hésitation juvénile
Chapitre 1
00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Etrenu hésitation juvénile XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

hésitation juvénile — Chapitre 1

37 minutes
24.1k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Etrenu
Etrenu
Histoires publiées
108
Abonnés
119
J'aime cumulés
3.5k

hésitation juvénile

Chapitre 1

Gildas était heureux. Nu à jardiner dans son jardin de bord de mer, caché derrière les hauts murs, il commençait à goûter aux avantages de cette maison qu'il avait achetée trois ans plus tôt. Evidemment les travaux avaient été supérieurs et bien plus chers que prévu. Comme toujours. Mais cette fois il commençait vraiment à en voir le bout.
Les pièces de vie ainsi que sa chambre étaient maintenant achevées. Il venait de donner le dernier coup de peinture. Certes, il restait beaucoup à faire, mais enfin, la maison était maintenant parfaitement vivable.
Une belle soirée d'été. Une température douce. Il était allé piquer une tête juste de l'autre côté de son mur, là où s'achève la plage. De jour il était en maillot. De nuit il y allait nu, comme tant de braves gens honorables, leur respectabilité protégée par l'obscurité.
Il avait diner léger, dégusté deux verres d'un excellent Bourgogne, et il s'occupait de tailler quelques roses fanées et d'arracher des mauvaises herbes envahissantes.
Un peu à l'écart des autres, cette maison était un havre de paix et de tranquillité, personne ne pouvant voir ce qu'il pouvait bien se passer dans le jardin.
Il taillait tout en rêvassant de tout et de rien, libérant son esprit bien occupé entre son travail et les travaux, quand il entendit un léger bruit, comme un feulement, venant de la cabane. Il s'arrêta, écouta consciencieusement, cru qu'il s'était trompé quand il entendit à nouveau comme un souffle et un petit bruit sec sur les planches.
Cette cabane était pour lui un mystère. Adossée contre le mur à l'extérieur de sa propriété, elle était dotée de deux portes. L'une vers la plage, défoncée par les ans, les embruns et les vagues des grandes marées, l'autre dans une ouverture du mur donnant accès au jardin.
Pourquoi avoir construit cela ? Pour se changer avant d'aller se baigner ? Pour y déposer des affaires ? Si près de la maison ?
Il n'avait jamais su. Il s'était contenté de solidifier la porte donnant accès à son jardin en fixant des lourdes planches de bois en travers de la porte. Le toit de la cabane menaçait de s'effondrer. Cela le souciait car il en était responsable, mais pour le moment il avait autre chose à faire. Le sol était couvert d'algues mortes emmenées par les marées.
Il savait pourtant qu'il pouvait passer un œil entre le haut de la porte et la poutre horizontale qui tenait le toit.
Il s'approcha à pas de loup. Le feulement était plus clair. Un halètement. Un halètement humain.
Mû par la curiosité, il jeta un œil et sursauta. En dessous de lui car la plage était en contrebas, un jeune mâle, short aux chevilles et teeshirt sous le menton, caressait son sexe.
Il se recula, honteux d'avoir surpris ce petit moment solitaire si banal. « Laissons-le se masturber. Il n'y a pas de mal à se faire du bien » se dit-il. Pourtant quelque chose l'intrigua. Quelque chose n'allait pas.
Il était pourtant clair qu'un gars se pignolait, là, tout près, de l'autre côté de la porte pourrie. Mais… Mais quand on se masturbe…
Il pencha à nouveau la tête et observa plus attentivement. Oui, c'était cela. C'était cela qui n'allait pas : le jeune homme qui se masturbait exhibait un pénis tout mou, à peine tendu.
Etonné car à son âge on bande en général vite et bien, et on se pignole aussi vite fait bien fait, il le regarda. Dix-neuf ans, vingt ans au plus, maigrelet, la peau blanche, presque glabre malgré une chevelure frisée abondante, le bougre s'acharnait sur son sexe.
Gildas se souvint que, plus jeune, il lui était arrivé de se masturber plusieurs fois de suite et que, forcément, après la deuxième éjaculation, son sexe était bien mou et l'orgasme difficile à atteindre. Mais pris dans une frénésie masturbatoire, le jeune mâle s'acharne sans répit.
Était-ce cela ?
Le jeune finit par retirer l'encolure de son teeshirt pour le reposer sur son dos. Il avait ainsi les mains libres pour se caresser les tétons, les fesses, tenir ses bourses en les massant sans cesser de s'astiquer. Mais rien n'y faisait : il ne durcissait pas.
Il le sentit déprimé par son incapacité à durcir comme tout jeune beau mâle. Il eut de la peine pour lui, s'interrogeant sur la dernière fois qu'il avait joui. Il espérait que c'était très récent, ce qui expliquerait sa difficulté du moment. Mais si sa dernière éjaculation datait de la veille, alors là le gamin avait un vrai problème.
Il persévérait pourtant, gémissant douloureusement.
Le jeune mâle écarta les genoux, donc les fesses, et passa une main dans sa raie. Tiens ? Il était sensible du fessier ? Ce minet était-il gay ? Vu comme il se pinçait également les tétons, c'était tout à fait plausible.
Eh bien, se dit Gildas, grand bien lui fasse !
Brusquement la porte donnant sur la plage s'ouvrit en grand. Le jeune cria de surprise. Un homme, une petite cinquantaine d'années, en short de bain, apparut et s'exclama :
– Et bien mon coquin ! On se donne du plaisir ? Tout seul ? En solitaire ? Ce n'est pas gentil pour les messieurs, ça !
– Excusez-moi, M'sieur, bredouilla le branleur. Je ne le ferais plus !
Il tenta de remonter son short mais l'homme avança son pied et l'écrasa au sol entre ses chevilles. Le tissu tendu, il ne pouvait même pas bouger au risque de perdre l'équilibre.
– Ne t'inquiète pas, mon tout beau. C'est normal de se branler à ton âge. Tu n'as pas à t'excuser, bien au contraire. Tu es très mignon comme ça ! Continue. Fais-moi plaisir, branle-toi encore, le spectacle est splendide !
Le jeunot, sonné, ne savait plus quoi faire. L'homme approcha la main mais se contenta d'effleurer son pénis.
– Si tu ne veux pas que je te le fasse, fais-le toi-même. Allez ! A moins que tu ne préfères que je m'occupe de ton petit sexe ? Il est bien petit. Et mou. Allez beau gosse, je suis certain que tu peux mieux faire !
– Oui M'sieur, bredouilla le blanc bec, sans toutefois bouger.
– C'est moi qui t'astique ?
– Non !
– Alors fais-le, montre-moi que tu es un vrai mâle !
Le tendron s'exécuta. Il attrapa ses bourses, pour les protéger autant que pour se faire du bien, et l'autre main repris ses tentatives masturbatoires, ses yeux roulant en tous sens pour trouver une échappatoire. 
Le spectacle dû plaire au voyeur car il défit la ficelle de son maillot pour en sortir un gros phallus turgescent. Un regard mauvais sur le visage, il commença lui aussi à s'astiquer.
Gildas se dit qu'il lui fallait intervenir.
Il prit d'autant plus cette résolution, sentant la colère monter en lui, que le pervers arrêta la main du junior pour la prendre et la déplacer sur son chibre.
– Tiens, serre ma queue. Tu sens sa dureté ? Une vraie queue d'homme ! Bien dure, bien longue. Tu aimes ? 
Le jeune, paniqué, ne répondait pas.
– Oui, serre-la bien, comme cela. Je vois que tu aimes cela, astiquer les hommes, les vrais, les puissants. Vas-y, branle-moi doucement.
La main du jeune gars s'avança puis recula, faisant rouler le prépuce de l'homme sur son gland bien lubrifié.
Gildas eut ainsi la preuve qu'il savait se masturber avec un sexe bien raide. Sa panne n'était que passagère. Il en fut heureux pour lui.
– Oui tu aimes cela, mon mignon. Tu es une vraie petite salope, toi. Que diraient tes parents s'ils savaient que tu te masturbes en public sur la plage ? Hein ?
– Ne dites rien, M'sieur ! S'il vous plait !
– Et que tu branles des hommes, en bon petit pédé que tu es ! 
– Non M'sieur, s'il vous plait !
– Tu sais ce qu'on va faire, alors ? Tu vas arrêter de me branler.
– Oui M'sieur !
– Pour me sucer. Je suis certain que tu as une bonne bouche à bites. Tu sais faire cela, bien sûr. Et quand tu m'auras bien excité, je vais t'enculer. Tu la sens ma queue ? Et bien tu vas la prendre dans ta bouche et dans ton cul, d'accord ? Et tes parents n'en sauront rien.
– Ses parents peut-être, mais son cher oncle est au courant, lui ! dit Gildas en surgissant nu par la plage après avoir fait le tour. Ça va mon neveu ? Encore un de tes jeux érotiques ?
De surprise le jeune gars lâcha la queue de l'homme qui se retourna d'un coup. Gildas lut aussitôt la peur dans ses yeux.
– Eh bien, voilà trois verges à l'air ce soir ! Mais quand je vois la taille de celle de mon neveu, je crois qu'il n'a pas envie d'aller plus loin avec vous. Alors, vous savez ce que l'on va faire ? Vous allez nous laisser et mon neveu va rentrer à la maison. As-tu diné au fait ? Tu as faim ?
– Euh oui. Non.
– Vous savez ce que c'est que les jeunes en vacances, monsieur. On ne sait jamais où ils sont, avec qui ils sont, ni s'ils seront là pour diner. Quant à savoir à quelle heure ils se couchent et ils se lèvent, alors là…
– Il ne faut le laisser trainer le soir… balbutia l'homme.
– Je crois surtout qu'il ne faut pas laisser votre queue trainer hors de votre maillot le soir, surtout quand vous croisez un jeune. Et qu'à votre âge il faut maîtriser ses pulsions. Savez-vous ce que nous allons faire ? Vous allez immédiatement faire demi-tour et rentrer chez vous. Si vous avez une femme, je vous souhaite de la convaincre de vous ouvrir ses cuisses pour que vous puissiez libérer en elle vos pulsions malsaines. Sinon c‘est veuve poignet. De notre côté nous n'allons rien dire, ne pas porter plainte, vous foutre la paix, à une condition : vous ne remettez plus jamais les pieds de ce côté-ci de la plage, est-ce clair ?
– Oui, d'accord, fit l'homme en replaçant son sexe qui s'était bien amolli dans son maillot.
– Es-tu d'accord, mon neveu préféré ?
– Euh... Oui.
– Oui Tonton ! Je te l'ai déjà dit ! Quand donc vas-tu comprendre ?
– Oui Toton, pardon !
– Mon neveu préféré est toujours pardonné, tu le sais bien. Allez, bonsoir monsieur. A ne plus jamais vous revoir, monsieur. 
L'homme regarda le petit jeune une dernière fois, puis Gildas. Son vis-à-vis était musclé, prêt à bondir. Il savait qu'il était incapable de se battre. Il n'hésita qu'une fraction de secondes avant de pivoter et de les quitter en retournant vers la plage.
 
Gildas et le jeune gars attendirent de le voir disparaitre au loin avant de bouger.
– Désolé de t'avoir vu en mauvaise posture. Je ne supporte pas les enfoirés comme ce type. Moi c'est Gildas.
– Léo. Je… Merci… Je ne sais pas ce qui se serait passé sans vous…
– Tu aurais fini par lui balancer un coup dans les couilles ou à mordre sa bite et tu te serais barré. 
– Peut-être.
– Mais pour l'instant… Attention !
Léo avait remonté son short brusquement le long de ses jambes. Gildas l'arrêta.
– Ton short est dégoûtant, plein d'algues ! Aïe tu viens d'en étaler plein sur tes jambes. Arrête. Enlève-le complètement.
– Mais…
– J'habite de l'autre côté du mur. On a dix mètres à faire et on sera à l'abri chez moi. On y verra plus clair pour examiner la situation.
– Mais je ne peux pas sortir avec le cul à l'air !
– Et le mien, de cul, il est où ? Allons, regarde, il n'y a plus personne. A part toi et moi. Dix pas et on est à l'abri chez moi. Je ne suis pas non plus du genre à me montrer à poil devant mes voisins. Allez, viens.
Léo se décida et retira entièrement son short. Sexe et verge à l'air, teeshirt derrière la nuque, il suivit Gildas précautionneusement. Tout en regardant son fessier, qu'il trouva bien musclé.
Gildas referma le loquet de la porte donnant accès à la plage.
– Voilà, nous sommes tranquilles maintenant. Il n'y a que toi et moi ici.
– C'est que… Je n'ai pas l'habitude d'être tout nu dehors.
– Tu l'es bien dans ta chambre, dans ton lit ! Viens sur la terrasse.
– Même pas. Chez moi on n'est jamais tout nu. Cela ne se fait pas.
– C'est un tort ! Quoi de plus naturel ?
– Et chez vous ?
Gildas attendit d'être arrivé sur sa terrasse pour répondre en tournant sur lui-même.
– regarde mon corps, mes fesses, mon entrejambe. Vois-tu une trace de maillot ?
– Non.
– Parce que quand je suis tranquille ici, je ne dérange personne. Alors pourquoi mettre un vêtement quand il fait chaud ?
– Effectivement.
– Tu sais, ce ne sont que des conventions sociales, cela. L'important est d'être bien dans son corps, dans sa vie. Cela n'a pas trop l'air d'être le cas pour toi. Je me trompe ?
– Euh, non. Je suis désolé pour le spectacle que j'ai donné dans la cabane.
– T'inquiète, mon gars ! Aucun problème. Tu te masturbais, c'est la vie. Cela n'a rien ni de grave, ni de choquant.
– Quand même…
– Ecoute. Tu es au milieu d'une foule de mille personnes. Mille hommes pubères. Sur les mille, combien se masturbent, selon toi ?
– Je… Je ne sais pas. Pas beaucoup.
– C'est cela que dit ton éducation ?
– Oui.
– Mille. Toi comme absolument tous les hommes, moi compris, tiens, c'était avant-hier soir, devant un film porno, tous les hommes se masturbent. C'est indispensable ! C'est nécessaire pour une bonne hygiène corporelle. Sinon tes couilles implosent !
– Quand même…
– Excuse-moi. Pour une bonne hygiène corporelle, soit tu te masturbes, soit tu t'accouples.
– Oui, bien sûr.
– Ah, il y a une troisième option, pour nous les hommes.
– Une troisième ? Je ne vois pas. Laquelle ?
– Tu acceptes l'idée que tous les hommes se masturbent ?
– Oui, peut-être. Tout dépend de la fréquence.
– Nous sommes d'accord là-dessus. Autrement dit, tout dépend de ta libido. A ton âge, elle est en ébullition permanente. D'où tes besoins d'éjaculer sans doute plusieurs fois par jour. 
Léo se mit à rougir.
– Alors soyons clairs : à mon âge, une fois par jour ou une fois tous les deux jours, c'est normal. Branlette, copulation ou… A ton âge, plusieurs fois par jour c'est tout aussi normal. Tu réalises que j'ai eu ton âge et que je me suis pignolé plusieurs fois par jour, en des lieux tout aussi improbables que cette cabane, dans mon lit, dans la salle de bain, en extérieur. C'est normal, je te dis. Tu n'as pas à avoir honte.
– Si vous le dites, se résolut à dire le minet, sachant bien qu'il avait raison. Et la troisième manière ?
– Petit curieux ! C'est ce qu'on appelle une gâterie, une turlutte, une sucette, une fellation, si tu préfères. Celui qui suce, gars ou fille, n'attend pas forcément de réciprocité. Son plaisir, outre les délicieuses sensations de la fellation, c'est de permettre à son sucé de prendre son pied, jusqu'à l'éjaculation, dans la bouche, sur le visage, sur le corps ou par terre. Comme on veut.
– Ah ? répliqua Léo, rouge pivoine.
– Ne me dis pas que personne ne t'a jamais parlé de fellation ?
– Personne ? Euh, non, si…
– Personne physique, ou à travers les écrans.
– Oui, oui, je ne suis pas si ignare !
– Je me disais, aussi… Mais, fais voir ton short ? Ah oui. Il est vraiment cradingue. Et puant. Et toi, tu en as plein les cuisses.
Léo plaça brusquement sa main devant sa verge avant de réaliser l'inanité de son geste.
– Pardon, murmura-t-il en écartant sa main.
– Un réflexe de survie tout à fait salutaire ! Tourne-toi ? Ah oui, tu as les fesses sales, aussi. Sans doute la cloison de la cabane.
– Je n'aurais pas dû aller là. Je suis nul.
– Tu étais excité. C'est une bonne nouvelle. Tu as choisi cette cabane, n'aie aucun regret !
– Quand même, vous m'avez vu en train de…
– Oui. Et j'ai vu que tu avais du mal. Ce qui arrive à tous les hommes. Nous ne sommes pas toujours au top.
– Et puis le gros salaud…
– Oublie-le. Et si te le croise dans la rue, regarde-le fixement dans les yeux de manière agressive pour lui rappeler que si tu portes plainte, c'est une agression sexuelle.
– J'ai quand même tenu sa queue dans ma main.
– Tu étais sous son influence.
– Je suis n…
– Chut ! Non tu n'es pas nul ! Tu es un jeune mâle qui a les besoins et les doutes de son âge. Alors donne-moi tous tes vêtements, je vais lancer une machine. J'en avais une rapide à faire. Mes affaires de sport.
– Je ne veux pas déranger.
– Je ne suis pas du genre à me laisser emmerder. Si je te propose, c'est de bon cœur. Viens, c'est par-là.
Léo se débarrassa de son teeshirt. Nu, ses chaussures ôtées, ses vêtements à la main, il suivit son hôte.
Gildas l'entraina vers la buanderie. Il fit un détour par sa salle de bain pour prendre son sac de linge sale. Il demanda à Léo de rincer son short dans un lavabo tandis qu'il étalait ses vêtements sales par terre pour les trier. Il mit des chemises en lin à part et jeta le reste, pièce par pièce. Léo écarquilla les yeux en voyant un petit string. Gildas s'en amusa.
– Tu vois, je ne suis pas toujours nu chez moi. Parfois je suis en string.
– Je n'en avais jamais vu sur un mec.
– Attends, je l'enfile, je te montre !
– Non !
Trop tard. Gildas l'enfila ostensiblement. Devant l'ingénu il enroula sa verge vers l'avant et remonta le filet de maille dessus, qui ne cachait pas grand-chose. Il se tourna pour ajuster la ficelle entre ses fesses.
– Voilà, c'est aussi simple que cela. Je ne vois pas ce qu'il y a de surprenant.
– Ce n'est pas dans ma famille qu'on mettrait cela. C'est…
– Mignon ?
– Spécial.
– Je suis d'accord. L'intérêt de ce sous-vêtement c'est d'abord d'avoir les fesses à l'air. Tu ne trouves pas que c'est bon ? Tu t'habitues ?
– Un peu.
– J'imagine que ça veut dire « oui c'est sympa d'avoir les fesses à l'air ! ».
– Ce n'est pas désagréable…
– Et bien tu vois, tu y viens ! Et le deuxième intérêt c'est la position de ta verge dans la poche. Es-tu slip ou boxer ?
– Slip, pourquoi ?
– Bravo. Bon choix.
– La plupart de mes potes sont en boxer. Mais dans ma famille…
– Pour une fois j'approuve ta famille ! Mais l'inconvénient du slip c'est la position de ta verge dans la poche. Tu la places à droite ou à gauche ?
– Je ne sais pas… réfléchit l'éphèbe en mimant la mise en place dans son slip.
– A droite, nous sommes d'accord ?
– Oui.
– C'est pour cela que tu as nombre d'hommes qui ont un pénis qui penche à droite, ou qui penche à gauche. Pas quand il est flasque.
– Quand on bande, ou presque, j'avais compris.
– C'est très amusant à voir.
– Je n'avais jamais vu cela. C'est vrai ou vous me racontez des conneries ?
– Je t'assure que c'est vrai. Tu t'en apercevras avec le temps. Parce que moi j'en ai vu, privilège de l'âge, bien plus que toi.
– Je m'en doute ! Tant mieux pour vous.
– Et donc là, avec un string, tu la mets vers l'avant, enroulée en bas.
– Ah oui, murmura Léo en rougissant à nouveau au moment de regarder le pénis de son ainé.
– Un boxer ou un slip taille haute, tu peux placer ton pénis vers le haut. Il faut le replacer souvent, mais ce n'est pas grave. Tu sais qu'en moyenne un homme âgé entre vingt et quarante ans replace en moyenne chaque jour quatorze fois son sexe dans son sous-vêtement ?
– Ah bon ?
– Et oui. Et les filles qui surprennent ce simple geste nous disent qu'on se tripote.
– Ben non, c'est une question de confort.
– Mais cela, elles l'ignorent ! On doit la replacer car on change de position, car on connait des érections incontrôlées (enfin à ton âge, parce qu'au mien c'est fini), car l'activité physique la déplace.
– Ah bon ? Cela passe ces érections en journée ?
– Eh oui mon gars !
– C'est parfois gênant.
– Mais profite, car quand ça ne le fera plus, tu en auras la nostalgie !
– Peut-être…
Léo passa son short rincé. Gildas finit de tout enfourner dans le tambour. Le jeune homme repéra un jockstrap. Gildas hocha la tête en guise de confirmation. Le novice ne fit pas plus de commentaire.
Le lave-linge démarra pour un programme rapide de trente minutes.
– Viens prendre une douche, dit Gildas. On dirait un soldat camouflé revenant de mission.
– Je ne crois pas avoir le gabarit d'un militaire ! ironisa Léo.
– Je suis d'accord. Petit gabarit !
– Mais costaud.
– Et malin, j'en suis certain.
– On le dit. Même si se faire surprendre en pleine branlette n'est pas malin-malin…
– C'est fini avec ces remords inutiles ? Ce qui est fait est fait. Tu ne vas pas revenir en permanence là-dessus !
– Okay ! Promis !
– Pour la douche, extérieur ou salle de bain ?
– Extérieur, il y a plus d'espace.
– Extérieur, je préfère. Nous avons cela à la maison. Mais jamais personne ne s'y est rincé tout nu !
– Qu'en sais-tu ?
– Je…
– Je t'embête. Attends, j'attrape une serviette.
 
Les deux hommes se lavèrent l'un après l'autre sous la douche extérieure, heureusement tiède. Ils se savonnèrent en bavardant. Léo expliqua où était la maison de famille. Gildas parla de son boulot, de son coup de cœur pour cette maison.
Une fois secs Gildas lui proposa de boire un verre en terrasse. Léo accepta. Ils choisirent tous deux un rhum arrangé. Et ils reprirent leur amicale conversation, côte à côte dans un fauteuil douillet.
Après un quart d'heure, Gildas lui dit, dans un sourire :
– Tu vois ?
– Je vois… Quoi donc ?
– Au bout d'un moment on oublie qu'on est tout nu. Tu es déjà resté nu aussi longtemps ?
– Jamais ! Et encore moins avec un homme.
– Et cela te gêne ? Tu trouves cela comment ? Agréable ? Stressant ?
– Vous avez raison, c'est bizarre. Je ne ressens plus de gêne d'être nu avec vous. C'est même plutôt sympa. Avec en plus ce filet d'air chaud.
– Le bonheur simple du naturisme. Se reconnecter avec son être, avec sa nature profonde.
– Vous êtes homo ?
– Difficile à cacher. Avant j'étais bi. J'ai eu des relations avec des filles. Mais depuis longtemps il n'y a que les garçons qui m'intéressent.
Léo tressaillit et rougit en recevant en pleine face ce propos.
– Attends, ne t'y trompe pas. Dans le milieu gay, quand on parle de garçon, on ne parle pas des jeunes. C'est un terme générique pour décrire des humains avec du poil, des couilles, une verge. Entre autres. Et les filles ce sont toutes les femmes. Enfin, ce n'est pas aussi clair que cela, mais c'est assez courant. Chez les hétéros on parle plutôt des mecs et des nanas.
– Vous n'êtes pas comme…
– L'autre enculé de pervers ? Non. Je commence d'ailleurs à regretter de ne pas avoir porté plainte.
– Ne faites pas cela ! Ma famille !
– Non, je ne le ferais pas. Je ne vois évidemment pas comment on expliquerait ta présence, short aux pieds, teeshirt relevé, dans la cabane. L'autre empafé, s'il passe entre les mains des flics, fera tout pour démontrer que c'est toi, petite tapette, qui l'a allumé. Et pourquoi pas qui lui as donné un rendez-vous là.
– Non ! Ce n'est pas vrai ! Je n'ai pas fait cela ! Et je ne suis pas une tapette.
– Je le sais ! Ne t'inquiète pas ! Loin de moi cette idée. Mais ce genre de salauds est toujours prêt à tout. Alors prudence avec lui. Sinon je lui aurais cassé la gueule, mais ce n'était pas plus une bonne idée…
– Oui, je suis d'accord. Discrétion. Confirma Léo, apaisé.
– Et sache, pour être clair, que si j'apprécie la beauté d'un corps juvénile, masculin bien sûr, je ne suis pas attiré sexuellement par les gars de ton âge. Je les préfère du mien, ou à peine plus jeune.
– Je ne suis pas beau. Trop maigre. Pas de muscle. Toujours blanc ou rouge de coups de soleil. J'en ai marre de me tartiner de lotion solaire !
– Alors ça mon gars, tu n'as pas fini ! On n'y peut rien sur la génétique de sa peau !
– Si, des croisements, mais cela prend des générations !
– Ce qui ne résout pas le problème du moment. Je te comprends. C'est pénible. Mais, sincèrement, tu n'es pas moche. Tu dois plaire aux hommes et comme aux femmes.
– Vous croyez ?
– Aux hommes ? Ou aux femmes ?
– Je… Je ne sais pas trop…
– Je vois cela.
– On peut vraiment aimer les deux ?
– J'ai aimé les deux. Et je suis loin d'être le seul. Tu veux que je te dise ce que je crois ? Combien y-a-t-il de pourcentage de gays dans une population donnée, selon toi ?
– Je ne sais pas, dix, quinze pour cent ?
– Je parle de gay qui, même devant la plus belle fille du monde en chaleur sont incapables de bander, on est d'accord ?
– C'est cela votre définition du gay ? s'amusa Léo.
– C'est un peu caricatural, j'avoue. D'accord. Mettons quinze pour cent. Et bien moi je crois qu'il n'y a pas plus d quinze pour cent d'hommes qui n'aiment que les femmes.
– Hein ?
– C'est une théorie très personnelle, non démontrée scientifiquement. Juste de l'observation. Cela fait deux-tiers d'hommes qui sont comme moi bisexuels, qu'ils l'acceptent ou non, selon leur éducation ou les normes sociales. Parmi eux ceux qui ont des amitiés fortes, des amitiés masculines comme on disait avant, ceux qui ont de très bons potes de sport, avec qui ils aiment suer et prendre ensuite une bonne douche ensemble.
– Cela fait du monde !
– Tant que nous sommes satisfaits sexuellement et, surtout, sensuellement, car nous les hommes nous sommes aussi des êtres sensuels, avant d'être des obsédés sexuels…
– On l'est quand même, obsédés !
– Oui, mais aussi sensuels, alors tant qu'une femme nous comble, on ne vire pas pédé. Et puis le temps, les échecs sentimentaux, les frustrations… De plus en plus d'entre nous se libèrent des chaines sociales.
– Vous croyez vraiment ?
– Peut-être que la proportion est moindre. Mais regarde, le pervers de ce soir, quand je lui ai dit qu'il pouvait aller baiser bobonne dans son camping, il n'a pas répliqué. Je suis certain qu'il est en couple, mais qu'ils baisent encore ensemble ou pas (un enfoiré pareil ça baise, ça ne fait pas l'amour) le gars est attiré par les mecs, de préférence plus jeunes et fragiles que lui. Un frustré pervers. Bisexuel de la pire espèce.
– Rhabillé pour l'hiver ! lança Léo avant d'éclater d'un rire cristallin.
Il se calma lentement, sous le regard bienveillant d‘un Gildas qui ne parla plus. Un silence complice s'instaura.
Gildas leur servit un nouveau rhum. Ils le dégustèrent. Léo voulut tenir encore plus longtemps. Il céda le premier.
– Vous ne dites pas tout cela par hasard, bien sûr.
– Bien sûr que non.
– Vous avez tout vu ? Vous avez vu que je n'arrivais pas à bander ?
– Oui. J'en ai été très triste pour toi. Les pannes, j'en ai déjà eu, c'est pénible. Mais à ton âge c'est terrible.
– Et vous avez deviné la cause.
– Je m'en doute un peu. Féminin ou masculin ? Tu n'arrives pas à choisir. Tu voudrais être totalement hétéro. Pourtant le corps des hommes t'attire. Tu t'en veux. Tu es excité, mais tu refuses l'excitation homosexuelle.
– C'est un peu cela, oui. J'aimerais trouver une fille super avec qui on ferait l'amour dix fois par jour ! On vivrait ensemble une histoire d'amour passionnée. On aurait plein d'enfants. C'est nul comme rêve. C'est pathétique. Je suis pathétique.
– C'est le rêve de quasiment tout le monde. Homme et femme rassemblés. Alors non, ce n'est ni nul, ni pathétique. C'est juste extrêmement difficile à atteindre. Et l'assurance d'une gamelle sentimentale majeure si on se laisse obséder par cela au point de ne pas voir qui est vraiment la jeune fille qui vous fait du gringue mais qu'on projette aveuglément ses rêves sur elle.
– Je sais. Je vis cela. Ou plutôt je vivais cela. J'ai dit à mes parents que je n'étais pas intéressé par la fille de leurs amis. Ils n'arrêtent pas de m'emmerder avec ça, ils affirment qu'elle est faite pour moi.
– Une mère méditerranéenne ! Qui veut marier son fils ! Tu crois vraiment que tu es le seul au monde ?
Léo sourit tristement.
– Non, bien sûr, mais c'est pénible.
– L'amour est pénible. Celui de couple. Celui des parents. Celui des enfants. Mais il n'est pas que pénible. Il est aussi beau, puissant, sincère, réconfortant. C'est le monde des adultes, ça : la vie n'est pas en noir et blanc.
– je m'en doute.
– Et tu le vis. Avoir tes états d'âmes est aussi normal, pour ne pas dire banal, que d'avoir besoin de se pignoler.
– En pensant à un mec. Non, en pensant à un garçon, puisque c'est comme cela qu'en homo refoulé je dois parler des gars qui…
– Te plaisent ? T'excitent ? T'attirent ?
– Tout cela mélangé, oui.
– Ce que tu refuses.
– Quel avenir cela a-t-il ? Devenir pédé ? pardon, sans vouloir vous offenser, mais…
– Alors… Comment dire… Se branler, avoir une mère chiante, se demander quel avenir puis-je avoir en étant gay, voilà trois choses d'une banalité affligeante, jeune homme. Cette question-là, moi aussi je me la suis posée.
– Et la réponse ?
– Est qu'on ne peut pas vaincre sa nature profonde. Du moins si tu veux être heureux, et non pas frustré. Sais-tu que Hoover, le patron du FBI pendant près de cinquante ans entre les années vingt et les années soixante-dix, l'homme qui fit la chasse aux homosexuels aux Etats-Unis, et bien ce brave Edgar était homo et vivait avec son bras droit. 
– Non…
– Aujourd'hui prouvé, oui mon gars. Il avait une telle haine de lui-même en tant qu'homo qu'il en était d'autant plus tordu et vicieux. S'il avait assumé, sans doute aurait-il été plus heureux.
– C'est ce que vous me dites, assumer ?
– Accepter, d'abord. Un jeune mâle te plait ? Accepte de bander pour lui et de t'imaginer dans ses bras quand tu te donnes du plaisir solitaire.
– La branlette, rien que la branlette ?
– Après, il faudra franchir une étape de plus : oser le draguer. Au risque de se prendre un râteau. Tu vois mon jardin ?
– Oui, il est beau.
– Il n'y a pas de beau jardin sans râteau.
– Elle est facile, celle-là !
– Mais assez vraie…
Ils éclatèrent de rire. Léo resta songeur en regardant au loin. Il finit par se tourner vers son ainé.
– Et vous croyez que cela va me faire rebander ?
– Depuis quand as-tu du mal ?
– Des mois. Depuis que j'ai réalisé que je ne pourrais pas vivre avec Christiane. Depuis que je connais Paul…
– Tu as réglé le sujet Christiane ?
– Oui.
– Avec elle et avec tes parents ?
– Avec elle d'abord. Puis avec les parents. Elle m'a dit qu'elle me comprenait. Qu'elle trouverait un autre mari.
– C'est dingue, on se croirait un siècle en arrière quand les filles de bonne famille devaient trouver un bon parti.
– La France éternelle…
– Pas la black-blanc-beur.
– Pas du tout !
Un nouveau silence s'instaura. Que Léo rompit encore.
– Qu'est-ce qui vous dit que je suis pédé ? Que ce n'est pas une simple « amitié masculine ».
– Je dois te faire un aveu. Viens voir.
Gildas se leva et l'entraina devant la porte arrière de la cabane. Il lui montra l'entrebâillement. Léo se contenta de dire :
– Vous avez tout vu. Je m'en doutais. J'avais le sentiment qu'on me regardait.
– C'était dérangeant ?
– Non. Au contraire. C'était un sentiment excitant.
– Je jardinais. J'ai entendu du bruit. Je me suis approché. Je t'ai vu, en train de te battre avec ta masturbation… Je te présente mes excuses.
– Excuses accordées. Cela n'a aucune importance maintenant. Au contraire. Je vous suis reconnaissant de m'avoir sorti de là. Et de vos conseils.
Les deux hommes s'éloignèrent du mur, tout en restant dans la pénombre, loin de la terrasse éclairée.
– Et donc ? Qu'est-ce qui vous dit que je suis pédé ?
– La manière dont tu te caressais. Les tétons. Tu es sensible des tétons.
– C'est vrai.
– C'est un truc d'homos. Les hétéros sont focalisés sur ceux de la fille avec qui ils s'accouplent… Tes caresses sur tes flancs, tes fesses. Ta main qui est passé dans ta raie.
– Vous avez vu cela aussi ? déglutit Léo difficilement.
– Oui. Je fais la même chose. De manière plus appuyée. Je travaille davantage mon anus… Question d'habitude.
– Vous aimez être sodomisé ?
– Il n'y a rien de meilleur au monde. Quand c'est fait par un mâle attentionné. Ce sont les sensations les plus absolues.
– Cela vous fait de l'effet en tous cas : je me trompe ou bienvous bandez ?
– Un peu, certes.
– Je ne vous en veux pas. Je n'en ai pas peur. Vous aimez enculer les hommes aussi ?
– Oui.
– Et vous préférez quoi ? Enculer ou être enculé ?
– J'aime autant l'un que l'autre. Tout dépend de mon partenaire.
– Vous avez un petit ami en ce moment ?
– Non. Je sors d'une rupture un peu douloureuse.
– Désolé. Je n'aurais pas dû vous parler de cela.
– Ce n'est pas grave.
– Et quoi d'autre sur ma gaytitude ?
– Tu n'as pas refusé de saisir la bite du pervers. Ta main a été comme aimantée. C'était plus fort que toi. Avais-tu déjà été allumé par un homme, le sexe en évidence et en érection ?
– Non. J'avoue. Et j'ai l'impression que ce soir j'en aurais vu deux…
– Désolé.
– Pas de problème. Je vous ai trouvé, comment dire, particulièrement beau et viril avec votre sexe au repos. Vous l'êtes plus encore avec votre phallus en majesté.
– C'est gentil. Mais tu ne me dois rien. Nous n'avons pas à…
– Alors vous me recommandez quoi pour accepter ? Penser à Paul en m'astiquant ?
– Tu penses à lui, là ?
– Oui, pourquoi ?
– Parce que je devine une magnifique saucisse bien grosse et bien courbe entre tes jambes !
– Ah ? Ah oui. Je suis excité. Pas autant que vous. Mais plus que tout à l'heure.
– Alors continue à rêver de ce que vous pourriez faire tous les deux ensemble !
– Si je vous dis que j'adorerais le sucer, je vous choque ?
– Pas le moins du monde ! 
– Et que j'adorerais qu'il me suce ?
– Cela me semble parfaitement honorable, entre amants.
– Humm… 
Léo commença à se tripoter sous les yeux complices de son ainé qui, tout en restant en retrait, ne quittait pas la main des yeux.
Il s'astiquait tout en se caressant le torse, le ventre, le flanc, les fesses. Il se retourna pour écarter les jambes et se pencher en avant.
La main scrutée par les yeux de Gildas pétrissait les fesses, passait dans la raie, claquait doucement le galbe. Bientôt les doigts s'arrêtèrent à hauteur de l'anus et se mirent à le chouchouter.
– Comme cela ? demande Léo d'une voix rauque. 
– Oui, c'est comme cela que nous les pédés nous faisons. Mets un doigt dans ta bouche pour l'humecter, et reviens percer ton anneau intime.
– M'enfoncer un doigt dans le cul devant vous ?
– C'est juste une suggestion.
– Que j'agréée, dit Léo en enfonçant une première phalange et en faisant de petits mouvements circulaires.
Tout en se masturbant, yeux fermés, Léo se rapprochait de la lumière de la terrasse. Consciemment ou inconsciemment, il voulait que Gildas le regarde en plein plaisir solitaire.
Le seul contact entre eux était visuel. Gildas se gardait bien de le toucher. Le bougre était en plain plaisir exhibitionniste. Sans doute n'était-il pas prêt à davantage.
Il se trompait.
Léo finit par se remettre face à lui, de lâcher son sexe qui retomba, toute somptueuse saucisse qu'il fut.
– Vous voyez, même comme cela je n'arrive pas à bander à fond.
– Quand tu seras dans les bras de Paul, je suis certain que cela viendra naturellement. Tu baderas pour lui, c'est sûr.
– Bander quand on se branle, quand on s'accouple… Vous n'avez pas dit qu'il y avait un troisième moyen ?
– Pardon ?
– Je me demande depuis longtemps l'effet que cela fait d'être sucé. Vous voulez bien me rendre ce service ? Me sucer ?
– Non ! Tu es…
– Je ne le regretterai pas ! Je vous le demande, en ami, en complice, en bons voyeurs et exhibitionnistes que nous sommes tous deux ! Montrez-moi quel effet cela fait de se faire sucer ! S'il vous plait !
Gildas le regarda, interdit. Il sentait son sexe tendu vibrer de désir. Léo avançait son bassin vers lui en se caressant les fesses.
Il voulut refuser encore, tout en ouvrant la bouche. La saucisse était si appétissante !
Léo insista encore. Gildas tomba à genoux. Le bougre s'approcha. Il remua du bassin comme pour caresser les joues de celui qui avait maintenant la bouche grande ouverte. Les caresses devinrent petites claques, délicieuses. La saucisse grossit encore.
Gildas tira la langue. Le gland trempé de précum se posa dessus. Léo grogna. Gildas referma ses lèvres sur le bonbon lisse et aussitôt entreprit de le lécher en bouche.
Léo gémit sourdement. Il prit appui sur les solides épaules. Et se laissa déguster.
Le sexe était raide avant même que Gildas n'entame les va et vient. Il le sortit de sa bouche, le contempla en disant :
– Comme elle est belle ! Bien grosse ! Bien dure ! Quelle bite, mon Léo ! Quelle splendide bite !
– C'est à vous que je le dois ! Merci ! Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vue ainsi !
Léo s'écarta, bougea, dansa, admirant comme son partenaire la queue restant bien raide. Il riait, fou de joie d'avoir retrouvé la beauté de son phallus. Il l'approcha des lèvres, l'offrit encore à la bouche. 
Il proposa à Gildas de le toucher, de le caresser, de le branler. L'ainé le fit en félicitant le jeune homme pour la beauté, la douceur, la fermeté de son sexe.
Léo se frotta entre les fesses de l'homme qui en grogna de désir. Cruel, il se tourna face à lui pour coller leurs ventres l'un contre l'autre, tout en sentant les deux membres écrasés. Il se frotta encore. Il embrassa Gildas, fort habilement. Preuve qu'il n'était pas complètement puceau.
Ses mains s'accrochèrent au fessier de son hôte. Il remarqua :
– C'est bon de peloter le cul d'un beau mâle.
– Une gourmandise de choix…
– Je peux toucher votre anus ?
– Ne te gêne pas.
Il le caressa, puis le doigta, le faisant grogner de joie. Léo prit du temps pour découvrir le corps de son premier amant. Gildas se laissait faire. Tous deux avaient le corps en feu et se contrôlaient.
Jusqu'à ce que Léo demande :
– Vous voulez bien me sucer encore ?
– Avec joie ! Tu mouilles comme une fille ! Autant que moi !
Gildas se rassit sur un fauteuil éclairé. Léo se plaça devant lui. Il avala le sexe d'un coup, offrant une immédiate gorge profonde. Puis il pompa le jeune excité tout en pelotant ses fesses. Léo, en état second, recommença à se caresser l'anus. Gildas, membre en bouche, écarta les fesses, comme une invitation à une indécente caresse. Léo suça spontanément un doigt et l'enfourna tout entier. Gildas déchaina sa fellation et rugit de bonheur en sentant l'éjaculation abondante percuter son palais pour très vite couler savoureusement dans sa gorge.
Il suça jusqu'à la dernière goutte tout en caressant le corps du novice. Puis il l'attira sur lui pour l'embrasser. Il avait gardé du miel en bouche, qu'ils partagèrent en grognant de bonheur.
Sans réfléchir les mains de Gildas caressaient le petit cul. Sans réfléchir Léo écarta les jambes pour laisser les doigts passer également dans son sillon inter-fessier. Il ronronnait du bonheur simple des sens épanouis.
Un sourire s'élargit sur le visage de Léo. Gildas le questionna silencieusement, entre deux baisers.
– Je sais ce que vous allez me dire.
– Quoi donc ?
– Que déguster son sperme est une chose banale, que tous les hommes font cela.
– Absolument. Mais déguster celui d'un autre homme est d'abord une preuve de confiance, ensuite la preuve que la gourmandise est une gentille qualité…
– Merci.
– De quoi ?
– De m'avoir sucé. C'était cent fois meilleur que ce que je croyais. Je suis heureux que ce soit vous qui m'ayez initié.
– J'en suis honoré.
– Mais je vous en veux.
– pourquoi donc ? Qu'ai-je fait de mal ?
– Vous venez de déclencher un manque en moi, de démarrer une évidente addiction à la gâterie.
– Déjà en manque ?
– Vous ne le sentez pas, mon manque, contre votre ventre ?
– Si. Je trouve merveilleux que tu aies à peine débandé. Tu es toujours bien dur. C'est logique à ton âge. Mais vu la situation de départ, c'est fabuleux.
– Vous êtes donc en train de me dire que ma vraie nature est d'être pédé ?
– Tu es le seul à pouvoir répondre à cette question. Et encore, la réponse n'est jamais complètement nette pour aucun d'entre nous. Entre la réalité et ce qu'on a vraiment décidé, il y a toujours quelques différences.
– En tous cas c'est super bon de sentir nos deux bites bien dures entre nos ventres. Merci pour cela aussi.
– De rien.
– Mais je ne suis pas trop lourd ? Cela ne doit pas être confortable pour vous. Mis à part vos mains sur mes fesses…
– Ce n'est pas que tu pèses lourd ni que ce soit désagréable de sentir ta chaleur contre la mienne, nos bites, tes petites fesses… Mais j'étais en train de me dire que le linge doit maintenant être propre et qu'il faudrait aller le mettre dans le sèche-linge.
– Un sèche-linge ? Par cette chaleur ?
– Sache, jeune homme, qu'en bord de mer le sèche-linge est indispensable pour combattre l'humidité. Ce n'est pas parce que nous sommes au milieu des quelques semaines chaudes qu'on peut s'en passer.
– Donc vous me chassez.
– Tu restes autant que tu veux. Mais je vais mettre le linge à sécher.
Les deux hommes se redressèrent. Gildas s'occupa de la machine tandis que derrière lui Léo admirait son corps penché en avant.
                                                                                                                                                                                                                                            à suivre
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 2
35 minutes
7.4k
56
15
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer les 17 commentaires
filoux
16 décembre 2025 à 20:34
J'ai adoré...et mouillé en vous lisant une première fois! La deuxième fois je vous ai relu en me touchant...J'aurai bien aimé faire une rencontre comme celle-ci...
Soyez respectueux
Répondre
filoux
16 décembre 2025 à 20:32
J'ai adoré...et mouillé en vous lisant une première fois! La deuxième fois je vous ai relu en me touchant...J'aurai bien aimé faire une rencontre comme celle-ci...
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de walla
walla
13 décembre 2025 à 14:24
Vous êtes vraiment un bon auteur érotique, agréable à lire !
Vous variez les situations à merveille.
C'est très progressif.
Encore bravo. Abdou et Tom
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de plaisirvolupte69
plaisirvolupte69
13 décembre 2025 à 09:52
tout en douceur!
je suis trempé et je me suis touché en lisant, quel bonheur de vous imaginer tous les deux !!
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de maxwellime
maxwellime
12 décembre 2025 à 01:44
Merci Etrenu pour ce nouveau texte. Il est très bien écrit, très agréable à lire et permet d'aborder de nombreux sujets sur l'homosexualité. Je te félicite et garde cette histoire dans mes favoris
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de papidu26
papidu26
11 décembre 2025 à 16:34
belle histoire qui m'a excité !
Soyez respectueux
Répondre
suceur63
11 décembre 2025 à 16:13
tres belle histoire !!j'en ai mouillé !!
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Stephane269
Stephane269
11 décembre 2025 à 10:24
Magnifique histoire, gentille tendre et sexuelle. Une vraie histoire qui se lit avec intérêt. On a envie de savoir la suite, j'ai vraiment adoré..
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Sweetybi
Sweetybi
11 décembre 2025 à 02:57
Beau début d’une belle histoire excitante
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Christ77
Christ77
10 décembre 2025 à 23:58
Une belle histoire bien construite, entrainant même l'impatience que tout dérape et qu'enfin, on attaque le vif du sujet, juvénile.
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Etrenu C'est donc cela le naturisme XSTORY
C'est donc cela le naturisme
Chapitre 6
Par Etrenu
25
2
4.6k
Gays
✦ Etrenu premiers soleils XSTORY
premiers soleils
Chapitre unique
Par Etrenu
27
8
11.2k
Gays
✦ Remi22000 Ma jeunesse se cherche XSTORY
Ma jeunesse se cherche
Chapitre 2
Par Remi22000
39
3
6.1k
Gays
✦ Etrenu Dans la maison vide XSTORY
Dans la maison vide
Chapitre 1
Par Etrenu
73
9
13.5k
Gays
✦ Etrenu C'est donc cela le naturisme XSTORY
C'est donc cela le naturisme
Chapitre 3
Par Etrenu
55
15
17.2k
Gays
✦ Etrenu C'est donc cela le naturisme XSTORY
C'est donc cela le naturisme
Chapitre 7
Par Etrenu
38
11
13k
Gays
✦ Remi22000 Ma jeunesse se cherche XSTORY
Ma jeunesse se cherche
Chapitre 1
Par Remi22000
71
11
13.1k
Gays
✦ Etrenu C'est donc cela le naturisme XSTORY
C'est donc cela le naturisme
Chapitre 2
Par Etrenu
60
7
12.9k
Gays
✦ Etrenu Marseille : l’accueil des sens XSTORY
Marseille : l’accueil des sens
Chapitre 2
Par Etrenu
2
0
313
Gays
✦ Jemale Le dortoir du pensionnat XSTORY
Le dortoir du pensionnat
Chapitre unique
Par
110
6
94.6k
Gays

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio