Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Kate & Mike : Notre histoire — Chapitre 3 · Le marché de Noël
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Kate & Mike : Notre histoire
Chapitre 3 · Le marché de Noël
Le lundi matin avant les vacances de Noël, le lycée bourdonnait déjà d'une excitation contenue. Les élèves traînaient plus longtemps dans les couloirs, les sacs pleins de copies à rendre, les profs échangeaient des vœux anticipés dans la salle des professeurs. Catherine est entrée la première, manteau encore sur les épaules, écharpe rouge sombre autour du cou, jean noir moulant et pull col roulé gris qui soulignait discrètement la rondeur de sa poitrine. Elle a posé son sac sur la table, a sorti une pile de copies, concentrée sur sa tâche.
Laroche était déjà là, assis dans le coin habituel près de la machine à café, un gobelet fumant à la main. Dès qu'elle est entrée, ses yeux se sont posés sur elle, comme toujours. Il s'est levé presque immédiatement, a traversé la pièce d'un pas trop assuré, son ventre tendant la chemise à carreaux.
Laroche était déjà là, assis dans le coin habituel près de la machine à café, un gobelet fumant à la main. Dès qu'elle est entrée, ses yeux se sont posés sur elle, comme toujours. Il s'est levé presque immédiatement, a traversé la pièce d'un pas trop assuré, son ventre tendant la chemise à carreaux.
— Catherine ! a-t-il lancé, voix forte pour attirer l'attention. Toujours aussi rayonnante, même un lundi matin !
Catherine a levé les yeux, sourire poli, mais distant.
— Bonjour, Monsieur Laroche.
Il s'est approché, s'est appuyé contre la table juste à côté d'elle, un peu trop près, son regard glissant sur son pull, puis sur le jean qui épousait ses cuisses.
— Ce pull vous va à ravir, a-t-il dit, baissant légèrement la voix comme pour rendre le compliment plus intime. Gris perle, c'est élégant... et ça met en valeur vos... formes. Vous avez vraiment changé de style depuis septembre, hein ? On dirait que quelqu'un vous a donné des conseils.
Il a ri, un rire gras qui a fait tourner quelques têtes. Catherine a gardé son sourire crispé, a repris ses copies sans le regarder.
— Je m'habille comme je veux, a-t-elle répondu calmement. Et là, j'ai du travail.
Laroche ne s'est pas découragé. Il s'est penché un peu plus, a baissé la voix.
— Allez, Catherine... les vacances arrivent. Vous avez prévu quelque chose de spécial ? Moi je reste à Albi, je pourrais vous faire visiter les illuminations du centre-ville. On prendrait un vin chaud, on discuterait un peu... vous et moi.
Elle a relevé les yeux, froide.
— Merci, mais j'ai déjà des plans. Et je dois vraiment corriger ces copies.
Laroche a haussé les épaules, a ri encore, mais son regard est resté accroché à elle un instant de trop, glissant sur la courbe de sa poitrine soulignée par le pull, sur la ligne de ses hanches. Il a reculé enfin, mais lentement, comme à regret.
— Bon, bon... je vous laisse travailler, ma belle. Mais si vous changez d'avis...
Il est reparti vers son coin, mais je l'ai vu jeter un dernier regard par-dessus son épaule. Catherine a soupiré doucement, a secoué la tête, et s'est remise à ses copies. Moi, j'étais à l'autre bout de la table, feignant de lire un dossier, mais mon poing était serré sous la table. Jalousie brûlante, possessive. Elle l'avait encore repoussé, une fois de plus. Mais chaque fois qu'il s'approchait d'elle, je sentais une rage sourde monter en moi.
Les vacances de Noël approchaient à grands pas, et avec elles une pause apparente dans la routine du lycée. Mais pour Catherine et moi, cette pause ressemblait davantage à une épreuve qu'à un répit. Depuis la permanence de décembre, on avait franchi une ligne qu'on ne pouvait plus ignorer : nos baisers volés dans l'escalier n'étaient plus assez, nos caresses furtives dans les salles vides ne faisaient qu'attiser un manque plus profond, presque douloureux. On se voyait moins souvent – les emplois du temps se resserraient avant les congés, les réunions pédagogiques s'enchaînaient, et Laroche, toujours aussi collant, rôdait plus que jamais autour de Catherine.
À la maison, Sophie sentait que quelque chose n'allait pas. Elle ne criait pas, ne faisait pas de scène, mais ses questions devenaient plus précises, ses silences plus longs. Elle me regardait parfois comme si elle cherchait une fissure dans mon visage, une faille dans mes mensonges. Le samedi du marché de Noël, elle s'est levée tôt, a préparé le petit-déjeuner – des toasts dorés, du jus d'orange frais pressé, du café fort qui embaumait la cuisine – et m'a souri en posant les tasses sur la table.
— On sort ce soir, hein ? Le marché de Noël. Ça nous fera du bien.
J'ai hoché la tête, la gorge un peu sèche.
— Oui. Ça fait longtemps qu'on n'y est pas allés ensemble.
Elle a souri, mais c'était un sourire qui n'atteignait pas tout à fait ses yeux. Elle s'est approchée, m'a embrassé doucement sur la bouche, puis a murmuré :
— Viens avec moi sous la douche. On a le temps.
J'ai suivi. La salle de bains était déjà pleine de vapeur quand je suis entré. Sophie était déjà sous le jet d'eau brûlante, nue, le dos tourné vers la porte. L'eau ruisselait sur sa peau claire, plaquait ses cheveux blonds contre son dos, descendait en filets le long de sa colonne vertébrale, entre ses fesses rondes et fermes, puis le long de ses cuisses fines. Elle avait une main appuyée contre le mur carrelé, l'autre glissée entre ses jambes. Ses doigts tournaient lentement autour de son clitoris, en cercles lents et sensuels, puis descendaient pour effleurer ses lèvres gonflées, s'enfonçant légèrement en elle avant de remonter, étalant son humidité sur son sexe lisse. Elle haletait doucement, le souffle court, le corps légèrement cambré, ses hanches ondulant imperceptiblement contre sa main. L'eau chaude faisait perler des gouttes sur ses seins fermes, ses tétons roses durcis par l'excitation et la chaleur, gonflés comme deux petits bourgeons prêts à être cueillis.
Elle ne m'avait pas encore entendu entrer ; elle se caressait seule, perdue dans son plaisir, un petit gémissement étouffé s'échappant de ses lèvres quand ses doigts accéléraient sur son clitoris, faisant trembler ses cuisses.
J'ai fermé la porte doucement, me suis déshabillé en silence, mon sexe déjà dur comme du bois en la regardant. Elle a tourné la tête légèrement, m'a vu, a souri d'un air provocant sans arrêter ses caresses.
— Tu arrives enfin... regarde-moi bien...
Elle a écarté un peu plus les jambes, a accéléré le rythme de ses doigts, deux doigts maintenant enfoncés en elle, le pouce sur son clitoris qu'elle massait en petits cercles rapides. Ses hanches ondulaient contre sa main, l'eau éclaboussant autour d'elle. Elle gémissait plus fort, les yeux mi-clos, le corps tremblant, sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration saccadée.
— Je suis déjà trempée... viens goûter...
Je me suis approché, suis entré sous le jet. L'eau chaude nous a enveloppés comme une caresse liquide. Sophie s'est tournée vers moi, m'a embrassé sous le jet, sa langue cherchant la mienne avec une douceur presque désespérée, glissant dans ma bouche comme pour me goûter, me posséder. Ses mains ont descendu le long de mon torse, effleurant mes tétons durcis, puis plus bas, jusqu'à mon sexe qu'elle a pris en main, le caressant lentement de la base au gland, sentant la veine saillante pulser sous ses doigts.
— Prends-moi, a-t-elle murmuré contre ma bouche, sa voix basse, presque suppliante.
Je l'ai plaquée contre le carrelage froid, contrastant violemment avec l'eau chaude qui ruisselait sur nous, faisant perler des gouttes sur sa peau comme des diamants liquides. Elle a passé une jambe autour de ma taille, s'est offerte, son sexe ouvert et trempé frottant contre ma cuisse. J'ai guidé mon sexe à l'entrée de sa chatte, l'ai pénétrée lentement, sentant ses parois étroites s'ouvrir autour de moi, chaude, humide, aspirante. Elle a gémi, les yeux mi-clos, la tête rejetée en arrière contre le mur. J'ai commencé à bouger, mes coups de reins réguliers, profonds, sentant l'eau lubrifier nos corps, rendant chaque glissade plus fluide, plus intense. Mes mains sur ses hanches fines, je l'ai maintenue en place, mes doigts s'enfonçant dans sa chair douce.
Elle a haleté, ses ongles s'enfonçant dans mon dos, traçant des lignes rouges sur ma peau mouillée.
Elle a haleté, ses ongles s'enfonçant dans mon dos, traçant des lignes rouges sur ma peau mouillée.
— Plus fort... oui...
Je l'ai prise plus vite, plus profond, claquant contre elle, l'eau éclaboussant autour de nous comme une pluie chaude. Ses seins fermes rebondissaient légèrement à chaque poussée, ses tétons durs frottant contre mon torse. Elle gémissait plus fort, ses jambes tremblantes autour de moi, sa chatte se contractant par spasmes autour de mon sexe. Je l'ai prise plus vite, plus profond, sentant le plaisir monter en moi comme une vague inexorable, mais dans ma tête c'était Catherine : ses seins plus lourds, sa chatte plus étroite, ses gémissements plus rauques. J'ai fermé les yeux, j'ai accéléré encore. Sophie a joui la première, un petit cri étouffé contre mon épaule, ses parois se contractant autour de moi en spasmes rapides, son corps tout entier secoué par l'orgasme, ses cuisses tremblantes, son souffle saccadé contre mon cou.
J'ai tenu encore quelques secondes, puis j'ai joui à mon tour, en imaginant le corps de Catherine secoué sous mes coups, mes jets chauds remplissant Sophie, coulant le long de ses cuisses, mélangé à l'eau chaude qui continuait de tomber.
On est restés enlacés un moment sous le jet, respirant fort, nos cœurs battant à l'unisson. Puis elle m'a embrassé doucement sur la bouche, un baiser long, presque tendre.
— Merci. Ça m'a fait du bien.
J'ai souri, la gorge nouée.
— À moi aussi.
Mais c'était un mensonge. Ou plutôt, c'était vrai et faux en même temps. J'étais content de l'avoir fait jouir, de l'avoir sentie trembler contre moi, de sentir son corps se détendre sous mes mains. Mais une partie de moi – la plus grande, la plus brûlante – était déjà ailleurs, avec Catherine, avec ce regard qu'on avait échangé au marché la veille.
On s'est séchés, habillés. Sophie a mis une robe-pull rouge sombre qui moulait sa silhouette fine, des bottes noires, un bonnet en laine et une écharpe rouge assortie. Ses cheveux blonds dépassaient en mèches rebelles sous le bonnet, ses yeux bleus brillaient sous les lumières. Elle me tenait la main en marchant vers la voiture, parlait de tout et de rien. Pour la première fois depuis longtemps, elle semblait détendue. J'essayais de l'être aussi. J'essayais de profiter. Mais mon regard balayait la foule malgré moi.
Le marché de Noël avait transformé Albi. Les rues autour de la cathédrale Sainte-Cécile scintillaient de guirlandes blanches et dorées, les chalets en bois exhalaient des odeurs de vin chaud, de marrons grillés, de cannelle et de pain d'épice. La foule était dense : familles avec enfants emmitouflés, couples enlacés, groupes d'amis qui riaient trop fort après un deuxième verre. La neige artificielle tombait en flocons légers depuis des machines installées sur les toits, et un orchestre jouait des chants traditionnels sur la place principale.
Sophie était belle, ce soir-là. Elle me tenait la main, souriait, parlait joyeusement des décorations, du repas de Noël qu'elle voulait préparer. On a acheté deux verres de vin chaud, on s'est promenés entre les chalets. Elle s'est arrêtée devant un stand de bougies artisanales, a choisi une grosse bougie à la vanille et à la cannelle.
— Ça sent Noël, tu trouves pas ?
— Oui, c'est vrai.
— Oui, c'est vrai.
Elle m'a embrassé sur la joue, un baiser doux, presque tendre. J'ai souri, mais mon estomac se nouait. Je me sentais comme un traître.
Et puis je l'ai vue.
Catherine était là, à une vingtaine de mètres, près d'un chalet qui vendait des décorations en bois. Elle portait un manteau noir long en laine mélangée, cintré à la taille par une ceinture fine qui soulignait ses hanches, ouvert sur un pull col roulé gris perle très moulant qui épousait parfaitement la rondeur pleine de sa poitrine, laissant deviner la forme haute et ferme de ses seins et la courbe douce de son ventre. En dessous, un jean noir ajusté rentré dans des bottines en cuir noir à talons plats, élégantes, mais pratiques pour marcher dans la neige artificielle. Une écharpe rouge sombre en cachemire enroulée autour de son cou, et un bonnet gris clair en grosse maille qui laissait échapper des boucles châtaines rebelles autour de son visage rosé par le froid. Ses joues étaient légèrement colorées, ses lèvres légèrement brillantes – peut-être un baume naturel –, et ses yeux verts pétillaient sous la lumière des guirlandes.
Et puis je l'ai vue.
Catherine était là, à une vingtaine de mètres, près d'un chalet qui vendait des décorations en bois. Elle portait un manteau noir long en laine mélangée, cintré à la taille par une ceinture fine qui soulignait ses hanches, ouvert sur un pull col roulé gris perle très moulant qui épousait parfaitement la rondeur pleine de sa poitrine, laissant deviner la forme haute et ferme de ses seins et la courbe douce de son ventre. En dessous, un jean noir ajusté rentré dans des bottines en cuir noir à talons plats, élégantes, mais pratiques pour marcher dans la neige artificielle. Une écharpe rouge sombre en cachemire enroulée autour de son cou, et un bonnet gris clair en grosse maille qui laissait échapper des boucles châtaines rebelles autour de son visage rosé par le froid. Ses joues étaient légèrement colorées, ses lèvres légèrement brillantes – peut-être un baume naturel –, et ses yeux verts pétillaient sous la lumière des guirlandes.
Elle riait avec deux amies, un gobelet fumant de vin chaud entre ses mains gantées de cuir fin noir.
Je l'ai dévorée des yeux. Impossible de m'en empêcher. Mon regard glissait sur elle comme une caresse : la façon dont le pull moulait ses seins, soulignant leur volume généreux, la courbe de sa taille marquée par la ceinture du manteau, le galbe de ses cuisses dans le jean noir, la ligne élégante de ses bottines. Chaque détail me brûlait : la mèche qui s'échappait de son bonnet et effleurait sa joue, le mouvement de sa gorge quand elle riait, la façon dont elle portait le gobelet à ses lèvres, laissant une trace de rouge à lèvres discret sur le bord. Mon sexe s'est durci instantanément dans mon jean, une érection douloureuse qui tendait le tissu malgré le froid. J'avais envie de la plaquer contre un chalet, de glisser mes mains sous son pull, de sentir ses seins lourds dans mes paumes, de goûter sa bouche qui sentait le vin chaud et la cannelle.
Je l'ai dévorée des yeux. Impossible de m'en empêcher. Mon regard glissait sur elle comme une caresse : la façon dont le pull moulait ses seins, soulignant leur volume généreux, la courbe de sa taille marquée par la ceinture du manteau, le galbe de ses cuisses dans le jean noir, la ligne élégante de ses bottines. Chaque détail me brûlait : la mèche qui s'échappait de son bonnet et effleurait sa joue, le mouvement de sa gorge quand elle riait, la façon dont elle portait le gobelet à ses lèvres, laissant une trace de rouge à lèvres discret sur le bord. Mon sexe s'est durci instantanément dans mon jean, une érection douloureuse qui tendait le tissu malgré le froid. J'avais envie de la plaquer contre un chalet, de glisser mes mains sous son pull, de sentir ses seins lourds dans mes paumes, de goûter sa bouche qui sentait le vin chaud et la cannelle.
Nos regards se sont croisés à travers la foule.
Le monde s'est arrêté une seconde.
Elle a souri, un sourire discret, complice, qui n'appartenait qu'à nous. Puis elle a détourné les yeux, comme si de rien n'était, et a repris sa conversation avec ses amies. Mais je savais qu'elle m'avait vu. Je savais qu'elle ressentait la même chose que moi : ce mélange de désir et de panique.
Le monde s'est arrêté une seconde.
Elle a souri, un sourire discret, complice, qui n'appartenait qu'à nous. Puis elle a détourné les yeux, comme si de rien n'était, et a repris sa conversation avec ses amies. Mais je savais qu'elle m'avait vu. Je savais qu'elle ressentait la même chose que moi : ce mélange de désir et de panique.
Sophie m'a tiré par la main.
— Viens, on va voir les crèches là-bas.
On s'est approchés. Catherine et ses amies étaient juste à côté. On ne pouvait pas s'éviter. Sophie les a saluées – elle connaissait vaguement les collègues.
— Bonsoir ! Joyeux Noël en avance !
Puis elle s'est figée. Ses yeux se sont agrandis. Elle a regardé Catherine plus attentivement, comme si elle cherchait quelque chose dans son visage.
— Catherine ? Catherine Delorme ?
Catherine a cligné des yeux, surprise. Puis son visage s'est illuminé d'une reconnaissance soudaine.
— Sophie ? Sophie Moreau ? Oh mon Dieu...
Les deux femmes se sont regardées un instant, incrédules. Sophie a ri, un rire nerveux, presque incrédule.
— On était au collège ensemble ! Sainte-Thérèse, tu te souviens ? On était dans la même classe en quatrième !
Catherine a ri à son tour, un rire plus doux, plus étonné.
— Bien sûr que je me souviens ! Tu étais toujours la première en français, et tu passais ton temps à dessiner dans les marges des cahiers. Et moi j'étais celle qui copiait sur toi en maths !
Sophie a secoué la tête, encore sous le choc.
— Incroyable... ça fait quoi, quinze ans ? Plus ? Et te voilà prof de biologie ici, à Albi !
— Et toi assistante de direction, c'est ça ? On s'est perdues de vue après le collège...
— Et toi assistante de direction, c'est ça ? On s'est perdues de vue après le collège...
Elles se sont embrassées sur les joues, comme de vieilles amies qui se retrouvent par hasard. Moi, je restais là, figé, le verre de vin chaud brûlant dans ma main. Mon cœur cognait si fort que j'avais l'impression que tout le monde pouvait l'entendre. Sophie et Catherine. Catherine et Sophie. Deux morceaux de ma vie qui se touchaient soudain, sans prévenir.
Sophie s'est tournée vers moi, les yeux brillants.
Sophie s'est tournée vers moi, les yeux brillants.
— Michel, tu te rends compte ? Catherine et moi, on était au collège ensemble !
J'ai forcé un sourire, la gorge sèche.
— C'est dingue...
Catherine m'a regardé une seconde, un regard chargé de tout ce qu'on ne pouvait pas dire devant Sophie. Puis elle a repris son sourire de façade, parfaite, polie.
— Bonsoir Sophie, Michel. Joyeux Noël à vous aussi.
Nos regards se sont croisés à nouveau. Une seconde. Deux. Assez pour que je sente mon sexe durcir encore plus dans mon jean malgré le froid. Assez pour que je voie ses pupilles se dilater légèrement. Sophie parlait avec une des amies de Catherine, quelque chose sur les décorations. Catherine et moi étions à un mètre l'un de l'autre, séparés par la foule, mais c'était comme si on était seuls.
Elle a murmuré, si bas que seule, je pouvais l'entendre :
Elle a murmuré, si bas que seule, je pouvais l'entendre :
— Tu m'as manqué.
J'ai dégluti.
— Toi aussi.
Sophie s'est tournée vers moi.
— Michel, tu viens ? On va acheter des marrons.
— Oui, j'arrive.
— Oui, j'arrive.
Catherine m'a lancé un dernier regard, un regard qui disait tout : « Ce n'est pas fini. »
On s'est éloignés. Sophie me tenait la main, parlait joyeusement des décorations, du repas de Noël qu'elle voulait préparer, et de cette coïncidence incroyable avec Catherine.
On s'est éloignés. Sophie me tenait la main, parlait joyeusement des décorations, du repas de Noël qu'elle voulait préparer, et de cette coïncidence incroyable avec Catherine.
— C'est fou, non ? Le monde est petit. Elle est restée la même, tu trouves pas ? Toujours aussi jolie, aussi discrète...
J'ai hoché la tête, incapable de répondre. Mon esprit était resté là-bas, avec Catherine, avec ce regard échangé dans la foule, avec cette phrase murmurée dans le froid.
Le reste de la soirée s'est déroulé comme dans un rêve flou. On a mangé des marrons chauds, bu un deuxième vin chaud, regardé les enfants tourner autour du manège. Sophie riait, me serrait la main. À un moment, elle s'est arrêtée, m'a embrassé doucement sur les lèvres.
On est rentrés tard. L'appartement était calme, seulement éclairé par les guirlandes du petit sapin dans le salon. Sophie était encore pleine d'énergie, les joues rosies par le froid et le vin chaud, les yeux brillants. Elle a posé son manteau sur le dossier du canapé, s'est tournée vers moi avec un sourire complice.
Le reste de la soirée s'est déroulé comme dans un rêve flou. On a mangé des marrons chauds, bu un deuxième vin chaud, regardé les enfants tourner autour du manège. Sophie riait, me serrait la main. À un moment, elle s'est arrêtée, m'a embrassé doucement sur les lèvres.
On est rentrés tard. L'appartement était calme, seulement éclairé par les guirlandes du petit sapin dans le salon. Sophie était encore pleine d'énergie, les joues rosies par le froid et le vin chaud, les yeux brillants. Elle a posé son manteau sur le dossier du canapé, s'est tournée vers moi avec un sourire complice.
— J'ai passé une super soirée. Merci d'être venu avec moi.
Elle s'est approchée, m'a embrassé doucement, puis plus profondément, sa langue glissant contre la mienne. Ses mains ont descendu le long de mon torse, défait ma ceinture, ouvert ma braguette.
— Laisse-moi te remercier comme il faut, a-t-elle murmuré, la voix basse et chaude.
Elle s'est agenouillée devant moi, lentement, ses yeux bleus levés vers les miens. Elle a baissé mon pantalon et mon boxer, libérant mon sexe déjà dur – dur depuis le marché, depuis ce regard échangé avec Catherine dans la foule. Sophie l'a pris en main, l'a caressé doucement, puis l'a approché de ses lèvres. Elle a commencé par des baisers légers sur le gland, sa langue effleurant la fente sensible, goûtant le liquide préséminal salé. Puis elle l'a englouti, lentement, profondément, ses lèvres s'étirant autour de ma hampe.
J'ai gémi, la main dans ses cheveux blonds encore humides du froid extérieur. Elle a accéléré, tête montant et descendant en rythme régulier, sa langue tournoyant autour du gland à chaque remontée, aspirant fort. Sa main droite massait mes couilles doucement, les pressait légèrement, tandis que sa bouche faisait des miracles : gorge ouverte, salive coulant le long de ma queue, petits bruits humides qui résonnaient dans le silence de l'appartement.
J'ai gémi, la main dans ses cheveux blonds encore humides du froid extérieur. Elle a accéléré, tête montant et descendant en rythme régulier, sa langue tournoyant autour du gland à chaque remontée, aspirant fort. Sa main droite massait mes couilles doucement, les pressait légèrement, tandis que sa bouche faisait des miracles : gorge ouverte, salive coulant le long de ma queue, petits bruits humides qui résonnaient dans le silence de l'appartement.
— Sophie... putain...
Elle a relevé les yeux vers moi, un regard à la fois doux et provocant, et a continué plus vite, plus profond. J'ai senti l'orgasme monter, inexorable.
— Je vais jouir...
Elle n'a pas ralenti. Au contraire, elle a pris tout au fond, gorge ouverte. J'ai explosé : jets puissants, chauds, qui remplissaient sa bouche. Elle a avalé goulûment, continué à sucer doucement pour prolonger chaque spasme, jusqu'à ce que je sois vidé, tremblant. Puis elle s'est relevée, lèvres gonflées, un sourire satisfait. Elle m'a embrassé, et j'ai goûté mon propre goût sur sa langue.
— Bonne nuit, a-t-elle murmuré.
Elle est allée se coucher. Moi, je suis resté là, encore haletant, le cerveau en feu. Mon téléphone a vibré sur la table basse. Un message de Catherine.
— Tu es rentré ?
J'ai répondu, les doigts tremblants.
— Oui. Et toi ?
— Oui. J'ai pensé à toi toute la soirée.
— Moi aussi.
— Oui. J'ai pensé à toi toute la soirée.
— Moi aussi.
Un silence. Puis :
— Sophie... elle ne sait rien ?
— Non. Mais elle sent quelque chose.
— On fait attention.
— Oui.
— Non. Mais elle sent quelque chose.
— On fait attention.
— Oui.
Un autre silence. Puis :
— On se voit bientôt ?
— Oui. Très bientôt.
— Oui. Très bientôt.
J'ai effacé les messages, éteint l'écran, posé le téléphone. Sophie dormait déjà profondément dans la chambre. Je suis resté éveillé, le regard perdu dans les lumières du sapin. Et j'ai senti une boule dans ma gorge.
Je ne savais pas combien de temps je pourrais continuer comme ça.
Je ne savais pas combien de temps je pourrais continuer comme ça.
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Parfois la vie nous remet sur des chemins que l'on pensait avoir quittés.