Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Suivi de Grossesse — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Suivi de Grossesse
Chapitre 1
Je m'appelle Sophie, j'ai 32 ans, et je travaille comme chargée de communication dans une entreprise de technologies environnementales à Aix-en-Provence. Tous les matins, je traverse les rues calmes du centre-ville, passe devant les fontaines mousseuses et les façades ocre, avant de pousser la porte d'un bâtiment moderne installé dans une zone d'activités un peu excentrée, où l'air sent déjà le pin et la garrigue.
Je mesure un mètre soixante-cinq, j'ai les cheveux châtains, mi-longs que j'attache souvent en un chignon rapide quand je suis pressée, des yeux verts que les gens disent expressifs, et un sourire que j'espère encore chaleureux malgré la fatigue qui commence à s'installer. Mon corps, que j'ai toujours trouvé plutôt harmonieux, est en train de changer doucement : je suis enceinte de mon premier enfant, et j'entre tout juste dans mon deuxième trimestre. Mon ventre s'arrondit à peine sous mes robes fluides ou mes chemisiers un peu plus amples que d'habitude, mais je le sens, lui, ce petit être qui bouge déjà parfois, comme un secret doux que je porte contre moi toute la journée.
À la maison, il y a Olivier, mon mari depuis cinq ans. Il a 35 ans, ingénieur informatique, toujours plongé dans ses lignes de code et ses réunions en visio. Il rentre souvent tard, les yeux fatigués derrière ses lunettes, mais il pose toujours sa main sur mon ventre avant même de m'embrasser, comme pour dire bonjour à nous deux en même temps.
Ce matin-là, en arrivant au bureau, je sens une petite vague de nausée refluer, enfin. Je pose mon sac, allume mon ordinateur, et je caresse discrètement mon ventre sous le bureau. Tout va bien. Pour la première fois depuis des semaines
Ce soir-là, en rentrant du bureau, je trouve Olivier déjà dans la cuisine, en train de remuer une sauce tomate qui embaume toute la maison. Depuis l'annonce de ma grossesse, il y a trois mois, il a pris les choses en main sans que je n'aie besoin de demander. Il fait les courses, passe l'aspirateur, prépare le dîner presque tous les soirs. « Repose-toi, ma chérie », me dit-il toujours avec ce sourire un peu fatigué, mais sincère. Je sais qu'il le fait par amour, et ça me touche profondément. Pourtant, avec ses horaires d'ingénieur informatique, ce n'est pas toujours simple. Il y a des semaines où il enchaîne les réunions jusqu'à vingt heures, parfois plus, et il rentre épuisé, les yeux rougis par l'écran. Ces soirs-là, je sens la culpabilité le ronger quand il voit que j'ai dû me débrouiller seule pour le repas ou le linge. On n'en parle pas beaucoup, mais je le lis dans son regard quand il s'excuse en m'embrassant le front. On fait au mieux, tous les deux.
Et puis il y a les préparatifs pour l'arrivée du bébé, qui occupent presque tous nos week-ends. à flâner sur des sites de puériculture, à commander des bodies minuscules, un berceau, une poussette dernier cri. Lucas et moi avons commencé à aménager la chambre du bébé : on a peint les murs montés le lit à barreaux, et on accumule les peluches et les petits vêtements. Lucas est aux anges, il parle tout le temps au bébé à travers mon ventre, et on rit ensemble en imaginant sa frimousse.
Il peste parfois contre les notices mal traduites, visse, dévisse, recommence, mais il ne se plaint jamais vraiment. Moi, je m'assois par terre à côté de lui, je lui tends les outils, et on rit quand une planche refuse de s'emboîter. Ces weekends-là sont fatigants, mais ils sont à nous. Entre deux tournées de vis, il pose sa main sur mon ventre rondissant et attend que le bébé donne un petit coup, comme pour dire qu'il est d'accord avec le choix de la commode.
Pourtant, au milieu de tout ce bonheur qui nous enveloppe comme une couverture douce, il y a un petit bémol qui commence à me peser. Sur le plan sexuel, les choses se sont compliquées. Mes hormones de grossesse me rendent insatiable : je me réveille parfois au milieu de la nuit avec une chaleur qui monte, le désir qui pulse, et je n'ai qu'une envie, me blottir contre Olivier et le réveiller d'une caresse. Mon corps change, il devient plus sensible, plus réceptif, comme si chaque cellule vibrait d'une énergie nouvelle.
On fait l'amour beaucoup moins qu'avant. Parfois, deux semaines passent sans qu'on se touche autrement que par des câlins fatigués. Et ça m'irrite, profondément. Je me sens coupable de cette irritation, parce que je sais qu'il n'y est pour rien, mais elle est là, tapie, qui grandit un peu plus chaque soir où je reste éveillée à côté de lui, le corps tendu, les pensées qui s'emballent.
Alors, en secret, je me console autrement. Dans la douche le matin, quand l'eau chaude coule sur ma peau, ou tard le soir quand la maison est enfin silencieuse, je laisse mon esprit divaguer vers des fantasmes de plus en plus osés. Des scènes que je n'aurais jamais imaginées avant : des inconnus qui me regardent avec désir malgré mon ventre rond, des mains anonymes qui me caressent sans retenue, des situations interdites qui me font rougir rien que d'y penser. Je me touche discrètement, rapidement, en mordant ma lèvre pour ne pas faire de bruit, et la honte se mêle au plaisir, rendant tout encore plus intense.Je me dis que c'est passager, que ce sont juste les hormones, que tout redeviendra comme avant après la naissance.
Un autre aspect de cette grossesse qui rythme nos semaines, ce sont les rendez-vous médicaux. Au tout début, quand le test s'est révélé positif, j'ai pris rendez-vous avec ma gynécologue habituelle, le docteur Émilie Valenti. C'était elle qui m'avait suivie pour mes contrôles annuels depuis des années ; je lui faisais entièrement confiance. Elle m'a confirmé la nouvelle avec un grand sourire, m'a prescrite les premières analyses de sang, la datation, et tout s'est enchaîné très vite : les nausées, la fatigue, l'émerveillement.
J'ai continué avec elle pendant le premier trimestre. Elle était douce, attentive, et surtout, elle était elle-même enceinte de cinq mois, ce qui créait une complicité immédiate. On riait ensemble de nos envies bizarres et de nos chevilles qui gonflaient déjà. Mais un jour, à la fin de ma douzième semaine, elle m'a annoncé qu'elle devait arrêter temporairement son activité : son médecin lui avait prescrit un repos strict à cause d'une menace d'accouchement prématuré.
— Je suis désolée, Sophie, mais je ne peux plus assurer les consultations, m'a-t-elle dit, la voix un peu tremblante.
J'étais déçue, presque inquiète de changer en cours de route, mais je comprenais.
C'est ainsi que j'ai rencontré, pour la première fois, le docteur Adrien Moreau, son associé dans le même cabinet. Il a 46-47 ans, je dirais. il est grand, facilement un mètre quatre-vingt-dix, avec une silhouette athlétique qui laisse deviner qu'il court ou fait du sport régulièrement. Ses cheveux poivrent et le sel sont coupés très court, ce qui accentue les traits nets de son visage. Mais ce sont surtout ses yeux gris, perçants et calmes à la fois, qui m'ont frappée dès qu'il est entré dans la salle d'examen. Il a un sourire discret, chaleureux, de ceux qui font fondre instantanément la gêne ou l'anxiété. Il dégage cette assurance tranquille des hommes qui savent parfaitement l'effet qu'ils produisent, sans jamais en jouer.
Il s'est présenté d'une voix posée, grave mais douce :
Il s'est présenté d'une voix posée, grave mais douce :
— Bonjour Sophie, je prends le relais. On va bien s'occuper de vous et de votre bébé. »
Il a pris le temps de relire mon dossier, de me poser des questions précises, de m'expliquer chaque étape. Et moi, je ne peux pas m'empêcher de remarquer la façon dont sa blouse blanche tombe sur ses épaules larges, ou comment son avant-bras se contractent légèrement quand il ajuste le doppler. Je me dis que ce sont encore ces maudites hormones qui me rendent si sensible à tout. Mais quand il sourit en entendant le cœur du bébé battre fort et régulier, je sens une chaleur diffuse m'envahir, un mélange de gratitude… et d'autre chose que je préfère ne pas nommer.
À la fin de ce premier rendez-vous avec le docteur Moreau, il a consulté son agenda et m'a dit, de cette voix calme qui me fait déjà un effet étrange :
À la fin de ce premier rendez-vous avec le docteur Moreau, il a consulté son agenda et m'a dit, de cette voix calme qui me fait déjà un effet étrange :
— Tout va bien, Sophie. Nous allons programmer la première échographie officielle dans dix jours, vers la fin de votre treizième semaine. C'est le moment idéal pour voir le bébé plus nettement et vérifier que tout se développe parfaitement.
Dix jours. Dix longues journées à attendre, à imaginer, à essayer de me concentrer sur autre chose.
Tout était très sage, presque solennel : le silence ponctué seulement par le glissement de la sonde et les battements rapides du cœur du bébé qui ont soudain rempli la pièce. Le docteur a guidé l'appareil avec précision, commentant calmement les mesures Puis il a pointé du doigt ce petit point gris qui pulsait à l'écran – notre bébé, minuscule, déjà si vivant. C'est à cet instant précis que ses mains chaudes, en ajustant légèrement la sonde, ont effleuré le bas de mon ventre, juste au-dessus de la ligne de mon pantalon. Un contact bref, purement professionnel, mais qui a suffi. Une chaleur traîtresse s'est répandue instantanément entre mes jambes, un frisson brûlant et interdit que je n'aurais jamais dû ressentir dans cette pièce, avec mon mari à côté de moi. J'ai serré plus fort la main d'Olivier, j'ai souri quand il a murmuré
Tout était très sage, presque solennel : le silence ponctué seulement par le glissement de la sonde et les battements rapides du cœur du bébé qui ont soudain rempli la pièce. Le docteur a guidé l'appareil avec précision, commentant calmement les mesures Puis il a pointé du doigt ce petit point gris qui pulsait à l'écran – notre bébé, minuscule, déjà si vivant. C'est à cet instant précis que ses mains chaudes, en ajustant légèrement la sonde, ont effleuré le bas de mon ventre, juste au-dessus de la ligne de mon pantalon. Un contact bref, purement professionnel, mais qui a suffi. Une chaleur traîtresse s'est répandue instantanément entre mes jambes, un frisson brûlant et interdit que je n'aurais jamais dû ressentir dans cette pièce, avec mon mari à côté de moi. J'ai serré plus fort la main d'Olivier, j'ai souri quand il a murmuré
— C'est incroyable, mais intérieurement, quelque chose s'était allumé, une étincelle que je n'arrivais plus à ignorer.
Depuis ce jour, je pense à lui beaucoup plus que je ne devrais. Chez moi, le soir, quand Olivier s'endort rapidement après avoir caressé mon ventre, je reste éveillée dans le noir, et l'image du docteur Moreau revient sans cesse : ses yeux gris fixés sur l'écran, puis sur moi, sa voix grave qui commente les mesures, ses mains qui guident la sonde avec une douceur professionnelle… et je sens de nouveau cette chaleur monter. Je me tourne sur le côté, je glisse discrètement une main sous la couette, et je me touche en silence, en imaginant que ce sont ses doigts à lui, plus insistants, plus curieux.
Les mois ont filé, et me voilà au sixième mois de grossesse. Mon ventre est maintenant bien rond, impossible à cacher, et je sens le bébé bouger presque tous les jours, des petits coups joyeux qui me font sourire en pleine réunion ou au milieu d'un dîner. Le deuxième rendez-vous d'échographie morphologique approche : c'est celui où l'on verra tout en détail, les organes, les membres, et où l'on pourra, si on le souhaite, connaître le sexe. Le docteur Moreau l'a fixé un mardi matin, à dix heures.
La semaine qui précède est étrange, à la fois excitante et troublante. Je suis impatiente de revoir notre bébé à l'écran, de savoir qu'il va bien, mais une autre attente, plus secrète, plus brûlante, me ronge. Ma libido, déjà exacerbée par les hormones, semble avoir atteint un pic ces derniers jours. Je me réveille moite, les rêves encore collés à la peau, et les fantasmes autour du docteur Moreau sont devenus plus précis, plus insistants. Je me surprends à imaginer ses mains sur mon ventre arrondi, plus longtemps que nécessaire, plus bas que nécessaire. Je me touche presque tous les soirs, parfois même le matin sous la douche, en mordant ma lèvre pour ne pas réveiller Olivier.
Le mardi arrive, gris et pluvieux. Le ciel d'Aix-en-Provence est bas, l'air frais malgré la saison, et les gouttes tambourinent doucement sur le pare-brise pendant que nous roulons vers le cabinet. Je me suis préparée avec un soin particulier, presque rituel. J'ai choisi une robe de grossesse bordeaux, fluide, mais ajustée, qui tombe juste au-dessus du genou, avec des manches longues et un décolleté discret qui met en valeur la rondeur nouvelle de ma poitrine. En dessous, j'ai pris le temps de sélectionner un ensemble de lingerie que je n'avais pas porté depuis des mois : un soutien-gorge en dentelle noire qui soutient parfaitement mes seins alourdis, et une culotte assortie, douce et légèrement transparente sur les côtés.
Olivier conduit en silence, une main parfois posée sur ma cuisse. Il est excité lui aussi par ce rendez-vous, parle du bébé, de la chambre qu'on finira bientôt. Je souris, je réponds, mais mon esprit est déjà ailleurs.
Nous arrivons un peu en avance. Le cabinet est dans un immeuble calme du centre-ville ; nous nous garons facilement malgré la pluie. À l'intérieur, la salle d'attente est chaleureuse, avec des magazines empilés et une musique douce en fond.
Les minutes passent. Une autre patiente sort, puis le silence retombe. Et enfin, j'entends sa voix dans le couloir, grave et posée :
— madame Berger ? Vous pouvez entrer.
Il apparaît dans l'encadrement de la porte, blouse blanche impeccable, sourire calme et rassurant, ses yeux gris qui se posent d'abord sur moi, puis sur Olivier. Mon corps réagit immédiatement, une chaleur familière qui s'installe malgré moi. Je me lève lentement, ma robe glissant sur mes courbes, et je le suis dans la salle d'examen.
On s'assoit autour de la petite table ronde. Il commence par les questions classiques :« Comment vous sentez-vous, Sophie ? Les nausées sont complètement parties ?
On s'assoit autour de la petite table ronde. Il commence par les questions classiques :« Comment vous sentez-vous, Sophie ? Les nausées sont complètement parties ?
— Oui, docteur, tout va bien. Je suis juste un peu plus fatiguée, et j'ai des envies bizarres la nuit.
— C'est normal, les hormones. Et le bébé bouge déjà ?
— Oui, de petits papillons. C'est incroyable. »
— C'est normal, les hormones. Et le bébé bouge déjà ?
— Oui, de petits papillons. C'est incroyable. »
Il note tout sur son ordinateur, me pose des questions sur mon alimentation, mon sommeil, les préparatifs. Lucas intervient de temps en temps, tout fier de raconter qu'on a déjà acheté la table à langer. L'ambiance est détendue, professionnelle. Je sens quand même le regard du docteur s'attarder un peu sur mon décolleté quand je me penche pour prendre mon verre d'eau.
Puis il nous invite à passer dans la salle d'échographie adjacente.
Puis il nous invite à passer dans la salle d'échographie adjacente.
La pièce est toujours aussi tamisée, avec cette lumière douce qui rend l'atmosphère presque intime malgré le côté médical. L'écran est déjà allumé, la sonde posée sur son support, le flacon de gel à portée de main.
Olivier s'installe sur la chaise à côté de la table d'examen, comme la dernière fois, les yeux brillants d'impatience. Moi, je m'allonge sur la table inclinable, le cœur battant un peu trop vite. Le docteur m'indique d'un geste doux de relever ma robe.
Je l'attrape par l'ourlet et la fais glisser lentement vers le haut, jusqu'à ce qu'elle soit remontée juste sous ma poitrine, découvrant entièrement mon ventre rond et bombé. La peau est tendue, lisse, légèrement luisante sous la lumière. Je sens l'air frais de la pièce effleurer ma peau nue.
Pour que le gel puisse être appliqué partout où il faut, je baisse légèrement l'élastique de ma culotte en dentelle noire, juste assez pour dégager le bas de mon ventre et le haut du pubis. Le tissu glisse sur mes hanches, et je place mes pieds de chaque côté de la table, dans les étriers discrets qui sont là pour maintenir les jambes légèrement écartées. La position est clinique, bien sûr, mais je ne peux pas m'empêcher de sentir une chaleur familière monter en moi quand je réalise à quel point je suis exposée sous leurs yeux : mon ventre proéminent, la courbe de mes hanches, la dentelle noire qui ne cache plus grand-chose.
Le docteur Moreau enfile une paire de gants en latex avec un bruit sec qui résonne dans la pièce silencieuse, puis il prend le flacon de gel. « Ça va être un peu froid, comme d'habitude », dit-il d'une voix posée, presque tendre. Ses yeux gris se posent un instant sur moi, professionnels mais attentifs, et je crois y lire une lueur fugace, ou peut-être est-ce mon imagination qui s'emballe. Il verse le gel transparent directement sur ma peau, juste sous mon nombril, et commence à étaler avec la sonde.
Et là, miracle : on voit clairement le bébé, sa tête, ses petites mains, ses pieds qui remuent.
Olivier est collé à l'écran, fasciné :
Olivier est collé à l'écran, fasciné :
— Regarde, Soph ! Il a ton nez ! Oh, mon Dieu, il bouge la jambe !
Le docteur commente calmement, montre le cœur qui bat, les organes, tout est parfait.
Chaque pression, chaque mouvement circulaire fait naître des frissons qui descendent bien plus bas que mon ventre. Je ferme les yeux une seconde, respire profondément pour masquer la tension qui s'installe entre mes cuisses. Olivier, concentré sur l'écran, ne voit rien du trouble qui m'envahit.
Chaque pression, chaque mouvement circulaire fait naître des frissons qui descendent bien plus bas que mon ventre. Je ferme les yeux une seconde, respire profondément pour masquer la tension qui s'installe entre mes cuisses. Olivier, concentré sur l'écran, ne voit rien du trouble qui m'envahit.
La sonde glisse toujours sur mon ventre, traçant des cercles lents tandis que les images du bébé apparaissent à l'écran : la colonne vertébrale parfaite, les petites mains qui s'ouvrent et se ferment, le cœur qui bat fort et régulier. Je devrais être entièrement concentrée sur ça, sur ce miracle, mais mes yeux croisent soudain ceux du docteur Moreau. Il me regarde une fraction de seconde de plus que nécessaire, un regard intense, gris et profond, sans un mot. Je lui rends un sourire timide, presque involontaire, et ce sourire qu'il me renvoie… il veut tout dire. Une complicité silencieuse, un feu qui couve, une promesse muette. Mon souffle se bloque dans ma gorge.
Il se tourne légèrement vers Olivier, toujours assis à ma droite, et dit d'une voix calme et professionnelle :
— Monsieur Berger, pourriez-vous vous déplacer un instant de l'autre côté de la table ? J'ai besoin d'un meilleur angle pour vérifier la position du placenta. Vous verrez mieux l'écran comme ça aussi.
Olivier, enthousiaste et confiant, se lève aussitôt. « Bien sûr ! »
Il contourne la table, se place derrière la tête de l'examen, dos à moi, les yeux rivés sur l'écran que le docteur pivote légèrement vers lui. Il est maintenant tourné, ne voit plus mon visage, ni mon ventre, ni ce qui se passe en dessous.
Le docteur commence à commenter, d'une voix parfaitement posée, presque pédagogique :
Il contourne la table, se place derrière la tête de l'examen, dos à moi, les yeux rivés sur l'écran que le docteur pivote légèrement vers lui. Il est maintenant tourné, ne voit plus mon visage, ni mon ventre, ni ce qui se passe en dessous.
Le docteur commence à commenter, d'une voix parfaitement posée, presque pédagogique :
— Vous voyez ici, Monsieur Berger, le placenta est bien antérieur, mais pas trop bas. Tout est idéal. Et regardez les quatre cavités du cœur, parfaitement visible… »
Pendant qu'il parle, sa main gauche continue de guider la sonde sur mon ventre, régulière, professionnelle. Mais sa main droite, celle qui est libre, celle qui est cachée par l'angle mort d'Olivier… Elle descend lentement, discrètement, le long de ma hanche.
Ses doigts remontent, lentement, inéluctablement. Ils atteignent l'élastique de ma culotte déjà abaissée, le décalent un peu plus sur le côté, sans brusquerie, avec une assurance tranquille. Et puis… ils me trouvent. Mon clitoris, déjà gonflé, sensible à l'extrême à cause des hormones, de l'attente, de tout ce désir refoulé. Il commence à le caresser en cercles lents, experts, légers d'abord, puis un peu plus appuyés, comme s'il connaissait déjà parfaitement mon corps.
Je serre les lèvres pour ne pas gémir. Mes mains agrippent les bords de la table. Je sens une vague de chaleur m'envahir, mes cuisses trembler imperceptiblement. Il continue de parler à Olivier, imperturbable.
Sa voix ne tremble pas d'un iota. Seuls ses doigts trahissent le secret : ils tournent, pressent, effleurent, me font monter en flèche vers un plaisir que je n'ai pas ressenti depuis des mois. Je ferme les yeux une seconde, submergée, le corps tendu comme un arc.
Mais soudain, sans prévenir, il retire lentement ses doigts de mon clitoris… et les fait glisser plus bas. Deux d'entre eux, longs et chauds même à travers le latex, s'insinuent en moi d'un mouvement fluide, presque naturel. La pénétration est si inattendue, si profonde après des mois de frustration, que mon corps réagit avant que mon cerveau ne puisse l'en empêcher : je fais un petit bond sur la table, mes hanches se soulèvent légèrement, et un cri étouffé, aigu, m'échappe malgré moi.
Olivier, toujours debout derrière la tête de la table, se retourne immédiatement, les yeux écarquillés d'inquiétude.
— Ça va, chérie ? Qu'est-ce qui se passe ?
Le docteur Moreau retire instantanément sa main, la pose innocemment sur le bord de la table, et continue de guider la sonde comme si de rien n'était. Son visage reste parfaitement impassible.
Je sens mes joues s'enflammer, mon cœur cogner à cent à l'heure. Je bredouille, la voix un peu trop aiguë :
Je sens mes joues s'enflammer, mon cœur cogner à cent à l'heure. Je bredouille, la voix un peu trop aiguë :
— Oui, oui ! Pardon… Le bébé m'a donné un grand coup juste là, ça m'a surprise, c'est tout.
Je pose vite ma main sur mon ventre pour appuyer mes mots, comme si je venais de recevoir un petit pied vigoureux. Olivier fronce les sourcils une seconde, puis sourit, attendri.
— Ah, le petit acrobate ! Il voulait se montrer, on dirait. »
Il se retourne vers l'écran, rassuré, et reprend sa contemplation des images.
Mes yeux cherchent à nouveau les siens, presque malgré moi. Je ne dis rien, je ne peux pas, mais mon regard doit parler pour moi : un mélange de supplication et d'invitation, une prière muette pour qu'il reprenne là où il s'est arrêté. Il capte immédiatement le message.
Sa main libre revient, discrète, assurée. Les deux doigts glissent à nouveau en moi, lentement, profondément, reprenant leur rythme comme si l'interruption n'avait duré qu'une seconde. Je pousse un soupir silencieux, mes hanches se soulèvent légèrement pour aller à leur rencontre. Il alterne maintenant : des mouvements lents et profonds, puis des cercles rapides sur mon clitoris avec son pouce. Je suis trempée, je le sens
Quelques minutes passent – des minutes infinies et trop courtes à la fois. Je sens l'orgasme monter à nouveau, plus fort cette fois, mais il ralentit juste assez pour me maintenir au bord, comme s'il savait exactement jusqu'où me pousser. Puis, d'une voix parfaitement neutre, il s'adresse à Olivier :
— Tout est parfait jusqu'ici. Les mesures sont excellentes, le bébé se développe merveilleusement. Pour la suite du rendez-vous, monsieur, ce sera un examen un peu plus… intime. C'est préférable que ce soit en privé .Vous pouvez attendre dans la salle d'attente, je vous appellerai quand nous aurons terminé.
Olivier hésite une demi-seconde, surpris, mais il n'a aucune raison de douter. Il hoche la tête, toujours souriant.
— Bien sûr, pas de problème. Je vais lire un peu.
Le docteur Moreau retire ses doigts de moi avec une lenteur calculée, essuie discrètement le gel sur une serviette en papier, puis se lève pour accompagner Olivier jusqu'à la porte. Je les entends dans le couloir :
— Ce ne sera pas très long, une quinzaine de minutes tout au plus. Je vous tiens au courant. »
La porte se referme avec un clic doux. Le silence retombe, lourd, chargé d'électricité.
Il revient dans la pièce, verrouille la porte derrière lui sans un mot. Ses yeux ne quittent pas les miens tandis qu'il retire lentement ses gants en latex, les jette dans la poubelle médicale. Puis il s'approche à nouveau de la table.
Il revient dans la pièce, verrouille la porte derrière lui sans un mot. Ses yeux ne quittent pas les miens tandis qu'il retire lentement ses gants en latex, les jette dans la poubelle médicale. Puis il s'approche à nouveau de la table.
Il est là, debout entre mes jambes écartées, ses mains toujours posées sur mes cuisses comme pour m'ancrer à la table. Sans un mot, il retire sa blouse blanche d'un geste lent, presque théâtral, et la laisse tomber sur le dossier d'une chaise. Sous sa chemise bleu clair, je devine la ligne ferme de ses épaules, la tension de son torse. Ses yeux gris ne quittent pas les miens, intenses, presque possessifs. Il descend ensuite la fermeture éclair de son pantalon avec une lenteur délibérée. Le bruit du zip résonne dans la pièce silencieuse comme une promesse. Je vois son sexe jaillir, déjà dur, épais, veiné, dressé vers moi.
Mon souffle se coupe. Je n'ai pas le temps de penser, pas le temps d'avoir peur ou de regretter : mon corps entier réagit avant ma tête, une chaleur liquide qui inonde mon ventre, mes cuisses qui s'ouvrent encore un peu plus d'elles-mêmes.
Il s'approche, pose une main sur mon ventre rond pour me stabiliser, l'autre guidant son membre. Il le frotte d'abord contre moi, lentement, le long de ma fente trempée, effleurant mon clitoris à chaque passage. Le contact est brûlant, électrique. Je gémis malgré moi, un son rauque qui m'échappe.
Puis, délicatement, il pousse. La pointe s'insinue, étire, ouvre. Il entre en moi centimètre par centimètre, avec une patience infinie, comme s'il savourait chaque seconde de cette première pénétration.
Je suis si prête, si ouverte, que mon corps l'accueille sans résistance, mais la sensation est si intense après des mois de manque que je ne peux pas me retenir : un cri de joie, pur et libéré, jaillit de ma gorge.
— Oh mon Dieu… Oui… »
Il sourit, enfin, un vrai sourire carnassier, et commence ses va-et-vient. D'abord lent, profond, presque tendre : il se retire presque entièrement, puis revient jusqu'au fond, son bassin venant buter doucement contre mon ventre rond. Chaque mouvement fait onduler ma poitrine sous la robe relevée, fait tinter légèrement la table.
Puis le rythme s'accélère. Ses mains agrippent mes hanches, il se penche un peu plus sur moi, et les coups de reins deviennent plus fermes, plus rapides. Je sens tout : la friction délicieuse, la plénitude, la chaleur de sa peau contre la mienne. Mes mains cherchent quelque chose à quoi s'accrocher ; je finis par attraper ses avant-bras musclé, mes ongles s'enfonçant légèrement.
Il continue encore quelques allers-retours, plus profonds, plus rapides, ses mains serrées sur mes hanches pour m'empêcher de glisser sur la table. Je sens chaque coup de reins me pousser un peu plus près du bord, mon ventre rond se contractant légèrement à chaque impact, mais il se maîtrise, ralentit juste avant que je ne bascule.Soudain, il se retire complètement. Je pousse un petit gémissement frustré, vide, le corps encore tremblant.
Il pose une main apaisante sur mon ventre, l'autre sur ma cuisse.
— Levez-vous, Sophie, murmure-t-il d'une voix basse, presque autoritaire.
Il m'aide à descendre de la table, ses mains fermes sous mes bras, puis sur ma taille. Mes jambes sont molles, mais je tiens debout. Il me regarde une seconde, les yeux brûlants, puis attrape l'ourlet de ma robe bordeaux et la fait passer par-dessus ma tête en un geste fluide. Le tissu tombe au sol sans un bruit. Il décroche ensuite mon soutien-gorge d'un mouvement expert, le laisse glisser, puis baisse ma culotte le long de mes jambes. Je l'aide en levant un pied, puis l'autre. En quelques secondes, je suis complètement nue devant lui, mon ventre rond exposé, mes seins lourds et sensibles, la peau rougie par l'excitation.
Il me prend la main, entrelace ses doigts aux miens, et me tire doucement hors de la salle d'échographie. Nous passons la porte communicante ; nous voici dans son bureau, plus spacieux, avec la grande table en bois clair, les diplômes aux murs, la lumière tamisée des stores à moitié baissés. L'odeur de pluie flotte encore depuis la fenêtre entrouverte.
Il lâche ma main juste le temps de retirer le reste de ses vêtements : la chemise qu'il déboutonne rapidement, le pantalon et le boxer qu'il laisse tomber. Son corps est exactement comme je l'avais imaginé : athlétique, musclé sans excès, la peau hâlée, une légère toison poivre et sel sur le torse. Il est magnifique, imposant, et son sexe, toujours dressé semble encore plus impressionnant maintenant.
Il revient vers moi en deux enjambées, m'attrape par les hanches, ses paumes chaudes contre ma peau nue. D'un mouvement fluide, il me retourne, me guide jusqu'au bureau. « Cambrez-vous », souffle-t-il à mon oreille.
Je pose mes deux mains à plat sur le bois froid, écarte légèrement les jambes, cambre les reins autant que mon ventre rond me le permet. Je sens l'air sur ma peau, l'excitation qui pulse entre mes cuisses, l'attente qui me fait trembler.
Il se place derrière moi, une main toujours sur ma hanche, l'autre guidant son membre.
il pousse d'un coup, net, profond. Je pousse un gémissement rauque, la tête penchée en avant, tandis qu'il m'emplit complètement dans cette nouvelle position.Et il commence à bouger, fort, régulier, ses hanches claquant doucement contre mes fesses à chaque poussée. Une main remonte le long de mon dos, l'autre reste ancrée sur ma hanche pour me maintenir en place. Je suis à lui, entièrement, dans ce bureau où personne ne doit entrer, et je ne veux plus que ça s'arrête
il pousse d'un coup, net, profond. Je pousse un gémissement rauque, la tête penchée en avant, tandis qu'il m'emplit complètement dans cette nouvelle position.Et il commence à bouger, fort, régulier, ses hanches claquant doucement contre mes fesses à chaque poussée. Une main remonte le long de mon dos, l'autre reste ancrée sur ma hanche pour me maintenir en place. Je suis à lui, entièrement, dans ce bureau où personne ne doit entrer, et je ne veux plus que ça s'arrête
Ses coups de reins sont maintenant rapides, puissants, presque brutaux dans leur précision. Chaque poussée me plaque un peu plus contre le bureau, le bois froid contre mes paumes moites, mon ventre rond se contractant à chaque impact. Je sens l'orgasme monter, inexorable, bien plus fort que tous ceux que j'ai eus en secret ces derniers mois.
Il arrive comme une vague, me submerge complètement. Mon corps se tend, mes cuisses tremblent autour de ses hanches, et un cri rauque jaillit malgré moi. Je plaque immédiatement ma main sur ma bouche, les doigts serrés, pour étouffer le son, les yeux écarquillés de peur et de plaisir mêlés. Je jouis violemment, en spasmes longs et profonds, les parois intimées se contractant autour de lui.Il ne s'arrête pas. Au contraire, il accélère encore, comme excité par ma jouissance silencieuse, ses mains agrippant plus fort mes hanches. Je sens ses muscles se raidir, son souffle devenir plus court contre mon dos.Puis, soudain, il ralentit, respire profondément, et se retire à nouveau. Sans un mot, il me fait pivoter, pose ses mains sous mes fesses et me soulève pour m'asseoir sur le bord du bureau.
Mes jambes s'écartent naturellement autour de lui ; il se rapproche, me regarde une seconde dans les yeux – un regard brûlant, presque triomphant – et me pénètre à nouveau d'un mouvement fluide.Cette fois, c'est plus lent, plus profond. Il est tout près de moi, son torse frôlant mes seins, ses mains remontant pour les prendre en coupe. Il les malaxe doucement d'abord, puis plus fermement, pinçant légèrement les tétons durcis, ce qui me fait haleter. Ma respiration est rapide, saccadée, je m'accroche à ses épaules pour ne pas basculer en arrière.
Il accélère à nouveau, juste quelques minutes, ses hanches claquant contre les miennes. Je sens qu'il arrive au bout : son corps se tend, ses doigts se crispent sur mes seins. Deux derniers allers-retours rapides, profonds, et il se retire brusquement. Il jouit sur mon ventre rond dans trois jets chauds, puissants, qui retombent en filets blancs sur ma peau tendue. Je sens la chaleur du sperme couler lentement vers mon nombril, et un frisson final me traverse.
Le calme revient peu à peu, seul le bruit de nos respirations lourdes remplit la pièce. Il reste un instant immobile, les mains toujours sur mes cuisses.
Il se redresse, reprend son souffle, et va chercher une boîte de mouchoirs en papier dans un tiroir. Il essuie délicatement mon ventre, lentement, presque avec soin, jetant les mouchoirs utilisés dans la poubelle médicale. Puis il ramasse nos vêtements éparpillés : ma lingerie, ma robe, sa chemise, son pantalon. Il m'aide à me rhabiller, passant ma culotte le long de mes jambes, agrafant mon soutien-gorge, remontant la robe bordeaux sur mes épaules.
Il se redresse, reprend son souffle, et va chercher une boîte de mouchoirs en papier dans un tiroir. Il essuie délicatement mon ventre, lentement, presque avec soin, jetant les mouchoirs utilisés dans la poubelle médicale. Puis il ramasse nos vêtements éparpillés : ma lingerie, ma robe, sa chemise, son pantalon. Il m'aide à me rhabiller, passant ma culotte le long de mes jambes, agrafant mon soutien-gorge, remontant la robe bordeaux sur mes épaules.
Une fois rhabillés, nous nous arrêtons un instant dans le bureau, face à face. Nos regards se croisent une dernière fois, intenses et complices. Je vérifie discrètement que ma robe est bien en place, que mes cheveux ne sont pas trop en désordre, qu'aucune rougeur suspecte ne trahit ce qui vient de se passer. Lui ajuste sa blouse, passe une main rapide dans ses cheveux poivre et sel, et hoche légèrement la tête : rien ne nous trahit.
Nous avons l'air parfaitement normales, presque banal. Il ouvre la porte communicante, me fait signe de passer devant lui. Nous marchons dans le petit couloir étroit, côte à côte, mais sans nous toucher, le bruit de nos pas étouffé par la moquette. L'air semble plus lourd, chargé de notre secret. J'entends mon propre cœur battre encore un peu trop vite.
Arrivés dans la salle d'attente, Olivier se lève aussitôt en nous voyant, un sourire soulagé sur le visage.
Arrivés dans la salle d'attente, Olivier se lève aussitôt en nous voyant, un sourire soulagé sur le visage.
— Alors ? Tout va bien ?
Le docteur Moreau, redevenu parfaitement professionnel, pose une main rassurante sur son dossier.
— Absolument, tout va très bien.
Olivier me prend la main, ému, et se tourne vers lui.
— Merci beaucoup, docteur.
Je murmure un « merci » à mon tour, la voix un peu plus douce que nécessaire, en évitant trop longtemps le regard du docteur. Il nous sourit à tous les deux, calme, serein.
— Je vous en prie. Prenez bien soin de vous. On se revoit dans cinq semaines pour le prochain contrôle.
Nous quittons le cabinet sous une pluie fine qui a enfin cessé. Olivier conduit, euphorique, parlant sans arrêt des images de l'échographie qu'on nous a données
Je l'écoute distraitement, la main posée sur mon ventre, un sourire poli aux lèvres. À l'intérieur, tout est encore sens dessus dessous : la peau de mon ventre garde le souvenir tiède de ses jets, mes cuisses portent encore la trace de ses mains, et entre mes jambes, une pulsation sourde me rappelle à chaque instant ce qui vient de se passer.Nous rentrons à la maison. La soirée est calme.
Les semaines passent. La grossesse continue, sereine. Mon ventre s'arrondit encore, le bébé bouge plus fort, je sens ses petits coups comme des caresses de l'intérieur. Tout est parfait en apparence : les analyses sont bonnes, le prochain rendez-vous est dans trois semaines, Olivier est aux petits soins.Mais moi, je brûle. Littéralement. Depuis ce mardi pluvieux, mon désir est devenu une obsession. Les hormones, déjà hautes, semblent avoir explosé. Je me réveille la nuit en sueur, le sexe gonflé, les seins douloureux de sensibilité. Je me touche plusieurs fois par jour Mais rien n'y fait. Ce n'est pas assez.
Deux semaines exactement après l'échographie, je n'en peux plus. Je passe la journée au bureau dans un état second
En fin d'après-midi, alors que tout le monde commence à ranger ses affaires, je prends mon téléphone et j'appelle le cabinet. Ma voix tremble un peu quand je dis à l'assistante que j'ai une petite douleur inquiétante, que je préférerais être vue rapidement, si possible en fin de journée. Elle consulte l'agenda, hésite, puis me propose le dernier créneau : 18 h 30, quand le cabinet est presque vide.
En fin d'après-midi, alors que tout le monde commence à ranger ses affaires, je prends mon téléphone et j'appelle le cabinet. Ma voix tremble un peu quand je dis à l'assistante que j'ai une petite douleur inquiétante, que je préférerais être vue rapidement, si possible en fin de journée. Elle consulte l'agenda, hésite, puis me propose le dernier créneau : 18 h 30, quand le cabinet est presque vide.
J'arrive au cabinet à l'heure précise. La salle d'attente est déserte, la lumière tamisée, l'assistante range déjà ses affaires. Elle me sourit, me fait signe d'entrer directement.« Le docteur vous attend dans son cabinet. Vous êtes la dernière de la journée. »Je frappe doucement à la porte. Il ouvre presque aussitôt, vêtu de sa blouse ouverte sur une chemise sombre, les manches légèrement retroussées. Ses yeux gris me balaient rapidement, un sourire discret au coin des lèvres.
Il referme la porte derrière moi, tourne la clé dans la serrure avec ce petit clic que je reconnais maintenant. Le silence tombe, lourd, chargé. Il n'y a plus personne dans le bâtiment ; on entend seulement la pluie fine qui recommence à tomber contre les vitres.Il n'y a pas de prétexte médical cette fois. Pas de table d'échographie, pas de questions anodines. Il s'approche, pose ses mains directement sur mes hanches, m'attire contre lui. Je sens la chaleur de son corps à travers ma robe.
Ses mains glissent sous ma robe, remontent le long de mes cuisses, trouvent rapidement ma culotte déjà humide. Je gémis contre sa bouche quand ses doigts me pénètrent sans attendre.Il me soulève sans effort, me pose sur le bord de son bureau, écarte mes jambes. Ma robe est relevée en un instant, ma culotte baissée et jetée au sol. Il s'agenouille un bref moment, sa langue me trouve, experte, insatiable, et je dois me mordre la lèvre pour ne pas crier trop fort. Puis il se redresse, déboutonne son pantalon, et me prend là, debout contre lui, mes jambes enroulées autour de sa taille, mes mains agrippées à ses épaules. C'est rapide, intense, presque désespéré. Il me porte ensuite contre le mur, puis me penche sur le bureau, me reprend par-derrière, une main sur mon ventre rond pour me soutenir, l'autre dans mes cheveux. Je jouis deux fois, la première en silence, la deuxième en étouffant mon cri dans mon bras. Lui finit en moi, profondément, un grognement rauque contre mon oreille.
Quand je repars, une heure plus tard, les jambes encore tremblantes, je me sens apaisée, calme, presque légère.
La libido est calmée… pour l'instant. Je sais déjà que ce ne sera pas long avant que le feu ne reprenne. Et quand il reprendra, je sais exactement vers qui je me tournerai.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Merci nusab26.
Bonobobo.
J’ai adoré. Merci
Désolé
Par contre j'irai voir votre profil et lire vos autres récits ;)
Comme ça elle aura une excuse pour niquer avec tout le quartier , bravo belle mentalité. :rolleyes:
Non crédible surtout en 2026 !!