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✦ Jane Does L'oncle perdu XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L'oncle perdu — Chapitre 1 · Cohabitation

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Jane Does
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L'oncle perdu

Chapitre 1 · Cohabitation

L'homme qui me fait face, dans l'encadrement de la porte d'entrée que je viens d'entrouvrir, m'est parfaitement inconnu. Pourtant, dans ses traits, il y a comme un truc qui me fait sursauter.
— Bonjour ! Vous êtes Mélanie ?
— Bonjour ! Oui, mais... on se connait ?
— Vous sans doute que non, moi je vous avoue que oui !
—... ? Que me voulez-vous ?
— Je suis Christophe... l'oncle de Elliott... le frère de sa mère.
— Ah ! J'ai vaguement entendu parler de vous... mais vous savez ce qui est arrivé, n'est-ce pas ?
— Oui... mes relations familiales avec ma sœur et son fils... n'étaient pas au beau fixe. Je suis un peu la brebis galeuse de la famille, vous savez.
— Je... je ne vois pas ce que vous me voulez !
— Je suis là pour vous dire que si vous avez besoin de quoi que ce soit... je suis là ! Je voudrais expier mes fautes, réparer mes erreurs ! Sandrine et Elliott ne sont plus là pour que je fasse amende honorable... vous êtes désormais la seule famille qui me reste.
—... ?
Le type est grand, sans doute en fin de quarantaine et c'est vrai qu'en le regardant mieux, il y a chez lui des airs de cet homme que j'ai tellement aimé. La blessure de sa disparition tragique un an après celle de ma belle-mère me revient tel un coup de poignard dans le cœur devant ce fantôme qui ressurgit d'un passé qui m'est inconnu. Nous avions mon mari et moi d'autres chats à fouetter et nos conversations n'ont jamais abordé le fond d'un sujet qui semblait indisposer Sandrine et son fils. Le gars rentre la tête dans les épaules, et je réalise qu'il est sous une petite pluie fine de ce novembre humide. Que faire ? Le virer sans chercher à comprendre ? Le faire entrer ? Décision délicate, il va sans dire.
Et puis zut ! Si ses paroles sont sincères, pourquoi ne pas écouter ce qu'il a à raconter ? Après quelques instants d'hésitations... je m'efface et le laisse pénétrer chez moi.
— Venez ! Le crachin détrempe tout et nous serons mieux à l'intérieur pour parler.
— Merci. Je suis heureux de faire votre connaissance, même si les circonstances ne sont pas... idéales.
— Elliott et Sandrine ne m'ont jamais vraiment parlé de vous. Je sais que vous existez, mais personne ne s'est véritablement jamais confié à moi à votre sujet...
— Oh ! Je peux comprendre... je suis le bon à rien de la famille. Sandrine avait surement honte de son frère...
— Mais... où étiez-vous durant toutes ces années ? Vous n'êtes pas venus aux obsèques ni de votre sœur ni de votre neveu...
— La chambre que j'occupais était munie de solides barreaux et je n'en avais pas la clé... difficile d'aller et venir dans de telles conditions. Mais je suis libre désormais et je compte bien me racheter.
—... ? Vous voulez dire que vous sortez de prison ?
— Voilà... et si ça fait du bien de retrouver une liberté de mouvement, j'ai mal de ne plus pouvoir... revoir Sandrine et connaitre son fils.
— Parce que vous ne le connaissez pas ?
— Non... enfin juste un peu, il n'avait que dix ans quand j'ai été arrêté... Et croyez bien que je regrette amèrement de ne pas pouvoir le serrer dans mes bras.
— Mais... comment avez-vous su où me trouver ? Et pourquoi venir me voir, moi ?
— Parce que vous êtes le seul trait d'union entre ma sœur et en fait ma famille par extension. Je n'ai plus que vous dans la vie. Et si quelqu'un peut m'aider à redevenir un honnête homme, c'est sans doute vous, et vous seule.
—... ?
Je suis dubitative. Il me regarde, yeux presque suppliants et je ne sais pas quoi lui répondre. Je ne sais rien de cet homme, qui prétend être l'oncle de mon mari et je ne sais même pas si c'est la vérité. Je suis prise de court, devant une telle situation. Le renvoyer de là où il vient, le garder un peu et entendre son histoire ? Comment savoir ce qu'il convient de faire ? Démêler le vrai du faux est souvent ardu, dans ce genre de contexte ou n'avoir qu'un seul son de cloche ne permet pas toujours d'avoir une idée juste de ce que l'autre narre. Je louvoie encore quelques minutes, cherchant à savoir ce qu'il me faut faire.
— Vous... je vais vous chercher une serviette... vous êtes trempé. Vos vêtements aussi sont mouillés. Je n'ai que des affaires de Elliott... je ne sais pas si c'est bien votre taille.
— Ne vous dérangez pas pour moi... le vent, la pluie, le soleil sur la peau, si vous saviez combien j'en ai rêvé... et là, je me sens revivre. J'ai payé ma dette à cette société que j'ai longtemps combattue.
—... ?
Je file pour lui apporter de quoi éponger la flotte qui ruisselle de ses cheveux à son visage. Et il se sèche lentement, avec des gestes souples et c'est curieux, mais dans ses mouvements, je retrouve un air familier. Comme si c'était de nouveau mon Elliott qui se frottait la tête après son shampooing. Oui... ce type a bel et bien un air de famille avec mon mari. Ça m'attriste soudain de repenser à des moments éphémères d'une vie brisée. Et mon cœur se serre devant tant de similitudes. Pourquoi cet homme est-il venu chez moi ? Je me sens... bizarrement empruntée et ne sais pas trop quoi lui dire.
— Vous... voulez prendre une douche ? Je peux vous donner des habits secs.
— Une douche... le grand luxe serait, j'ose vous le dire de prendre un vrai bain...
— Ben... si vous voulez... la salle de bain est dans le couloir la seconde porte sur votre gauche... la première c'est celle des toilettes.
— Merci... mais ça ne vous fait pas peur de recevoir un ex-taulard ? Vous n'avez pas la crainte que je vous fasse du mal ?
—... ! Je ne suis pas responsable de ce qui vous est arrivé et puis... apparemment, vous êtes venu en ami, dans le but de vous confesser, non ? Alors... la crainte n'a jamais évité un seul danger.
— Vous êtes sage... Mélanie. Vous avez un joli prénom également. Je peux vraiment... prendre un bain ?
— Oui ! Je vais préparer la baignoire et récupérer des vêtements de mon mari... de Elliott... je n'ai pas trouvé le courage de les retirer vraiment de la maison. C'est un peu de lui qui demeure ici, dans ces murs.
— Je comprends pourquoi mon neveu était amoureux de vous. J'aurais aimé le revoir, lui expliquer... mais le foutu destin fait que nos routes ne se croiseront plus.
— Je vous sers un café pendant que je m'occupe de faire couler votre bain ?
— Un vrai café... ça aussi c'est le second rêve de bien des détenus, vous savez !
Je me presse dans la penderie de la chambre d'ami pour farfouiller dans les effets de mon mari. Et je redécouvre ses vêtements, lesquels me ramènent son odeur et une bouffée d'émotion me submerge. Je choisis un pantalon, un tee-shirt et une chemise. Que je porte à la salle de bain, sans songer un seul instant que l'oncle tombé du ciel peut déjà s'y trouver. Et... je suis nez à nez avec la nudité intégrale de celui qui se penche au-dessus de la baignoire, pour contrôler la chaleur de l'eau. Je suis médusée par la situation et... mes yeux n'arrivent pas à se détacher de ces formes qui ressemblent tellement à celles que j'ai aimées à la folie. Une pensée idiote vient fleurir dans mon cerveau. Est-ce que tous les hommes sont faits de cette manière, ou est-ce juste mon esprit qui veut que je trouve des ressemblances entre ce Christophe et mon Elliott ?
Je suis là, interdite, incapable d'avancer ou de reculer, avec ma pile de fringues dans les mains. Lui ne s'est pas aperçu de ma présence. Je finis par reculer lentement, dans l'espoir de ne pas être découverte. Mais il se redresse et son regard m'enveloppe soudain d'une façon plutôt animale. Il ne fait pas un geste pour cacher ce qui s'offre à ma vue. Je peux donc constater de visu que lentement son sexe qui pend au bas de son ventre a une nette tendance à se relever. Ma parole, me voir devant lui le fait bander ! Et comme une conne, je balbutie deux ou trois mots qui ne veulent rien dire. Mon Dieu ! Je suis plus gênée que ce gars qui me décoche un sourire.
— Il ne fallait pas vous déranger. C'est gentil, Mélanie...
— Je... désolée... je suis confuse !
— Oh ! Là d'où je viens, je n'allais jamais seul à la douche et...
Il semble d'un coup appréhender la situation. Et au lieu de s'affoler ou de tenter de cacher quoi que ce soit, il se contente d'un nouveau sourire.
— J'espère que vous n'êtes pas choquée... j'ai perdu l'habitude de vivre normalement. Et chaque fois que je sortais, j'ai eu droit à des fouilles corporelles intégrales... alors je n'ai pas un instant songé que dehors, ce n'est pas pareil... ici, c'est anormal, immoral même. Veuillez m'en excuser, s'il vous plait !
Enfin ses pattes viennent partiellement camoufler ce qui a pris un volume conséquent. Je lui tends les habits et honteuse, me précipite vers la sortie et le corridor. Bon sang ! J'ai comme un coup de sang. Tout en moi est entré en ébullition. Pas pour de bonnes raisons de surcroît, parce que je dois bien l'admettre, ce que je viens de voir me donne des sueurs. La porte de la salle de bain, je ne songe même pas à la tirer. Je file dans la cuisine pour tenter de reprendre un semblant de dignité. C'est drôle, je ne suis pas outrée, non, c'est tout autre chose. Ce qui me remue, c'est plutôt une envie... que sur l'instant je juge monstrueuse. Comment un type inconnu deux heures plus tôt, qui se dit l'oncle de mon mari peut-il me faire ressentir de telles sensations ?
Dix-huit mois que Elliott est parti. Un stupide, un banal accident de voiture et deux vies qui basculent. La sienne bien sûr qui s'envole, mais également la mienne parce que je n'étais pas prête à un tel drame. Et je n'ai jusque-là jamais repensé à ce genre de folies. Le sexe, c'est comme si la vision de celui de ce Christophe venait me coller une gifle magistrale. Cette histoire de ressemblance physique, ne serait-ce pas mon cerveau qui la crée de toute pièce pour... me rappeler que la chair est faible et que la vie continue ? Je me sens... totalement à côté de la plaque et je ne sais plus quoi faire de mes deux bras. Je tripote la vaisselle sale, c'est-à-dire la tasse que mon visiteur a déposée sur la paillasse de l'évier.
Combien de temps suis-je restée prostrée, réagissant seulement à l'instinct ? Je ne veux plus penser à ce... sexe qui, merde, je dois le reconnaitre m'a émoustillé. Lui ou le bonhomme qui le porte ? Est-ce que les truands ou les criminels exercent toujours cette espèce de fascination sur les femmes ? En tout cas, je ne peux pas dire que je suis insensible à cette zone de lui qui m'a démontré d'une façon éclatante que ce gaillard était encore bien vert. Mince ! C'est le frère de ma belle-mère ! Comment est-ce que je pourrais être attirée par l'oncle de mon mari ? Il a au moins vingt ans de plus que moi. Cette pensée ne compte pas et je me surprends à songer que les années ne sont, n'ont jamais été un handicap pour... non ! Je ne peux pas, ne veux surtout pas que ce qui me démange se produise.
— xXx —
Les pas dans le couloir, c'est ce Christophe qui rapplique dans la cuisine. Il est vêtu et c'est un nouveau choc. Non seulement il y a une certaine analogie dans les traits et la démarche du bonhomme, mais avec ce qu'il a sur le dos, elle est encore plus flagrante. Je me sens toute mollassonne et mes jambes tremblotent. Il s'en aperçoit sans aucun doute.
— Je vous fais si peur ? On dirait que vous venez de croiser le chemin d'un revenant ou d'un fantôme !
— Mmm ! Ce sont... ces vêtements, ils vous vont si bien...
— Trop peut-être à votre gout ? Rassurez-vous, je ne vais les garder que le temps que les miens sèchent. Et puis, je vous débarrasserai de ma présence, je sens bien que je suis un intrus... que j'atterris dans votre vie comme un cheveu sur la soupe. Je vous promets de ne plus vous ennuyer ensuite. Sachez cependant que vous pourrez toujours, quoi qu'il en soit, compter sur moi. C'est une certitude. Elliott a eu de la chance de vous rencontrer et de vous aimer...
—... ?
— Ne soyez pas triste... vous avez tout pour plaire aux hommes que vous rencontrerez, parce qu'un jour, ça va forcément arriver. Il n'est pas interdit d'aimer après toutes ces épreuves !
— Je... je suis désolée, vous lui ressemblez tant que c'en est troublant.
— Ah ? En bien, j'espère ? Pour moi, les bêtises c'est fini, mon passé peu glorieux, je veux le laisser derrière moi... vous voulez que je vous raconte le parcours de l'imbécile que j'ai été ?
— Ben...
Il est assis sur un siège face à moi et il se met à me débiter son histoire. Sa jeunesse mouvementée, des amis pas très recommandables et un jour les évènements se précipitent. Les choses dérapent et la spirale de la délinquance le pousse à aller de plus en plus loin dans les délits... jusqu'à un petit matin où il braque une bijouterie. Là encore, un coup de feu abrège l'existence d'un malheureux employé qui n'a rien demandé à personne. Commence une longue cavale, et des années de prison. Il revient sur cette sœur qui n'a plus jamais voulu entendre parler de ce frère complice d'un type qui a abattu un innocent. Le procès, la sentence et des années à croupir dans des cellules sans jamais se plaindre. Une peine bien légère en réalité face à celle infligée à la famille de celui à qui ils ont ôté la vie. Plus de nouvelles de Sandrine, pas de son gamin non plus.
Et les journaux qui lui apprennent le décès de sa sœur, emportée par une saloperie de cancer, et un an plus tard, dans la rubrique des faits divers, l'accident de son neveu. Il relate tout cela d'une voix trainante, remplie de l'amertume de n'être que le seul responsable de tout ce gâchis. Et son vœu de rendre visite à la dernière personne qui a côtoyé Sandrine et son fils. Il a dans les mots des trémolos qui en disent long sur son ressenti, mais il insiste sur le fait qu'il s'en voudra toujours d'avoir fait tant de mal, d'avoir semé tellement de malheur autour de lui. Et les accents de sincérité de sa version des évènements, de son repentir, sont là qui me coulent dans les oreilles. Quand il termine sa longue narration, il a dans les yeux ce qui me parait être des larmes de remords.
À tel point que pour un peu je me précipiterais pour le serrer contre moi. Et c'est à ce moment-là que je me raidis brusquement en constatant que depuis le début de son exposé, ma main est sous la sienne. Il a simplement posé sa paume sur le dos de ma patte et je n'ai pas seulement fait mine de la retirer. J'en ai oublié jusqu'à sa présence, mais c'est la chaleur communicative de celle-ci qui me fait sursauter. Mon Dieu... bien sûr que par certains côtés, ce mec est un salaud de la pire espèce, mais il a payé sa dette et la justice est passée par là. Alors ? De quel droit pourrais-je le juger ? Je ne cherche pas à retirer mon bras, à lui enlever mes doigts auxquels il se cramponne.
— Comment me racheter de toute cette crasse ? Pour tout ce qui me reste à vivre j'aurai le poids de mon inconséquence sur les épaules. Ce brave homme, l'employé de la bijouterie ne méritait pas ce que nous lui avons fait... mais il est trop tard pour revenir en arrière. C'est sûr que si je pouvais effacer le passé, j'agirais autrement. Hélas... je suis prisonnier pour toujours de mes mauvaises actions et je vais devoir vivre avec ça. Si vous saviez en détention combien j'ai resongé à cette journée, là ! Comme j'aurais voulu qu'elle n'existe pas.
—... Je ne pense pas vous être d'un grand secours dans votre quête de rachat...
— C'est là que vous vous trompez, Mélanie... j'ai besoin qu'au moins une personne sur cette terre me fasse confiance, j'ai le sentiment que vous êtes celle qui peut vraiment m'aider.
— Je ne vois pas comment !
— Oh ! Vous avez déjà fait un vrai pas vers moi en ne me rejetant pas dès que j'ai sonné à votre porte.
—... !
— Oui ! Un seul mot et je serais reparti vers la rue... vers l'anonymat. Mais vous êtes une belle âme et vous m'avez fait entrer chez vous, j'y ai retrouvé une chaleur humaine, une humanité que peu de gens savent montrer.
—... ?
Il se tait et nous demeurons un long, très long moment les yeux noyés les uns dans les autres. Je me sens toute petite devant celui qui m'a livré son histoire, et je me doute bien de la difficulté pour sa sœur de faire table rase de ce qui est arrivé. Quant à mon mari, il était trop jeune lorsque le drame a eu lieu. Il n'a fait que suivre l'exemple de sa mère.
— Vous savez... Mélanie, Sandrine n'a pas non plus eu une existence très simple. Son mari... Maxence, le père de son fils ne valait guère mieux que moi. Et c'est aussi un peu en voulant l'imiter que j'ai débuté mes conneries. C'est aussi un peu ce que ma sœur n'a jamais digéré et je ne peux pas lui en vouloir... elle me manque forcément et pour moi, Elliott est resté à l'âge des culottes courtes dans ma caboche. Il n'a pas grandi, j'ai son image là !
Il se tapote la tête comme pour m'indiquer que mon mari est dans celle-ci. Mon Dieu... je me sens toute... désemparée et n'ai guère de répartie. Il est là, qui semble attendre. Oui ? Mais quoi ? Je n'ai rien à lui dire, pas envie de le dédouaner et pas plus de l'enfoncer. Je me tais, comme si je demeurais indifférente à ce qu'il vient de me transcrire de son passé. Et ses doigts se referment sur les miens. Je bafouille, cherchant des mots qui ne veulent pas sortir de ma gorge. C'est donc tout bêtement que je pose une question idiote.
— Vous... vous résidez où, et vous êtes sorti depuis combien de temps ?
— Je suis sorti... ce matin et franchement, je ne sais pas où aller. J'ai un petit pécule, mais j'ai perdu la notion des prix, des valeurs et je ne reconnais pas les voitures qui défilent dans vos rues. Tout a continué sans moi, mon existence est restée figée à ce foutu jour où... j'ai tout abimé...
C'est presque simultanément que nous nous relevons. Sans trop que je pige ce qui m'arrive, je me sens attirée contre cette poitrine qui renferme un cœur noir qui bat cependant assez fort pour que je le sente palpiter dans les habits de mon Elliott. Et je réalise seulement à cet instant qu'il n'a pas de chaussettes et encore moins de chaussures.
— Oh ! Je ne vous ai rien donné pour vous couvrir les pieds. Je ne suis pas certaine d'avoir la bonne taille en chaussures, mais je peux vous fournir des chaussettes, c'est mieux que rien.
— Merci ! Vous êtes un ange, Mélanie ! Je vous assure, ça fait du bien de ne pas se sentir jugé, ou coupable.
Mince ! Entre pouce et index, il me pince gentiment le menton et il fait remonter ma bouille pour plonger son regard dans le mien. Je me sens... submergée par des émotions incontrôlables, sans que j'en devine la vraie nature. Mon moteur s'emballe et cette pointe de désir qui gagne du terrain dans ma cervelle, comment l'endiguer pour revenir au calme ? Impossible à dire, mais je suis aspirée dans un élan trop vif, et tout chez moi balance entre filer le plus loin possible et lâcher prise. Parce que de toute évidence, je sais que s'il insiste encore un peu, je vais craquer pour ce brun ténébreux qui garde en lui, une part non négligeable de mon homme. Non ! Malgré une certaine frustration, je ne peux pas tromper celui qui n'est plus là.
Je me refuse même à l'envisager, surtout avec celui qui est le frère de sa mère. Et je m'arrache brutalement de ce qui risque fort de devenir une étreinte. Un repli qui ressemble fort à une déroute. Je me sens affreusement vide, tiraillée par un vrai besoin de sexe et la peur que ça arrive là, avec ce Christophe. Mon cerveau me dicte de ne pas aller plus loin et c'est certainement très sage.
— Je peux... peut-être vous prêter notre chambre d'ami ! Le temps bien sûr que vous trouviez de quoi vous loger plus décemment ?
— C'est très gentil de votre part, Mélanie. Je peux aussi vous défrayer des frais...
— Nous n'allons pas parler d'argent, après tout, vous êtes un peu ce qui reste de ma famille.
— Merci... et puis j'ai des bras encore assez solides pour faire de menus travaux. Le jardin par exemple.
Merde ! Je sens confusément que je viens de faire entrer le loup dans la bergerie. Mais c'est la seule parade que j'ai trouvée pour ne pas succomber à une tentation que cet homme provoque chez moi. Lui a un autre sourire, plus ravageur encore. À moins que ce ne soit ma manière de le regarder qui change ? Un désir mêlé de peur s'infiltre par tous les pores de ma peau et sous ma chemise, j'ai une chair de poule qu'il ne peut pas deviner, c'est une chance. Moi qui n'ai plus pensé à ce genre de plaisir depuis l'accident de mon mari, me voici en quelques minutes, confrontée avec une brutalité inouïe à ce démon de minuit. Bien sûr que Elliott et moi, nous aimions faire l'amour, et le plus souvent possible.
Mais là ! Il ne s'agit plus de mon homme, mais bien d'un étranger, et ce long frisson qui me parcourt l'échine n'est pas « normal » ! Je m'empresse de m'écarter le plus possible de ce gars qui déambule dans des fringues que je connais tellement bien, les pieds nus lui donnant même dans mon esprit un air de déjà-vu. Elliott adorait se balader dans la maison sans rien sur les orteils. Où que j'aille, quoi que je fasse, il me semble que ses yeux me caressent et ça me met d'une part mal à l'aise, et d'un autre côté, je dois l'admettre, je me sens... redevenue femme... et femme désirable qui plus est. Si bien entendu un sentiment de crainte me poursuit, tout chez moi fait l'inverse de ce que je devrais pour éviter... les ennuis.
— xXx —
Une semaine déjà que Christophe partage les communs de la maison. Et il s'avère être un gentil monsieur, malgré son lourd passé. Il discute volontiers de sa vie, dans un univers dont je ne sais strictement rien. Et ce soir, c'est lui qui me demande poliment s'il peut cuisiner pour le diner.
— Ça vous dérange, Mélanie, de me prêter vos casseroles et votre four. Il y a si longtemps que j'en rêve de refaire... un plat que notre maman nous faisait. Sandrine adorait ça et peut-être connaissez-vous ?
— Et vous voulez nous concocter quoi au juste ?
— Oh ! Des kneffes ! Ça vous parle ?
— Pas du tout !
— Une sorte de pâtes fraiches « maison » ! Et j'ai acheté deux steaks cet après-midi. Est-ce que vous me permettez de vous préparer votre diner ?
— Pourquoi pas ? Voyons ce que vous avez de bon à nous mettre dans l'assiette, alors.
Il s'affaire dans la cuisine, le devant du corps protégé par mon tablier. Et là encore, je me vois confrontée à un retour en arrière qui me pince le cœur. Elliott aussi s'affublait de ma blouse pour ne pas se tacher. Et vu de dos, j'ai cette drôle d'impression qu'il est là, qu'il s'affaire, se débat avec la farine et fabrique une pâte qu'il plonge dans l'eau bouillante salée en prenant soin d'en faire de petites cuillérées. Dès que ses « pâtes » remontent à la surface, il les égoutte et dès qu'elles sont toutes cuites, il les passe dans une poêle huilée chaude. Ensuite, il fait griller sa viande et la cuisine embaume. Je suis pas à pas chacun des gestes de cet homme, qui cruellement m'en rappelle un autre...
Inutile de dire que j'avale avec délice ce qui est dans mon assiette. Lui attend le verdict de la première bouchée. Il tient sa fourchette en l'air devant sa bouche, reste coi, jusqu'à ce que je lui donne mon avis.
— Humm ! C'est vraiment délicieux ! Ainsi votre mère vous a appris la cuisine ?
— Oh ! Il y a tellement de choses qu'elle nous a apprises, tant aussi que je n'ai pas voulu écouter... et ça m'a mené directement en prison...
— Ah !
— Oui ! J'ai gâché une longue période de ma vie ! Si j'avais eu la chance de rencontrer une femme telle que vous... sans doute que les choses auraient été différentes. Maintenant, c'est surement trop tard.
— Vous pensez vraiment que c'est... trop tard ?
— Ben... je ne suis plus de prime jeunesse et je ne sais rien de la vie... la mienne s'est arrêtée dès que j'ai fait le malheur de ces gens...
— Allons ! Il vous reste de belles années à venir, non ?
—... Je voudrais vous croire, mais c'est... très compliqué. Je ne saurais plus vivre et si vous n'étiez pas là, je serais sans doute dans la rue, clochard peut-être.
— Voyons ! Vous pouvez rester le temps qu'il vous plaira. Et... si l'envie vous reprend, de cuisiner de telles merveilles, je suis prête à y gouter.
Il me scrute avec insistance, ses lèvres tremblent légèrement, je le soupçonne de se retenir de me dire quelque chose qu'il a sur le cœur. Il a l'air si... perdu. C'est en moi que se déroule un bouleversement qui me donne un coup de chaud. Oui, il a dans le regard une sorte de lueur qui me fait bondir le cœur. Je me demande ce qui m'arrive, me pose mille questions dont j'ai forcément déjà une réponse. Je veux refuser cette éventualité, me raconter que je me trompe, mais mon cerveau s'est déjà mis au diapason de mon cœur. Sûr que j'ai besoin, envie de Christophe. Un coup de peau ? La nécessité de renouer avec le plaisir trouble de la chair ? Une espèce d'obsession qui me fait bouillir. Et face à moi, son visage qui me cloue sur ma chaise.
Après le diner, nous desservons ensemble la table et c'est au salon, devant un téléfilm que nous sommes sagement assis. Lui sur un fauteuil, moi au centre du canapé et je suis les images, mais mon esprit est si loin de ces scènes qui se déroulent sur le petit écran. J'ai gardé de notre repas, une certaine chaleur au creux des reins et je peux de temps à autre voir la bouille de mon hôte qui vient me caresser de loin. Oh ! Pas de gestes inconsidérés, pas de tentatives osées, non ! Il se contente de laisser trainer l'espace d'une seconde, à la dérobée ses mirettes claires sur moi, ce qui entretient ce feu qui coule dans mes veines. Le générique de fin me fait me redresser assez brutalement. Je dois filer le plus vite possible.
M'éloigner de lui, fuir en quelque sorte ce qui me fait trop peur.
— Bon ! Je vais me coucher. Bonne nuit Christophe !
— Bonne nuit Mélanie ! Faites de beaux rêves.
— Merci... à demain !
— Mmm. Si un jour... l'envie vous prenait... essayez aussi avec la bouche, j'adorerais !
— Pardon ?
— C'était une boutade... je vous prie de m'excuser... vous avez dit : à demain... ou à deux mains, d'où ma réponse idiote... Je suis navré.
— Je... j'y vais ! Mais vous pouvez rester devant la télé...
— Merci.
Zut ! Ses paroles, sa façon de me lancer ses mots, je me sens encore plus perturbée. Je me couche, et... mes doigts sont moins sages soudain. J'ai besoin de me décharger de cette tension qui me serre le ventre et quel meilleur moyen pour y parvenir que... de me caresser ? Mais j'ai aussi la sensation que ce n'est pas du tout ce que mon corps désire. Un coup d'épée dans l'eau, puisque je ne parviens pas à seulement me donner une once de plaisir. Trop tendue, trop absorbée par un besoin plus physique, je ne peux pas dire que c'est cent pour cent raté, mais c'est tout de même loin du final espéré. Et j'ai une boule dans la gorge. De sombres pensées m'assaillent dans l'obscurité de cette chambre qui a connu tant de joutes amoureuses.
C'est ainsi que j'ai un cafard monstrueux, ce qui chez moi se traduit immanquablement par une crise de larmes. Et qui dit pleurs dit aussi sanglots que je ne contiens plus. Ce qui fait que de petits gratouillis se font entendre à ma porte. Comme je ne réponds pas assez rapidement, j'entends le battant de bois s'entrouvrir et la voix de Christophe qui me fait savoir qu'il est là.
— Ça va, Mélanie, vous n'êtes pas souffrante au moins ?
—... !
Je renifle, incapable d'aligner trois mots, mais en même temps, j'appuie sur l'interrupteur de ma lampe de chevet. Seule la frimousse de mon colocataire dépasse par l'entrebâillement de l'huis. Il me chouffe et répète sa question.
— Vous êtes certaine que tout va bien ? J'avais l'impression que vous pleuriez !
—...
Je secoue la tête et il fait un pas.
— Je peux venir m'assoir près de vous ? Je peux peut-être vous aider. Vous ne voulez pas me parler ?
— C'est... c'est compliqué !
— Je... je peux ?
— Euh... Ben, maintenant que vous êtes là, faites !
— Merci !
Il est en robe de chambre. Un truc infâme en pilou, relique que Elliott affectionnait pourtant. Je n'ai jamais eu le cœur de la jeter et la voir en mouvement s'approcher de ma couche, voilà qui me fait monter des larmes de plus belle. La ceinture est suffisamment lâche pour que sa poitrine apparaisse à chacun des pas, qui le rapprochent du lit. Et il s'assoit à la place inoccupée depuis le drame.
— Vous avez de la peine ? Elliott vous manque, c'est ce que je dois comprendre ?
— Ou... oui ! Mais ça va passer, je n'ai pas le choix.
— Bien sûr ! Vous êtes forte, Mélanie. Le temps apaise aussi les douleurs et les souvenirs restent... les bons, mais parfois les mauvais aussi, c'est évident.
— Mmm !
Il tend sa main et elle frôle ma joue, et du revers de celle-ci il cueille au coin de mon œil la perle translucide qui s'apprête à inonder mon visage.
— Ne pleurez plus, s'il vous plait ! Ça ne peut plus rien changer. Si vous saviez le nombre de nuits où je me suis mouillé le visage ! Vous êtes belle, et vous aurez l'occasion de revivre un grand amour, je vous le souhaite en tout cas.
— Elliott... c'est une partie de moi qui s'est envolée, qu'il a emportée en s'en allant.
— Je comprends... Allons, vous devez essayer de passer outre à votre malheur. Venez... venez, posez votre tête là, dans le creux de mes bras...
—... ?
Il m'attrape sans forcer par le cou et je me sens attirée contre ce poitrail. Cette fois, ma joue est contre sa peau, l'échancrure béante de son vêtement ne le couvrant que très partiellement. Je me sens... comme brulée par cette chaleur qu'il dégage. De nouveaux sanglots font se trémousser mon buste contre ce rempart inattendu. Christophe, pris de court me berce doucettement, tout en lissant mes cheveux. Ça m'apaise pour de bon, mais le revers de la médaille, c'est bien que je suis toujours terriblement... excitée et que ce câlin fortuit n'arrange pas mon état. Lui balbutie des mots, que je ne cherche pas véritablement à écouter. Sa voix est comme une musique qui flirte avec mes oreilles.
Tout mon être se détend sous les gestes qu'il me distille. Et il s'allonge sur ma couche, me gardant serrée contre lui. Je garde les paupières closes, et lorsque je les rouvre, je ne peux que constater la réalité de la situation. Son vêtement décidément mal fermé m'offre un spectacle auquel je ne m'attends pas. Non seulement son buste et son ventre sont découverts, mais un peu plus bas, il m'est impossible d'ignorer que ce morceau de lui enflé lors de mon entrée dans la douche, le jour de son arrivée... son sexe en fait est... gonflé, hyper raide. Et je tressaille devant ce qui me rappelle mon envie avec une force incroyable. Faire comme si je ne voyais pas ? C'est terriblement difficile et surtout totalement inutile.
Il continue à me bercer lentement et à me murmurer des phrases que je me refuse à comprendre. Mais je sais que le vous poli qui nous garde à distance depuis notre rencontre, ce vouvoiement de bon aloi, n'est plus qu'un souvenir dans sa bouche. Et ses doigts se font visiteurs de plus en plus intrépides. Ils sont désormais sur ma nuque, et je me réfugie dans ma nuit de circonstance. Le chasser ? Pourquoi est-ce que je ne le fais pas ? Alors, sans doute se sent-il légitime à s'aventurer davantage. Ma nuque est massée avec une telle délicatesse ! Puis sa patte finit par dériver. Oh, pas au pas de charge, non. Elle glisse discrètement, sous la nuisette qui me couvre le corps. Je sais qu'elle va vers mes seins, je le sais, mais pour autant, je ne tente pas de le dissuader de venir les empaumer.
Et c'est exactement ce qu'il fait ! D'abord un, puis son frère, avec une douceur qui me rend toute molle. Alanguie et je sais que si je n'interviens pas tout de suite, plus jamais je ne le repousserai. Et non ! Je ne rue pas, me contentant de laisser voguer ses visiteurs qui pincent sans faire mal, le téton qui immédiatement réagit. Un afflux de sang qui m'arrache un vrai soupir. Christophe ne peut que savoir que je suis vaincue, qu'il a le champ libre. Et la permission tacite que je lui accorde me fait frémir. Mon désir est déjà tellement présent que plus rien ne peut stopper ce qui se met en branle en cet instant. Si mon être est prêt, ma caboche elle juge que c'est une forme de tromperie à l'égard de celui qui avait le droit de cuissage sur moi.
Christophe se penche sur mon visage. Il rapproche sa bouche de mon esgourde et je ne peux plus faire la sourde oreille.
— Tu es trop belle ! Tu me fais fantasmer depuis que je t'ai vu. Je bande rien qu'en m'imaginant... faire l'amour avec toi. Tu n'en as pas envie ?
— Mmm !
J'enfouis plus profondément mon museau dans la moquette sombre qui couvre son torse et qui dévale jusqu'à son pubis. Alors, il me prend le poignet et fait avancer ma patte vers cette pièce de lui qui est en pleine forme. Drôle de contact ! C'est doux comme du velours, chaud comme de la braise et il respire plus fort. J'ouvre les lèvres et lui se méprend. Il songe peut-être que je veux l'embrasser et il est plus rapide que moi ! Sa bouche vient écraser la mienne. Pas un mouvement de recul, non ! J'ai même la nette sensation que j'apprécie cette pelle que nous échangeons là. Elle m'enflamme à tel point que c'est ma pomme qui replonge pour une seconde embrassade. Et puis... lui s'étire de tout son long. Il écarte le drap et finalement vient loger son corps tout entier contre le mien dans ma couche, sans que jamais je ne le refoule.
Ma main sans que je sache comment touche l'interrupteur et nous sommes dans le noir. Je sens ses mains qui flirtent avec ma peau, se promenant de ma poitrine à ma culotte, sans s'y introduire vraiment. Et il se presse, se love, louvoie de si belle façon. Il finit par m'allumer complètement et c'est bien de mon propre chef que je réitère sur son bas-ventre des gestes que seul Elliott jusqu'à ce soir a été bénéficiaire. Drôle aussi comme un sexe d'homme bandé peut avoir de ressemblance avec l'unique que j'ai connu. C'est doux au toucher, chaud, vibrant, ça le transcende et je réalise que j'ai plus envie de la queue que du bonhomme. Mais l'une ne va pas sans l'autre... c'est presque dommage. Lui rampe comme pour s'éloigner et ce faisant, son mouvement m'interdit de continuer mon massage lent et voluptueux.
Je comprends très vite le but de sa manœuvre. En premier lieu, il réussit à se débarrasser de la pelure qu'il porte encore. Cette fois, il est nu et ses mains écartent d'autorité mes deux cuisses qui, soyons honnêtes, n'attendaient surement que cela. Et sa trogne vient, se caler dans la fourche ainsi dégagée, et deux doigts poussent sur le côté, le voile de coton qui me recouvre encore l'endroit. La voie est libre et la bouche vient boire directement à la source. J'en frémis, mais laisse faire et ne veux plus rien analyser de ce qui se trame là. Outre les sensations ressenties, les bruits de succion dans le noir sont... terriblement excitants. Mais ai-je vraiment besoin de cela pour être dans tous mes états ? Je glousse sous la langue qui salive sur mes grandes lèvres.
Ma respiration s'accélère et mes pattes viennent d'instinct se positionner de manière à lui interdire tout retour en arrière. Sans doute n'est-ce pas non plus son objectif de fuir, et il sait si bien se frayer un chemin d'une pointe baveuse dans mon coquillage qui ruisselle. Je gémis désormais sous les bienfaisants passages de son appendice lingual et je sens qu'il y adjoint un doigt qui maintenant fourrage dans mon vagin. Une pénétration digitale qui m'envoie des ondes positives et je ne retiens plus mes cris. Trop fort ces hurlements ? Un instant décontenancé, Christophe baisse la cadence, surpris par ma réaction. Voyant qu'en fait c'est plus de joie que de douleur, il reprend de plus belle ses manigances et je suis secouée par des spasmes incontrôlables. Je me pâme pour de bon et mes stridulations se répercutent sur les murs de ma chambre, de plus en plus longues, de plus en plus... folles.
Je jouis... oui ! Ça monte en moi, un volcan qui se déclenche, et c'est pareil à un geyser de lave qui jaillit soudain. Mon lécheur est coincé entre mes cuisses qui se referment tel un étau. Il n'a plus aucune latitude et doit cesser ses allers et venues sur ma chatte, pour de ses bras tenter d'ouvrir les deux mâchoires que fortement mes gambettes resserrent. Je ne peux plus que laisser parler mon ventre. Je sens, je sais que je lui inonde le visage, que ma couche va être bonne à changer, mais il m'est impossible de résister au tsunami qui me secoue de partout. Je hurle cette fois pour de bon, sans même m'en rendre compte. Lorsqu'enfin tout s'apaise, je suis lasse, comme vidée de toute énergie, et lui revient contre moi, me caressant les joues, me bécotant par petites touches partout sur la bouille. Je suis... heureuse, je viens de prendre un véritable pied magistral.
À suivre...
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CANON66
5 février 2026 à 18:04
Oui très bien décrit la scène ! merci !!!
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Frodon
5 février 2026 à 09:33
Bonjour Jane,
Vos récits sont d’une grande qualité. Vous décrivez les caresses amoureuses de façon exquise, tout en laissant de la place pour l’imagination du lecteur sur les détails. Je n’ai pas de talent d’écrivain, mais je sais reconnaître un bon texte.
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Rudyvg
3 février 2026 à 09:24
Bien décrite cette histoire est délicieuse.
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BluePanthere
2 février 2026 à 13:33
Un régal de plus, merci Jane
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Utilisateur supprimé
2 février 2026 à 13:32
Belle histoire
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