Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Secrétaire d'un soir — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Secrétaire d'un soir
Chapitre 1
Dans la vie de tous les jours, Julien était un homme de trente ans à l'allure soignée, travaillant dans le marketing digital. Il portait des Chinos bien coupés, des chemises ajustées et dégageait une assurance tranquille. Mais Julien avait un jardin secret, un univers parallèle caché au fond du double fond de son dressing, verrouillé à double tour, tant physiquement que mentalement.
Ce n'était pas une lubie passagère. Depuis son adolescence, Julien était fasciné par la texture, la délicatesse et la puissance érotique de la lingerie féminine. Il ne s'agissait pas de vouloir "être une femme" au quotidien, mais plutôt d'explorer une facette de sa sensualité que la mode masculine, trop rigide et utilitaire, ne lui permettait pas d'exprimer.
Son style n'avait rien de vieillot ni de caricatural. Julien aimait le moderne, le graphique, le jeune. Il dépensait des fortunes sur des sites spécialisés, traquant des pièces de créateurs qui alliaient confort et esthétique audacieuse.
Ce soir-là, comme tant d'autres vendredis soirs où il se retrouvait seul dans son appartement parisien, le rituel commença. Une douche longue, un rasage méticuleux du corps, laissant sa peau lisse et réceptive. Puis, l'ouverture du coffre aux trésors.
Il choisit une parure qu'il venait de recevoir. Un ensemble noir d'une marque londonienne très en vogue. Le soutien-gorge était une merveille d'architecture, des bonnets en dentelle géométrique qui n'avaient pas besoin de rembourrage pour sublimer son torse, juste souligner la forme avec une transparence arachnéenne. Il enfila le string assorti, une simple ligne de dentelle graphique sur les hanches, puis le porte-jarretelles assorti lui aussi, se posant parfaitement sur sa taille.
Le moment qu'il préférait était toujours celui des bas. Il aimait le rituel de dérouler le fin nylon, de sentir la matière glisser sur ses jambes fraîchement rasées, et le "clic" satisfaisant des attaches du porte-jarretelles mordant la large bande de dentelle en haut de ses cuisses. Devant le grand miroir, il n'était plus juste Julien. Il était une créature hybride, puissante, dont la virilité apparente contrastait délicieusement avec la finesse de ce qu'il portait en dessous.
Ce jour-là...
Son téléphone vibra. Un message de Thomas, son meilleur ami : "Rappel pour la soirée de samedi prochain ! Thème : 'Osez ce que vous n'êtes jamais'. J'espère que tu as trouvé un truc percutant."
Julien regarda son reflet. L'idée germa instantanément. C'était risqué. C'était fou. C'était parfait.
Il avait une semaine pour préparer non pas un déguisement, mais une révélation. Il ne voulait pas être une caricature drag-queen exubérante. Il voulait être crédible, sexy, moderne, pour incarner le fantasme de la secrétaire de direction 2.0.
La semaine fut consacrée à la chasse aux pièces maîtresses. Il dénicha une minijupe crayon noire, taille haute, impitoyablement courte et ajustée, qui galbait ses fesses et exigeait une démarche chaloupée. Il trouva une blouse en soie crème, fluide, au décolleté plongeant, juste ce qu'il fallait pour suggérer sans tout montrer. Et enfin, les chaussures : des escarpins vernis noirs à talons aiguilles de dix centimètres. Il passa trois soirées à s'entraîner à marcher avec, domptant le vertige et la cambrure, jusqu'à ce que le claquement des talons sur le parquet devienne une musique pleine d'assurance et non d'hésitation.
Le samedi soir arriva avec une boule d'angoisse et d'excitation dans l'estomac. La préparation fut religieuse. La base de lingerie en dentelle était sa cotte de mailles secrète. Par-dessus, la jupe glissa comme une seconde peau. La blouse de soie caressait ses tétons rendus sensibles par le tissu du soutien-gorge.
Il opta pour une perruque châtain, un carré plongeant très moderne qui encadrait son visage anguleux. Le maquillage fut le plus grand défi. Il voulait quelque chose de net : un eye-liner graphique, un peu de contouring pour féminiser ses traits, et une bouche rouge sang, mate, provocante. Il ajouta une paire de lunettes à monture noire épaisse pour le côté "sérieux" qui ne demandait qu'à être démenti.
Quand il se regarda une dernière fois, Julien avait disparu. Celle qui le fixait dans le miroir était une bombe froide et calculatrice, prête à faire signer des contrats ou à briser des cœurs. Le cœur battant à tout rompre sous la dentelle, il commanda un Uber.
L'arrivée à la fête de Thomas, dans un loft industriel bondé, fut l'épreuve du feu. La musique battait déjà son plein. Il y avait des super-héros, des pirates, des célébrités mortes.
Quand Julien franchit la porte, il y eut un micro-silence autour de lui, suivi de murmures. Thomas s'approcha, déguisé en astronaute, puis s'arrêta net.
— Putain... Julien ? C'est toi ?
Quand Julien franchit la porte, il y eut un micro-silence autour de lui, suivi de murmures. Thomas s'approcha, déguisé en astronaute, puis s'arrêta net.
— Putain... Julien ? C'est toi ?
Julien ajusta ses lunettes d'un geste qu'il voulait nonchalant.
— Le thème était 'Osez', non ?
— Le thème était 'Osez', non ?
Thomas éclata de rire ; un rire d'admiration pure.
— Mec, tu as gagné la soirée. Tu es incroyable. Sérieusement, tu es... troublant.
— Mec, tu as gagné la soirée. Tu es incroyable. Sérieusement, tu es... troublant.
La validation de son ami fut le carburant dont il avait besoin. La peur s'évapora, remplacée par une ivresse de puissance. Julien se rendit compte que le déguisement fonctionnait comme un bouclier. Les gens ne voyaient pas Julien-qui-aime-la-lingerie, ils voyaient un personnage audacieux.
Il déambula dans la soirée, attirant les regards par le claquement de ses talons. Il se sentait félin, hyper-conscient de chaque centimètre carré de sa peau, de la tension du porte-jarretelles sous sa jupe courte quand il s'asseyait sur un tabouret de bar.
C'est vers minuit, alors que l'ambiance devenait plus moite et plus dansante, qu'il le remarqua. Marc. Un ami d'ami, qu'il avait croisé deux ou trois fois sans vraiment lui parler. Marc était venu en "bad boy" des années 50 : jean brut, tee-shirt blanc moulant, blouson de cuir. Son attitude était celle d'un prédateur tranquille.
Marc le fixait depuis un moment. Pas avec le regard amusé des autres invités. C'était un regard lourd, intense, qui déshabillait. Il s'approcha alors que Julien finissait son verre au bar.
— J'ai besoin d'un rendez-vous pour signer un très gros contrat, mademoiselle, dit Marc, la voix un peu plus basse que nécessaire, jouant le jeu du déguisement.
— J'ai besoin d'un rendez-vous pour signer un très gros contrat, mademoiselle, dit Marc, la voix un peu plus basse que nécessaire, jouant le jeu du déguisement.
Julien se tourna lentement sur son tabouret, croisant ses jambes gainées de noir. La minijupe remonta dangereusement.
— Mon agenda est très chargé, répondit Julien, surpris par l'assurance de sa propre voix pourtant rauque. Qu'est-ce que vous avez à proposer ?
— Mon agenda est très chargé, répondit Julien, surpris par l'assurance de sa propre voix pourtant rauque. Qu'est-ce que vous avez à proposer ?
Marc sourit en coin. Il posa une main sur le comptoir, emprisonnant presque Julien.
— Ça dépend de vos compétences. Vous gérez bien la pression ?
— Ça dépend de vos compétences. Vous gérez bien la pression ?
Le flirt commença ainsi, par un ping-pong verbal codé, où chaque mot avait un double sens. Marc était fascinant. Il ne semblait pas du tout gêné par le fait que sous la perruque se trouvait un homme. Au contraire, l'ambiguïté semblait l'exciter.
Ils dansèrent. Marc posa ses mains sur les hanches de Julien. La soie de la blouse sous les doigts de Marc, la chaleur de son corps à travers la fine jupe... Julien sentait sa propre excitation monter, incontrôlable, étroitement liée à la lingerie secrète qui frottait contre son entrecuisse. Il se sentait désiré non pas ''malgré'' son accoutrement, mais ''grâce'' à lui.
La fête devint trop bruyante, trop étouffante.
— Il fait chaud ici, murmura Marc à l'oreille de Julien, en dirigeant son souffle brûlant sur sa nuque. Il y a une terrasse à l'étage, c'est plus calme.
— Il fait chaud ici, murmura Marc à l'oreille de Julien, en dirigeant son souffle brûlant sur sa nuque. Il y a une terrasse à l'étage, c'est plus calme.
C'était une invitation claire. Julien acquiesça, le cœur au bord des lèvres, de ses lèvres rouges.
La terrasse surplombant les toits de Paris était déserte. L'air frais de la nuit fit frissonner Julien, sur les épaules duquel Marc posa le blouson de cuir dont il se défit. Le contraste entre le cuir lourd, masculin, et la blouse de soie délicate était enivrant.
Ils restèrent un moment silencieux, admirant la ville. La tension sexuelle était si dense qu'elle en devenait palpable.
— Tu sais, dit Marc doucement, en se tournant vers lui, tu es la chose la plus sexy que j'ai vue depuis des années.
— C'est juste un costume, Marc, objecta Julien, en guise de dernière et faible tentative pour maintenir la distance.
— Tu sais, dit Marc doucement, en se tournant vers lui, tu es la chose la plus sexy que j'ai vue depuis des années.
— C'est juste un costume, Marc, objecta Julien, en guise de dernière et faible tentative pour maintenir la distance.
Marc s'approcha, très près. Il leva la main et caressa la joue de Julien du bout des doigts, juste à la limite de la perruque.
— Non. Ce n'est pas juste un costume. La façon dont tu bouges, la façon dont tu me regardes... C'est toi. Une partie de toi qui ne demandait qu'à sortir.
— Non. Ce n'est pas juste un costume. La façon dont tu bouges, la façon dont tu me regardes... C'est toi. Une partie de toi qui ne demandait qu'à sortir.
Julien fut bouleversé par la justesse de l'analyse. Il n'avait plus envie de jouer la comédie. Il voulait être vu.
— Tu n'as pas idée ! souffla Julien.
— Montre-moi.
— Tu n'as pas idée ! souffla Julien.
— Montre-moi.
Marc l'embrassa. Ce n'était pas un baiser de cinéma. C'était un baiser avide, profond, qui cherchait à posséder. Julien répondit avec la même ferveur, agrippant le tee-shirt blanc de Marc.
Les mains de Marc descendirent le long du dos de Julien, sur la soie, puis sur la courbe de ses fesses moulées par la jupe.
— Tu es magnifique, grogna Marc contre sa bouche.
— Tu es magnifique, grogna Marc contre sa bouche.
Il glissa une main sous l'ourlet de la minijupe. Julien retenait son souffle. La main chaude de Marc rencontra le haut soyeux du bas nylon. Marc s'arrêta une seconde, comme pour savourer la découverte.
— Oh, putain... murmura Marc, d'une voix rauque pleine de désir.
— Oh, putain... murmura Marc, d'une voix rauque pleine de désir.
Ses doigts remontèrent, suivant la ligne de la jambe, jusqu'à rencontrer la dentelle du haut de ses bas, puis le métal froid des attaches du porte-jarretelles, et enfin, la peau nue et brûlante de la cuisse, juste avant la fine bande du string.
Ce contact, cette intrusion d'une main étrangère et désirée dans son jardin secret fut l'étincelle finale. Julien ne put retenir un gémissement. Il se pressa contre Marc, l'invitant à aller plus loin, à découvrir toute l'architecture de dentelle qu'il avait bâtie pour ce moment précis.
La "secrétaire" n'existait plus. Il n'y avait plus que Julien, en talons et porte-jarretelles, vibrant sous les caresses d'un homme qui comprenait exactement le langage de son désir. Cette nuit-là, sur une terrasse parisienne, le déguisement était devenu la vérité la plus nue.
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Commentaires ()
Bien vite la suite
Très curieuse de lire la suite
C’est celui de beaucoup qui se disent hétéro.
Merci