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Couverture de Volley, massages et jeux de main - partie 1 : premier service, premiers frissons, par Louist
Couverture de Volley, massages et jeux de main - partie 1 : premier service, premiers frissons, par Louist
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Volley, massages et jeux de main - partie 1 : premier service, premiers frissons — Chapitre 4 · Chapitre 3 : le verdict de l'entraînement

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Louist
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Volley, massages et jeux de main - partie 1 : premier service, premiers frissons

Chapitre 4 · Chapitre 3 : le verdict de l'entraînement

Le mercredi suivant, l'atmosphère du gymnase municipal était particulièrement lourde. L'air y était saturé de cette odeur si caractéristique de résine fraîche, de vernis chauffé par les projecteurs et de caoutchouc brûlé qui s'élevait du parquet à chaque changement d'appui. C'était le milieu de la semaine, le moment charnière, presque ingrat, où l'euphorie pure du week-end dernier devait réglementairement s'effacer pour laisser place à la rigueur froide de la tactique.
La séance commença, comme l'exigeait le protocole immuable de notre entraîneur, sur les longs bancs de touche en bois de pin verni. C'était là, dans ce coin de salle où la fraîcheur des courants d'air luttait avec la chaleur résiduelle de nos corps, que le groupe s'était rassemblé en un demi-cercle compact pour le traditionnel débriefing technique d'après-match.
Michel, notre entraîneur, arpentait la ligne de touche blanche d'un pas lourd et mesuré, un feutre noir à moitié usé entre ses doigts calleux. Il gribouillait des flèches, des cercles et des croix complexes sur son tableau blanc magnétique, qui menaçait de basculer à chaque coup de brosse. Il dissertait avec une passion presque théâtrale sur nos errances en réception haute lors du troisième set, sur la nécessité absolue d'ajuster notre bloc de fin de ligne sur les trajectoires diagonales de l'adversaire, et sur la gestion mentale — ce fameux « money-time » — des fins de sets serrées. Ses grands bras s'agitaient dans l'air, sa voix de cinquantenaire aguerri résonnait et ricochait contre les hautes verrières poussiéreuses du plafond, mais mon esprit, d'ordinaire si focalisé sur la moindre de ses consignes, était totalement ailleurs. Je n'écoutais que d'une oreille distraite et lointaine, les yeux obstinément fixés sur les lacets bleus de mes baskets sans vraiment les voir.
Il faut dire que la concentration sur le banc était sérieusement parasitée par un bourdonnement incessant et malicieux. Juste à ma gauche, Morgane était plus en forme, plus rayonnante et surtout plus disruptive que jamais. Assise en tailleur à même le bois brut, son short en lycra moulant aux couleurs du club soulignant avec insolence la finesse et le galbe de ses cuisses d'athlète de vingt ans, elle ne pouvait s'empêcher de narrer à voix basse, mais avec une profusion de détails anatomiques, ses sensations de la semaine passée dans la zone médicale du complexe. Un petit comité de coéquipières attentives, le haut du corps penché vers elle, buvait ses paroles comme s'il s'agissait du dernier potin à la mode.
— Non mais les filles, je vous jure, vous n'avez pas la moindre idée de ce que c'est, glissait Morguy à mi-mot, ses longs cheveux brun profond et soyeux s'agitant autour de ses épaules alors qu'elle mimait des pétrissages énergiques dans le vide. Ses paumes... ce n'est pas de la peau, c'est du feu pur. Quand il a agrippé le haut de mes cuisses, juste là sous l'attache du muscle, pour dénouer mes crampes après le match de samedi, j'ai bien cru que j'allais me liquéfier, littéralement fondre sur le skaï gris de la couchette.
Stéphanie, qui ajustait calmement ses genouillères un peu plus loin sur le banc, leva les yeux au ciel avec un sourire en coin qui en dit long. Julie, en revanche, était totalement captivée par le récit de son binôme de chambrée. Elle écoutait, les yeux écarquillés, un sourire carnassier aux lèvres, savourant chaque inflexion de voix de son amie.
— Il a une force phénoménale dans les poignets et dans les pouces, poursuivait la liane brune avec une assurance de plus en plus provocatrice, et en même temps, son toucher est d'une délicatesse, d'une précision presque chirurgicale. C'est troublant. Il sait exactement où appuyer, sur quel point névralgique presser pour te faire basculer en une seconde du soulagement de la douleur au frisson le plus pur. À un moment, quand il est remonté vers les hanches, j'ai cru que mon cœur allait s'arrêter de battre. J'avais la chair de poule partout, même sur le ventre.
— Arrête un peu ton cinéma, Morguy, tu vas finir par nous l'exciter avant même qu'on ait pu toucher le moindre ballon de volley, rigola Julie en lui donnant un coup d'épaule complice et appuyé. Regarde un peu notre capitaine d'ailleurs... elle a l'air bien pensive, presque absente. Il ne t'a pas laissé une épaule en bon état, cet Alexandre, Miléna ?
Je me forçai instantanément à esquisser un sourire de circonstance, une expression de façade parfaitement maîtrisée pour ne pas trahir le tumulte intérieur qui s'emparait de mes entrailles. Mais à l'intérieur de ma poitrine, un nœud désagréable, serré, brûlant et profondément ancré, se formait au creux de mon estomac. Je savais pertinemment, de source rationnelle, qu'il ne s'était strictement rien passé d'interdit ou de déplacé entre eux deux. Alexandre était un professionnel irréprochable, fraîchement intégré au staff technique du club, et il prenait son rôle très au sérieux. De son côté, Morgane n'était qu'une provocatrice née, une gamine effrontée qui adorait enjoliver la réalité et flirter avec les limites pour capter l'attention du vestiaire et bousculer mon autorité.
Pourtant, la logique pure ne suffisait pas à étouffer la morsure d'une jalousie féroce, une réaction épidermique et presque physique qui me nouait la gorge. Malgré tous mes efforts désespérés pour fixer mes yeux sur le tableau de Michel, qui expliquait à présent la transition millimétrée entre la passeuse et la pointue sur une phase de contre-attaque, une image mentale s'imposait à moi avec une netteté et une cruauté terrifiantes. Une vision hautement érotique, un fantasme d'une précision anatomique troublante qui faisait monter une bouffée de chaleur subite le long de mon cou jusqu'à mes joues.
Je l'imaginais, cette jeune femme de vingt ans à la peau ambrée, mate et impeccable, son corps de liane d'un mètre soixante-quinze d'une souplesse absolue forgée par les étirements quotidiens, allongée à moitié nue sur la table de massage d'Alexandre. Dans le secret de mon esprit enfiévré, la scène prenait des contours de plus en plus charnels et brûlants. Je voyais Morgane retirer son maillot de club d'un geste fluide, dévoilant la courbe modeste, haute et parfaite de son 85B, ses tétons pointant et durcissant sous l'effet de la fraîcheur de la petite pièce technique. Je l'imaginais s'abandonner face contre terre, ses longues jambes lisses et fuselées, débarrassées de toute pilosité grâce à son épilation en ticket de métro si soignée, offertes sans défense à la vue et à l'appréciation du jeune kinésithérapeute.
Le fantasme se faisait plus lourd, plus étouffant de tension sexuelle. Je voyais les mains d'Alexandre — ces grandes palmes puissantes d'un homme d'un mètre quatre-vingt-deux aux doigts si agiles et experts — s'enduire d'une huile tiède, parfumée aux essences de coco et de menthe. Je le voyais se pencher lentement sur le corps exposé de Morgane, ses yeux bleu azur perçants brillant d'un désir contenu, d'une fascination virile devant tant de jeunesse, de peau lisse et de vitalité brute. Le contact physique s'établissait enfin dans ma vision. Ses paumes massives glissaient sur les fesses fermes et rebondies de la jeune étudiante en éducation physique, pétrissant la chair tonique avec une lenteur calculée, presque hypnotique. Dans mon esprit, Morgane émettait un faible gémissement rauque, le dos cambré à s'en rompre les vertèbres, sa peau frémissant sous la pression de ce mâle dominant.
Mais Alexandre ne s'arrêtait pas là. Ses doigts longs, forts et insistants descendaient à présent le long de l'intérieur de ses cuisses, effleurant la zone interdite, frôlant de manière criminelle l'élastique de son shorty noir. Je les imaginais succomber ensemble à l'électricité statique de la pièce, les mains d'Alexandre glissant hardiment sous le tissu léger pour explorer son intimité lisse et chaude, tandis que sa propre virilité, cette érection monumentale de dix-neuf centimètres, rigide, droite et nerveuse, tendait la toile fine de son pantalon médical, promettant une communion sauvage, athlétique et sans retenue sur cette table de soin...
— Miléna ! Éco-centrage sur la feinte en poste 4, tu es d'accord sur ce timing ou tu préfères qu'on change de rotation ?
La voix tonitruante et un brin agacée de Michel me ramena sur Terre comme une claque magistrale appliquée en plein visage. Je sursautai visiblement, mon mètre soixante-dix-huit se redressant d'un coup sec sur le banc de bois. Le carrelage froid et le parquet ciré reprirent instantanément leurs droits, balayant d'un revers de main l'image érotique et interdite qui me faisait secrètement palpiter le cœur à s'en rompre les côtes.
— Oui, Michel. Absolument. La passe doit être plus tendue et plus basse si on veut griller leur libéro avant qu'elle n'anticipe, répondis-je d'une voix que je m'efforçai de rendre la plus clinique et la plus stable possible, bien que ma bouche fût devenue aussi sèche que du sable de plage.
L'entraîneur hocha lentement la tête, satisfait de ma réactivité tactique apparente, et siffla bruyamment, le son strident de son sifflet mettant fin au débriefing.
— Allez, assez bavardé, en place ! Échauffement dynamique standard, trois tours de terrain complets pour réveiller les machines, puis séances d'étirements collectifs et gammes de passes rapides. Je veux de l'intensité, du mouvement et de la voix ! On ne s'endort pas sur ses lauriers !
Les filles se levèrent d'un seul bloc dans un concert assourdissant de semelles de gomme qui crissaient sur le sol. Je me levai à mon tour, ajustant nerveusement la brassière qui maintenait mon 90D, mais mon corps me semblait étrangement lourd, engourdi par les visions qui venaient de le traverser. Mais arrête tes bêtises, Miléna ! me gourmandai-je sévèrement en secouant doucement la tête pour chasser les derniers effluves de cette vision de débauche. Tu ne sors même pas avec lui, tu es la capitaine de cette équipe, la seule garante de la discipline et du sérieux de ce groupe ! Comporte-toi comme la professionnelle que tu es. Il est bien naturel que Morgane plaise, elle est superbe, jeune, provocante et déborde d'une sensualité fraîche qui ne s'embarrasse d'aucun tabou. Je dois impérativement balayer ces idées ridicules, ces accès de jalousie infondés, et me concentrer exclusivement sur le ballon de cuir qui va bientôt voler.
L'échauffement commença sous les ordres des adjoints. Nous entamâmes les tours de piste à petites foulées réglementaires, le long des lignes rouges et blanches du terrain. Je pris naturellement la tête du peloton, comme l'exigeait mon statut de leader, imposant un rythme régulier et soutenu pour purger mon esprit par l'effort. Malgré tout, la promiscuité de la course, le bruit synchrone de nos respirations et le frottement de nos vêtements ne faisaient qu'alimenter mes tourments intérieurs. Juste derrière mon épaule, Morgane et Julie continuaient de comploter à voix basse, leurs rires étouffés fusant à chaque foulée. Le short en élasthanne de Morgane remontait légèrement sur ses fesses anatomiquement parfaites à chaque enjambée, révélant des parcelles de peau bronzée, et je ne pouvais m'empêcher de penser, avec une rage sourde, que ces mêmes zones avaient été massées, touchées, peut-être caressées par les doigts d'Alexandre pas plus tard qu'hier soir. La jalousie, loin de s'éteindre sous l'effet de l'acide lactique, se muait en une énergie nerveuse et agressive.
— Allez les filles, on accélère le rythme sur les diagonales ! montai-je le ton en me retournant brièvement, le regard noir, pour imposer une accélération brute. On n'est pas là pour faire du tourisme ou pour raconter sa vie privée ! On donne du rythme !
— Ouh là, la Mamy est d'une humeur de dogue aujourd'hui, chuchota Morgane à Julie, juste assez fort pour que le son de sa voix m'atteignît malgré le bruit des foulées. Quelqu'un a dû oublier de lui faire son petit massage sélectif...
Je serrai les dents à m'en faire mal à la mâchoire, ignorant la provocation, et poussai l'effort jusqu'au bout des trois tours. Nous passâmes ensuite à la phase des étirements statiques au centre du grand rectangle de jeu. Assises en cercle sur le sol verni, les jambes écartées au maximum pour solliciter les adducteurs, nous travaillions la souplesse des ischio-jambiers. Je jetai un coup d'œil oblique et involontaire vers Morgane. Elle était d'une flexibilité révoltante, son buste touchant presque le sol dans un mouvement parfait, sa petite poitrine écrasée sans effort contre le parquet. Ma propre poitrine, mon 90D beaucoup plus lourd, généreux et galbé, limitait mes mouvements vers l'avant, me rappelant ma morphologie plus mûre, plus charnelle et plus encombrante. Je me demandai fugitivement, avec un frisson de doute, si Alexandre préférait la rondeur affirmée, presque maternelle et sensuelle de nos formes généreuses ou la ligne pure, athlétique, fine et androgyne de la jeune brune. Cette compétition silencieuse, invisible et absurde que je menais seule dans ma tête commençait à m'épuiser autant que les exercices physiques imposés par Michel.
Le sifflet de l'entraîneur retentit à nouveau, coupant court à mes réflexions anatomiques, pour introduire enfin les exercices techniques avec ballon. C'était le moment tant attendu des ateliers de « manchette-passe » et d'attaques placées au filet. Je pris ma place attitrée au poste 3, en tant que passeuse et cerveau de l'équipe. C'était moi qui distribuais les cartes, qui dictais le tempo de l'attaque, qui décidais qui allait briller et qui allait rester dans l'ombre. Julie me propulsait depuis la ligne arrière des ballons lourds, parfaits, que je captais du bout des doigts avec une fluidité absolue, les amortissant avant de les propulser avec une précision millimétrique dans l'espace aérien, juste au-dessus du filet blanc.
C'était au tour de Morgane de s'élancer pour son atelier d'attaque. Elle prit ses repères, sa course d'élan fut rapide, fluide, d'une explosivité remarquable. Elle s'éleva dans les airs avec la grâce et la violence d'une bête sauvage en plein saut, ses muscles abdominaux se contractant visiblement sous son maillot sans manches, mettant en valeur sa taille de guêpe et sa cambrure. Je lui déposai le ballon exactement là où elle l'aimait, dans sa zone de confort, à hauteur maximale de sa main droite tendue. VLAN ! Son smash, d'une puissance rare pour son gabarit, percuta le sol adverse dans un bruit de détonation qui fit vibrer le parquet.
En retombant souplement sur ses pieds, elle se tourna immédiatement vers moi, les yeux étincelants de sueur et de malice, un sourire résolument provocateur aux lèvres. Elle essuya son front d'un revers de manche et s'approcha du filet.
— Superbe passe, Capitaine ! Franchement, si tu continues à me régaler comme ça à chaque entraînement, c'est toi qui auras droit au massage VIP complet ce soir dans la salle d'Alexandre ! dit-elle en me lançant un clin d'œil complice, diablement piquant et lourd de sous-entendus. Je te laisse ma place volontiers s'il s'agit de détendre tes... tensions.
La remarque me frappa de plein fouet, comme un smash reçu en plein visage. La tension sexuelle diffuse qui flottait dans l'air moite des vestiaires la semaine dernière s'était désormais invitée sur le terrain, déguisée en plaisanteries de collégiennes vicieuses. Je sentis le sang battre à grands coups redoublés contre mes tempes, et une vague de chaleur envahit mon buste. Mes mains, qui venaient de toucher le cuir rugueux du ballon, me parurent soudainement brûlantes, presque tremblantes.
— Trêve de bavardages, les filles ! tonna alors la voix de Michel depuis la ligne de touche, coupant court aux commérages et à la joute verbale qui commençaient à s'installer. En tenue et concentrées !
L'échauffement se corsa ensuite avec des séries d'accélérations brutales et de pas chassés le long du filet. C'est alors que le drame couva. Sur une impulsion particulièrement violente pour simuler un contre au poste 2, mes appuis se dérobèrent légèrement. Un énorme TAC sec, interne et terrifiant, retentit dans ma cuisse droite. Plus précisément dans le haut de la cuisse, juste à la naissance de la fesse, là où les tendons de l'ischio-jambier s'ancrent profondément.
La douleur qui s'ensuivit fut si fulgurante, si acérée et déchirante, que je ne pus m'empêcher de lâcher un cri aigu qui résonna et mourut contre les structures métalliques de la salle.
— Ahh !
Le visage déformé par un spasme de souffrance, je m'effondrai presque sur le parquet, les mains pressées contre l'arrière de ma cuisse. Je tentai de me relever immédiatement, par pure fierté de capitaine, d'essayer de prendre appui sur mon pied droit, mais l'infraction était trop grave. C'était impossible. Je boitais bas, le muscle totalement contracté, durci comme de la pierre et atrocement douloureux à la moindre extension.
Michel siffla instantanément pour stopper le jeu et se précipita vers moi, le visage marqué par une vive inquiétude, rapidement rejoint par Julie et Morgane qui avaient perdu leur air goguenard.
— Doucement, Miléna. Reste tranquille, ne force surtout pas, me dit l'entraîneur d'une voix ferme mais paternelle en me soutenant fermement par la taille pour m'empêcher de m'écrouler. On ne prend absolument aucun risque en ce début de saison. Le championnat est trop important. Tu arrêtes tout et tu vas direct chez le kiné.
— On... on a un kiné officiel à plein temps maintenant ? demandai-je, grimaçant de douleur, les larmes aux yeux autant à cause de la brûlure musculaire que de la frustration, tout en me laissant guider vers la sortie du terrain.
— Oui, le comité a définitivement validé et signé son contrat cette semaine, confirma Michel en me soulevant à moitié pour soulager ma jambe blessée. C'est tout nouveau, il est payé pour être là à chaque session. Viens, appuie-toi sur moi, on y va.
Pour ne pas aggraver la lésion naissante, Michel m'aida à claudiquer le long du couloir technique en ciment frais. Mon bras gauche était jeté autour de ses épaules robustes, mes doigts crispés sur son survêtement à chaque pas qui tirait sur ma cuisse. Nous progressions lentement vers la fameuse salle de relaxation.
En vérité, malgré la souffrance atroce qui me tordait la jambe et me tirait des grimaces, une petite pensée clandestine, coupable et terriblement brûlante traversa l'esprit de la femme que je suis : si j'avais su que cette mauvaise blessure m'offrirait un aller simple, immédiat et légitime vers lui, je me serais peut-être blessée bien plus tôt dans la semaine. Dans quelques instants, je serais de nouveau seule avec Alexandre, offerte à ses mains de feu, et cette pensée suffisait à faire palpiter mon cœur bien plus vite que l'effort physique.
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Chapitre 5 · Chapitre 4 : le diagnostic d'Alexandre
Sur le parquet d'un gymnase, Miléna — capitaine redoutée de son équipe de volley — s'effondre sur une élongation brutale. C'est Alexandre, le kiné de l'équipe, qui prend les choses en main : mains expertes, regard azur et sourire dévastateur. Ce qui devait rester un simple bilan médical se transforme en huis-clos troublant, où chaque pression des doigts sur la peau frémissante de Miléna brouille la frontière entre soin et désir. Jusqu'où la frontière tiendra-t-elle ?
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