Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
hésitation juvénile — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
hésitation juvénile
Chapitre 2
résumé de la première partie : Léo est un jeune adulte, fils de bonne famille qui, en vacances en bord de mer, éprouve l'impérieux besoin de se masturber. Il a la mauvaise idée de se cacher dans une vieille cabine de plage bringuebalante située contre le mur d'une propriété. Gildas, le propriétaire, le repère en pleine action. Il voit, déçu pour le jeunot, sa difficulté à bander. Et brusquement un pervers pénètre dans la cabine de plage et tente de violer le jeune excité. Gildas intervient subtilement pour chasser le salopard. Il entraine Léo chez lui pour qu'il se lave et reprenne ses esprits. Une complicité mâle nait entre eux. Ils parlent de sexe, de sexe entre hommes. Gildas en gay assumé invite le bougre à accepter son évidente homosexualité, puisqu'il avoue être secrètement amoureux d'un jeune homme. Léo se caresse devant son ainé, parvenant à un début d'érection que Gildas achève de déclencher en le suçant. Maintenant bien raide, Léo ravi se met à caresser pour la première fois le corps d'un homme. Il se refait sucer pour offrir son miel à la bouche de l'homo aux anges.
Ils retournèrent sur le canapé extérieur. Léo se lova contre son initiateur. Il tendit ses lèvres et l'embrassa.
– Vous pouvez me toucher si vous voulez.
– Eh bien, si j'ai l'autorisation, répondit Gildas aux anges.
Il ne se gêna pas pour affleurer la peau de l'éphèbe, déclenchant autant de frissons sensuels que de spasmes dans son phallus tendu.
Au bout d'un moment, se rendant compte que les douceurs étaient à sens unique, Gildas lui dit :
– Tu peux me toucher si tu veux.
– Super ! J'ai l'autorisation !
Léo se mit aussitôt à caresser l'épiderme velu de l'homme. Il tâchait de reproduire les onctions reçues. Gildas l'encourageait, le trouvant naturellement doué.
Brusquement, se remémorant son orgasme buccal, Léo réalisa que son ainé n'avait pas joui. Son sexe restait raide et coulait d'un miel abondant. Il posa alors sa joue sur le ventre de l'homme et, le visage fixé sur le phallus à quelques centimètres de lui, il entreprit de le masturber.
Il y mit toute la suavité dont il se sentait capable. Gildas caressait ses cheveux en roucoulant. Sa main s'activait lentement. Au départ elle était trop placée sur le gland, générant de légers désagréments. Gildas la fit descendre un peu pour qu'il le branle en serrant la hampe à la moitié.
La caresse était délicieuse. Gildas ferma les yeux et s'abandonna à la découverte épidermique du novice.
Il ne les rouvrit que pour éjaculer brusquement, son sperme retombant à moitié sur le visage du bougre enchanté, à moitié sur son ventre velu.
Léo ralentit ses mouvements masturbatoires jusqu'à ce que la dernière goutte de sperme ne sorte. Il le goûta, grogna de plaisir, étala le nectar sur la peau comme pour le faire pénétrer.
Il s'en voulait. Il avait eu la puissante envie de mettre ce gland en bouche, mais n'avait finalement pas osé. Il ne se sentait pas prêt à sucer.
Il releva enfin son visage en regardant l'homme avec un grand sourire.
Gildas exprima également son bonheur et lécha les traces de sperme sur son visage avant de les enfourner dans la bouche du jeunot dans des baisers aussi savoureux que passionnés.
A la fin, Léo remarqua :
– Non seulement vous m'avez convaincu d'accepter mon homosexualité, mais vous m'avez aussi appris à aimer rester nu, à découvrir le plaisir d'être sucé, et maintenant à branler un homme. Tout cela en une soirée fort mal démarrée !
– Comme quoi, le pire n'est jamais certain. Tu te débrouilles très bien, tu sais ?
– Merci. Je crois savoir ce que je vais faire maintenant.
– Ah ? Génial. Je peux savoir ?
– Si quelqu'un peut savoir, c'est évidemment vous ! D'abord je vais dormir dorénavant nu.
– Bonne décision.
– Ensuite je vais inviter Paul à me rejoindre.
– Excellente décision !
– Après, j'avoue que je ne sais pas trop.
– Qu'est-ce que tu ne sais pas ?
– Comment le draguer ? Comment entamer une relation avec lui ? Qu'est-ce qui me dit qu'il veut dépasser une relation amicale pour une relation affective ?
– Simple ! Le premier signe sera de savoir s'il acceptera ton invitation.
– Effectivement.
– Tu l'hébergeras comment ?
– Dans ma chambre. Il n'y en a plus d'autre de libre.
– Parfait. Donc il te rejoint. A peine arrivé tu lui proposes d'aller piquer une tête en mer.
– Logique.
– Vous êtes tous les deux dans ta chambre et tu te déshabilles entièrement devant lui, genre « cool, on est entre garçons ».
– On n'a jamais fait cela.
– Eh bien tu vas le faire et regarder sa réaction. S'il en fait de même, après la baignade, hop dans la salle de bain ensemble.
– Hein ?
– « Cool, on est entre garçons ». Tu retires ton maillot, tu le rinces dans le lavabo en exhibant tes petites fesses, tu vas ensuite sous la douche devant lui. Deux solutions, ou bien il fait pareil, ou bien il fuit en te laissant seul.
– Mauvais signe s'il s'en va.
– Ou trop bon signe : imagines qu'il ne puisse pas réfréner une érection…
– Ah oui, possible…
– Il reste, tu sors de la douche, tu te sèches devant lui en balançant tes petites couilles et ta verge, et lui se met nu aussi et entre dans la cabine pour se laver.
– Autrement dit, on démarre une relation libre de convention, sans cacher notre corps l'un à l'autre comme c'est le cas depuis qu'on se connait.
– Exactement. C'est logique, c'est l'été, vous êtes en vacances, on est habillé bien plus léger que l'hiver, voire pas habillé du tout. Mais attention, il te faut trouver un équilibre subtil entre pudeur et exhibition. Trop pudique, tu ne le convaincs pas de se mettre lui aussi à poil. Trop exhibitionniste, tu risques de lui faire peur.
– Donc il me faut être tout ce qu'il y a de plus naturel. C'est que, à part ce soir, la nudité n'a jamais été naturelle pour moi…
– Raison de plus pour continuer dès que tu rentreras chez toi. A dormir nu par exemple. Ce que tu feras dès le premier soir quand vous vous coucherez. Hop, plus un vêtement sur toi, et allongé sur ton lit tu entameras une conversation avec lui.
– Pas certain qu'il en fasse de même !
– Peu importe, toi tu es chez toi, tu dors nu, tu le montres.
– S'il garde un caleçon, cela n'amènera pas grand-chose.
– Ah bon ? A ce stade, mets-toi à la place d'un beau gosse qui en pince pour toi. Il te voit nu dès la première heure, de dos et de face, en te changeant pour mettre un maillot, puis pour te laver avec lui, et enfin nu tout près de lui dans le secret de votre chambre : crois-tu que son corps va rester inerte ?
– C'est surtout moi le problème : imaginez que je me mette à bander !
– Comme tous les hommes, homos ou hétéros, quand ils se couchent. S'il est hétéro il comprendra. S'il est homo et en pince pour toi, il bandera aussi. S'il garde un caleçon c'est probablement lui qui bandera en premier. Il aura voulu protéger sa virilité. Perdu. Comment cacher une érection sous un caleçon ?
– Impossible.
– Donc tu ne risques rien.
– Juste d'avoir l'air con à bander devant lui s'il n'est pas pédé.
– Les hétéros ne bandent pas ?
– Si, mais…
– Il n'y a pas de « mais ». Si tu constates qu'il ne réagit pas, tu t'excuses en te moquant des réactions de ton corps de mec. Et que va-t-il te répondre ?
– Que ce n'est pas grave, qu'il comprend, que ça lui arrive aussi.
– Exactement. Et tu sais, même un hétéro est content de voir la bite d'un autre mec, ne serait-ce que pour se rassurer sur la sienne.
– C'est dingue : la vie a l'air simple avec toi !
– Elle ne l'est pour personne. Mais elle bien plus compliqué pour tous ceux qui ne cherchent pas à la simplifier !
Les deux hommes discutèrent encore un bon moment de choses intimes, enlacés sur le canapé. Au milieu de la nuit, fatigué, Léo se leva pour rentrer. Il se rhabilla avec des vêtements propres et secs. Au moment de quitter Gildas il déposa un bisou sur ses lèvres, caressa une fesse et le remercia à nouveau.
Plus ému qu'il ne le voulait, Gildas le regarda disparaitre dans la nuit. Le reverrait-il ? Léo allait-il s'assumer ? Est-ce que cela collerait avec son Paul ?
Il s'endormit sur ces questions, sans trouver de réponse mais en espérant que tout se passerait pour le mieux.
Alors qu'il s'imaginait le revoir dès le lendemain, Léo ne donna aucun signe de vie. Gildas, déçu, se dit que cela n'avait été qu'une parenthèse dorée, une transmission agréable d'ainé à jeunot.
Ce n'est que le surlendemain, après le diner, alors qu'il lisait tranquillement, nu dans un transat sur sa terrasse que le carillon du portail d'entrée se déclencha. Il se hâta d'enfiler un short à même la peau et alla ouvrir.
Les deux sourires étaient aussi étincelants l'un que l'autre. Gildas fit entrer le minet. Dès qu'ils furent à l'abri des regards, Léo l'arrêta et demanda :
– Je peux vous embrasser ?
– Une bise ?
– Une pelle entre hommes. Il faut que je m'améliore.
– Il est des choses qui ne se refusent pas.
Léo l'embrassa délicatement d'abord, puis avec fougue. Dans un premier temps Gildas le laissa prendre possession de sa bouche, saccager sa langue. Mais quand les mains du gars firent pression vers le bas pour lui ôter son short et libérer son sexe qui grossissait, l'ainé partit à l'attaque.
La pelle, combattive, engagée, intense, se prolongea un bon moment entre regards souriants et volontaires, palpations de chair délicate, enlacements physiques.
Ils rompirent l'ébat ensemble, en éclatant de rire.
– Ça c'est une pelle de mec ! s'exclama Léo, enthousiaste.
– Raconte ! Qu'est-ce qui te met dans cet état, comment dirais-je, de puissante homophilie ?
– Paul va venir ! Le weekend prochain ! C'est génial !
– Super ! Je suis super content pour toi !
– Il a répondu tout de suite à ma proposition, me disant qu'il allait se débrouiller pour venir, expliqua Léo en se déshabillant entièrement, ce qui fit sourire Gildas.
– Que lui as-tu dit pour le convaincre ?
– Oh, pas grand-chose. J'ai juste dit que sa présence me manquait, que je m'ennuyais et que j'aimerais bien passer quelques jours avec lui. J'ai hésité, mais dire que, lui, me manquait me semblait un peu trop explicite, de même que je m'ennuyais de lui. J'ai essayé de trouver une rédaction claire tout en étant interprétable dans les deux sens.
– Bien vu. S'il est hétéro, tu lui dis que tu as envie de passer quelques jours de vacances avec lui. Propre. S'il est homo et qu'il est attiré par toi, il comprend que tu es en manque grave de lui. Tu fais le premier pas. Nickel ! Il ne peut que t'en être reconnaissant.
– J'espère.
– Dès qu'il verra ton petit cul nu, toujours aussi mignon, cela dit en passant, observe son entrejambe. Cela devrait remuer là-dedans.
– J'ai hâte ! Et j'ai la trouille en même temps. C'est con, non ?
– Qu'un humain soit nerveux quand il y a de l'enjeu, c'est normal ! Laisse faire les choses quand vous vous retrouverez. Au fait, comment vous saluez-vous ? Vous vous serrez la main ? Vous vous faite la bise ?
– La bise ? Non ! Jamais. C'est un truc de sudistes, ça. En général on fait un check.
– Alors, conseil de vieux pédé…
– … De vieux sage, plutôt !
– De vieux pédé sage, alors : tu le récupèreras à la gare ?
– Oui.
– Alors va sur lui et fais-lui la bise en disant qu'ici c'est comme cela que ça se passe, qu'il faut adopter les mœurs régionales.
– Ce n'est pas vrai !
– Quelle importance ? Soit il ne le sait pas et adopte le proverbe « à Rome, fais comme les romains ». Soit il sait que c'est faux mais est attiré par toi et là, il faudra éviter que vos lèvres ne s'effleurent. Soit il le sait et n'a que de l'amitié pour toi, mais l'amitié c'est sacré, et il ne dira rien.
– J'adore ! Avec vous la vie est si simple ?
– Tu dis cela parce que nous sommes nus et que tu bandes déjà plus fort que moi ?
– Vous avez vu ! Je n'arrête pas de bander ! C'est génial.
– Difficile de ne pas le voir. C'est surtout beau, un beau mâle en érection. Et j'en suis ravi pour toi.
– Je vous l'ai déjà dit, je ne me considère pas comme un beau garçon.
– Tourne-toi. Montre-moi tes fesses. Oui, comme ça. Remue-les. Ecarte un peu les jambes pour que je voie tes couilles balancer.
– C'est tout, oui ?
– Non. Montre-moi ton bel anus. Tu as joué avec ces derniers jours ?
– Justement…
– Ah. Nous y voilà. La sodomie.
– Oui. Peut-on discuter au calme ? Sur la terrasse ?
– Un verre de rhum arrangé à la main ?
– Je n'ose pas abuser.
– Juste un verre. Cela nous a plutôt réussi l'autre soir.
– Superbement, oui !
Gildas revint avec les deux verres. Léo était assis sur le canapé, la queue bien raide dirigée vers le ciel. L'ainé s'assis à ses côtés. Aussitôt Léo se décala pour se coller à lui en faisant se toucher leurs cuisses.
– Je te sens chaud ce soir.
– C'est peu de le dire.
– Raconte. Que veux-tu savoir sur la vie gay ?
– Pas que savoir… Voilà. Vous ne me jugerez pas, hein ?
– Ne pas juger un petit branleur qui peine à bander mais se pignole sous mon mur, remue son petit cul nu dans mon jardin, demande à être sucé, prend plaisir à me branler, très agréablement d'ailleurs ? Non. Ce n'est vraiment pas mon genre.
– C'est facile de se moquer.
– Tu tends le bâton pour te faire battre, ou la queue pour me biffer le visage si tu préfères, que veux-tu…
– Être digne de Paul ! Et au passage merci de ne pas me rappeler l'autre connard de pervers.
– Certainement pas ! Car maintenant j'ai bien envie de lui dire ce que je pense.
– Evite, c'est mieux.
– Je sais. Mais bon, je m'en tape comme… de ma première branlette. Mon sujet, le seul, l'unique, c'est Paul. Je crois bien que vous avez raison : il a autant envie de moi que moi de lui. J'espère ! Je crois que ça va être chaud entre nous. Alors je voudrais être à la hauteur. Je me dis que lui, peut-être, a déjà connu des mecs.
– Ou pas. Ce n'est pas une compétition, une performance physique à atteindre. C'est juste de l'attirance tendre l'un pour l'autre.
– Oui, d'accord, nous ne sommes pas des acteurs de pornos gays.
– Tu en regardes ?
– Bien sûr.
– En te masturbant ?
– Pas en lisant du Proust, évidemment, en me masturbant !
– Okay. Très bien. Tu as raison. C'est à cela que ça sert : nous donner du plaisir et nous vider les couilles.
– C'est un peu direct comme propos, mais oui. Cela étant, entre le puceau que je suis et l'acteur porno, il y a peut-être un juste milieu, non ?
– Certes.
– Alors… C'est pour cela que je suis revenu... Est-ce que vous accepteriez de…
– De quoi ?
– Ben, vous voyez, quoi.
– Ce qui va sans dire va mieux en le disant. Qu'attends-tu précisément de moi ? De mon expérience de la sexualité gay ?
– Tout. Sucer. M'enculer. Je m'en veux, vous savez ? J'ai eu envie de vous sucer quand je vous ai branlé. Je n'ai pas osé.
– C'est que tu n'étais pas prêt.
– Sans doute. Mais là je le suis. Quand je regarde votre sexe, humm, qu'est-ce que j'ai envie de le mettre en bouche ! Mais si vous pouviez d'abord me rappeler les sensations en me suçant…
– Ce n'est pas un argument, ça. C'est une demande, juste pour ton plaisir. Avoue.
– J'avoue ! C'était tellement bon quand vous m'avez sucé ! Je ne rêve plus que de cela. Enfin, avec la bouche de Paul. Et puis… Je rêve aussi d'être pris. Je suis mort de trouille à cette idée, j'ai tellement peur d'avoir mal, de ne plus pouvoir marcher après !
– Amusant.
– Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?
– Ce que tu ne dis pas.
– Et qu'est-ce que je ne dis pas ?
– Ce qu'un hétéro dirait : que se faire enculer est une dépravation, une soumission, un déshonneur absolu. Que jamais un mec, un vrai, n'accepterait de se laisser pénétrer le cul par une bite. Qu'un mâle cela prend, mais ne se fait pas prendre.
– C'est complètement stupide comme idées ! C'est déshonorant pour une fille d'ouvrir sa chatte à une bite ?
– Voilà bien un commentaire de ta génération. Non, nous sommes bien d'accord : se faire prendre, comme le fait de prendre, c'est juste du partage charnel, de sensations, de plaisirs.
– Et j'ai bien entendu que recevoir une sodomie est selon vous la plus formidable des sensations.
– Je persiste, oui.
– Quand c'est fait par un gentil mâle attentionné.
– Comme Paul.
– Comme vous.
– Tu y tiens vraiment ?
– J'ai réfléchi. J'ai hésité. D'un côté me faire dépuceler le cul par Paul serait un super cadeau à lui faire. D'un autre côté c'est l'assurance d'un échec annoncé : je crois avoir compris qu'il faut bien se préparer pour cela. Alors autant vous demander de le faire. Pour que ce soit un moment unique, inoubliable, pour Paul et moi.
– Vu comme cela…
– Et puis je rêve aussi de m'enfoncer entre ses fesses. Et je ne voudrais pas lui faire de mal. Alors il faudrait que je m'entraine. Je me disais qu'avec vous qui avez l'habitude, cela ne poserait pas de problème.
– Ah oui, je vois, le pédé versatile qu'on peut enculer à tout moment, n'importe comment, facile !
– Ce n'est pas cela que je veux dire. C'est juste que vous, vous aimez cela.
– Mouais…
– Vous accepteriez de me sucer et de vous laisser sucer ? De vous faire enculer et de m'enculer ?
– Tu es sûr de toi ? Tu y tiens vraiment ?
– Oui. Je n'imagine que vous pour cela. C'est même mieux que cela : c'est parce que je vous ai rencontré que j'ai eu ces idées. Sans vous…
– Sans moi ?
– Je crois que je n'aurais jamais accepté ce que je suis, vraiment. Et que je n'aurais jamais eu la volonté d'être digne de Paul, sexuellement s'entend. La volonté d'être initié sexuellement. Avec vous j'ai confiance. Vous êtes mon bon génie.
– Ton bon génie… Tu ne te prénommes pourtant pas Aladin.
– Si vous souhaitez m'appeler comme cela en m'initiant, d'accord.
– Léo. C'est bien plus mignon ! Tu me fais craquer. Viens m'embrasser.
Léo se pencha pour embrasser longuement son initiateur tout en caressant sa peau, son phallus gluant et aussi raide que le sien. Ils se souriaient encore béatement quand leurs lèvres se décollèrent.
– De mon expérience, je crois qu'il y a une règle valable pour tous que tu dois avoir en tête : pour bien sucer, il faut aimer être sucé. Pour bien jouir analement d'une enculade, il faut avoir bien enculé. C'est parce que tu as aimé être sucé et que tu es pantois devant la passion des hommes qui te sucent qu'un jour tu ressens l'impérieux besoin de sucer. C'est parce que tu as aimé chevaucher des mâles en levrette et que tu es pantois devant leurs incessants couinements de plaisir qu'à ton tour tu ne peux résister à l'appel de la sodomie et que tu finis par ouvrir tes fesses à la queue d'un mec sympa. Tu dois partir du principe que ton Paul est aussi puceau que toi sur ce qu'on appelait autrefois les plaisirs grecs. C'est parce que tu as aimé être bien sucé que tu suceras bien ton Paul. C'est parce que tu t'es fait bien enculer et que tu sais ce qu'on ressent que tu enculeras bien ton Paul. Autrement dit, donner ce que tu as reçu au gars que tu aimes.
– Donner ce qu'on a reçu, oui, c'est cela.
– C'est très judéo-chrétien comme idée. C'est pour cela que presque tout le clergé est composé de gays pratiquants. Ceux qui ne le sont pas dérivent vers l'abus et le viol de plus faibles qu'eux. Alors autant qu'ils s'amusent entre eux pour avoir un équilibre de vie.
– Mais ceci est une autre histoire.
– Absolument. Je m'égare.
– Pas tant que cela, si je me souviens bien des avances d'un prêtre quand j'étais ado. Heureusement j'ai résisté et il ne s'est rien passé.
– Tant mieux ! Donc c'est moi qui commence ?
– Si monsieur veut bien se donner la peine.
– Vu la merveille de ton sexe, oh que oui que monsieur veut se donner la peine !
Gildas glissa entre les cuisses du puceau qui s'ouvraient alors qu'il avançait son bassin. Gildas admira le beau phallus ruisselant d'impatience, les jolies petites couilles, les petits poils clairs. Il se plaça en levrette en cambrant son dos.
– La levrette, tout un programme ! Quand tu suces, montre que tu es prêt à te faire prendre. Excite ton partenaire en te cambrant, ce qui met en valeur ton petit cul.
– Oui. C'est superbe !
Il commença par déchainer sa langue sur les couilles puis sur la hampe. Léo gémit immédiatement, en continu.
Il le suça en dégustant son bonbon lisse, avant de le pomper. A la première saveur métallique en bouche, il s'arrêta.
– A toi maintenant.
– Continuez !
– Non. Ici nous sommes dans une cour d'école. J'enseigne.
– Vive l'école ! s'exclama Léo en se redressant pour pousser Gildas sur le canapé.
Il entreprit aussitôt de lui offrir le même traitement. Gildas le guida, lui donna des conseils, tout en se régalant de la langue gauche du novice. Il avait tout à apprendre, mais il ne pouvait pas lui reprocher d'y mettre du cœur et de l'intensité. Et puis il était si excitant, en levrette !
Ils échangèrent les rôles. Gildas dégusta son sexe avec plus de douceur, redoublant de conseils que Léo avait du mal à intégrer tant il était possédé par son plaisir.
Quand ils échangèrent encore, Léo se montra plus sensuel, plus coquin aussi. Gildas n'avait plus de doute : il saurait faire.
Revenu entre les cuisses maigrelettes du débutant, Gildas poursuivi son éducation fellatrice. Mais très vite Léo souleva son bassin et l'avança, présentant son anus en manque. Alors Gildas se concentra essentiellement sur son bel anneau, déchainant sa langue autour avant de la percer et de l'attendrir de la plus délicieuse des manières.
N'en pouvant plus de plaisir, Léo finit par se dégager pour, très vite après avoir repris son souffle, se positionner lascivement en levrette, écartant bien les cuisses.
Il découvrit alors le plaisir de se faire lécher tout le sillon, de se faire pétrir, embrasser, mordre, lécher le fessier. De recevoir des petites claques charmantes qui réjouirent le novice au plus haut point.
Sans cesse Léo présentait son anus devant la bouche de Gildas, exprimant lascivement son besoin de se faire encore bouffer le cul. Il couina quand son amant le doigta, très progressivement, très profondément, détendant suffisamment sa chair pour enfoncer deux doigts.
Il crut qu'il allait se faire prendre quand Gildas arrêta.
– Tu as un cul délicieux, mon beau. Mais avant que je ne te prenne, c'est toi qui vas m'enculer. Et ça, on va le faire dans ma chambre. Viens.
Tremblant de fièvre charnelle, Léo le suivit. Il eut un moment d'hésitation en voyant Gildas se coucher sur le dos dans son lit. Puis il se souvint du conseil : prendre avant d'être pris.
Il regarda l'anus offert. Il hésita. Avait-il envie de lécher cela ? Son regard croisa celui du passif qui devinait ses pensées. Il s'imagina alors avoir Paul devant lui. Il plongea sur ce cul, bouche grande ouverte.
A sa grande surprise il découvrit que lécher une raie et un anus était agréable et doux. Un peu bestial, certes, mais délectable. Passé les premiers instants où il avait laissé sa pulsion agir, il commença à vouloir faire bien les choses. Il en fut vite récompensé par les couinements de plaisir de Gildas qui accompagnait les coups de langue de soubresauts de son fessier trop sensible.
Et puis il se souvint des douceurs reçues, et tenta, avec succès, de les reproduire sur le mâle offert.
Gildas lui demanda de le doigter. Léo hésita encore un instant avant d'humecter son doigt et de l'enfoncer dans la corolle bien souple. Il comprit immédiatement l'expérience de cet anus à être percé, contrairement au sien bien plus serré. Il se dit qu'il aimerait bien avoir un cul aussi souple que celui-ci pour que Paul vienne en lui aussi souvent qu'il le désirerait.
Il alterna léchage et doigtage dans une symphonie crue. Une part de lui s'en voulait du plaisir qu'il ressentait à faire cela. Une autre en était ravie et lui criait « enfin ! » et « c'est la première d'une longue série ! ».
Le nez dans la raie, la langue bien enfoncée à travers l'anneau intime, il sentit les mains de Gildas le tirer vers lui. Il se retrouva bientôt couché sur le ventre de l'homme pour, instinctivement, l'embrasser avec fougue.
Quand il fut calmé, Gildas lui dit :
– Il faut maintenant utiliser l'accessoire indispensable à une sodomie réussie.
– Une capote ?
– Que nenni. Du lubrifiant. Tiens, voilà le flacon.
– Je… Je fais comment ?
– D'abord tu enfonces des perles de gel anal dans mon cul. Ensuite tu enduis ta belle queue. Ou bien tu me demandes d'enduire ta belle queue.
– Une dernière sucette baveuse ne suffit pas ?
– Bien vu sur la dernière sucette. Approche ton phallus des lèvres du mec que tu veux enculer après lui avoir léché le cul. S'il ouvre la bouche et le suce, le message est clair : il veut être pris. Cela étant la salive ne suffit pas, non. Fais-toi sucer puis enduis ta queue.
Le sourire de vainqueur de Léo faisait plaisir à voir. Il commença par retourner bouffer la rondelle ravie, puis la doigta en enduisant de lubrifiant le conduit.
Il hésita ensuite entre demander à Gildas d'enduire son sexe ou de le faire lui-même. Il choisit la deuxième solution, fier d'exhiber son membre sous le nez de l'homme viril qu'il allait enculer. Il le fit méthodiquement, ce qui fit sourire le passif.
– Tu sais, à l'époque où j'étais hétéro en couple, la contraception dans le couple c'était moi, pas elle. J'adorais qu'elle déroule la capote sur ma queue, qu'elle joue avec son jouet comme elle le voulait. C'était un jeu délicieux, entre amoureux.
– C'est vrai que j'imagine Paul étaler le lubrifiant sur ma queue, hummm… Je risquerais presque d'en jouir prématurément !
– Qu'à cela ne tienne, tant mieux si ça doit arriver une fois ou l'autre !
Gildas écarta et releva suffisamment les cuisses pour que Léo glisse ses épaules dessous. Ils relevèrent ainsi les jambes et soulevèrent le fessier du matelas. Le gland trouva naturellement l'orifice. Au premier contact un même frisson de désir traversa les deux corps amants.
Léo poussa. Gildas refusa l'intromission en serrant les fesses. Le novice le regarda, intrigué.
– Un bon enculeur ne pousse jamais avant que le futur enculé ne lui demande de le prendre. C'est le passif qui donne le top départ. Sauf dans le hard, mais ce n'est pas d'actualité.
– Pardon ! Excuse-moi.
– Tu crois que Paul va te demander de l'enculer ?
– Je ne sais pas, j'espère.
– Moi je suis certain que oui. Tu es bien trop mignon en position d'attaque. Et puis le contact de ton sexe sur mon petit trou, quel régal ! Vas-y, prends-moi !
Léo poussa à peine. Le gland força l'anneau. Il se sentit immédiatement dépassé, le conduit aspirant sa queue à toute vitesse. En un rien de temps Gildas fut pris jusqu'à la garde.
– C'est à ce moment-là que tu fais la différence entre un enculé expérimenté et un novice, dit Gildas. Avec Paul il te faudra y aller millimètre par millimètre. Tu le verras souffler, souffrir, remuer du cul pour éjecter ta queue et l'aspirer au fond de lui en même temps, de manière totalement contradictoire. Cela fait partie du plaisir de la sodomie. Une légère souffrance à l'intromission couplée au besoin d'être entièrement comblé.
– Quand on n'a pas l'habitude, cela fait donc mal ?
– Oui. Mais ça se transforme vite en vague de chaleur.
– Canicule ?
– Joli jeu de mot ! Ton rectum s'assouplit et le sang afflue dans les vaisseaux. Vu la densité de nerf à cet endroit, les sensations agréables arrivent vite.
– Donc je peux commencer à vous piner ?
– Là encore, ce n'est pas toi qui décides, mais ton enculé. Tu le liras sur son visage quand il sera prêt. Tu sentiras son cul bouger. Tu le verras se détendre, devenir tendre, te caresser, te supplier de commencer tes va et vient. En parole ou dans le regard, peu importe.
– Alors à ce moment-là je démarre, en douceur ?
– Une fois encore ce n'est pas toi qui fixes la cadence de l'enculade, c'est l'enculé. Tu réponds à sa demande de rythmique.
– Cela rime avec « nique ».
– Très drôle ! Elle est bonne, dans mon cul, ta belle queue ! C'est quand on se laisse tous deux déborder par la passion coïtale que tu pourras alors t'en donner à cœur joie et piner le cul de ton homme comme tu le sens. C'est la bascule animale, qui se conclut par l'éjaculation de qui en premier ?
– Du passif. J'ai compris cela.
– Ce qui n'est pas si simple à réussir !
– Vas-y, chevauche-moi. Dis-moi dans quelles positions tu veux m'enculer !
Léo démarra ses va et vient. Très vite il se mit à galoper dans le cul habitué aux longues chevauchées intenses.
Gildas le repoussa pour se placer en levrette. Léo replongea immédiatement dans le magnifique fessier musclé et reprit sa cavalcade. L'enculé couinait de ton son être. L'enculeur grognait sa rage coïtale.
Mais très vite Gildas sentit l'imminence de l'explosion. Il s'écarta et se remit sur le dos. Léo le reprit aussitôt, se coucha sur lui et l'embrassa sauvagement tout en le pistonnant. Il éjacula en criant, sans vraiment se rendre compte qu'il avait un doigt de Gildas enfoncé dans son anus.
Il prit son temps pour revenir sur terre, cajolé par un Gildas d'une tendresse lubrique, flattant la chair, doigtant l'anus.
Le sentant s'assoupir, Gildas bougea son bassin pour extirper le membre gluant et mou hors de son cou. Il fit glisser Léo sur le côté, se lova contre lui, écouta la régularité de son souffle tout en le caressant doucement. Il s'endormit à son tour.
C'est aux aurores que Léo bougea, se réveilla et réveilla Gildas. Ils se bécotèrent dans un demi-sommeil, se caressèrent, durcirent sereinement l'un contre l'autre.
Léo ne tergiversa pas longtemps.
– Prenez-moi.
– Dans mes bras ?
– Enculez-moi ! C'était génial de vous prendre hier soir.
– Tu t'es découvert une vocation d'enculeur ?
– Et je veux maintenant découvrir ma vocation d'enculé. Prenez-moi. Maintenant.
Gildas le coucha sur le ventre et lui écarta les jambes. Il plongea le visage entre ses fesses et lui dévora le cul ardemment. Le puceau gémissait à nouveau continuellement. Son anus était prêt. Mais le bouffeur de cul y prenait un tel plaisir qu'il fit durer la séance bien plus longtemps que nécessaire.
Le majeur lubrifié il le doigta longuement, le massant de l'intérieur, éveillant sa prostate, détendant les chairs.
C'est tout juste si Léo réalisa qu'un deuxième doigt était en train d'assouplir son anus. Les gémissements devinrent grognements. Jusqu'à ce qu'il se redresse brusquement, s'empare du flacon de lubrifiant anal, attire Gildas à lui pour le sucer avec avidité.
Satisfait de la saveur et du plaisir fellatoire, il s'occupa de préparer le phallus en l'enduisant de gel tout en poussant des petits cris d'excitation.
Gildas revint lui bouffer le cul, le doigter encore, lubrifier son conduit. Il le coucha sr le ventre, présenta son gland à l'entrée anale. Léo grogna de désir, mettant un petit moment à se souvenir que c'était à lui de donner le signal.
– Enculez-moi !
Le gland perça l'anneau. Léo en eut le souffle coupé. Une douleur fulgurante traversa son corps, vite apaisée par les savantes caresses du mâle attentionné qui était entré en lui.
Il l'embrassa si suavement, il le caressa si bien, que Léo ne sentit pas le chibre s'enfoncer dans son cul. Il réalisa qu'il était entièrement possédé en sentant la chair chaude et moite de Gildas envelopper son corps.
– Ça y est ? Je fais partie de la famille des enculés ? Je suis un homme ?
– Oui, mon beau. Je suis tout en toi.
– C'est bon… C'est chaud.
Il voulut ajouter quelque chose mais fut stoppé par un élan douloureux.
– Sois patient. Laisse à ton joli cul le temps de s'habituer à ma queue qui le comble. Ne bouge pas. Nous avons toute la journée.
– Tant que cela ? Je voudrais vous quitter en étant capable de marcher, ironisa-t-il.
– Laisse-toi faire. Détends-toi. Sois cool. Je vais régaler ton cul.
Gildas ne mentit pas. Il sodomisa le novice pendant près d'une heure, lui donnant le temps de souffler, le prenant dans des positions variées, ne cherchant pas à bourriner le petit cul serré, juste à le posséder.
Tout l'être de Léo était en feu. Il ne se contentait plus d'être mis bien profond. C'est lui qui dirigeait impudiquement la manœuvre en présentant sa rondelle, en s'empalant, en demandant à être sans cesse repris.
Il éjacula bruyamment et puissamment. Puis il accepta l'offrande d'une éjac faciale, ouvrant grand la bouche pour récolter les premiers jets, se réjouissant d'être aspergé partout sur le visage d'une crème épaisse et savoureuse.
Gildas nettoya sa peau à coups de langue. Ils prirent une douche coquine ensemble. Aux anges, Léo ne cessa de remercier, d'embrasser, de palper celui qui lui avait fait connaitre le plaisir entre hommes.
Il se décida à filer, souhaitant dans son nouveau bonheur passer par la boulangerie pour régaler toute sa famille.
Gildas resta longtemps allongé sur sa terrasse à regarder le ciel et à remercier les dieux de l'Olympes d'avoir permis les plaisirs grecs. Il était heureux pour Léo, certain qu'il trouverait un accord affectif et charnel avec le dénommé Paul.
Léo revint le lendemain. Ils firent à nouveau l'amour comme si le monde allait s'arrêter soudainement. Il suça plus et mieux, encula avec bien plus d'attention pour le plaisir du passif, se fit prendre en s'abandonnant totalement.
Au matin il annonça, gêné, que cela avait été la dernière fois qu'ils s'accouplaient. Paul allait arriver deux jours plus tard. Il voulait garder son jus pour son amoureux.
Gildas lui offrit un magnifique sourire complice. Il lui affirma qu'il avait lui-même décidé de mettre un terme à leurs jeux sexuels, Léo en sachant assez pour, si c'était nécessaire, initier son petit ami.
Au moment de se quitter, Gildas tendit un jeu de clefs au jeune homme.
– Si tu veux, prends-la. Elle vous permettra de venir discrètement dans le jardin pour que vous puissiez être nus tous les deux en toute liberté. La petite clef ouvre la maison. Tu as vu où est la chambre d'ami. Si vous voulez vous aimer là, n'hésitez pas. La salle de bain est aussi à votre disposition. Je ne serai pas là pendant la semaine, juste les prochains weekends. Profitez-en.
– Je ne peux pas ! C'est chez vous !
– Bien sûr que tu peux. Quand tu constateras qu'avoir des relations intimes avec ton amoureux dans une maison de famille est une gageure, tu seras bien content de venir vous réfugier ici pour jouir du corps l'un de l'autre. Cela ne me dérange en aucun cas.
– Mais je ne peux pas lui raconter ce que vous et moi…
– Tu n'as rien à lui raconter. Dis-lui juste que cette maison appartient à un ami qui t'a confié les clefs pour que tu la surveilles en son absence. Et que, dans un clin d'œil salace de vieux, il t'a autorisé à y amener ta petite amie.
– Vous n'êtes pas vieux.
– Je me défends encore.
– J'ai constaté.
– Il faut juste lui donner une explication crédible. La plus courte étant toujours la meilleure. Allez, prends ces clefs. Ne venez pas le weekend mais uniquement en semaine. Et après, nous ne sommes pas obligés de nous connaitre si on se croise dans la rue. Ce sera notre petit secret.
Léo hésita. Puis prit les clefs, enlaça tendrement Gildas, l'embrassa suavement et le remercia dix fois.
Dix jours plus tard, revenant dans sa résidence secondaire, Gildas trouva un petit mot sur la table de la cuisine.
« Mon mentor, je ne saurais jamais comment vous remercier. Les choses avec Paul se sont déroulées exactement comme prévu. Nous bandions déjà tous les deux dans la salle de bain, mais nous n'avons pas osé nous toucher. Alors forcément, au moment de nous coucher, me voyant nu et en plein déploiement de mon sexe, il n'a pas cherché à enfiler sa tenue de nuit.
Nous nous sommes longuement embrassés en nous caressant partout, sans réussir à nous parler. Nous nous sommes branlés mutuellement et jouis ensemble, de deux splendides éjacs. Ce n'est qu'après, entre de multiples baisers et caresses, que nous avons osé nous dire ce que nous ressentions l'un pour l'autre.
Je l'ai sucé en premier. Il m'a vite couché pour qu'on s'offre notre premier 69. On a joui chacun dans la bouche de l'autre.
Lors de ce premier weekend nous avons vaguement essayé de nous enculer l'un l'autre, mais vous aviez raison, c'était bien trop bruyant donc risqué. Nous nous sommes contentés de sucettes et de branlettes. Et j'ai découvert que Paul était bien plus à l'aise que moi avec son corps.
Dès le lundi matin nous sommes allés chez vous. L'explication, brève, lui a convenu. La réalité restera notre secret, à vous et à moi. On a joué à poil dans le jardin, on s'est caressé, branlé, sucé comme des fous. Et puis il m'a présenté son petit cul de manière de plus en plus ostentatoire. Alors j'ai fait comme vous, je l'ai entrainé dans la maison où nous nous sommes précipités dans la chambre.
C'est lui qui m'a enculé en premier. Vous aviez raison, comme toujours, sur son ébahissement à constater l'intensité de mon plaisir anal. Bon, il n'a pas été très doué. Il s'est rattrapé depuis.
Je l'ai enculé ensuite. Il est monté au septième ciel, a dégusté, s'est régalé. Ma queue n'est pas entrée aussi facilement dans son cul que dans le vôtre. Mais c'est fou ce que le corps humain s'adapte. Au bout de trois jours on pouvait s'enculer presque sans douleur, à fond, à travailler (difficilement) notre endurance.
Nous avons vécu, grâce à vous, une semaine de rêve. Mes parents nous ont fait éclater de rire en nous demandant où nous étions toujours fourrés. Que voulez-vous répondre à cela ?
Paul prolonge de quelques jours encore son séjour. Il ne rentrera que mercredi prochain. Aussi, si vous le voulez bien, nous reviendrons en début de semaine prochaine. En attendant, deux jours à reposer nos petits culs ne feront pas de mal… Nous avons décidé de travailler ensemble notre résistance au léchage et à la suce de couilles et queue. De cul aussi, bien sûr. Nous sommes vraiment fous amoureux l'un de l'autre ! C'est génial !
Je vous dois tout. Je suis votre éternel débiteur car c'est grâce à vous que je sais quoi faire de ma bite. Bon… Elle est nulle celle-là, mais elle m'amuse. En tous cas ma reconnaissance vous est entière et absolue.
Mille mercis. J'espère que vous (re)trouverez vite un Paul qui vous fera craquer.
Votre Léo,
Votre obligé. »
Gildas sourit.
– Parce que tu le vaux bien, mon gars. Cela a été un bonheur de croiser ton chemin ! dit-il à voix haute.
– Vous pouvez me toucher si vous voulez.
– Eh bien, si j'ai l'autorisation, répondit Gildas aux anges.
Il ne se gêna pas pour affleurer la peau de l'éphèbe, déclenchant autant de frissons sensuels que de spasmes dans son phallus tendu.
Au bout d'un moment, se rendant compte que les douceurs étaient à sens unique, Gildas lui dit :
– Tu peux me toucher si tu veux.
– Super ! J'ai l'autorisation !
Léo se mit aussitôt à caresser l'épiderme velu de l'homme. Il tâchait de reproduire les onctions reçues. Gildas l'encourageait, le trouvant naturellement doué.
Brusquement, se remémorant son orgasme buccal, Léo réalisa que son ainé n'avait pas joui. Son sexe restait raide et coulait d'un miel abondant. Il posa alors sa joue sur le ventre de l'homme et, le visage fixé sur le phallus à quelques centimètres de lui, il entreprit de le masturber.
Il y mit toute la suavité dont il se sentait capable. Gildas caressait ses cheveux en roucoulant. Sa main s'activait lentement. Au départ elle était trop placée sur le gland, générant de légers désagréments. Gildas la fit descendre un peu pour qu'il le branle en serrant la hampe à la moitié.
La caresse était délicieuse. Gildas ferma les yeux et s'abandonna à la découverte épidermique du novice.
Il ne les rouvrit que pour éjaculer brusquement, son sperme retombant à moitié sur le visage du bougre enchanté, à moitié sur son ventre velu.
Léo ralentit ses mouvements masturbatoires jusqu'à ce que la dernière goutte de sperme ne sorte. Il le goûta, grogna de plaisir, étala le nectar sur la peau comme pour le faire pénétrer.
Il s'en voulait. Il avait eu la puissante envie de mettre ce gland en bouche, mais n'avait finalement pas osé. Il ne se sentait pas prêt à sucer.
Il releva enfin son visage en regardant l'homme avec un grand sourire.
Gildas exprima également son bonheur et lécha les traces de sperme sur son visage avant de les enfourner dans la bouche du jeunot dans des baisers aussi savoureux que passionnés.
A la fin, Léo remarqua :
– Non seulement vous m'avez convaincu d'accepter mon homosexualité, mais vous m'avez aussi appris à aimer rester nu, à découvrir le plaisir d'être sucé, et maintenant à branler un homme. Tout cela en une soirée fort mal démarrée !
– Comme quoi, le pire n'est jamais certain. Tu te débrouilles très bien, tu sais ?
– Merci. Je crois savoir ce que je vais faire maintenant.
– Ah ? Génial. Je peux savoir ?
– Si quelqu'un peut savoir, c'est évidemment vous ! D'abord je vais dormir dorénavant nu.
– Bonne décision.
– Ensuite je vais inviter Paul à me rejoindre.
– Excellente décision !
– Après, j'avoue que je ne sais pas trop.
– Qu'est-ce que tu ne sais pas ?
– Comment le draguer ? Comment entamer une relation avec lui ? Qu'est-ce qui me dit qu'il veut dépasser une relation amicale pour une relation affective ?
– Simple ! Le premier signe sera de savoir s'il acceptera ton invitation.
– Effectivement.
– Tu l'hébergeras comment ?
– Dans ma chambre. Il n'y en a plus d'autre de libre.
– Parfait. Donc il te rejoint. A peine arrivé tu lui proposes d'aller piquer une tête en mer.
– Logique.
– Vous êtes tous les deux dans ta chambre et tu te déshabilles entièrement devant lui, genre « cool, on est entre garçons ».
– On n'a jamais fait cela.
– Eh bien tu vas le faire et regarder sa réaction. S'il en fait de même, après la baignade, hop dans la salle de bain ensemble.
– Hein ?
– « Cool, on est entre garçons ». Tu retires ton maillot, tu le rinces dans le lavabo en exhibant tes petites fesses, tu vas ensuite sous la douche devant lui. Deux solutions, ou bien il fait pareil, ou bien il fuit en te laissant seul.
– Mauvais signe s'il s'en va.
– Ou trop bon signe : imagines qu'il ne puisse pas réfréner une érection…
– Ah oui, possible…
– Il reste, tu sors de la douche, tu te sèches devant lui en balançant tes petites couilles et ta verge, et lui se met nu aussi et entre dans la cabine pour se laver.
– Autrement dit, on démarre une relation libre de convention, sans cacher notre corps l'un à l'autre comme c'est le cas depuis qu'on se connait.
– Exactement. C'est logique, c'est l'été, vous êtes en vacances, on est habillé bien plus léger que l'hiver, voire pas habillé du tout. Mais attention, il te faut trouver un équilibre subtil entre pudeur et exhibition. Trop pudique, tu ne le convaincs pas de se mettre lui aussi à poil. Trop exhibitionniste, tu risques de lui faire peur.
– Donc il me faut être tout ce qu'il y a de plus naturel. C'est que, à part ce soir, la nudité n'a jamais été naturelle pour moi…
– Raison de plus pour continuer dès que tu rentreras chez toi. A dormir nu par exemple. Ce que tu feras dès le premier soir quand vous vous coucherez. Hop, plus un vêtement sur toi, et allongé sur ton lit tu entameras une conversation avec lui.
– Pas certain qu'il en fasse de même !
– Peu importe, toi tu es chez toi, tu dors nu, tu le montres.
– S'il garde un caleçon, cela n'amènera pas grand-chose.
– Ah bon ? A ce stade, mets-toi à la place d'un beau gosse qui en pince pour toi. Il te voit nu dès la première heure, de dos et de face, en te changeant pour mettre un maillot, puis pour te laver avec lui, et enfin nu tout près de lui dans le secret de votre chambre : crois-tu que son corps va rester inerte ?
– C'est surtout moi le problème : imaginez que je me mette à bander !
– Comme tous les hommes, homos ou hétéros, quand ils se couchent. S'il est hétéro il comprendra. S'il est homo et en pince pour toi, il bandera aussi. S'il garde un caleçon c'est probablement lui qui bandera en premier. Il aura voulu protéger sa virilité. Perdu. Comment cacher une érection sous un caleçon ?
– Impossible.
– Donc tu ne risques rien.
– Juste d'avoir l'air con à bander devant lui s'il n'est pas pédé.
– Les hétéros ne bandent pas ?
– Si, mais…
– Il n'y a pas de « mais ». Si tu constates qu'il ne réagit pas, tu t'excuses en te moquant des réactions de ton corps de mec. Et que va-t-il te répondre ?
– Que ce n'est pas grave, qu'il comprend, que ça lui arrive aussi.
– Exactement. Et tu sais, même un hétéro est content de voir la bite d'un autre mec, ne serait-ce que pour se rassurer sur la sienne.
– C'est dingue : la vie a l'air simple avec toi !
– Elle ne l'est pour personne. Mais elle bien plus compliqué pour tous ceux qui ne cherchent pas à la simplifier !
Les deux hommes discutèrent encore un bon moment de choses intimes, enlacés sur le canapé. Au milieu de la nuit, fatigué, Léo se leva pour rentrer. Il se rhabilla avec des vêtements propres et secs. Au moment de quitter Gildas il déposa un bisou sur ses lèvres, caressa une fesse et le remercia à nouveau.
Plus ému qu'il ne le voulait, Gildas le regarda disparaitre dans la nuit. Le reverrait-il ? Léo allait-il s'assumer ? Est-ce que cela collerait avec son Paul ?
Il s'endormit sur ces questions, sans trouver de réponse mais en espérant que tout se passerait pour le mieux.
Alors qu'il s'imaginait le revoir dès le lendemain, Léo ne donna aucun signe de vie. Gildas, déçu, se dit que cela n'avait été qu'une parenthèse dorée, une transmission agréable d'ainé à jeunot.
Ce n'est que le surlendemain, après le diner, alors qu'il lisait tranquillement, nu dans un transat sur sa terrasse que le carillon du portail d'entrée se déclencha. Il se hâta d'enfiler un short à même la peau et alla ouvrir.
Les deux sourires étaient aussi étincelants l'un que l'autre. Gildas fit entrer le minet. Dès qu'ils furent à l'abri des regards, Léo l'arrêta et demanda :
– Je peux vous embrasser ?
– Une bise ?
– Une pelle entre hommes. Il faut que je m'améliore.
– Il est des choses qui ne se refusent pas.
Léo l'embrassa délicatement d'abord, puis avec fougue. Dans un premier temps Gildas le laissa prendre possession de sa bouche, saccager sa langue. Mais quand les mains du gars firent pression vers le bas pour lui ôter son short et libérer son sexe qui grossissait, l'ainé partit à l'attaque.
La pelle, combattive, engagée, intense, se prolongea un bon moment entre regards souriants et volontaires, palpations de chair délicate, enlacements physiques.
Ils rompirent l'ébat ensemble, en éclatant de rire.
– Ça c'est une pelle de mec ! s'exclama Léo, enthousiaste.
– Raconte ! Qu'est-ce qui te met dans cet état, comment dirais-je, de puissante homophilie ?
– Paul va venir ! Le weekend prochain ! C'est génial !
– Super ! Je suis super content pour toi !
– Il a répondu tout de suite à ma proposition, me disant qu'il allait se débrouiller pour venir, expliqua Léo en se déshabillant entièrement, ce qui fit sourire Gildas.
– Que lui as-tu dit pour le convaincre ?
– Oh, pas grand-chose. J'ai juste dit que sa présence me manquait, que je m'ennuyais et que j'aimerais bien passer quelques jours avec lui. J'ai hésité, mais dire que, lui, me manquait me semblait un peu trop explicite, de même que je m'ennuyais de lui. J'ai essayé de trouver une rédaction claire tout en étant interprétable dans les deux sens.
– Bien vu. S'il est hétéro, tu lui dis que tu as envie de passer quelques jours de vacances avec lui. Propre. S'il est homo et qu'il est attiré par toi, il comprend que tu es en manque grave de lui. Tu fais le premier pas. Nickel ! Il ne peut que t'en être reconnaissant.
– J'espère.
– Dès qu'il verra ton petit cul nu, toujours aussi mignon, cela dit en passant, observe son entrejambe. Cela devrait remuer là-dedans.
– J'ai hâte ! Et j'ai la trouille en même temps. C'est con, non ?
– Qu'un humain soit nerveux quand il y a de l'enjeu, c'est normal ! Laisse faire les choses quand vous vous retrouverez. Au fait, comment vous saluez-vous ? Vous vous serrez la main ? Vous vous faite la bise ?
– La bise ? Non ! Jamais. C'est un truc de sudistes, ça. En général on fait un check.
– Alors, conseil de vieux pédé…
– … De vieux sage, plutôt !
– De vieux pédé sage, alors : tu le récupèreras à la gare ?
– Oui.
– Alors va sur lui et fais-lui la bise en disant qu'ici c'est comme cela que ça se passe, qu'il faut adopter les mœurs régionales.
– Ce n'est pas vrai !
– Quelle importance ? Soit il ne le sait pas et adopte le proverbe « à Rome, fais comme les romains ». Soit il sait que c'est faux mais est attiré par toi et là, il faudra éviter que vos lèvres ne s'effleurent. Soit il le sait et n'a que de l'amitié pour toi, mais l'amitié c'est sacré, et il ne dira rien.
– J'adore ! Avec vous la vie est si simple ?
– Tu dis cela parce que nous sommes nus et que tu bandes déjà plus fort que moi ?
– Vous avez vu ! Je n'arrête pas de bander ! C'est génial.
– Difficile de ne pas le voir. C'est surtout beau, un beau mâle en érection. Et j'en suis ravi pour toi.
– Je vous l'ai déjà dit, je ne me considère pas comme un beau garçon.
– Tourne-toi. Montre-moi tes fesses. Oui, comme ça. Remue-les. Ecarte un peu les jambes pour que je voie tes couilles balancer.
– C'est tout, oui ?
– Non. Montre-moi ton bel anus. Tu as joué avec ces derniers jours ?
– Justement…
– Ah. Nous y voilà. La sodomie.
– Oui. Peut-on discuter au calme ? Sur la terrasse ?
– Un verre de rhum arrangé à la main ?
– Je n'ose pas abuser.
– Juste un verre. Cela nous a plutôt réussi l'autre soir.
– Superbement, oui !
Gildas revint avec les deux verres. Léo était assis sur le canapé, la queue bien raide dirigée vers le ciel. L'ainé s'assis à ses côtés. Aussitôt Léo se décala pour se coller à lui en faisant se toucher leurs cuisses.
– Je te sens chaud ce soir.
– C'est peu de le dire.
– Raconte. Que veux-tu savoir sur la vie gay ?
– Pas que savoir… Voilà. Vous ne me jugerez pas, hein ?
– Ne pas juger un petit branleur qui peine à bander mais se pignole sous mon mur, remue son petit cul nu dans mon jardin, demande à être sucé, prend plaisir à me branler, très agréablement d'ailleurs ? Non. Ce n'est vraiment pas mon genre.
– C'est facile de se moquer.
– Tu tends le bâton pour te faire battre, ou la queue pour me biffer le visage si tu préfères, que veux-tu…
– Être digne de Paul ! Et au passage merci de ne pas me rappeler l'autre connard de pervers.
– Certainement pas ! Car maintenant j'ai bien envie de lui dire ce que je pense.
– Evite, c'est mieux.
– Je sais. Mais bon, je m'en tape comme… de ma première branlette. Mon sujet, le seul, l'unique, c'est Paul. Je crois bien que vous avez raison : il a autant envie de moi que moi de lui. J'espère ! Je crois que ça va être chaud entre nous. Alors je voudrais être à la hauteur. Je me dis que lui, peut-être, a déjà connu des mecs.
– Ou pas. Ce n'est pas une compétition, une performance physique à atteindre. C'est juste de l'attirance tendre l'un pour l'autre.
– Oui, d'accord, nous ne sommes pas des acteurs de pornos gays.
– Tu en regardes ?
– Bien sûr.
– En te masturbant ?
– Pas en lisant du Proust, évidemment, en me masturbant !
– Okay. Très bien. Tu as raison. C'est à cela que ça sert : nous donner du plaisir et nous vider les couilles.
– C'est un peu direct comme propos, mais oui. Cela étant, entre le puceau que je suis et l'acteur porno, il y a peut-être un juste milieu, non ?
– Certes.
– Alors… C'est pour cela que je suis revenu... Est-ce que vous accepteriez de…
– De quoi ?
– Ben, vous voyez, quoi.
– Ce qui va sans dire va mieux en le disant. Qu'attends-tu précisément de moi ? De mon expérience de la sexualité gay ?
– Tout. Sucer. M'enculer. Je m'en veux, vous savez ? J'ai eu envie de vous sucer quand je vous ai branlé. Je n'ai pas osé.
– C'est que tu n'étais pas prêt.
– Sans doute. Mais là je le suis. Quand je regarde votre sexe, humm, qu'est-ce que j'ai envie de le mettre en bouche ! Mais si vous pouviez d'abord me rappeler les sensations en me suçant…
– Ce n'est pas un argument, ça. C'est une demande, juste pour ton plaisir. Avoue.
– J'avoue ! C'était tellement bon quand vous m'avez sucé ! Je ne rêve plus que de cela. Enfin, avec la bouche de Paul. Et puis… Je rêve aussi d'être pris. Je suis mort de trouille à cette idée, j'ai tellement peur d'avoir mal, de ne plus pouvoir marcher après !
– Amusant.
– Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?
– Ce que tu ne dis pas.
– Et qu'est-ce que je ne dis pas ?
– Ce qu'un hétéro dirait : que se faire enculer est une dépravation, une soumission, un déshonneur absolu. Que jamais un mec, un vrai, n'accepterait de se laisser pénétrer le cul par une bite. Qu'un mâle cela prend, mais ne se fait pas prendre.
– C'est complètement stupide comme idées ! C'est déshonorant pour une fille d'ouvrir sa chatte à une bite ?
– Voilà bien un commentaire de ta génération. Non, nous sommes bien d'accord : se faire prendre, comme le fait de prendre, c'est juste du partage charnel, de sensations, de plaisirs.
– Et j'ai bien entendu que recevoir une sodomie est selon vous la plus formidable des sensations.
– Je persiste, oui.
– Quand c'est fait par un gentil mâle attentionné.
– Comme Paul.
– Comme vous.
– Tu y tiens vraiment ?
– J'ai réfléchi. J'ai hésité. D'un côté me faire dépuceler le cul par Paul serait un super cadeau à lui faire. D'un autre côté c'est l'assurance d'un échec annoncé : je crois avoir compris qu'il faut bien se préparer pour cela. Alors autant vous demander de le faire. Pour que ce soit un moment unique, inoubliable, pour Paul et moi.
– Vu comme cela…
– Et puis je rêve aussi de m'enfoncer entre ses fesses. Et je ne voudrais pas lui faire de mal. Alors il faudrait que je m'entraine. Je me disais qu'avec vous qui avez l'habitude, cela ne poserait pas de problème.
– Ah oui, je vois, le pédé versatile qu'on peut enculer à tout moment, n'importe comment, facile !
– Ce n'est pas cela que je veux dire. C'est juste que vous, vous aimez cela.
– Mouais…
– Vous accepteriez de me sucer et de vous laisser sucer ? De vous faire enculer et de m'enculer ?
– Tu es sûr de toi ? Tu y tiens vraiment ?
– Oui. Je n'imagine que vous pour cela. C'est même mieux que cela : c'est parce que je vous ai rencontré que j'ai eu ces idées. Sans vous…
– Sans moi ?
– Je crois que je n'aurais jamais accepté ce que je suis, vraiment. Et que je n'aurais jamais eu la volonté d'être digne de Paul, sexuellement s'entend. La volonté d'être initié sexuellement. Avec vous j'ai confiance. Vous êtes mon bon génie.
– Ton bon génie… Tu ne te prénommes pourtant pas Aladin.
– Si vous souhaitez m'appeler comme cela en m'initiant, d'accord.
– Léo. C'est bien plus mignon ! Tu me fais craquer. Viens m'embrasser.
Léo se pencha pour embrasser longuement son initiateur tout en caressant sa peau, son phallus gluant et aussi raide que le sien. Ils se souriaient encore béatement quand leurs lèvres se décollèrent.
– De mon expérience, je crois qu'il y a une règle valable pour tous que tu dois avoir en tête : pour bien sucer, il faut aimer être sucé. Pour bien jouir analement d'une enculade, il faut avoir bien enculé. C'est parce que tu as aimé être sucé et que tu es pantois devant la passion des hommes qui te sucent qu'un jour tu ressens l'impérieux besoin de sucer. C'est parce que tu as aimé chevaucher des mâles en levrette et que tu es pantois devant leurs incessants couinements de plaisir qu'à ton tour tu ne peux résister à l'appel de la sodomie et que tu finis par ouvrir tes fesses à la queue d'un mec sympa. Tu dois partir du principe que ton Paul est aussi puceau que toi sur ce qu'on appelait autrefois les plaisirs grecs. C'est parce que tu as aimé être bien sucé que tu suceras bien ton Paul. C'est parce que tu t'es fait bien enculer et que tu sais ce qu'on ressent que tu enculeras bien ton Paul. Autrement dit, donner ce que tu as reçu au gars que tu aimes.
– Donner ce qu'on a reçu, oui, c'est cela.
– C'est très judéo-chrétien comme idée. C'est pour cela que presque tout le clergé est composé de gays pratiquants. Ceux qui ne le sont pas dérivent vers l'abus et le viol de plus faibles qu'eux. Alors autant qu'ils s'amusent entre eux pour avoir un équilibre de vie.
– Mais ceci est une autre histoire.
– Absolument. Je m'égare.
– Pas tant que cela, si je me souviens bien des avances d'un prêtre quand j'étais ado. Heureusement j'ai résisté et il ne s'est rien passé.
– Tant mieux ! Donc c'est moi qui commence ?
– Si monsieur veut bien se donner la peine.
– Vu la merveille de ton sexe, oh que oui que monsieur veut se donner la peine !
Gildas glissa entre les cuisses du puceau qui s'ouvraient alors qu'il avançait son bassin. Gildas admira le beau phallus ruisselant d'impatience, les jolies petites couilles, les petits poils clairs. Il se plaça en levrette en cambrant son dos.
– La levrette, tout un programme ! Quand tu suces, montre que tu es prêt à te faire prendre. Excite ton partenaire en te cambrant, ce qui met en valeur ton petit cul.
– Oui. C'est superbe !
Il commença par déchainer sa langue sur les couilles puis sur la hampe. Léo gémit immédiatement, en continu.
Il le suça en dégustant son bonbon lisse, avant de le pomper. A la première saveur métallique en bouche, il s'arrêta.
– A toi maintenant.
– Continuez !
– Non. Ici nous sommes dans une cour d'école. J'enseigne.
– Vive l'école ! s'exclama Léo en se redressant pour pousser Gildas sur le canapé.
Il entreprit aussitôt de lui offrir le même traitement. Gildas le guida, lui donna des conseils, tout en se régalant de la langue gauche du novice. Il avait tout à apprendre, mais il ne pouvait pas lui reprocher d'y mettre du cœur et de l'intensité. Et puis il était si excitant, en levrette !
Ils échangèrent les rôles. Gildas dégusta son sexe avec plus de douceur, redoublant de conseils que Léo avait du mal à intégrer tant il était possédé par son plaisir.
Quand ils échangèrent encore, Léo se montra plus sensuel, plus coquin aussi. Gildas n'avait plus de doute : il saurait faire.
Revenu entre les cuisses maigrelettes du débutant, Gildas poursuivi son éducation fellatrice. Mais très vite Léo souleva son bassin et l'avança, présentant son anus en manque. Alors Gildas se concentra essentiellement sur son bel anneau, déchainant sa langue autour avant de la percer et de l'attendrir de la plus délicieuse des manières.
N'en pouvant plus de plaisir, Léo finit par se dégager pour, très vite après avoir repris son souffle, se positionner lascivement en levrette, écartant bien les cuisses.
Il découvrit alors le plaisir de se faire lécher tout le sillon, de se faire pétrir, embrasser, mordre, lécher le fessier. De recevoir des petites claques charmantes qui réjouirent le novice au plus haut point.
Sans cesse Léo présentait son anus devant la bouche de Gildas, exprimant lascivement son besoin de se faire encore bouffer le cul. Il couina quand son amant le doigta, très progressivement, très profondément, détendant suffisamment sa chair pour enfoncer deux doigts.
Il crut qu'il allait se faire prendre quand Gildas arrêta.
– Tu as un cul délicieux, mon beau. Mais avant que je ne te prenne, c'est toi qui vas m'enculer. Et ça, on va le faire dans ma chambre. Viens.
Tremblant de fièvre charnelle, Léo le suivit. Il eut un moment d'hésitation en voyant Gildas se coucher sur le dos dans son lit. Puis il se souvint du conseil : prendre avant d'être pris.
Il regarda l'anus offert. Il hésita. Avait-il envie de lécher cela ? Son regard croisa celui du passif qui devinait ses pensées. Il s'imagina alors avoir Paul devant lui. Il plongea sur ce cul, bouche grande ouverte.
A sa grande surprise il découvrit que lécher une raie et un anus était agréable et doux. Un peu bestial, certes, mais délectable. Passé les premiers instants où il avait laissé sa pulsion agir, il commença à vouloir faire bien les choses. Il en fut vite récompensé par les couinements de plaisir de Gildas qui accompagnait les coups de langue de soubresauts de son fessier trop sensible.
Et puis il se souvint des douceurs reçues, et tenta, avec succès, de les reproduire sur le mâle offert.
Gildas lui demanda de le doigter. Léo hésita encore un instant avant d'humecter son doigt et de l'enfoncer dans la corolle bien souple. Il comprit immédiatement l'expérience de cet anus à être percé, contrairement au sien bien plus serré. Il se dit qu'il aimerait bien avoir un cul aussi souple que celui-ci pour que Paul vienne en lui aussi souvent qu'il le désirerait.
Il alterna léchage et doigtage dans une symphonie crue. Une part de lui s'en voulait du plaisir qu'il ressentait à faire cela. Une autre en était ravie et lui criait « enfin ! » et « c'est la première d'une longue série ! ».
Le nez dans la raie, la langue bien enfoncée à travers l'anneau intime, il sentit les mains de Gildas le tirer vers lui. Il se retrouva bientôt couché sur le ventre de l'homme pour, instinctivement, l'embrasser avec fougue.
Quand il fut calmé, Gildas lui dit :
– Il faut maintenant utiliser l'accessoire indispensable à une sodomie réussie.
– Une capote ?
– Que nenni. Du lubrifiant. Tiens, voilà le flacon.
– Je… Je fais comment ?
– D'abord tu enfonces des perles de gel anal dans mon cul. Ensuite tu enduis ta belle queue. Ou bien tu me demandes d'enduire ta belle queue.
– Une dernière sucette baveuse ne suffit pas ?
– Bien vu sur la dernière sucette. Approche ton phallus des lèvres du mec que tu veux enculer après lui avoir léché le cul. S'il ouvre la bouche et le suce, le message est clair : il veut être pris. Cela étant la salive ne suffit pas, non. Fais-toi sucer puis enduis ta queue.
Le sourire de vainqueur de Léo faisait plaisir à voir. Il commença par retourner bouffer la rondelle ravie, puis la doigta en enduisant de lubrifiant le conduit.
Il hésita ensuite entre demander à Gildas d'enduire son sexe ou de le faire lui-même. Il choisit la deuxième solution, fier d'exhiber son membre sous le nez de l'homme viril qu'il allait enculer. Il le fit méthodiquement, ce qui fit sourire le passif.
– Tu sais, à l'époque où j'étais hétéro en couple, la contraception dans le couple c'était moi, pas elle. J'adorais qu'elle déroule la capote sur ma queue, qu'elle joue avec son jouet comme elle le voulait. C'était un jeu délicieux, entre amoureux.
– C'est vrai que j'imagine Paul étaler le lubrifiant sur ma queue, hummm… Je risquerais presque d'en jouir prématurément !
– Qu'à cela ne tienne, tant mieux si ça doit arriver une fois ou l'autre !
Gildas écarta et releva suffisamment les cuisses pour que Léo glisse ses épaules dessous. Ils relevèrent ainsi les jambes et soulevèrent le fessier du matelas. Le gland trouva naturellement l'orifice. Au premier contact un même frisson de désir traversa les deux corps amants.
Léo poussa. Gildas refusa l'intromission en serrant les fesses. Le novice le regarda, intrigué.
– Un bon enculeur ne pousse jamais avant que le futur enculé ne lui demande de le prendre. C'est le passif qui donne le top départ. Sauf dans le hard, mais ce n'est pas d'actualité.
– Pardon ! Excuse-moi.
– Tu crois que Paul va te demander de l'enculer ?
– Je ne sais pas, j'espère.
– Moi je suis certain que oui. Tu es bien trop mignon en position d'attaque. Et puis le contact de ton sexe sur mon petit trou, quel régal ! Vas-y, prends-moi !
Léo poussa à peine. Le gland força l'anneau. Il se sentit immédiatement dépassé, le conduit aspirant sa queue à toute vitesse. En un rien de temps Gildas fut pris jusqu'à la garde.
– C'est à ce moment-là que tu fais la différence entre un enculé expérimenté et un novice, dit Gildas. Avec Paul il te faudra y aller millimètre par millimètre. Tu le verras souffler, souffrir, remuer du cul pour éjecter ta queue et l'aspirer au fond de lui en même temps, de manière totalement contradictoire. Cela fait partie du plaisir de la sodomie. Une légère souffrance à l'intromission couplée au besoin d'être entièrement comblé.
– Quand on n'a pas l'habitude, cela fait donc mal ?
– Oui. Mais ça se transforme vite en vague de chaleur.
– Canicule ?
– Joli jeu de mot ! Ton rectum s'assouplit et le sang afflue dans les vaisseaux. Vu la densité de nerf à cet endroit, les sensations agréables arrivent vite.
– Donc je peux commencer à vous piner ?
– Là encore, ce n'est pas toi qui décides, mais ton enculé. Tu le liras sur son visage quand il sera prêt. Tu sentiras son cul bouger. Tu le verras se détendre, devenir tendre, te caresser, te supplier de commencer tes va et vient. En parole ou dans le regard, peu importe.
– Alors à ce moment-là je démarre, en douceur ?
– Une fois encore ce n'est pas toi qui fixes la cadence de l'enculade, c'est l'enculé. Tu réponds à sa demande de rythmique.
– Cela rime avec « nique ».
– Très drôle ! Elle est bonne, dans mon cul, ta belle queue ! C'est quand on se laisse tous deux déborder par la passion coïtale que tu pourras alors t'en donner à cœur joie et piner le cul de ton homme comme tu le sens. C'est la bascule animale, qui se conclut par l'éjaculation de qui en premier ?
– Du passif. J'ai compris cela.
– Ce qui n'est pas si simple à réussir !
– Vas-y, chevauche-moi. Dis-moi dans quelles positions tu veux m'enculer !
Léo démarra ses va et vient. Très vite il se mit à galoper dans le cul habitué aux longues chevauchées intenses.
Gildas le repoussa pour se placer en levrette. Léo replongea immédiatement dans le magnifique fessier musclé et reprit sa cavalcade. L'enculé couinait de ton son être. L'enculeur grognait sa rage coïtale.
Mais très vite Gildas sentit l'imminence de l'explosion. Il s'écarta et se remit sur le dos. Léo le reprit aussitôt, se coucha sur lui et l'embrassa sauvagement tout en le pistonnant. Il éjacula en criant, sans vraiment se rendre compte qu'il avait un doigt de Gildas enfoncé dans son anus.
Il prit son temps pour revenir sur terre, cajolé par un Gildas d'une tendresse lubrique, flattant la chair, doigtant l'anus.
Le sentant s'assoupir, Gildas bougea son bassin pour extirper le membre gluant et mou hors de son cou. Il fit glisser Léo sur le côté, se lova contre lui, écouta la régularité de son souffle tout en le caressant doucement. Il s'endormit à son tour.
C'est aux aurores que Léo bougea, se réveilla et réveilla Gildas. Ils se bécotèrent dans un demi-sommeil, se caressèrent, durcirent sereinement l'un contre l'autre.
Léo ne tergiversa pas longtemps.
– Prenez-moi.
– Dans mes bras ?
– Enculez-moi ! C'était génial de vous prendre hier soir.
– Tu t'es découvert une vocation d'enculeur ?
– Et je veux maintenant découvrir ma vocation d'enculé. Prenez-moi. Maintenant.
Gildas le coucha sur le ventre et lui écarta les jambes. Il plongea le visage entre ses fesses et lui dévora le cul ardemment. Le puceau gémissait à nouveau continuellement. Son anus était prêt. Mais le bouffeur de cul y prenait un tel plaisir qu'il fit durer la séance bien plus longtemps que nécessaire.
Le majeur lubrifié il le doigta longuement, le massant de l'intérieur, éveillant sa prostate, détendant les chairs.
C'est tout juste si Léo réalisa qu'un deuxième doigt était en train d'assouplir son anus. Les gémissements devinrent grognements. Jusqu'à ce qu'il se redresse brusquement, s'empare du flacon de lubrifiant anal, attire Gildas à lui pour le sucer avec avidité.
Satisfait de la saveur et du plaisir fellatoire, il s'occupa de préparer le phallus en l'enduisant de gel tout en poussant des petits cris d'excitation.
Gildas revint lui bouffer le cul, le doigter encore, lubrifier son conduit. Il le coucha sr le ventre, présenta son gland à l'entrée anale. Léo grogna de désir, mettant un petit moment à se souvenir que c'était à lui de donner le signal.
– Enculez-moi !
Le gland perça l'anneau. Léo en eut le souffle coupé. Une douleur fulgurante traversa son corps, vite apaisée par les savantes caresses du mâle attentionné qui était entré en lui.
Il l'embrassa si suavement, il le caressa si bien, que Léo ne sentit pas le chibre s'enfoncer dans son cul. Il réalisa qu'il était entièrement possédé en sentant la chair chaude et moite de Gildas envelopper son corps.
– Ça y est ? Je fais partie de la famille des enculés ? Je suis un homme ?
– Oui, mon beau. Je suis tout en toi.
– C'est bon… C'est chaud.
Il voulut ajouter quelque chose mais fut stoppé par un élan douloureux.
– Sois patient. Laisse à ton joli cul le temps de s'habituer à ma queue qui le comble. Ne bouge pas. Nous avons toute la journée.
– Tant que cela ? Je voudrais vous quitter en étant capable de marcher, ironisa-t-il.
– Laisse-toi faire. Détends-toi. Sois cool. Je vais régaler ton cul.
Gildas ne mentit pas. Il sodomisa le novice pendant près d'une heure, lui donnant le temps de souffler, le prenant dans des positions variées, ne cherchant pas à bourriner le petit cul serré, juste à le posséder.
Tout l'être de Léo était en feu. Il ne se contentait plus d'être mis bien profond. C'est lui qui dirigeait impudiquement la manœuvre en présentant sa rondelle, en s'empalant, en demandant à être sans cesse repris.
Il éjacula bruyamment et puissamment. Puis il accepta l'offrande d'une éjac faciale, ouvrant grand la bouche pour récolter les premiers jets, se réjouissant d'être aspergé partout sur le visage d'une crème épaisse et savoureuse.
Gildas nettoya sa peau à coups de langue. Ils prirent une douche coquine ensemble. Aux anges, Léo ne cessa de remercier, d'embrasser, de palper celui qui lui avait fait connaitre le plaisir entre hommes.
Il se décida à filer, souhaitant dans son nouveau bonheur passer par la boulangerie pour régaler toute sa famille.
Gildas resta longtemps allongé sur sa terrasse à regarder le ciel et à remercier les dieux de l'Olympes d'avoir permis les plaisirs grecs. Il était heureux pour Léo, certain qu'il trouverait un accord affectif et charnel avec le dénommé Paul.
Léo revint le lendemain. Ils firent à nouveau l'amour comme si le monde allait s'arrêter soudainement. Il suça plus et mieux, encula avec bien plus d'attention pour le plaisir du passif, se fit prendre en s'abandonnant totalement.
Au matin il annonça, gêné, que cela avait été la dernière fois qu'ils s'accouplaient. Paul allait arriver deux jours plus tard. Il voulait garder son jus pour son amoureux.
Gildas lui offrit un magnifique sourire complice. Il lui affirma qu'il avait lui-même décidé de mettre un terme à leurs jeux sexuels, Léo en sachant assez pour, si c'était nécessaire, initier son petit ami.
Au moment de se quitter, Gildas tendit un jeu de clefs au jeune homme.
– Si tu veux, prends-la. Elle vous permettra de venir discrètement dans le jardin pour que vous puissiez être nus tous les deux en toute liberté. La petite clef ouvre la maison. Tu as vu où est la chambre d'ami. Si vous voulez vous aimer là, n'hésitez pas. La salle de bain est aussi à votre disposition. Je ne serai pas là pendant la semaine, juste les prochains weekends. Profitez-en.
– Je ne peux pas ! C'est chez vous !
– Bien sûr que tu peux. Quand tu constateras qu'avoir des relations intimes avec ton amoureux dans une maison de famille est une gageure, tu seras bien content de venir vous réfugier ici pour jouir du corps l'un de l'autre. Cela ne me dérange en aucun cas.
– Mais je ne peux pas lui raconter ce que vous et moi…
– Tu n'as rien à lui raconter. Dis-lui juste que cette maison appartient à un ami qui t'a confié les clefs pour que tu la surveilles en son absence. Et que, dans un clin d'œil salace de vieux, il t'a autorisé à y amener ta petite amie.
– Vous n'êtes pas vieux.
– Je me défends encore.
– J'ai constaté.
– Il faut juste lui donner une explication crédible. La plus courte étant toujours la meilleure. Allez, prends ces clefs. Ne venez pas le weekend mais uniquement en semaine. Et après, nous ne sommes pas obligés de nous connaitre si on se croise dans la rue. Ce sera notre petit secret.
Léo hésita. Puis prit les clefs, enlaça tendrement Gildas, l'embrassa suavement et le remercia dix fois.
Dix jours plus tard, revenant dans sa résidence secondaire, Gildas trouva un petit mot sur la table de la cuisine.
« Mon mentor, je ne saurais jamais comment vous remercier. Les choses avec Paul se sont déroulées exactement comme prévu. Nous bandions déjà tous les deux dans la salle de bain, mais nous n'avons pas osé nous toucher. Alors forcément, au moment de nous coucher, me voyant nu et en plein déploiement de mon sexe, il n'a pas cherché à enfiler sa tenue de nuit.
Nous nous sommes longuement embrassés en nous caressant partout, sans réussir à nous parler. Nous nous sommes branlés mutuellement et jouis ensemble, de deux splendides éjacs. Ce n'est qu'après, entre de multiples baisers et caresses, que nous avons osé nous dire ce que nous ressentions l'un pour l'autre.
Je l'ai sucé en premier. Il m'a vite couché pour qu'on s'offre notre premier 69. On a joui chacun dans la bouche de l'autre.
Lors de ce premier weekend nous avons vaguement essayé de nous enculer l'un l'autre, mais vous aviez raison, c'était bien trop bruyant donc risqué. Nous nous sommes contentés de sucettes et de branlettes. Et j'ai découvert que Paul était bien plus à l'aise que moi avec son corps.
Dès le lundi matin nous sommes allés chez vous. L'explication, brève, lui a convenu. La réalité restera notre secret, à vous et à moi. On a joué à poil dans le jardin, on s'est caressé, branlé, sucé comme des fous. Et puis il m'a présenté son petit cul de manière de plus en plus ostentatoire. Alors j'ai fait comme vous, je l'ai entrainé dans la maison où nous nous sommes précipités dans la chambre.
C'est lui qui m'a enculé en premier. Vous aviez raison, comme toujours, sur son ébahissement à constater l'intensité de mon plaisir anal. Bon, il n'a pas été très doué. Il s'est rattrapé depuis.
Je l'ai enculé ensuite. Il est monté au septième ciel, a dégusté, s'est régalé. Ma queue n'est pas entrée aussi facilement dans son cul que dans le vôtre. Mais c'est fou ce que le corps humain s'adapte. Au bout de trois jours on pouvait s'enculer presque sans douleur, à fond, à travailler (difficilement) notre endurance.
Nous avons vécu, grâce à vous, une semaine de rêve. Mes parents nous ont fait éclater de rire en nous demandant où nous étions toujours fourrés. Que voulez-vous répondre à cela ?
Paul prolonge de quelques jours encore son séjour. Il ne rentrera que mercredi prochain. Aussi, si vous le voulez bien, nous reviendrons en début de semaine prochaine. En attendant, deux jours à reposer nos petits culs ne feront pas de mal… Nous avons décidé de travailler ensemble notre résistance au léchage et à la suce de couilles et queue. De cul aussi, bien sûr. Nous sommes vraiment fous amoureux l'un de l'autre ! C'est génial !
Je vous dois tout. Je suis votre éternel débiteur car c'est grâce à vous que je sais quoi faire de ma bite. Bon… Elle est nulle celle-là, mais elle m'amuse. En tous cas ma reconnaissance vous est entière et absolue.
Mille mercis. J'espère que vous (re)trouverez vite un Paul qui vous fera craquer.
Votre Léo,
Votre obligé. »
Gildas sourit.
– Parce que tu le vaux bien, mon gars. Cela a été un bonheur de croiser ton chemin ! dit-il à voix haute.
Fin
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Commentaires ()
Merci Branlette44 pour ce partage ! C'est bien pour donner du plaisir que j'écris. Je suis content d'avoir atteint mon objectif et j'espère que cet orgasme a été délicieux.
pour finir par me faire exploser en longues giclées brûlantes
encore merci !!
et à la fin j'ai explosé en longues giclées brûlantes
merci pour ce plaisir
Merci Tom et Abdou ! Je suis ravi de savoir qu'en plus de vous avoir excité, vous vous êtes accouplés sans retenue avec tendresse ! C'est en cela que l'érotisme est beau !
Magnifique initiation ! Douce, sensuelle...
On ose imaginer que votre récit pourrait inciter de jeunes hommes , attirés par les hommes, a franchir le pas..
En toucas, nous, c'est ce qu'on a fait depuis un moment dejà. Et on s'en felicite tous les jours.
Votre recit nous a bien chauffe aussi. Dans la foulée, j'ai lentement fait l'amour à Abdou...
Tom et Abdou
Magnifique initiation ! Douce, sensuelle...
On ose imaginer que votre récit pourrait inciter de jeunes hommes , attirés par les hommes, a franchir le pas..
En toucas, nous, c'est ce qu'on a fait depuis un moment dejà. Et on s'en felicite tous les jours.
Votre recit nous a bien chauffe aussi. Dans la foulée, j'ai lentement fait l'amour à Abdou...
Tom et Abdou