Non… Ce n'est pas bien…
Je continue, caressant sa peau, ses hanches marquées par la vie. Je retire mon t-shirt, mon jean, ne gardant que mon boxer. Elle me fixe, yeux écarquillés, perdus. Je m'assois, direct :
— Anne, suce-moi. Elle secoue la tête, paniquée.
— Non… J'ai jamais fait ça. Ça me dégoûte.
— Non… J'ai jamais fait ça. Ça me dégoûte.
J'insiste, voix ferme :
— T'es là, Anne. Fais-le. Pour moi.
Ma main guide sa nuque. Elle hésite, puis s'accroupit, maladroite. Ses doigts frôlent mon sexe, incertains, gauches. Elle ne sait pas quoi faire, mais commence, tremblante, sous ma pression.
Ses doigts, hésitants, entament de légers va-et-vient sur mon sexe, maladroits, presque mécaniques. Elle est gauche, ses mouvements incertains, mais je sens la chaleur de sa main.
Ses doigts, hésitants, entament de légers va-et-vient sur mon sexe, maladroits, presque mécaniques. Elle est gauche, ses mouvements incertains, mais je sens la chaleur de sa main.
— C'est bien, Anne, je murmure, la voix encourageante, mais ferme.
— Plus doucement, là, comme ça.
— Plus doucement, là, comme ça.
Je guide sa main, rectifiant son geste quand elle appuie trop fort. Elle rougit, concentrée, mais suit mes indications.
— Maintenant, suce-moi, dis-je, direct.
Elle marque un temps, ses yeux écarquillés, plein de doute. Puis, lentement, elle s'approche, ouvre la bouche, hésitante. Ses lèvres frôlent mon sexe, maladroites au début, un peu crispées. Je pose une main sur sa nuque.
— Vas-y, Anne, c'est bien.
Elle commence, timide, ses mouvements incertains, mais peu à peu, elle prend confiance, ses lèvres s'ajustant, son rythme devenant plus fluide. Je l'encourage.
Elle se retire soudain, essoufflée, le regard troublé. Je ne lui laisse pas le temps de réfléchir. « À mon tour, » dis-je en me levant. Je l'allonge doucement sur le canapé, ses jambes tremblantes s'écartant à peine. Je me place entre ses cuisses, mes lèvres effleurant sa peau, puis descendant. Quand ma langue touche son intimité, elle tressaille, un gémissement lui échappe. Son souffle s'accélère, ses mains agrippent le tissu du canapé.
Elle se retire soudain, essoufflée, le regard troublé. Je ne lui laisse pas le temps de réfléchir. « À mon tour, » dis-je en me levant. Je l'allonge doucement sur le canapé, ses jambes tremblantes s'écartant à peine. Je me place entre ses cuisses, mes lèvres effleurant sa peau, puis descendant. Quand ma langue touche son intimité, elle tressaille, un gémissement lui échappe. Son souffle s'accélère, ses mains agrippent le tissu du canapé.
— Charles… Murmure-t-elle, mais sa voix se perd dans un soupir. Elle lâche prise, son corps se détend, ses hanches se cambrent légèrement sous mes caresses. Je continue, sentant son plaisir monter. Je me redresse, le regard brûlant. Je me positionne et la pénètre lentement. Elle pousse un cri, mi-plaisir, mi-peur, ses mains crispées sur mes épaules. Je commence des va-et-vient, lents d'abord, puis plus assurés, son corps s'adaptant au mien. Ses gémissements se mêlent à ses murmures.
Je change de position, m'assois et l'attire sur moi.
— Viens, Anne.
Elle hésite, puis grimpe, maladroite, ses mains sur mes épaules. Elle commence à bouger, ses va-et-vient timides au début, puis plus rythmés. Je l'encourage.
— Oui, comme ça, vas-y.
Ses mouvements s'intensifient, son souffle devient erratique. Soudain, son corps se tend, un cri puissant déchire le silence du salon. Elle tremble, emportée par un orgasme intense.
Son orgasme dure, long, intense. Anne tremble, ses gémissements s'étirent, son corps secoué par des vagues qui semblent ne pas vouloir s'arrêter. Elle s'agrippe au canapé, le souffle court, les yeux mi-clos, prenant du temps à redescendre. Je reprends mes va-et-vient, lents d'abord, puis plus appuyés, sentant son corps encore frémissant sous moi. Entre deux soupirs, à ma grande surprise, elle murmure, la voix cassée :
Son orgasme dure, long, intense. Anne tremble, ses gémissements s'étirent, son corps secoué par des vagues qui semblent ne pas vouloir s'arrêter. Elle s'agrippe au canapé, le souffle court, les yeux mi-clos, prenant du temps à redescendre. Je reprends mes va-et-vient, lents d'abord, puis plus appuyés, sentant son corps encore frémissant sous moi. Entre deux soupirs, à ma grande surprise, elle murmure, la voix cassée :
— Charles… Continue.
Ses mots, presque irréels, allument quelque chose en moi. Elle se libère, je le sens, et je décide d'en profiter. Sans un mot, je bascule sur le côté, me relève, et la guide pour qu'elle se mette à genoux sur le canapé, face au dossier. Elle obéit, hésitante, ses mains crispées sur le tissu. Je me place derrière elle et la pénètre fermement. Elle pousse un cri de stupeur, son corps se tendant sous l'impact. Mes va-et-vient reprennent, puissants, rythmés, chaque mouvement résonnant dans la pièce, mêlé à ses cris. Anne oscille entre peur et plaisir, sa voix tremblante :
— Charles… Ralentis… Vas-y doucement… Mais je n'écoute pas.
L'intensité me guide, mes mains sur ses hanches, je continue, chaque aller-retour plus fort, plus profond. Ses gémissements se mêlent à des plaintes, ses doigts s'enfoncent dans le canapé. La pièce s'emplit de nos respirations saccadées, de ses cris qui oscillent entre douleur et extase.
Soudain, son corps se crispe à nouveau. Elle bascule dans un deuxième orgasme, plus brutale encore, un cri rauque déchirant l'air.
Ses jambes tremblent, elle s'effondre presque contre le dossier. Je sens la vague monter en moi, et, dans un dernier élan, je jouis en elle, mon souffle rauque se mêlant au sien.
Je me retire doucement, le souffle encore court, et on se retrouve côte à côte sur le canapé, nos corps encore chauds, l'air chargé d'une tension étrange. Anne, les joues rouges, semblent revenir à elle, comme tirée d'un rêve. Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, elle se lève d'un bond, murmurant :
Soudain, son corps se crispe à nouveau. Elle bascule dans un deuxième orgasme, plus brutale encore, un cri rauque déchirant l'air.
Ses jambes tremblent, elle s'effondre presque contre le dossier. Je sens la vague monter en moi, et, dans un dernier élan, je jouis en elle, mon souffle rauque se mêlant au sien.
Je me retire doucement, le souffle encore court, et on se retrouve côte à côte sur le canapé, nos corps encore chauds, l'air chargé d'une tension étrange. Anne, les joues rouges, semblent revenir à elle, comme tirée d'un rêve. Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, elle se lève d'un bond, murmurant :
— Il faut que je rentre.
Ses gestes sont rapides, presque mécaniques. Elle ramasse sa robe noire, sa veste en jean, sa lingerie beige éparpillée, et les enfile à la hâte, évitant mon regard.
— Anne, attends, je te ramène. Dis-je, me redressant.
Elle secoue la tête, déjà en train de lisser sa robe.
— Non, Charles, ça va. J'habite pas loin, je vais marcher.
Sa voix est ferme, mais douce, comme toujours. Je n'insiste pas.
— D'accord. Comme tu veux. Elle ajuste ses cheveux, remet un semblant d'ordre dans sa tenue, puis se tourne vers moi, un sourire crispé.
— Bonne soirée, Charles. On se voit lundi au bureau.
— Bonne soirée, Charles. On se voit lundi au bureau.
J'acquiesce, un peu sonné.
— Ouais, à lundi.
Elle ouvre la porte et disparaît dans la nuit. Je reste là, seul, regardant l'espace vide qu'elle laisse derrière elle, la tête pleine de ce qui vient de se passer.
Le week-end passe dans une sorte de brouillard.
Lundi matin, j'arrive au bureau un peu pensif, mon café à la main. L'open space est calme, l'équipe s'installe doucement. Rayan lance une vanne, Julie râle sur une deadline, tout semble normal. Puis Anne arrive. Chignon impeccable, chemise beige, jupe grise, comme si rien n'avait changé. Elle me salue d'un sourire discret, professionnel, et va s'installer à son bureau. En fin de matinée, je la croise près de la machine à café, à l'abri des regards. Elle baisse les yeux, puis parle, la voix basse :
Le week-end passe dans une sorte de brouillard.
Lundi matin, j'arrive au bureau un peu pensif, mon café à la main. L'open space est calme, l'équipe s'installe doucement. Rayan lance une vanne, Julie râle sur une deadline, tout semble normal. Puis Anne arrive. Chignon impeccable, chemise beige, jupe grise, comme si rien n'avait changé. Elle me salue d'un sourire discret, professionnel, et va s'installer à son bureau. En fin de matinée, je la croise près de la machine à café, à l'abri des regards. Elle baisse les yeux, puis parle, la voix basse :
— Charles… Ce qui s'est passé… Je regrette, tu sais. Pour mon mari, mes enfants. Ce n'est pas moi, ça. Mais…
Elle marque une pause, ses joues rosissent légèrement.
— Cette nouveauté, ça m'a marquée. Ça m'a… Plu, d'une certaine façon. Je la regarde, un sourire en coin.
— Si t'as envie de recommencer, je suis là, Anne.
— Si t'as envie de recommencer, je suis là, Anne.
Elle ne répond pas tout de suite, son regard vacille, plein de doutes. Un sourire timide flotte sur ses lèvres, mais elle ne dit ni oui ni non.
— On verra, murmure-t-elle enfin, évasive. La porte de la salle de réunion s'ouvre, Thomas nous appelle.
— Charles, Anne, c'est l'heure ! Nouveau projet, on s'y met !
— Charles, Anne, c'est l'heure ! Nouveau projet, on s'y met !
Elle me jette un dernier regard, puis se détourne, reprenant son masque de collègue irréprochable. Je la suis, un peu troublée, sachant que quelque chose, entre nous, a changé à jamais.
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Commentaires ()
Cela me rappelle une femme que j'ai rencontré.
Délicieuse Anne.
J'espère que tu la revois et que tu lui fais l'amour avec délice.
C'était un plaisir à lire.
Bravo et merci