Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Erreur de réservation — Chapitre unique
Auteur
Erreur de réservation
Chapitre unique
Catherine n’avait jamais imaginé que sa vie professionnelle, jusque-là si ordonnée, puisse basculer dans quelque chose d’aussi intime, d’aussi interdit, d’aussi bouleversant. À vingt-cinq ans, elle était la parfaite illustration de la jeune consultante prometteuse : un mètre soixante-sept pour cinquante-six kilos, un corps fin et nerveux sculpté par des années de course à pied le week-end et de Zumba en semaine, des petits seins ronds et fermes qui tenaient parfaitement dans une main, un ventre plat, une taille marquée et des hanches juste assez larges pour donner à ses fesses cette rondeur parfaite, rebondie, qui attirait parfois les regards sans qu’elle s’en rende compte. Ses cheveux roux, d’un cuivre naturel éclatant, étaient coupés court, au ras de la nuque, ce qui dégageait son cou gracile et mettait en valeur ses yeux d’un bleu si profond qu’on aurait dit l’océan par temps d’orage. Elle travaillait chez Consult’IT depuis trois ans, et cette mission à Bordeaux était censée être routinière : trois jours avec son chef de service, Monsieur Leclerc, et sa collègue Sophie pour auditer le système informatique d’un grand groupe viticole.
L’hôtel était un établissement quatre étoiles moderne, tout en verre et bois clair, au cœur du quartier des Chartrons. Lorsqu’ils arrivèrent à la réception après quatre heures de TGV et une heure de taxi, le réceptionniste afficha un air contrit.
— Je suis vraiment désolé, monsieur Leclerc. Il y a eu une erreur de réservation côté central. Nous n’avons que deux chambres au lieu de trois. L’hôtel est complet à cause du salon du vin.
Monsieur Leclerc, la cinquantaine joviale, bedonnant mais toujours élégant dans son costume gris, éclata de rire.
— Eh bien, mesdemoiselles, à moins que l’une de vous veuille partager mon lit… Il leur fit un clin d’œil théâtral. …il va falloir que vous partagiez le vôtre. Un grand lit King size dans la chambre deluxe, ça devrait aller, non ?
Catherine et Sophie échangèrent un regard. Sophie, trente-deux ans, brune aux cheveux longs et lisses, un corps plus voluptueux que celui de Catherine – poitrine généreuse, taille fine, fesses pleines – haussa les épaules avec un sourire amusé.
— On n’a pas vraiment le choix, hein ? L’hôtel est bondé.
Catherine sentit une pointe d’appréhension, mais elle acquiesça. Les ragots du bureau lui revinrent en mémoire comme un flash : « Sophie ? Tout le monde sait qu’elle est lesbienne. Elle ne sort jamais avec des mecs, elle vit avec une “colocataire” depuis des années… » Mais Catherine n’avait jamais cru aux commérages. Sophie était professionnelle, drôle, toujours prête à aider. Et puis, Catherine aimait les hommes. Elle sortait depuis six mois avec Thomas, un ingénieur sympa mais un peu prévisible au lit. Cette nuit ne serait qu’une parenthèse inconfortable, rien de plus.
Le dîner au restaurant de l’hôtel fut agréable. Ils parlèrent du projet, des clients exigeants, des anecdotes drôles du bureau. Sophie raconta comment elle avait commencé dans l’informatique après des études de littérature, comment elle adorait la randonnée en montagne et les vins naturels. Catherine se surprit à rire sincèrement. Pour la première fois, elle découvrait sa collègue au-delà des réunions Zoom et des mails. Sophie avait une voix douce, un peu rauque, et quand elle souriait, ses yeux verts pétillaient d’une intelligence malicieuse.
Vers vingt-trois heures, ils montèrent. La chambre était spacieuse : un lit King size, deux tables de nuit, une grande fenêtre donnant sur la Garonne, une salle de bain en marbre avec douche à l’italienne. Monsieur Leclerc leur souhaita bonne nuit avec un dernier clin d’œil complice et disparut dans sa chambre voisine.
Catherine prit sa douche la première. L’eau chaude détendit ses muscles fatigués par le voyage. Elle se savonna longuement, passant ses mains sur ses petits seins sensibles, sur son ventre, sur ses cuisses. Elle enfila ensuite sa robe de nuit préférée, celle qu’elle emportait toujours en déplacement : un modèle en satin noir, très court, qui lui arrivait à mi-cuisses. Le tissu glissait sur sa peau comme une caresse, les bretelles fines laissaient ses épaules nues, et le décolleté en V révélait juste assez la naissance de sa poitrine. Elle se regarda dans le miroir : ses cheveux roux encore humides, ses yeux bleus un peu fatigués, ses jambes fines et toniques. Elle se sentit jolie, vulnérable aussi.
Quand elle sortit, Sophie était assise sur le lit. Elle leva les yeux et son regard s’attarda une seconde de trop sur les jambes de Catherine.
— Tu es ravissante là-dedans, dit-elle simplement avant de se lever pour prendre sa douche à son tour.
Catherine s’installa sous les draps frais, alluma la télé sur une chaîne musicale en sourdine. Quand Sophie revint, elle portait une nuisette en dentelle blanche transparente qui ne descendait que de quelques centimètres sous son entrejambe. Le tissu fin moulait ses seins lourds, laissait deviner les aréoles sombres, et quand elle se pencha pour brancher son téléphone, Catherine aperçut la courbe parfaite de ses fesses nues. Sophie ne portait visiblement rien en dessous. Catherine détourna les yeux, un peu gênée par cette intimité soudaine.
Elles discutèrent longtemps. De tout et de rien. Sophie parla de sa vie à Paris, de ses voyages en solo en Italie, de son amour pour la littérature érotique (« Ne me juge pas », avait-elle ri). Catherine se confia sur Thomas, sur ses doutes sur leur relation, sur son envie d’aventure sans vraiment oser. La conversation était fluide, complice. Vers une heure du matin, elles éteignirent la télé et la lumière. Elles se souhaitèrent bonne nuit comme deux amies de longue date.
Catherine s’endormit rapidement, bercée par le bruit lointain de la circulation et la respiration régulière de Sophie.
Vers trois heures du matin, elle se réveilla en sentant un poids chaud contre son dos. Sophie s’était rapprochée pendant son sommeil. Son corps était collé au sien, cuisse contre cuisse, ventre contre ses reins. Catherine pensa que c’était involontaire, un simple mouvement dans le sommeil. Elle resta immobile, respirant lentement. Mais la pression s’accentua. Le bras de Sophie glissa autour de sa taille, la main venant se poser à plat sur son ventre, juste sous son nombril. La chaleur de cette paume à travers le satin était troublante. Catherine attendit, le cœur battant un peu plus fort. La main ne bougeait pas. Sophie dormait, forcément.
Délicatement, Catherine attrapa le poignet de sa collègue et le souleva pour le reposer sur le matelas entre elles. Elle se recala, tournant légèrement le dos. Quelques minutes passèrent. Puis la main revint, plus insistante cette fois. Elle se posa sur sa hanche, glissa lentement vers son flanc, caressant la courbe de sa taille. Les doigts effleurèrent le satin, remontèrent jusqu’à la naissance de son sein gauche. Catherine retint son souffle. Le pouce de Sophie décrivit un petit cercle autour de son mamelon à travers le tissu. Le téton durcit instantanément, envoyant une décharge électrique jusqu’au creux de son ventre.
— Sophie… ? murmura Catherine, presque inaudible.
Pas de réponse. Seule une respiration calme, profonde. Elle dormait. Ou faisait semblant ? Catherine hésita. Si elle la réveillait brutalement et qu’elle était somnambule, ça pouvait être dangereux. Elle avait lu des histoires terribles. Alors elle resta immobile, laissant la main explorer. Les caresses devinrent plus précises. Sophie pétrit doucement son sein, pinça le téton entre deux doigts, le roula. Catherine sentit une chaleur humide se répandre entre ses cuisses malgré elle. La honte l’envahit : comment pouvait-elle réagir ainsi ?
La main descendit ensuite, suivant la ligne de son corps, caressant sa hanche, puis la courbe de sa fesse droite. Les doigts s’insinuèrent sous l’ourlet court de la robe de nuit, effleurant la peau nue. Catherine serra les dents. Sophie caressa l’intérieur de sa cuisse, remonta lentement, jusqu’à frôler la dentelle de sa culotte. Là, elle s’arrêta, comme pour tester. Puis les doigts glissèrent sous l’élastique, caressant les lèvres rasées de Catherine avec une douceur infinie.
Catherine était trempée. Elle le sentait. La honte était si forte qu’elle en avait les larmes aux yeux, mais son corps la trahissait. Elle écarta légèrement les jambes, juste assez pour que la main puisse passer sans forcer. Elle se disait que c’était pour ne pas réveiller Sophie, pour éviter qu’elle ne sente la résistance et ne se réveille en sursaut. Mais au fond, elle savait qu’elle se mentait à elle-même.
Les doigts de Sophie écartèrent doucement ses lèvres intimes, trouvèrent son clitoris gonflé et le caressèrent en petits cercles lents. Catherine mordit son oreiller pour ne pas gémir. La sensation était différente de tout ce qu’elle connaissait avec les hommes. Plus lente, plus précise, comme si Sophie savait exactement où et comment toucher. Un doigt glissa entre ses lèvres, entra en elle avec une facilité déconcertante. Catherine était si mouillée que le doigt pénétra jusqu’à la deuxième phalange sans résistance. Sophie le retira, le réintroduisit, ajoutant un deuxième doigt. Elle commença un mouvement lent, profond, courbant les doigts pour appuyer sur cette zone sensible à l’intérieur.
Catherine haletait maintenant. Ses hanches bougeaient malgré elle, accompagnant le rythme. La main libre de Sophie remonta vers ses seins, les malaxa plus fort. Les deux femmes étaient toujours dos contre ventre, mais Sophie se pressait plus fort, son pubis frottant contre les fesses de Catherine à travers la nuisette fine.
Puis Sophie se redressa. Le lit bougea. Catherine sentit le poids de sa collègue se placer entre ses jambes ouvertes. Elle n’osait pas ouvrir les yeux. Si elle les ouvrait, elle devrait affronter la réalité : Sophie était réveillée, consciente, et elle, Catherine, avait écarté les jambes, avait laissé faire, avait même bougé pour faciliter l’accès.
La première caresse de la langue sur son clitoris la fit sursauter. Sophie lécha lentement, de bas en haut, recueillant son abondante cyprine. Elle suça le petit bouton durci, le fit rouler entre ses lèvres, puis plongea sa langue à l’intérieur du sexe de Catherine, la baisant littéralement avec sa bouche. Ses mains maintenaient les cuisses de Catherine grandes ouvertes, les pouces caressant l’intérieur des lèvres.
Catherine n’avait jamais été léchée comme ça. Les hommes le faisaient, mais toujours trop vite, trop mécaniquement. Sophie prenait son temps. Elle alternait : longs coups de langue plats sur toute la vulve, succions sur le clitoris, petits coups rapides sur le capuchon, puis pénétration profonde avec la langue. Elle inséra deux doigts à nouveau, les courbant en crochet pour stimuler le point G pendant que sa bouche s’occupait du clitoris.
La pression montait, lente, inexorable. Catherine sentait son ventre se contracter par vagues. Ce n’était pas l’orgasme rapide et sec qu’elle connaissait avec Thomas. C’était plus profond, comme une marée qui montait du creux de son bassin, envahissant tout son corps. Ses orteils se crispèrent. Ses mains agrippèrent les draps. Des gémissements incontrôlables sortaient de sa gorge maintenant.
— Oh… mon Dieu… murmura-t-elle, les yeux toujours fermés.
Sophie accéléra. Ses doigts allaient et venaient plus vite, plus fort. Sa langue dessinait des huit sur le clitoris gonflé. Catherine sentait l’orgasme approcher comme une vague gigantesque. Ses cuisses tremblaient. Son ventre se contractait par spasmes.
Et puis ça explosa.
Un orgasme comme elle n’en avait jamais connu. Pas une petite décharge, mais une libération totale. Son sexe se contracta violemment autour des doigts de Sophie. Et soudain, un jet chaud, puissant, jaillit d’elle. Elle sentit l’urine, non, ce n’était pas de l’urine, c’était plus doux, plus abondant, gicler hors d’elle, inondant le visage de Sophie, le menton, le cou, les seins de sa collègue. Le bruit était obscène : un squirt sonore, continu, qui dura plusieurs secondes. Catherine jouissait en fontaine, pour la première fois de sa vie, arrosant littéralement sa collègue.
Sophie ne s’arrêta pas. Elle continua à lécher, à boire ce qui sortait d’elle, jusqu’à ce que les spasmes diminuent. Catherine tremblait de tout son corps, des larmes de plaisir et de honte coulaient sur ses tempes.
Quand Sophie se redressa enfin, Catherine ouvrit les yeux dans la pénombre. La lumière de la ville filtrait à travers les rideaux. Le visage de Sophie brillait, couvert de ses fluides. Ses cheveux étaient mouillés, ses lèvres gonflées, ses yeux verts brillants de désir et de satisfaction.
— Je… je n’avais jamais vu une femme fontaine en vrai, murmura Sophie d’une voix rauque, un sourire émerveillé aux lèvres.
Catherine devint écarlate. Elle se cacha le visage dans ses mains.
— Je suis désolée… c’est la première fois que ça m’arrive… je ne savais même pas que je pouvais…
Sophie se pencha, déposa un baiser doux sur son front.
— Ne sois pas désolée. C’était magnifique. Tu es magnifique.
Elle se leva, alla dans la salle de bain. Catherine entendit l’eau couler. Elle resta allongée, le corps encore parcouru de frissons, l’entrejambe trempé, les draps mouillés sous ses fesses. Son esprit tournait à cent à l’heure. Pourquoi s’était-elle laissé faire ? Pourquoi n’avait-elle rien dit quand elle avait compris que Sophie était réveillée ? Pourquoi avait-elle joui aussi fort, aussi différemment, avec une femme ? Et pourquoi Sophie ne lui avait-elle rien demandé en retour ? Pas un geste, pas une caresse pour elle-même. Juste du plaisir donné, généreusement, sans rien exiger.
Sophie revint, nue cette fois. Elle se glissa sous les draps, attira Catherine contre elle, l’enveloppant de ses bras. Ses seins lourds se pressèrent contre le dos de Catherine. Elle l’embrassa dans le cou, doucement.
— Dors maintenant, murmura-t-elle.
Catherine, épuisée, confuse, bouleversée, finit par sombrer dans un sommeil profond, serrée contre ce corps chaud et féminin qui venait de lui révéler une partie d’elle-même qu’elle ignorait.
Le lendemain matin, au petit-déjeuner dans la salle du restaurant, Catherine n’osait pas lever les yeux. Elle fixait son café, ses tartines, le jus d’orange. Sophie, fraîche et souriante dans son tailleur pantalon gris, discutait normalement avec Monsieur Leclerc des points à aborder dans la journée. Elle posa même sa main sur le bras de Catherine pour lui passer le sucre, comme si rien ne s’était passé.
Catherine sentait encore l’humidité entre ses cuisses, les souvenirs de la nuit lui revenaient par flashs : la langue de Sophie, ses doigts, ce jet puissant qui avait jailli d’elle. Son corps réagissait rien qu’en y pensant. Elle était gênée, mortifiée, mais aussi… excitée. Profondément excitée. Jamais un homme ne lui avait procuré un orgasme aussi long, aussi intense, aussi total. C’était comme si Sophie avait déverrouillé quelque chose en elle.
Pendant la journée de travail, elle évita le regard de Sophie, mais quand leurs yeux se croisaient par accident, Sophie lui souriait avec une tendresse complice, presque possessive. Catherine se surprit à se demander si cela se reproduirait un autre soir. Si elle oserait, cette fois, toucher Sophie en retour. Si elle oserait admettre qu’elle voulait vraiment recommencer.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()