Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Projet phenix — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Projet phenix
Chapitre 2
Tome 1 – Chapitre 4 : 05h00
Sirène hurlante. Lumières blanches qui explosent.
Sirène hurlante. Lumières blanches qui explosent.
— DEBOUT ! TOUT LE MONDE DEHORS !
Duval déboula, coup de pied dans un lit.
— Vingt-neuf secondes ! Bougez !
Chaos. Garçons qui sautent des couvertures, enfilent short et t-shirt en vitesse. Alex est parmi les premiers debout. Émile juste derrière.
Alignement couloir. Trempés de sueur froide avant même d'avoir commencé.
Duval distribue les sacs de vingt kilos.
Alignement couloir. Trempés de sueur froide avant même d'avoir commencé.
Duval distribue les sacs de vingt kilos.
— Vingt bornes en forêt. Pleine charge. Le dernier ramasse les sacs des deux devant lui jusqu'au bout. Phénix n'abandonne personne !
Claquement de mains.
— En avant !
Dehors, nuit noire, air qui gifle.
La colonne s'ébranle. Bottes lourdes sur le gravier.
Émile se retrouve à côté d'Alex dans la file.
Un simple regard croisé.
Un hochement de tête discret.
On court au même rythme.
Sans un mot.
Duval hurle derrière.
La colonne s'ébranle. Bottes lourdes sur le gravier.
Émile se retrouve à côté d'Alex dans la file.
Un simple regard croisé.
Un hochement de tête discret.
On court au même rythme.
Sans un mot.
Duval hurle derrière.
— Plus vite ! Vous êtes le bouclier de la France ! Montrez que vous méritez le drapeau !
Les sacs mordent les épaules. Les poumons brûlent.
Mais à chaque foulée, Alex sent qu'il y a quelqu'un qui tient le même rythme que lui.
Mais à chaque foulée, Alex sent qu'il y a quelqu'un qui tient le même rythme que lui.
Tome 1 – Chapitre 4 : La Course (fin)
Dix kilomètres déjà.
La colonne s'étire dans la forêt. La nuit commence à pâlir, gris sale au-dessus des arbres.
Les sacs pèsent plus lourd à chaque pas. Les épaules en feu. Les ampoules qui éclatent.
Alex tient un bon rythme, mais il sent ses jambes mollir. À côté, Émile respire fort, régulier, mais son visage est blanc.
Au quinzième kilomètre, un gamin devant – Lucas, petit blond de Marseille – trébuche. Genou à terre. Il essaie de se relever, mais le sac le renvoie au sol.
Duval hurle depuis l'arrière :
La colonne s'étire dans la forêt. La nuit commence à pâlir, gris sale au-dessus des arbres.
Les sacs pèsent plus lourd à chaque pas. Les épaules en feu. Les ampoules qui éclatent.
Alex tient un bon rythme, mais il sent ses jambes mollir. À côté, Émile respire fort, régulier, mais son visage est blanc.
Au quinzième kilomètre, un gamin devant – Lucas, petit blond de Marseille – trébuche. Genou à terre. Il essaie de se relever, mais le sac le renvoie au sol.
Duval hurle depuis l'arrière :
— Personne ne s'arrête ! Le dernier ramasse tout !
La colonne continue. Sauf Alex et Émile.
Alex ralentit, revient en arrière.
Émile fait pareil sans un mot.
Lucas est à quatre pattes, larmes de rage et de douleur.
Alex ralentit, revient en arrière.
Émile fait pareil sans un mot.
Lucas est à quatre pattes, larmes de rage et de douleur.
— Lève-toi, grogne Alex. Il attrape une bretelle du sac de Lucas.
Émile prit l'autre.
— On le porte à deux. Jusqu'au bout.
Lucas proteste faiblement :
— Laissez... je vais être dernier...
— Ferme-la, répond Émile. On abandonne personne.
— Ferme-la, répond Émile. On abandonne personne.
Ils hissent le sac entre eux trois – Lucas au milieu, Alex et Émile sur les côtés.
Rythme plus lent, mais ils repartent.
Duval les rattrape, furieux.
Rythme plus lent, mais ils repartent.
Duval les rattrape, furieux.
— Qu'est-ce que vous foutez ? Vous voulez des punitions collectives ?
Alex le regarde droit dans les yeux, essoufflé.
— Phénix n'abandonne personne. Vous l'avez dit.
Duval ouvre la bouche... puis la referme.
Il grogne juste :
Il grogne juste :
— Bougez-vous ! et repart devant.
Les derniers cinq kilomètres sont un enfer.
Mais ils terminent ensemble. Lucas soutenu, sac partagé.
A l'arrivée, lever de soleil rouge sur la base.
Tout le monde à bout de souffle, par terre.
Duval passe dans les rangs, silencieux.
Il s'arrête devant Alex, Émile et Lucas.
Mais ils terminent ensemble. Lucas soutenu, sac partagé.
A l'arrivée, lever de soleil rouge sur la base.
Tout le monde à bout de souffle, par terre.
Duval passe dans les rangs, silencieux.
Il s'arrête devant Alex, Émile et Lucas.
— Pas de dernier aujourd'hui.
Voix moins forte.
— Vous avez compris ce que veut dire unité.
Il tourne les talons.
Mais Alex voit : un hochement de tête presque imperceptible.
Émile s'assoit à côté d'Alex sur l'herbe humide.
Ils ne disent rien.
Juste un regard.
Un vrai début.
Mais Alex voit : un hochement de tête presque imperceptible.
Émile s'assoit à côté d'Alex sur l'herbe humide.
Ils ne disent rien.
Juste un regard.
Un vrai début.
Tome 1 – Chapitre 5 : L'Enfer forgé
Six mois dans l'unité.
Les corps ont muté. Muscles saillants, peau tendue sur des os durs. Les hormones commencent leur travail subtil – peau plus lisse, émotions qui bouillonnent parfois sans raison – mais l'entraînement prime. Duval pousse plus fort chaque jour.
Véra observe, note :
Les corps ont muté. Muscles saillants, peau tendue sur des os durs. Les hormones commencent leur travail subtil – peau plus lisse, émotions qui bouillonnent parfois sans raison – mais l'entraînement prime. Duval pousse plus fort chaque jour.
Véra observe, note :
Ce matin : marche forcée. Quarante kilomètres. Sacs de trente kilos. Terrain boueux, collines escarpées.
Chrono cible : quatre heures. Impossible pour des civils. Mais Phénix n'est plus civile.
Chrono cible : quatre heures. Impossible pour des civils. Mais Phénix n'est plus civile.
Duval hurle au départ :
— Dernier chrono : cinq heures vingt ! Aujourd'hui, tous les cinq, ou vous recommencez demain sans bouffe !
La colonne part. Bottes qui splashent dans la gadoue. Pluie fine qui colle les t-shirts.
Alex et Émile en tête.
Ils ont bossé ça. Sprints nocturnes volés, étirements secrets.
Alex jete des regards en arrière. Lucas traîne déjà, visage rouge, sac qui l'écrase.
Ils ont bossé ça. Sprints nocturnes volés, étirements secrets.
Alex jete des regards en arrière. Lucas traîne déjà, visage rouge, sac qui l'écrase.
— Reste avec nous, souffle Alex à Lucas quand il les rattrapa. Un pied devant l'autre. Pense au drapeau.
Émile ajoute :
On ralentit pas pour toi. Mais on te tire si tu tombes.
Lucas hoche la tête, essoufflé.
— Merci... les gars.
D'autres suivent. Trois recrues – Paul, Nico, le petit Tom – collent au duo. Leur charisme agit : Alex et Émile ne parlent pas beaucoup, mais leurs performances inspirent. Toujours premiers aux chronos. Toujours à aider sans geindre.
Vingt kilomètres. Jambes en plomb. Sueur qui pique les yeux.
Émile trébuche sur une racine. Alex le rattrape par le bras.
Émile trébuche sur une racine. Alex le rattrape par le bras.
— Ça va ?
— Ouais. Continuons.
— Ouais. Continuons.
Ils poussent. Soutienent Tom qui vomit sur le côté.
— Lève-toi, Tom. La France compte sur toi, grogne Émile. Tom se relève, yeux brillants de gratitude.
Arrivée : quatre heures quarante. Nouveau record.
Duval chronométre, visage impassible.
Duval chronométre, visage impassible.
— Pas mal. Mais pas parfait.
Le groupe s'effondre. Poumons en feu. Cœurs qui cognent.
L'après-midi : parcours du combattant. Réputé infernal. Murs à escalader, fossés à sauter, barbelés à ramper dessous.
Chrono cible : quinze minutes. Record précédent : vingt-deux.
Chrono cible : quinze minutes. Record précédent : vingt-deux.
Duval briefe :
— Seul ou en duo. Mais si un tombe, punition collective : cent pompes pour tous.
Alex et Émile choisissent duo.
Départ. Mur de trois mètres. Alex propulse Émile en premier, puis saute, aidé d'une main tendue.
Fossé boueux. Émile plonge, Alex suit.
Barbelés : rampant côte à côte, boue dans la bouche, écorchures qui saignent.
Départ. Mur de trois mètres. Alex propulse Émile en premier, puis saute, aidé d'une main tendue.
Fossé boueux. Émile plonge, Alex suit.
Barbelés : rampant côte à côte, boue dans la bouche, écorchures qui saignent.
D'autres regardent. Lucas essaie seul – glisse au mur. Tombe.
Sirène. Punition.
Sirène. Punition.
Duval hurle :
— Tout le monde à terre ! Cent pompes ! Parce que Lucas a merdé !
Les bras tremblent. Vingt. Trente. Alex sent ses épaules craquer. Émile grogne à côté.
— Pousse, les gars ! lance Alex au groupe. On est Phénix !
Ils finissent. Épuisés. Mais unis.
Reprise du parcours. Alex et Émile bouclent en seize minutes. Proche du record.
Lucas les suit sur le suivant – inspiré, il passe le mur seul cette fois.
Lucas les suit sur le suivant – inspiré, il passe le mur seul cette fois.
— Vous m'avez montré comment, halete-t-il après.
Mais Duval n'est pas content. Une recrue a triché – un raccourci.
Punition : toute l'unité, course nocturne. Dix kilomètres supplémentaires. Sans lumières.
Punition : toute l'unité, course nocturne. Dix kilomètres supplémentaires. Sans lumières.
— Vous apprenez ensemble ou vous crevez ensemble !
Nuit noire. Pluie torrentielle.
Ils en bavent. Jambes qui lâchent. Froid qui mord. Alex glisse dans une flaque, genou ouvert. Sang qui coule.
Émile le relève.
Ils en bavent. Jambes qui lâchent. Froid qui mord. Alex glisse dans une flaque, genou ouvert. Sang qui coule.
Émile le relève.
— Allez, debout. On finit ça.
Tom pleure presque.
— J'en peux plus...
Alex, voix rauque :
— Si, tu peux. Pense à pourquoi on est là. La France. Pas nous.
Ils terminent à l'aube. Corps brisés. Mais regards fiers.
Duval les aligne.
Duval les aligne.
— Vous avez bavé. Bonne leçon. Demain, on recommence. Meilleurs.
Alex et Émile s'assoient à l'écart. Écorchures nettoyées sommairement.
— On va y arriver, murmure Émile.
— Ouais. Mais ça fait mal.
— Ouais. Mais ça fait mal.
Dans le dortoir ce soir-là, les autres les regardent différemment.
Des leaders naissent.
Mais à quel prix ?
Leur corps tient... pour l'instant.
Des leaders naissent.
Mais à quel prix ?
Leur corps tient... pour l'instant.
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Commentaires ()
- Des menaces et des contraintes physiques
- Des mauvais traitements
- Et déjà les effets d'un traitement hormonal appliqué sans information préalable sur les conséquences, donc sans consentement éclairé sur des gamins.
Ça devrait donner à penser à la validation quand même...
Bravo.
En passant et au hasard... "Section TG" de @Mlle_Helened qui évoque aussi ce genre de contexte "service secret hors cadre légal et contrainte de transition" met en scène des adultes.
Mais on verra, un texte peut toujours passer sous le radar d’une validation complaisante, ou un peu rapide.
En attendant, il s’agit quand même d’un changement de genre par traitement hormonal littéralement, avec contrainte sur mineurs de moins de 15 ans, avec évidemment des conséquences sur la sexualité elle-même, et je suis désolé de le dire mais c’est un peu limite quoi.
En tout cas pour moi c’est vraiment litigieux.
Je parle surtout du premier chapitre