Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Projet phenix — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Projet phenix
Chapitre 1
Cette histoire sera assez longue et comportera très peu de scènes explicites. Je préfère vous en avertir : il s'agit davantage d'un roman que d'un récit érotique. Bonne lecture !!!
Tome 1 – Chapitre 1 : Les Murs gris
L'orphelinat Saint-Vincent sentait toujours la Javel et la misère.
Janvier. Pluie glacée qui tambourinait sur les tôles de la cour.
Janvier. Pluie glacée qui tambourinait sur les tôles de la cour.
Alex, quatorze ans, était accoté contre le mur du réfectoire, mains enfoncées dans les poches d'un jean trop grand. Il observait les autres gamins tourner en rond comme des rats en cage.
Karim s'approcha, poings déjà serrés.
— T'as toujours pas raqué pour hier, Parisien.
Alex soupira. « J'ai rien. Dégage. »
Le coup partit. Alex bloqua, riposta d'un uppercut sec. Karim recula, nez en sang. Les autres hurlèrent, cercle formé.
Une voix féminine, tranchante comme une lame, coupa net le vacarme.
Une voix féminine, tranchante comme une lame, coupa net le vacarme.
— Rompez ! Immédiatement !
Tout le monde se figea.
Une femme franchit la grille. Uniforme kaki impeccable, béret noir incliné, galons dorés sur les épaules : trois étoiles et une barre. Colonel.
Bottes cirées qui claquaient sur le bitume mouillé. Cheveux roux tirés en chignon militaire. Regard gris acier.
Bottes cirées qui claquaient sur le bitume mouillé. Cheveux roux tirés en chignon militaire. Regard gris acier.
Le directeur trottina derrière elle, rouge et suant.
— Colonel Laurent, je... c'est juste une petite bagarre de gosses...
Elle ne lui accorda pas un regard. Elle s'arrêta à deux mètres d'Alex. Il soutint ses yeux sans ciller, même si son nez saignait encore.
— Nom ?
— Alex.
— Age ?
— Quatorze.
— Alex.
— Age ?
— Quatorze.
Elle hocha la tête, lentement.
— Tu te bats bien. Pas de peur dans les yeux. C'est rare.
Alex haussa les épaules. « Faut survivre ici. »
Le Colonel Laurent sortit une carte blanche de sa poche poitrine. Pas de nom, juste un numéro et l'insigne discret de la DGSE.
Le Colonel Laurent sortit une carte blanche de sa poche poitrine. Pas de nom, juste un numéro et l'insigne discret de la DGSE.
— Demain, 09h00 précises. Une voiture viendra. Tu monteras seul. Tu ne parles à personne.
Karim ricana derrière. « Elle va te faire caporal, le Parisien ? »
Un seul regard du Colonel le fit taire net.
Elle se tourna à nouveau vers Alex.
— Si tu refuses, tu restes ici jusqu'à ta majorité. Après ? La rue, la petite délinquance, la prison. Statistiques classiques.
Elle fit un pas plus près. Voix plus basse, presque confidentielle.
— Si tu acceptes, tu disparais. Tu deviens quelqu'un d'autre. Quelqu'un que la France utilisera pour des missions que les autres ne peuvent pas faire.
Alex sentit son cœur cogner fort.
— C'est quoi, le prix ?
Le Colonel esquissa un demi-sourire froid.
— Tout. Ton nom. Ton passé. Ton corps, même. Mais en échange... tu deviens le meilleure. Le plus dangereux.
Elle tendit la carte.
— À toi de jouer, soldat.
Alex prit la carte. Doigts sales contre gant de cuir noir.
Le lendemain, 08h58.
Berline noire aux vitres fumées, plaque civile banalisée. Moteur au ralenti devant la grille.
Le directeur bafouillait des politesses inutiles.
Le Colonel Laurent ouvrit lui-même la portière arrière.
Le lendemain, 08h58.
Berline noire aux vitres fumées, plaque civile banalisée. Moteur au ralenti devant la grille.
Le directeur bafouillait des politesses inutiles.
Le Colonel Laurent ouvrit lui-même la portière arrière.
— Monte.
Alex grimpa. La porte claqua.
La voiture démarra en souplesse.
À travers la vitre, l'orphelinat s'éloigna, gris et minuscule.
La voiture démarra en souplesse.
À travers la vitre, l'orphelinat s'éloigna, gris et minuscule.
— Où on va, mon Colonel ? demanda-t-il enfin.
Elle le fixa dans le rétroviseur.
— Dans un endroit où on forge des armes vivantes. Tu seras l'une d'elles.
Elle sortit une petite boîte métallique de sa poche, l'ouvrit. Une unique pilule blanche.
— Première étape. Hormones. Tu l'avales maintenant. Pas de retour possible.
Alex regarda la pilule. Puis le Colonel. Puis la route qui filait devant.
Il avala. Sec.
Il avala. Sec.
Valérie Laurent hocha la tête, satisfaite.
— Bienvenue dans l'unité Phénix, recrue. Bientôt, tu ne répondras plus au nom d'Alex.
La voiture accéléra. Paris disparut dans la pluie.
Un nouveau monde s'ouvrait.
Un nouveau monde s'ouvrait.
Tome 1 – Chapitre 2 : La Base
La berline quitta l'autoroute après trois heures de route silencieuse. Puis des petites routes, des forêts, enfin un chemin de terre gardé par deux militaires en armes. Grille blindée. Panneau discret : « Propriété militaire – Accès interdit ».
La voiture s'arrêta devant un hangar banal. Le Colonel Laurent descendit la première, claqua la portière.
— Suis-moi. Pas un mot tant que je ne t'y autorise pas.
Alex obéit. L'air sentait le pin et l'humidité. Ils traversèrent le hangar, descendirent un escalier métallique. Porte blindée. Scan rétinien. L'ascenseur plongea.
Quand les portes s'ouvrirent, Alex découvrit une vaste salle souterraine éclairée au néon froid. Une dizaine de garçons, tous entre treize et quinze ans, alignés en tenue kaki neuve. Visages fermés. Certains déjà marqués par la vie.
Au centre, deux instructeurs.
L'homme : grand, cicatrices, carrure de taureau. Sergent-chef Duval, Légion Étrangère.
La femme : plus petite, sèche, regard de rapace. Commandant Véra Kostas, ancienne du Service Action.
La femme : plus petite, sèche, regard de rapace. Commandant Véra Kostas, ancienne du Service Action.
Le Colonel Laurent se plaça devant les recrues. Voix qui porte sans effort.
— Recrues. Regardez-vous. Vous venez tous d'orphelinats, de foyers, de rues. Personne ne vous attend dehors. Personne ne vous pleurera si vous échouez.
Elle fit une pause. Le silence était total.
— Aujourd'hui, vous avez une porte de sortie. Une seule. Maintenant.
Elle montra la porte de l'ascenseur, toujours ouverte.
— Si l'un d'entre vous veut partir, qu'il lève la main. La voiture vous ramènera à votre ancienne vie. Sans questions. Sans jugement. Dernière chance.
Personne ne bougea.
Un gamin au fond trembla légèrement, mais baissa les yeux.
Le Colonel hocha la tête.
— Bien. À partir de cet instant, vous n'avez plus de passé. Vous n'avez plus de nom civil. Vous appartenez à l'unité Phénix, programme spécial de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure.
Duval prit la parole, voix rauque, aboyant presque.
— Vous servez la France. Point final. Défense intérieure, extérieure, peu importe. Quand le pays a besoin qu'on salisse nos mains pour que les autres dorment tranquilles, c'est nous qui le faisons.
Véra s'avança, ton plus froid, presque doux.
— Vous allez devenir des femmes. Pas par caprice. Parce que certaines missions, aucune femme cis ne peut les accomplir sans risquer d'être démasquée. Vous serez plus crédibles. Plus dangereuses. Plus invisibles.
Un murmure parcourut les rangs. Alex sentit son estomac se nouer.
Le Colonel reprit.
— Ce qui vous attend : un entraînement plus dur que la Légion, plus dur que n'importe quelle unité d'élite. Corps, esprit, identité. On va vous briser. Puis vous reconstruire.
Duval ricana.
— Et si vous craquez, si vous pensez à vous avant le drapeau, on vous jette. Pas de seconde chance. L'intérêt général avant tout. La fierté du tricolore avant votre petite personne. Egoïsme interdit.
Véra fixa chaque recrue dans les yeux.
— Vous n'aurez plus de famille. Votre famille, c'est cette unité. Votre raison de vivre, c'est la France. Quand vous porterez ce drapeau dans votre cœur, même dans les pires moments, vous tiendrez.
Le Colonel Laurent éleva la voix une dernière fois.
— Dernière question. Qui reste ? Levez la main droite.
Toutes les mains se levèrent. Sans hésiter.
Alex leva la sienne aussi. Il croisa le regard d'une recrue à côté de lui : cheveux châtains courts, yeux vert intense. Elle hocha légèrement la tête. Un pacte silencieux.
Le Colonel sourit – un vrai sourire, dur et fier.
— Bienvenue dans l'enfer, soldats. À partir de maintenant, vous êtes Phénix. Et Phénix renaît toujours des cendres.
Duval hurla :
— À terre ! Pompe jusqu'à ce que je me lasse ! On commence tout de suite !
Les corps tombèrent au sol en cadence.
Le bruit des respirations haletantes emplit la salle.
Phénix venait de naître.
Tome 1 – Chapitre 3 : La Première Nuit (version corrigée)
Les néons s'éteignirent à 21h30 pile.
Le dortoir sombra dans une pénombre rougeâtre. Vingt lits alignés, odeur de draps neufs et de béton froid.
Les recrues se couchèrent sans un bruit. La journée avait vidé tout le monde : tests, piqûres, discours qui tournaient encore dans les têtes.
Alex s'allongea, bras derrière la nuque, yeux rivés au plafond. À sa droite, le garçon aux yeux verts qu'il avait remarqué pendant la présentation.
Long silence. Juste des respirations et quelques toussotements.
Puis une voix basse venue du lit voisin.
Le dortoir sombra dans une pénombre rougeâtre. Vingt lits alignés, odeur de draps neufs et de béton froid.
Les recrues se couchèrent sans un bruit. La journée avait vidé tout le monde : tests, piqûres, discours qui tournaient encore dans les têtes.
Alex s'allongea, bras derrière la nuque, yeux rivés au plafond. À sa droite, le garçon aux yeux verts qu'il avait remarqué pendant la présentation.
Long silence. Juste des respirations et quelques toussotements.
Puis une voix basse venue du lit voisin.
— T'es d'où, toi ?
Alex tourna légèrement la tête.
— Paris. Orphelinat Saint-Vincent. Et toi ?
— Lyon. Foyer des Minimes. Moi c'est Émile.
— Alex.
— Lyon. Foyer des Minimes. Moi c'est Émile.
— Alex.
Silence plus court.
— T'as déjà fait du sport ? demanda Émile.
— Bagarres dans la cour. Ça compte ?
— Bagarres dans la cour. Ça compte ?
Un petit rire étouffé.
— Ouais. Moi aussi. On sera peut-être pas les derniers.
Au fond, la voix de Véra trancha net.
« Silence absolu ! Règles du dortoir, écoutez bien.
« Silence absolu ! Règles du dortoir, écoutez bien.
Réveil 05h00. Sirène. Trente secondes pour être debout, habillés, alignés dans le couloir.
Coucher 21h30. Plus un mot après extinction.
Douche froide collective 05h15. Trois minutes max.
Lits au carré chaque matin. Un pli = punition collective.
Aucun objet personnel. Aucun passé.
Infraction : pompes ou isolement. Parler maintenant = dix bornes pour tout le monde demain matin.
Coucher 21h30. Plus un mot après extinction.
Douche froide collective 05h15. Trois minutes max.
Lits au carré chaque matin. Un pli = punition collective.
Aucun objet personnel. Aucun passé.
Infraction : pompes ou isolement. Parler maintenant = dix bornes pour tout le monde demain matin.
Compris ? »
Un « Oui, mon Commandant ! » bas et synchronisé.
Véra attendit dix secondes.
Un « Oui, mon Commandant ! » bas et synchronisé.
Véra attendit dix secondes.
— Bonne nuit, messieurs.
Porte blindée. Silence total.
Alex entendit Émile respirer calmement à côté. Pas de geste. Juste deux gamins qui venaient d'échanger quelques mots dans le noir.
C'était déjà un début.
Dans cet endroit où tout le monde était seul, savoir qu'il y avait un gars du même monde à côté, c'était quelque chose.
Alex ferma les yeux.
Demain allait faire mal.
Mais il n'était pas complètement seul.
Alex entendit Émile respirer calmement à côté. Pas de geste. Juste deux gamins qui venaient d'échanger quelques mots dans le noir.
C'était déjà un début.
Dans cet endroit où tout le monde était seul, savoir qu'il y avait un gars du même monde à côté, c'était quelque chose.
Alex ferma les yeux.
Demain allait faire mal.
Mais il n'était pas complètement seul.
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Commentaires ()
Une réponse effacée qui démontre bien que le personnage central de 14/15 ans (Alex => Alexandra) est destiné à changer de genre, il y a donc un indéniable souci de consentement éclairé et une "érotisation potentielle" de la situation puisque le texte est publié sur un site "érotique" en catégorie "trav/trans" dont il convient de relire la description de la thématique sur le site :
"Les histoires de sexe de travestis
Dans ces histoires les hommes ne se sentent pleinement épanouis que lorsqu'ils revêtent des tenues féminines. Un soin tout particulier est bien entendu porté aux dessous, chics et sexy. Tout ce que les autres hommes rêvent de voir porter par une femme est pour eux une source d'inspiration dans leur tenue vestimentaire. Ces histoires érotiques racontent également les ébats amoureux de transsexuels, dont le sentiment profond est qu'ils ne sont pas nés avec le bon sexe, une femme née garçon ou un homme née fille vivent des aventures torrides au gré de la plume des auteurs du site. Laissez-vous emporter par l'érotisme de ces récits originaux exclusivement disponibles sur XStory."
La validation laisse passer un texte comme cela ? 🤔
On cherche en vain :
- le désir de changer de genre, le malaise de n'être pas dans le bon corps
- l'information qui doit être donnée avant une transition (c'en est une) et même un bloqueur hormonal
- le consentement éclairé (ça ne risque pas...)
On trouve :
- un abus de confiance par personne dépositaire de l'autorité
- la menace, les menaces de conséquences si refus
- les menaces de mauvais traitements sur des ENFANTS
Très directement inspirée de la "Section TG" de @Mlle_Helened , ce texte semble hors charte pour ce premier épisode et n'aurait pas dû passer la barre de la validation compte tenu des âges affichés.
Zalina, il serait bon de modifier tout simplement l’âge des participants pour respecter la charte, mais je suis hélas bien placée pour savoir qu’on ne peut pas modifier un texte sans avoir le statut de « auteur certifié » donc il vous faudrait écrire à un admin pour lui demander poliment d’effectuer cette correction toute simple.
Intriguée ce changement en profondeur dans tous les termes.
Merci Zamila
Le thème de départ me rappelle une autre histoire sur xstory, je suis impatiente de voir comment vous allez le développer.
Quelques erreurs, particulièrement sur l’aspect militaire, mais aisément pardonnables quand on lit un texte agréable.
(N’hésitez pas à me contacter en MP si vous voulez plus de précisions).