Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nos premières vacances au Sénégal. — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Nos premières vacances au Sénégal.
Chapitre 4
Ils avaient pris un vol intérieur jusqu'à Ziguinchor, puis un 4x4 privé les avait conduits au cœur d'un petit écolodge niché entre la mangrove et les rizières, près de l'embouchure du fleuve Casamance. Tout autour, la végétation était luxuriante, presque tropicale. Des palmiers élancés, des fromagers géants, des nénuphars, et partout les murmures de la forêt, les chants d'oiseaux, les cris lointains de singes dans les arbres.
Cathy se sentait ailleurs. Loin de l'agitation du monde. Il faisait chaud, moite. L'air était saturé d'odeurs de fleurs sauvages, de sel et de terre.
Ce jour-là, Joël avait réservé une balade en pirogue dans les bolongs, ces bras d'eau sinueux entre les mangroves. Leur guide s'appelait Bara, un Diola d'environ trente-cinq ans. Peau d'obsidienne, dreadlocks épaisses, torse nu, pantalon de lin large, pieds nus. Son sourire tranquille, sa voix grave, presque chuchotée, imposait le respect… et éveillait une tension étrange entre ses jambes.
Ils glissèrent lentement sur l'eau sombre et calme, le silence n'était rompu que par le bruit de la pagaie et le cri des hérons. Cathy observait Bara. Sa nuque puissante. Ses bras noueux. Sa peau luisante. Elle s'imaginait déjà le goût de sa sueur sur sa langue. À un moment, Bara stoppa la pirogue près d'un petit îlot sablonneux, invisible depuis les bolongs.
— Ici, personne ne vient, souffla-t-il à Cathy. C'est un endroit secret, presque sacré, juste pour nous.
Joël, fatigué par la chaleur, décida de se reposer à l'ombre sous un arbre.
— Allez-y, dit-il à Cathy. Explore un peu avec Bara, je vous rejoins plus tard.
Elle n'hésita pas.
À peine s'étaient ils éloignés de quelques centaines de mètres, à l'abri des regards, Bara s'arrêta, se tourna vers elle et murmura :
— Depuis le départ, je sens ton feu. Tu veux que je l'apaise ?
Cathy hocha la tête. Elle brûlait d'envie.
Il s'approcha lentement, la dominant de toute sa hauteur. Il caressa sa joue, puis sa nuque, fit glisser ses doigts dans ses cheveux. Elle frissonna.
Il l'embrassa, longuement. Sa langue s'imposa, gourmande. Ses mains se faufilèrent sous son débardeur, qu'il releva lentement, révélant ses seins gonflés de désir. Il les prit à pleines mains, les pétrissant, les embrassant à pleine bouche, suçant ses tétons avec avidité.
Elle haletait déjà, la tête rejetée en arrière.
Il la fit s'allonger sur le sable chaud, écartant doucement ses jambes. Il l'embrassa encore, descendit lentement jusqu'à son ventre, puis entre ses cuisses. Là, il s'attarda longuement. Il la lécha comme on déguste un fruit rare. Lentement, profondément, avec la langue ferme, le nez collé à son sexe trempé. Il la tenait par les hanches, la maintenant en place tandis qu'elle se tordait sous ses assauts. Son clitoris brillait, gonflé, prêt à exploser. Il le suça, puis le mordilla délicatement.
Elle cria, lorsque l'orgasme la submergea, les mains crispées dans les cheveux de son amant du jour.
Mais Bara ne s'arrêta pas. Il se releva, sortit son sexe, énorme, sombre, veiné. Cathy n'en avait jamais vu d'aussi grand. Elle le fixa, bouche entrouverte. Il le plaça contre ses lèvres, la força doucement à l'avaler. Elle l'aspira, de plus en plus profond, bavant, les yeux embués. Il lui baisait lentement la bouche, la tenant par les cheveux.
Puis il la retourna sur le ventre, la fit se cambrer, à quatre pattes. Elle sentit son sexe fendre ses lèvres en feu, entrer en elle d'un coup. Elle hurla de plaisir.
Il la prit avec puissance, sans retenue, cognant son bassin contre ses fesses à chaque va-et-vient. Le sable collait à sa peau, sa poitrine frottait contre le sol, et elle adorait ça. Elle criait à chaque coup, ses cheveux volaient, ses mains creusaient le sable.
Il lui agrippa les hanches, la pénétra encore plus profondément, et finit par jouir en elle dans un grondement sauvage.
Ils restèrent là, haletants, tremblants, l'un contre l'autre, collés de sueur, de sable et de sel.
Cathy remit lentement sa culotte, son short, encore tremblante. Ils retrouvèrent Joël comme si de rien n'était. Il la regarda avec un sourire complice, presque attendri.
Ce soir-là, dans la chambre à moustiquaire, elle monta sur Joël, l'embrassa avec fougue, le chevaucha avec rage. Elle le serra fort, le griffa, le mordit même. Il la regardait, fasciné, tandis qu'elle gémissait à l'oreille :
— Je t'aime, Joël… je t'aime comme une folle…
Et elle jouit sur lui, comme une femme repue… mais jamais rassasiée.
Le 2ème jour de leur voyage en Casamance, Cathy et Joël embarquèrent sur une pirogue étroite depuis Ziguinchor. À mesure que l'embarcation remontait les bras sinueux du fleuve Casamance, l'eau devenait plus noire, épaisse comme de l'encre. Des racines de fromagers serpentaient hors du sol, de longs palétuviers tordaient leurs membres vers le ciel, formant des arches naturelles, presque gothiques.
Le guide du jour, un homme nommé Mansour, leur expliqua qu'ils approchaient de Koumbemintim, un village diola reculé, dont la forêt était réputée "sacrée parmi les sacrées".
— Ici, dit-il, les esprits parlent encore aux vivants. Les anciens y vont pour prier, les jeunes pour devenir hommes. Il y a des endroits qu'aucun Blanc n'a foulés depuis des générations...
Il fixa Cathy d'un regard profond.
— Mais parfois, les esprits appellent ceux qui savent écouter.
À l'arrivée, Joël fut invité à rester au village pour partager du vin de palme avec les anciens. Mansour, quant à lui, proposa à Cathy de l'accompagner dans une clairière reculée. Sa voix était douce, enveloppante, presque hypnotique. Cathy sentit une excitation étrange l'envahir, mêlée de crainte et de désir. Elle se sentait comme une offrande faite aux dieux, elle le suivit.
La forêt s'épaissit. L'air était moite, chargé de parfums de terre humide, de feuilles en décomposition, de sève vive. Tout autour, le silence était total, pas un chant d'oiseau, pas un souffle de vent.
Ils atteignirent une clairière en cercle, marquée par de hauts totems sculptés dans du bois noirci, représentant des figures féminines aux seins lourds, aux cuisses ouvertes. Au centre, un tronc d'arbre renversé servait d'autel. Mansour s'arrêta, se retourna lentement vers elle.
— Tu peux refuser. Ou tu peux t'abandonner.
Cathy hocha la tête. Elle ne voulait plus résister. Le lieu, l'homme, l'instant... tout conspirait à faire d'elle autre chose.
Mansour s'approcha. Il posa sa main sur son épaule, puis écarta doucement les pans de sa robe longue. Se retrouvant entièrement nue devant lui, elle frissonna en sentant l'air humide lécher ses seins nus. Il l'allongea sur le tronc d'arbre, comme une offrande vivante. Ses doigts la caressèrent, d'abord ses seins, puis son ventre et enfin descendirent lentement vers la source de sa chaleur.
Il la pénétra avec une lenteur infinie, comme s'il lisait dans son sexe les secrets de son âme. Son corps noir, musclé, s'arqua au-dessus d'elle. Chaque mouvement semblait rythmé par un tambour invisible, une pulsation ancienne. Le sexe de Mansour était dur, large, profond. Il la comblait avec une puissance primitive, presque sacrée.
Cathy gémit. Elle n'avait jamais ressenti cela : la sensation d'être possédée par une force surnaturelle qui la dépassait. Ses jambes s'accrochèrent à ses hanches. Ses seins rebondissaient contre sa poitrine nue, couverte de sueur. Les totems semblaient les observer.
Puis elle entendit un bruit derrière elle.
Dans l'ombre, à la lisière de la clairière, Joël était là. Il n'osait pas bouger, figé entre fascination et douleur. Il vit sa femme offerte, nue, les cuisses grandes ouvertes, empalée sur un autre homme. Elle le vit aussi, leurs regards se croisèrent mais elle ne s'arrêta pas.
Elle voulait qu'il regarde, qu'il sache, qu'il ressente ce qu'elle éprouvait à ce moment précis. Elle gémit plus fort, ondula plus vite contre le bassin de Mansour. Elle était comme prise par une transe. Joël n'en pouvait plus : son sexe était dur, son cœur cognait. Il ne savait plus s'il souffrait ou s'il jouissait par procuration.
L'orgasme de Cathy fut long, animal. Elle cria, la tête rejetée en arrière, le corps arc-bouté. Mansour rugit à son tour, dans un dernier coup de reins puissant, et laissa son sperme jaillir au plus profond d'elle.
Un silence suivit. Puis Mansour s'écarta, laissant Cathy allongée sur cet autel. Joël s'approcha lentement, le souffle court. Il s'agenouilla près d'elle, posa ses lèvres sur son ventre encore frémissant.
— Tu es si belle quand tu jouis, murmura-t-il.
Elle sourit, l'attira à elle. Et ils s'aimèrent à leur tour, là, entre les totems, avec dans l'air encore tiède le parfum du sperme d'un autre homme.
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