Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Marseille : l’accueil des sens — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Marseille : l’accueil des sens
Chapitre 2
Alors qu'Armand se lavait sans plus aucune pudeur devant son loueur qui admirait la beauté de ses formes, ce dernier se redressa et attrapa le pantalon jeté au sol. Il le huma. Comme il huma la chemise.
Pris d'une inspiration, il reprit en main le mini slip et le huma à son tour. Il gloussa joyeusement.
— Quoi ? demanda Armand, irrité, se doutant bien de la réponse.
— Ta mère lave tout avec un adoucissant à la lavande. Mais ton mini slip, lui, il sent bon la sueur, le sperme, et même un peu l'urine, même si je ne vois pas de tâche jaunâtre.
— C'est dégueu ce que tu dis !
— Quoi, les tâches jaunâtres dans un slip blanc ? C'est la vie mon ami ! C'est normal ! Quoi d'indécent à cela ! C'est même un bonheur à regarder et à respirer…
— Respirer des traces d'urine ! C'est nul !
— Non, beau gosse ! Car mélangé à la dernière goutte d'urine que récupère ton slip, il y a toujours quelques fuites de sperme, voire plus si tu t'es excité en te caressant la queue dans le slibard ! Et, pour couronner le tout, (c'est important la couronne, dans le sexe masculin !), tu me suis ?
— Je ne suis pas complètement niais, quand même ! Je sais ce que c'est que la couronne du gland !
— Donc tu n'es pas un gland ! J'en étais certain !
— Merci…
— Pour couronner le tout, donc, une bonne odeur de sueur mâle magnifie ce délicieux parfum exclusivement masculin ! Et c'est ce que je sens dans ce joli petit slip de pédé… Tu l'as souvent porté ?
Armand décida de ne plus relever les affirmations quant à son orientation sexuelle. Il répondit crânement :
— Une dizaine de fois. Pour essayer. Pour me branler. Pour regarder des films de cul !
— La vraie vie, quoi ! Tu es un mâle tout ce qu'il y a de plus normal ! Je suis content ! Très content ! J'ai bien fait de te choisir, vraiment !
— Moi pas…
— Pourquoi ?
— Voyeur, hâbleur, sans pudeur… Sympa mon loueur !
— Marseillais, quoi ! Tu viens de trouver une autre définition de Marseille ! Bravo, tu progresses vite !
Armand qui commençait à se rincer ne sut pas quoi répondre. Il devina qu'Eusèbe regardait lubriquement les coulures blanches de savon glisser le long de son aine. Il osa se retourner, reculer légèrement son fessier pour laisser les mêmes coulures savonneuses glisser dans sa raie.
En entendant le léger grognement de satisfaction d'Eusèbe il sut qu'il avait vu juste. L'autre matait son petit cul !
Il en eut brusquement peur, ne se sentant pas prêt à être sodomisé. Il en fut tout autant fier, car il aimait remuer son petit cul lascivement, seul dans sa chambre, nu, devant un miroir, rêvant que des dizaines d'hommes le matent, le sexe dressé de désir…
Quand il se retourna brusquement, pris d'une incontrôlable crainte, il vit Eusèbe fouiller dans les poches de son jean puis retirer sa ceinture des passants.
— Qu'est-ce que tu fais ?
— L'état des lieux ! Je vérifie que je ne me suis pas trompé sur le beau gosse que j'imaginais. Et je t'assure que je ne suis pas, mais alors pas du tout, déçu ! La douche fonctionne. Il nous faut encore vérifier que le lave-linge est en état.
Abasourdi, Armand le vit enfourner son pantalon, son slip mouillé, ses chaussettes et sa chemise dans le lave-linge. Il ferma le hublot, mit du savon et lança le programme.
— Mais… Mes vêtements…
— Ne t'inquiète pas. J'ai mis le programme rapide. Trente minutes. Une heure pour qu'ils sèchent. Dans deux heures maximum tu pourras être à nouveau habillé.
— Hein ? Deux heures ?
— On est entre hommes ! Pas de chichi entre mâles ! On est fait pareil toi et moi !
— Mais…
— Ici les gars qui sont vraiment généreux avec leurs potes sont nus la plupart du temps. C'est la règle !
Croisant le regard qu'Armand dirigeait sur ses vêtements rangés dans la valise, Eusèbe remua négativement la tête.
— Tu ne voudrais pas que je te la confisque ? N'y pense même pas. Tu es bien plus Marseillais comme cela !
— Comme si les Marseillais étaient toujours à poil ! Au lieu de dire des conneries, peux-tu me passer une serviette ?
— Oh pardon ! J'avais oublié ! Il faut dire que te regarder est un régal !
— Tu ne serais pas un peu vicieux par hasard ?
— Oh… Non… Coquin peut-être… Je suis un vrai Marseillais, doux, tendre et attentionné !
— Cela reste à démontrer ! répliqua Armand amusé par la mimique faussement innocente de son vis-à-vis.
— Tu as dit démontrer ou démonter ?
— Vicieux ! Pervers ! Voilà ce que j'ai dit !
— Oh, il n'y a pas de mal à demander !
— Mouais…
Eusèbe le regarda se sécher. Il lui prit ensuite la serviette des mains, sortit l'étendoir, le déplia, et posa la serviette dessus.
Sans se soucier du jeune mec nu qui ne savait pas trop quoi faire, il se déplaça vers la fenêtre et l'ouvrit. Face à eux une façade décrépie, les fenêtres d'un autre logement.
— Peux-tu refermer, s'il te plait ? Je suis à poil !
— T'inquiète ! Gaspard, en face, est lui aussi toujours à poil chez lui. C'est s'il te voit habillé en crétin du nord qu'il s'offusquera ! Je te le dis : nous sommes tous à poil ici, il fait trop chaud pour rester habillé ! A Marseille la tenue intérieure la plus adaptée c'est la nudité !
— C'est le nouveau slogan de la ville ?
— Cela se pourrait bien ! Approche-toi pour voir… Là tu as le bouton pour monter et descendre les volets roulants. A utiliser si tu veux le noir complet. Ça se sont les persiennes. Il faut les laisser fermer en permanence. Sauf l'hiver. Cela laisse passer la lumière mais pas le soleil. Et en face tes voisins ne peuvent rien voir de ce qu'il se passe chez toi. Mais tu peux les entrouvrir pour qu'ils devinent…
— D'accord.
— Même ce studio est traversant. Le principe est que dans la journée tu fermes persiennes et fenêtres. Le soir tu ouvres les fenêtres et tu fais un courant d'air. C'est très agréable entre les fesses, tu verras.
Armand piqua un fard.
— Ben quoi ? Si tu ne te décides pas à raser ton pubis, c'est agréable aussi de sentir les courants d'air dans tes poils. A toi de voir. Mais jambes écartées, la fraicheur du vent dans ta raie, c'est une question de survie !
Eusèbe posa une main sur la fesse droite du jeune homme et l'invita à pivoter sans qu'il ne refuse le contact. Il l'invita à s'approcher de l'évier de la cuisine.
— Vas-y, fait couler l'eau. Est-ce que ça marche ?
— Comme si on en doutait !
— On ne sait jamais… Oui. Ça a l'air de s'écouler correctement. Parfait. Maintenant, ne bouge pas, penche-toi et regarde les programmes du lave-linge !
Armand fit ce qu'il lui était demandé avant de frémir : se pencher en avant faisait mécaniquement reculer son fessier exposé sans défense, juste devant Eusèbe.
— Oui tu as un super joli petit cul ! Mais je ne vais rien en faire. Pas encore… regarde les programmes. Je te conseille de n'utiliser que le rapide pour les petites quantités, et le synthétiques à trente degrés pour tes lessives plus conséquentes. Le reste ne sert à rien. Mais un conseil : fais plutôt des petites lessives fréquentes qu'une grosse épisodiquement. Le séchoir à linge ne prendra pas tout. Et puis avoir toujours un peu de linge mouillé dans la pièce l'humidifie un peu et la rafraichit.
— Pas bête… répondit Armand qui restait exagérément longuement penché en avant.
— Et quand il fait vraiment trop chaud, serpillière et balais : mouille largement le sol en tomettes, surtout le matin, c'est le plus efficace.
Armand se redressa. Eusèbe regarda son excitation : la courbe de sa verge gonflée était plus prononcée encore. Il sourit. Le beau gosse avait aimé exhiber son magnifique petit cul !
Eusèbe ouvrit tous les placards pour lui montrer ce qu'il y avait dedans. Pour les quelques placards bas, il lui demanda de se pencher afin de bien voir le contenu.
— Surtout pour que tu mates bien mon petit cul… remarqua Armand, pas dupe.
— L'un n'empêche pas l'autre ! répliqua Eusèbe content que le jeunot se prête au jeu.
Armand ne se comprenait plus. En temps normal jamais il n'aurait pris le risque d'agiter ses fesses nues devant un homme. Un homo. Un pédé, comme il se nommait lui-même. Et pourtant il prenait un plaisir fou à le faire ! Il se sentait excité comme jamais. Il savait son corps plein d'espérance : il ne souhaitait qu'une seule chose, copuler avec ce beau méditerranéen qui mettait son corps en feu ! Oui, il était en manque grave de sexe, ne s'étant pas masturbé depuis trois jours. Mais ce n'était pas la seule raison : l'ambiance, la beauté virile de son loueur, la chaleur de la pièce, son odeur d'hommes… Ses hésitations disparaissaient au fil des minutes pendant qu'il s'exhibait nu devant un bel homme habillé.
Eusèbe lui demanda de s'approcher alors qu'il ouvrait la porte d'un placard haut. Bras levé, le regard d'Armand se posa sur l'épaule musclée et dorée, puis sur l'aisselle poilue. Subjugué par cette vision impudique et virile, il laissa les effluves corporels pénétrer ses narines. Il ferma instinctivement les yeux et huma l'odeur. Le sang afflua dans sa verge qui commença à se dresser.
Eusèbe tourna son visage vers lui, conscient qu'il n'écoutait pas ce qu'il disait. Il sourit en comprenant ce qui l'avait distrait. Au moment où Armand rouvrit les yeux, Eusèbe jeta un œil vers le sexe en mouvement. Sa main lâcha la porte de placard pour attraper le menton du jeune homme.
— Tu aimes ça, hein, toi aussi ?
— Quoi ? balbutia Armand, comme pris en faute.
— Lèche ! Vas-y, lèche !
Et la main d'Eusèbe attira le menton vers son aisselle. Armand ouvrit la bouche et se mit à respirer de manière saccadée. La main quitta le visage pour descendre sur la fesse et la caresser doucement.
— Vas-y, dit doucement Eusèbe. Moi aussi j'aime les odeurs mâles. Fais-toi plaisir ! Hume, lèche, embrasse !
La douceur de l'accent, la sincérité du propos, la caresse plus appuyée sur la fesse convainquirent Armand de s'abandonner au désir. Il sortit la langue, posa le bout dans le creux de l'aisselle, goûta. Eusèbe grogna. Armand déglutit. C'était âcre, salé, indigne ! Un coup de langue léger vint lisser les poils. Armand gémit. Eusèbe grogna de plus belle. Et le sexe du lécheur se figea en position verticale, gonflé à bloc, prêt à éclater, le prépuce bloqué sur la couronne.
Tout en gémissant Armand lécha encore en humant ce parfum qui lui faisait tourner la tête. Eusèbe se faisait une extrême violence pour résister aux sensations tout en maintenant son aisselle offerte. Il regardait la passion juvénile, le dard qui vibrait de désir, la beauté corporelle du jeune mâle. Il finit par souffler
— Tu aimes ça minot ! Tu bandes ! Tu bandes magnifiquement !
— Oui, c'est bon… souffla le lécheur en reculant son fessier, ce qui eut pour effet d'accueillir quatre doigts dans sa raie.
Ils grognèrent conjointement. La langue se déchaina dans une frénésie de léchages larges et appuyés. Les doigts parcoururent le sillon inter-fessier. Armand écarta les cuisses pour ouvrir ses fesses. Et Eusèbe sourit, mais, cruel, ne changea pas le parcours de ses doigts.
L'anus en feu, Armand leva une jambe pour la poser sur le plan de travail, écartant ainsi complètement les deux lobes de son fessier. Il ne reçut qu'un sourire assortit d'un :
— Gourmand !
Et la main revint pétrir le moelleux de la fesse charnue.
Déçu, frustré, Armand tenta d'aller sucer le téton le plus proche. Eusèbe refusa l'offrande et se tourna pour offrir son autre aisselle, pour saisir à pleine main l'autre fesse, pour admirer sous un autre angle le phallus parcouru de secousses nerveuses.
Le goût trop concentré de sueur déplut à Armand qui fit la moue. Mais comme Eusèbe répondait en serrant fermement sa fesse, il poursuivit ses léchages. Il nettoya entièrement la seconde aisselle, lissant les poils, délivrant des frissons quasi insupportables au loueur.
Ils s'arrêtèrent rapidement. Armand, courbaturé, reposa sa jambe au sol. Eusèbe baissa les bras. Il admira la fébrilité corporelle de son locataire puis déclara :
— C'est une manière bien plus agréable de faire sa toilette, tu ne trouves pas ?
— Je ne sais pas. On ne me l'a jamais fait.
— Tu ne perds rien pour attendre ! Mais dis-moi, mon coquin, tu mouilles, non ?
Eusèbe avait les yeux fixés sur le méat du gland d'où s'écoulait un épais filet séminal. Bouche ouverte, Armand ne sut pas quoi répondre.
— Tu tâches le sol. Ce n'est pas gentil. Je me suis embêté à bien tout nettoyer !
— …
— Cela mérite une petite punition, non ?
— Oui ! Euh… Je ne sais pas… se reprit le jeune homme qui avait répondu trop vite.
— Penche-toi donc en avant ! Une petite fessée sur ton joli petit cul te fera le plus grand bien. Tu aimes cela les fessées ?
— Je ne sais pas. Cela fait très longtemps que je n'en ai pas reçu une. Répliqua Armand en se penchant en avant.
— Ne t'inquiète pas, elles sont trop belles pour que je les fasse rougir ! A l'avenir, peut-être, si tu aimes cela ! Ecarte bien les jambes ! Oui. Je veux voir ton petit anus. Oh… Il est beau ! Tout rosé ! Tout fin ! Quelle grâce !
Une première claque partit, qui fit sursauter le soumis.
— A part le sextoy que tu me caches, est-ce que ton bel anus a déjà accueilli un vrai phallus de mâle bien vivant ?
— Oui…
Une nouvelle claque s'abattit.
— Souvent ?
— Trois fois.
Deux claques rebondirent sur les deux fesses simultanément.
— Trois fois ? C'est peu et c'est beaucoup à la fois ! Faible expérience, mais à ton âge c'est normal. Non. C'est une bénédiction ! Et en même temps trois enculades, c'est bien la preuve que tu es un vrai pédé ! Tu aimes cela, hein, être enculé ?
— Oui !
Les mains d'Eusèbe pétrirent les deux fesses en les écartant pour admirer la corolle anale qui s'ouvrait et se refermait sporadiquement. Amusé, il claqua encore une fois le fessier. Armand gémit de bonheur.
La coulure séminale touchait le sol, formant une petite tâche. Voyant cela Eusèbe s'écria :
— Quel gâchis !
Il passa une main entre les jeunes fesses et un bras autour de la poitrine du soumis pour le redresser. Ils pivotèrent. Armand suivit le regard du loueur et vit la tâche. Il prit aussitôt un air contrit.
— Dis-moi bel excité, demanda Eusèbe dont le majeur appuya contre l'anus. Es-tu safe ?
— Oui, bien sûr !
— As-tu fait un test récemment ?
— Euh… Oui… répliqua Armand en rougissant.
— Les gars qui t'ont enculé, ils t'ont fait mal ?
— Non. Pas trop. Un peu au début. Pas après.
— Tu as beaucoup aimé, après ?
— Non. J'ai adoré.
— Parfait ! Et… Les queues qui t'ont fait couiner, elles étaient sous capote ?
— Capote et gel ! Evidemment !
— Et toi ? Tu as sodomisé des pédés ?
— Oui.
— Combien ?
— Je ne sais pas. Je ne compte pas. Ce n'est pas un trophée ! Une vingtaine peut-être.
— Avec capote ?
— Toujours !
— Et pourquoi, alors, as-tu éprouvé le besoin de faire un test ? Une connerie ? Tu suces ?
— Oui ! A cru ! Avec une capote, même goût fraise, c'est dégueulasse !
— Je suis d'accord avec toi ! Alors pourquoi ce test ?
— Parce que… Un pote, puceau, n'a pas réussi à se retenir… Il a joui dans ma bouche…
— Un néo-pédé ?
— Non. Un hétéro qui voulait savoir si un mec suçait mieux qu'une fille !
— Et ? Sa conclusion ?
— Un mec suce bien mieux qu'une fille !
— Je ne doute pas de tes talents mon mignon ! Bon… Une éjac buccale, cela arrive. Tu as recraché ?
Armand rougit brusquement. Eusèbe comprit.
— Tu n'as pas réussi à recracher ?
— Non…
— Tu aimes cela, boire le jus de mâle ?
— Oui… Et puis… J'ai voulu faire le kakou… Dans son imaginaire d'hétéro, un homo ça suce et ça avale. Je n'ai pas voulu le décevoir.
— C'est gentil d'entretenir notre réputation ! Avec des pédés comme toi, on va tous être obligé d'avaler quand on suce un hétéro !
— Cela t'arrive souvent ?
— Plus souvent qu'on ne le dit ! L'hétéro aime être sucé. Et le pédé aime sucer. Alors on trouve parfois de délicieux terrains d'entente ! Donc, test négatif après ta petite dégustation ?
— Oui. Pas de problème. Et toi ?
— Pareil. Ne t'inquiète pas.
— Je ne suis pas inquiet !
Eusèbe sourit face à la naïveté du jeunot qui avait encore tant de choses à apprendre pour vivre sans risque et de manière épanouie sa sexualité. Il s'agenouilla. Il tira la langue. Il la plaça sous le filet qu'il coupa en récoltant de la semence mâle qu'il avala en grognant son plaisir.
Il remonta le long du filet qui s'écoula sur son visage autant que dans sa bouche. Il avalait, se léchait les babines, et approchait inexorablement ses lèvres du gland gluant.
Il s'arrêta pourtant un instant pour admirer la merveilleuse virilité dans tous ses états.
— Tu sais quoi ? demanda Eusèbe.
— Non. Glapit Armand.
— J'aime le sexe ! J'aime la queue ! Il n'y a rien de plus beau qu'une bite !
— A part des fesses de mec, je suis d'accord.
— Je prends le point. Il n'y a rien de plus beau qu'une bite et qu'un petit cul bombé de mec. Un gland ! Quel que soit son état ! Une verge bandée ou au repos. Une verge calottée ou décalottée…
— Je suis d'accord !
— Mais entre deux, c'est douteux ! Un gland partiellement décalotté prolongeant une verge partiellement bandée, c'est magnifique ! Voir ce petit bout rosé plein de promesse… Un gland décalotté au bout d'une queue bandée, c'est le bonheur d'une plénitude mâle imminente ! Un gland décalotté au bout d'une verge molle, la peau toute fripée, c'est laid. Quitte à avoir le gland à l'air, autant se faire circoncire ! Mais un gland partiellement décalotté au bout d'une queue bandée, c'est intolérable !
Eusèbe donna un coup de langue sur le gland après avoir récolté le filet séminal. Armand gémit. Il s'attendait à ce que la bouche avale son membre, mais il fut décontenancé de voir le philosophe du prépuce se redresser pour avancer son visage vers le sien.
Eusèbe l'embrassa langoureusement, partageant avec lui la délicieuse saveur en bouche. Ils s'embrassèrent un instant avant qu'Eusèbe se recule.
— Tu ne trouves pas que j'ai des lèvres charnues ?
— Si. Un peu.
— C'est ce que disent des potes de sexe… Que mes lèvres sont faites pour décalotter en bouche de beaux glands ! se vanta le gourmand en se baissant pour avaler le sexe du jeune gars, surpris.
Ses lèvres firent pression sur le gland avant de pousser. Le prépuce fut irrésistiblement repoussé sous la couronne du gland. Enfin Armand était entièrement décalotté !
Une fellation vorace démarra qui l'empêcha de s'en rendre compte. Ce n'est que quand la bouche abandonna son sexe qu'il réalisa qu'il était enfin en état totalement animal : en totale érection et décalotté.
— Voilà ! Tu es bien plus beau comme cela ! Comme dit la chanson, c'était histoire de voir où nous en sommes. Nous savons tous deux, maintenant !
Pris d'une inspiration, il reprit en main le mini slip et le huma à son tour. Il gloussa joyeusement.
— Quoi ? demanda Armand, irrité, se doutant bien de la réponse.
— Ta mère lave tout avec un adoucissant à la lavande. Mais ton mini slip, lui, il sent bon la sueur, le sperme, et même un peu l'urine, même si je ne vois pas de tâche jaunâtre.
— C'est dégueu ce que tu dis !
— Quoi, les tâches jaunâtres dans un slip blanc ? C'est la vie mon ami ! C'est normal ! Quoi d'indécent à cela ! C'est même un bonheur à regarder et à respirer…
— Respirer des traces d'urine ! C'est nul !
— Non, beau gosse ! Car mélangé à la dernière goutte d'urine que récupère ton slip, il y a toujours quelques fuites de sperme, voire plus si tu t'es excité en te caressant la queue dans le slibard ! Et, pour couronner le tout, (c'est important la couronne, dans le sexe masculin !), tu me suis ?
— Je ne suis pas complètement niais, quand même ! Je sais ce que c'est que la couronne du gland !
— Donc tu n'es pas un gland ! J'en étais certain !
— Merci…
— Pour couronner le tout, donc, une bonne odeur de sueur mâle magnifie ce délicieux parfum exclusivement masculin ! Et c'est ce que je sens dans ce joli petit slip de pédé… Tu l'as souvent porté ?
Armand décida de ne plus relever les affirmations quant à son orientation sexuelle. Il répondit crânement :
— Une dizaine de fois. Pour essayer. Pour me branler. Pour regarder des films de cul !
— La vraie vie, quoi ! Tu es un mâle tout ce qu'il y a de plus normal ! Je suis content ! Très content ! J'ai bien fait de te choisir, vraiment !
— Moi pas…
— Pourquoi ?
— Voyeur, hâbleur, sans pudeur… Sympa mon loueur !
— Marseillais, quoi ! Tu viens de trouver une autre définition de Marseille ! Bravo, tu progresses vite !
Armand qui commençait à se rincer ne sut pas quoi répondre. Il devina qu'Eusèbe regardait lubriquement les coulures blanches de savon glisser le long de son aine. Il osa se retourner, reculer légèrement son fessier pour laisser les mêmes coulures savonneuses glisser dans sa raie.
En entendant le léger grognement de satisfaction d'Eusèbe il sut qu'il avait vu juste. L'autre matait son petit cul !
Il en eut brusquement peur, ne se sentant pas prêt à être sodomisé. Il en fut tout autant fier, car il aimait remuer son petit cul lascivement, seul dans sa chambre, nu, devant un miroir, rêvant que des dizaines d'hommes le matent, le sexe dressé de désir…
Quand il se retourna brusquement, pris d'une incontrôlable crainte, il vit Eusèbe fouiller dans les poches de son jean puis retirer sa ceinture des passants.
— Qu'est-ce que tu fais ?
— L'état des lieux ! Je vérifie que je ne me suis pas trompé sur le beau gosse que j'imaginais. Et je t'assure que je ne suis pas, mais alors pas du tout, déçu ! La douche fonctionne. Il nous faut encore vérifier que le lave-linge est en état.
Abasourdi, Armand le vit enfourner son pantalon, son slip mouillé, ses chaussettes et sa chemise dans le lave-linge. Il ferma le hublot, mit du savon et lança le programme.
— Mais… Mes vêtements…
— Ne t'inquiète pas. J'ai mis le programme rapide. Trente minutes. Une heure pour qu'ils sèchent. Dans deux heures maximum tu pourras être à nouveau habillé.
— Hein ? Deux heures ?
— On est entre hommes ! Pas de chichi entre mâles ! On est fait pareil toi et moi !
— Mais…
— Ici les gars qui sont vraiment généreux avec leurs potes sont nus la plupart du temps. C'est la règle !
Croisant le regard qu'Armand dirigeait sur ses vêtements rangés dans la valise, Eusèbe remua négativement la tête.
— Tu ne voudrais pas que je te la confisque ? N'y pense même pas. Tu es bien plus Marseillais comme cela !
— Comme si les Marseillais étaient toujours à poil ! Au lieu de dire des conneries, peux-tu me passer une serviette ?
— Oh pardon ! J'avais oublié ! Il faut dire que te regarder est un régal !
— Tu ne serais pas un peu vicieux par hasard ?
— Oh… Non… Coquin peut-être… Je suis un vrai Marseillais, doux, tendre et attentionné !
— Cela reste à démontrer ! répliqua Armand amusé par la mimique faussement innocente de son vis-à-vis.
— Tu as dit démontrer ou démonter ?
— Vicieux ! Pervers ! Voilà ce que j'ai dit !
— Oh, il n'y a pas de mal à demander !
— Mouais…
Eusèbe le regarda se sécher. Il lui prit ensuite la serviette des mains, sortit l'étendoir, le déplia, et posa la serviette dessus.
Sans se soucier du jeune mec nu qui ne savait pas trop quoi faire, il se déplaça vers la fenêtre et l'ouvrit. Face à eux une façade décrépie, les fenêtres d'un autre logement.
— Peux-tu refermer, s'il te plait ? Je suis à poil !
— T'inquiète ! Gaspard, en face, est lui aussi toujours à poil chez lui. C'est s'il te voit habillé en crétin du nord qu'il s'offusquera ! Je te le dis : nous sommes tous à poil ici, il fait trop chaud pour rester habillé ! A Marseille la tenue intérieure la plus adaptée c'est la nudité !
— C'est le nouveau slogan de la ville ?
— Cela se pourrait bien ! Approche-toi pour voir… Là tu as le bouton pour monter et descendre les volets roulants. A utiliser si tu veux le noir complet. Ça se sont les persiennes. Il faut les laisser fermer en permanence. Sauf l'hiver. Cela laisse passer la lumière mais pas le soleil. Et en face tes voisins ne peuvent rien voir de ce qu'il se passe chez toi. Mais tu peux les entrouvrir pour qu'ils devinent…
— D'accord.
— Même ce studio est traversant. Le principe est que dans la journée tu fermes persiennes et fenêtres. Le soir tu ouvres les fenêtres et tu fais un courant d'air. C'est très agréable entre les fesses, tu verras.
Armand piqua un fard.
— Ben quoi ? Si tu ne te décides pas à raser ton pubis, c'est agréable aussi de sentir les courants d'air dans tes poils. A toi de voir. Mais jambes écartées, la fraicheur du vent dans ta raie, c'est une question de survie !
Eusèbe posa une main sur la fesse droite du jeune homme et l'invita à pivoter sans qu'il ne refuse le contact. Il l'invita à s'approcher de l'évier de la cuisine.
— Vas-y, fait couler l'eau. Est-ce que ça marche ?
— Comme si on en doutait !
— On ne sait jamais… Oui. Ça a l'air de s'écouler correctement. Parfait. Maintenant, ne bouge pas, penche-toi et regarde les programmes du lave-linge !
Armand fit ce qu'il lui était demandé avant de frémir : se pencher en avant faisait mécaniquement reculer son fessier exposé sans défense, juste devant Eusèbe.
— Oui tu as un super joli petit cul ! Mais je ne vais rien en faire. Pas encore… regarde les programmes. Je te conseille de n'utiliser que le rapide pour les petites quantités, et le synthétiques à trente degrés pour tes lessives plus conséquentes. Le reste ne sert à rien. Mais un conseil : fais plutôt des petites lessives fréquentes qu'une grosse épisodiquement. Le séchoir à linge ne prendra pas tout. Et puis avoir toujours un peu de linge mouillé dans la pièce l'humidifie un peu et la rafraichit.
— Pas bête… répondit Armand qui restait exagérément longuement penché en avant.
— Et quand il fait vraiment trop chaud, serpillière et balais : mouille largement le sol en tomettes, surtout le matin, c'est le plus efficace.
Armand se redressa. Eusèbe regarda son excitation : la courbe de sa verge gonflée était plus prononcée encore. Il sourit. Le beau gosse avait aimé exhiber son magnifique petit cul !
Eusèbe ouvrit tous les placards pour lui montrer ce qu'il y avait dedans. Pour les quelques placards bas, il lui demanda de se pencher afin de bien voir le contenu.
— Surtout pour que tu mates bien mon petit cul… remarqua Armand, pas dupe.
— L'un n'empêche pas l'autre ! répliqua Eusèbe content que le jeunot se prête au jeu.
Armand ne se comprenait plus. En temps normal jamais il n'aurait pris le risque d'agiter ses fesses nues devant un homme. Un homo. Un pédé, comme il se nommait lui-même. Et pourtant il prenait un plaisir fou à le faire ! Il se sentait excité comme jamais. Il savait son corps plein d'espérance : il ne souhaitait qu'une seule chose, copuler avec ce beau méditerranéen qui mettait son corps en feu ! Oui, il était en manque grave de sexe, ne s'étant pas masturbé depuis trois jours. Mais ce n'était pas la seule raison : l'ambiance, la beauté virile de son loueur, la chaleur de la pièce, son odeur d'hommes… Ses hésitations disparaissaient au fil des minutes pendant qu'il s'exhibait nu devant un bel homme habillé.
Eusèbe lui demanda de s'approcher alors qu'il ouvrait la porte d'un placard haut. Bras levé, le regard d'Armand se posa sur l'épaule musclée et dorée, puis sur l'aisselle poilue. Subjugué par cette vision impudique et virile, il laissa les effluves corporels pénétrer ses narines. Il ferma instinctivement les yeux et huma l'odeur. Le sang afflua dans sa verge qui commença à se dresser.
Eusèbe tourna son visage vers lui, conscient qu'il n'écoutait pas ce qu'il disait. Il sourit en comprenant ce qui l'avait distrait. Au moment où Armand rouvrit les yeux, Eusèbe jeta un œil vers le sexe en mouvement. Sa main lâcha la porte de placard pour attraper le menton du jeune homme.
— Tu aimes ça, hein, toi aussi ?
— Quoi ? balbutia Armand, comme pris en faute.
— Lèche ! Vas-y, lèche !
Et la main d'Eusèbe attira le menton vers son aisselle. Armand ouvrit la bouche et se mit à respirer de manière saccadée. La main quitta le visage pour descendre sur la fesse et la caresser doucement.
— Vas-y, dit doucement Eusèbe. Moi aussi j'aime les odeurs mâles. Fais-toi plaisir ! Hume, lèche, embrasse !
La douceur de l'accent, la sincérité du propos, la caresse plus appuyée sur la fesse convainquirent Armand de s'abandonner au désir. Il sortit la langue, posa le bout dans le creux de l'aisselle, goûta. Eusèbe grogna. Armand déglutit. C'était âcre, salé, indigne ! Un coup de langue léger vint lisser les poils. Armand gémit. Eusèbe grogna de plus belle. Et le sexe du lécheur se figea en position verticale, gonflé à bloc, prêt à éclater, le prépuce bloqué sur la couronne.
Tout en gémissant Armand lécha encore en humant ce parfum qui lui faisait tourner la tête. Eusèbe se faisait une extrême violence pour résister aux sensations tout en maintenant son aisselle offerte. Il regardait la passion juvénile, le dard qui vibrait de désir, la beauté corporelle du jeune mâle. Il finit par souffler
— Tu aimes ça minot ! Tu bandes ! Tu bandes magnifiquement !
— Oui, c'est bon… souffla le lécheur en reculant son fessier, ce qui eut pour effet d'accueillir quatre doigts dans sa raie.
Ils grognèrent conjointement. La langue se déchaina dans une frénésie de léchages larges et appuyés. Les doigts parcoururent le sillon inter-fessier. Armand écarta les cuisses pour ouvrir ses fesses. Et Eusèbe sourit, mais, cruel, ne changea pas le parcours de ses doigts.
L'anus en feu, Armand leva une jambe pour la poser sur le plan de travail, écartant ainsi complètement les deux lobes de son fessier. Il ne reçut qu'un sourire assortit d'un :
— Gourmand !
Et la main revint pétrir le moelleux de la fesse charnue.
Déçu, frustré, Armand tenta d'aller sucer le téton le plus proche. Eusèbe refusa l'offrande et se tourna pour offrir son autre aisselle, pour saisir à pleine main l'autre fesse, pour admirer sous un autre angle le phallus parcouru de secousses nerveuses.
Le goût trop concentré de sueur déplut à Armand qui fit la moue. Mais comme Eusèbe répondait en serrant fermement sa fesse, il poursuivit ses léchages. Il nettoya entièrement la seconde aisselle, lissant les poils, délivrant des frissons quasi insupportables au loueur.
Ils s'arrêtèrent rapidement. Armand, courbaturé, reposa sa jambe au sol. Eusèbe baissa les bras. Il admira la fébrilité corporelle de son locataire puis déclara :
— C'est une manière bien plus agréable de faire sa toilette, tu ne trouves pas ?
— Je ne sais pas. On ne me l'a jamais fait.
— Tu ne perds rien pour attendre ! Mais dis-moi, mon coquin, tu mouilles, non ?
Eusèbe avait les yeux fixés sur le méat du gland d'où s'écoulait un épais filet séminal. Bouche ouverte, Armand ne sut pas quoi répondre.
— Tu tâches le sol. Ce n'est pas gentil. Je me suis embêté à bien tout nettoyer !
— …
— Cela mérite une petite punition, non ?
— Oui ! Euh… Je ne sais pas… se reprit le jeune homme qui avait répondu trop vite.
— Penche-toi donc en avant ! Une petite fessée sur ton joli petit cul te fera le plus grand bien. Tu aimes cela les fessées ?
— Je ne sais pas. Cela fait très longtemps que je n'en ai pas reçu une. Répliqua Armand en se penchant en avant.
— Ne t'inquiète pas, elles sont trop belles pour que je les fasse rougir ! A l'avenir, peut-être, si tu aimes cela ! Ecarte bien les jambes ! Oui. Je veux voir ton petit anus. Oh… Il est beau ! Tout rosé ! Tout fin ! Quelle grâce !
Une première claque partit, qui fit sursauter le soumis.
— A part le sextoy que tu me caches, est-ce que ton bel anus a déjà accueilli un vrai phallus de mâle bien vivant ?
— Oui…
Une nouvelle claque s'abattit.
— Souvent ?
— Trois fois.
Deux claques rebondirent sur les deux fesses simultanément.
— Trois fois ? C'est peu et c'est beaucoup à la fois ! Faible expérience, mais à ton âge c'est normal. Non. C'est une bénédiction ! Et en même temps trois enculades, c'est bien la preuve que tu es un vrai pédé ! Tu aimes cela, hein, être enculé ?
— Oui !
Les mains d'Eusèbe pétrirent les deux fesses en les écartant pour admirer la corolle anale qui s'ouvrait et se refermait sporadiquement. Amusé, il claqua encore une fois le fessier. Armand gémit de bonheur.
La coulure séminale touchait le sol, formant une petite tâche. Voyant cela Eusèbe s'écria :
— Quel gâchis !
Il passa une main entre les jeunes fesses et un bras autour de la poitrine du soumis pour le redresser. Ils pivotèrent. Armand suivit le regard du loueur et vit la tâche. Il prit aussitôt un air contrit.
— Dis-moi bel excité, demanda Eusèbe dont le majeur appuya contre l'anus. Es-tu safe ?
— Oui, bien sûr !
— As-tu fait un test récemment ?
— Euh… Oui… répliqua Armand en rougissant.
— Les gars qui t'ont enculé, ils t'ont fait mal ?
— Non. Pas trop. Un peu au début. Pas après.
— Tu as beaucoup aimé, après ?
— Non. J'ai adoré.
— Parfait ! Et… Les queues qui t'ont fait couiner, elles étaient sous capote ?
— Capote et gel ! Evidemment !
— Et toi ? Tu as sodomisé des pédés ?
— Oui.
— Combien ?
— Je ne sais pas. Je ne compte pas. Ce n'est pas un trophée ! Une vingtaine peut-être.
— Avec capote ?
— Toujours !
— Et pourquoi, alors, as-tu éprouvé le besoin de faire un test ? Une connerie ? Tu suces ?
— Oui ! A cru ! Avec une capote, même goût fraise, c'est dégueulasse !
— Je suis d'accord avec toi ! Alors pourquoi ce test ?
— Parce que… Un pote, puceau, n'a pas réussi à se retenir… Il a joui dans ma bouche…
— Un néo-pédé ?
— Non. Un hétéro qui voulait savoir si un mec suçait mieux qu'une fille !
— Et ? Sa conclusion ?
— Un mec suce bien mieux qu'une fille !
— Je ne doute pas de tes talents mon mignon ! Bon… Une éjac buccale, cela arrive. Tu as recraché ?
Armand rougit brusquement. Eusèbe comprit.
— Tu n'as pas réussi à recracher ?
— Non…
— Tu aimes cela, boire le jus de mâle ?
— Oui… Et puis… J'ai voulu faire le kakou… Dans son imaginaire d'hétéro, un homo ça suce et ça avale. Je n'ai pas voulu le décevoir.
— C'est gentil d'entretenir notre réputation ! Avec des pédés comme toi, on va tous être obligé d'avaler quand on suce un hétéro !
— Cela t'arrive souvent ?
— Plus souvent qu'on ne le dit ! L'hétéro aime être sucé. Et le pédé aime sucer. Alors on trouve parfois de délicieux terrains d'entente ! Donc, test négatif après ta petite dégustation ?
— Oui. Pas de problème. Et toi ?
— Pareil. Ne t'inquiète pas.
— Je ne suis pas inquiet !
Eusèbe sourit face à la naïveté du jeunot qui avait encore tant de choses à apprendre pour vivre sans risque et de manière épanouie sa sexualité. Il s'agenouilla. Il tira la langue. Il la plaça sous le filet qu'il coupa en récoltant de la semence mâle qu'il avala en grognant son plaisir.
Il remonta le long du filet qui s'écoula sur son visage autant que dans sa bouche. Il avalait, se léchait les babines, et approchait inexorablement ses lèvres du gland gluant.
Il s'arrêta pourtant un instant pour admirer la merveilleuse virilité dans tous ses états.
— Tu sais quoi ? demanda Eusèbe.
— Non. Glapit Armand.
— J'aime le sexe ! J'aime la queue ! Il n'y a rien de plus beau qu'une bite !
— A part des fesses de mec, je suis d'accord.
— Je prends le point. Il n'y a rien de plus beau qu'une bite et qu'un petit cul bombé de mec. Un gland ! Quel que soit son état ! Une verge bandée ou au repos. Une verge calottée ou décalottée…
— Je suis d'accord !
— Mais entre deux, c'est douteux ! Un gland partiellement décalotté prolongeant une verge partiellement bandée, c'est magnifique ! Voir ce petit bout rosé plein de promesse… Un gland décalotté au bout d'une queue bandée, c'est le bonheur d'une plénitude mâle imminente ! Un gland décalotté au bout d'une verge molle, la peau toute fripée, c'est laid. Quitte à avoir le gland à l'air, autant se faire circoncire ! Mais un gland partiellement décalotté au bout d'une queue bandée, c'est intolérable !
Eusèbe donna un coup de langue sur le gland après avoir récolté le filet séminal. Armand gémit. Il s'attendait à ce que la bouche avale son membre, mais il fut décontenancé de voir le philosophe du prépuce se redresser pour avancer son visage vers le sien.
Eusèbe l'embrassa langoureusement, partageant avec lui la délicieuse saveur en bouche. Ils s'embrassèrent un instant avant qu'Eusèbe se recule.
— Tu ne trouves pas que j'ai des lèvres charnues ?
— Si. Un peu.
— C'est ce que disent des potes de sexe… Que mes lèvres sont faites pour décalotter en bouche de beaux glands ! se vanta le gourmand en se baissant pour avaler le sexe du jeune gars, surpris.
Ses lèvres firent pression sur le gland avant de pousser. Le prépuce fut irrésistiblement repoussé sous la couronne du gland. Enfin Armand était entièrement décalotté !
Une fellation vorace démarra qui l'empêcha de s'en rendre compte. Ce n'est que quand la bouche abandonna son sexe qu'il réalisa qu'il était enfin en état totalement animal : en totale érection et décalotté.
— Voilà ! Tu es bien plus beau comme cela ! Comme dit la chanson, c'était histoire de voir où nous en sommes. Nous savons tous deux, maintenant !
à suivre...
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