Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Kate & Mike : Notre histoire — Chapitre 2 · La permanence de fin de trimestre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Kate & Mike : Notre histoire
Chapitre 2 · La permanence de fin de trimestre
Dès la rentrée de septembre, Monsieur Laroche, le professeur d'histoire-géographie, avait remarqué Catherine. La quarantaine bien entamée, bedonnant, chemise toujours un peu tendue sur le ventre, sourire jovial et un peu trop insistant, il ne s'était pas fait prier pour tenter sa chance. Mais c'est vraiment à partir du moment où j'ai demandé à Catherine de changer de tenue – de laisser tomber ces pantalons larges et ces chemisiers informes pour des vêtements qui soulignaient enfin son corps – que Laroche est devenu obsédé. Dès le lendemain, elle est arrivée en jean slim et pull ajusté, et Laroche n'a plus décollé. Il s'était arrangé pour s'asseoir à côté d'elle dans la salle des profs, lui avait offert un café « pour la nouvelle qui sait s'habiller », avait ri un peu trop fort à ses blagues, avait commenté sa tenue avec des compliments lourds et répétés :
— Catherine, ce jean vous va à ravir ! On voit enfin que vous avez des jambes, hein !
Catherine répondait toujours poliment, sourire crispé, regard distant. Elle changeait de sujet, prétextait des copies à corriger ou des élèves à voir. Laroche ne se décourageait pas. Il revenait à la charge presque tous les jours : un compliment sur ses cheveux, une remarque sur sa silhouette quand elle portait un haut un peu plus près du corps, une invitation déguisée à boire un verre après les cours.
— Vous devriez venir avec nous au pot de Noël, Catherine. Avec cette tenue, vous allez faire tourner les têtes !
— Merci, mais j'ai déjà des plans, répondait-elle invariablement.
— Merci, mais j'ai déjà des plans, répondait-elle invariablement.
Laroche haussait les épaules, riait de son rire gras qui faisait sursauter les collègues, puis repartait, l'air de rien. Mais il revenait. Toujours. Comme un moustique qu'on chasse et qui revient se poser. Chaque fois qu'elle entrait dans la salle des profs, il levait la tête, un sourire trop large. Chaque fois qu'elle passait dans le couloir, il trouvait une excuse pour l'intercepter. Catherine restait courtoise, mais de plus en plus froide. Moi, je voyais tout ça de loin, et ça me rendait bizarrement fier : elle le repoussait, elle me choisissait moi, même si personne ne le savait. Parfois, quand Laroche s'approchait d'elle, je sentais une pointe de jalousie me piquer le ventre, une possessivité que je ne me connaissais pas. Je me surprenais à serrer les poings sous la table, à imaginer lui dire de dégager. Mais je restais silencieux. Notre secret était trop précieux pour risquer quoi que ce soit.
Les semaines qui ont suivi notre première soirée au cinéma ont été un mélange de fièvre et de frustration. On se voyait tous les jours au lycée, mais on devait faire semblant : un sourire rapide dans la salle des profs (où Laroche nous observait parfois, l'air de rien, comme s'il sentait quelque chose sans pouvoir mettre le doigt dessus), un regard qui s'attardait une seconde de trop dans le couloir, un effleurement de main quand on se croisait à la photocopieuse. C'était à la fois délicieux et insupportable.
On avait nos coins secrets. L'escalier de service du bâtiment B est devenu notre refuge préféré. On s'y retrouvait deux ou trois fois par semaine, juste après la sonnerie de dix-sept heures, quand les élèves partaient en courant et que les couloirs se vidaient. La lumière jaunâtre des néons clignotants, l'odeur de vieux plâtre et de produit d'entretien, le froid qui s'infiltrait par les fenêtres mal jointes – tout ça rendait chaque rendez-vous plus intense. On s'embrassait contre le mur, nos corps collés, nos mains qui exploraient sous les pulls et les jeans sans jamais aller jusqu'au bout. On avait trop peur d'être surpris. Une fois, des voix d'élèves ont résonné en bas de l'escalier ; on s'est figés, lèvres contre lèvres, cœur battant à tout rompre. Catherine a murmuré contre ma bouche :
— Ils montent...
J'ai senti son souffle chaud sur mes lèvres, son corps tremblant contre le mien. On est restés immobiles jusqu'à ce que les pas s'éloignent. Dès qu'on a été seuls à nouveau, elle a repris ma bouche avec une urgence qui m'a fait durcir instantanément.
— J'ai envie de toi tout le temps, a-t-elle soufflé entre deux baisers.
— Moi aussi. Mais pas ici. Pas comme ça.
— Moi aussi. Mais pas ici. Pas comme ça.
On se séparait toujours à regret, les lèvres gonflées, les joues en feu, le jean tendu à craquer. Je rentrais chez moi avec une érection douloureuse qui ne partait pas avant la douche froide ou une branlette rapide dans la salle de bain, en repensant à sa langue, à la façon dont elle mordillait ma lèvre inférieure, à l'odeur de son parfum floral qui restait sur mes vêtements.
Chez moi, rien n'avait changé avec Sophie. Ou plutôt, tout avait empiré sans qu'elle s'en rende vraiment compte au début. Sophie avait vingt-cinq ans, le même âge que Catherine, une jeune femme blonde aux yeux bleus, à peine plus petite que moi – un mètre soixante-dix –, avec un corps fin et athlétique, une petite poitrine ferme qui ne nécessitait presque pas de soutien-gorge. Elle travaillait comme assistante de direction dans une entreprise de logistique à Castres, et elle rentrait souvent fatiguée, mais toujours souriante. Au début de notre histoire, elle était passionnée, inventive au lit. Maintenant, nos soirées se ressemblaient trop : un dîner rapide devant la télé, une douche, puis le lit. Elle s'allongeait, écartait les jambes, je la pénétrais sans préliminaires. Elle gémissait un peu, par habitude plus que par plaisir.
Moi, je fermais les yeux et c'était Catherine que je baisais : ses seins ronds qui rebondissaient sous mes coups de reins, sa chatte étroite qui m'enserrait, ses gémissements rauques quand je la prenais par-derrière.
Un soir, après avoir joui en imaginant les ongles de Catherine s'enfoncer dans mon dos, Sophie s'est redressée sur un coude, le drap tiré sur sa poitrine ferme. Elle m'a regardé longtemps, les yeux plissés dans la pénombre.
— T'es ailleurs ce soir, a-t-elle dit doucement.
J'ai ouvert les yeux, surpris, encore essoufflé.
— Non, pourquoi ?
— T'as l'air... absent. T'es fatigué ?
— Un peu, oui. Les copies, les réunions... c'est lourd en ce moment.
— T'as l'air... absent. T'es fatigué ?
— Un peu, oui. Les copies, les réunions... c'est lourd en ce moment.
Elle a hoché la tête, mais son regard était différent. Plus perçant. Elle s'est levée, a enfilé un tee-shirt trop grand qui lui arrivait aux cuisses, puis est revenue s'asseoir sur le bord du lit.
— Michel... ça fait plusieurs fois que je te vois sourire à ton téléphone. Et quand tu rentres tard, tu sens un parfum qui n'est pas le mien. C'est quoi ?
Mon cœur a cogné plus fort. J'ai forcé un sourire.
— Rien, c'est le parfum d'une collègue. On se croise dans les couloirs, ça reste sur les vêtements. Tu te fais des idées.
Elle n'a pas répondu tout de suite. Elle a fixé le sol un moment, puis s'est relevée pour aller dans la salle de bains. J'ai entendu l'eau couler longtemps. Quand elle est revenue, elle s'est couchée sans un mot, dos tourné. Je suis resté éveillé une partie de la nuit, le cerveau en boucle : culpabilité, excitation, peur que tout s'effondre.
Les jours suivants, elle a commencé à être plus attentive. Elle fouillait mon téléphone quand j'étais sous la douche – je le voyais à la position légèrement différente quand je le reprenais. Elle posait des questions anodines qui ne l'étaient pas :
Les jours suivants, elle a commencé à être plus attentive. Elle fouillait mon téléphone quand j'étais sous la douche – je le voyais à la position légèrement différente quand je le reprenais. Elle posait des questions anodines qui ne l'étaient pas :
— T'as passé une bonne journée ? T'as vu qui aujourd'hui ?
— Qui était à la permanence hier soir ? T'es rentré tard...
— Qui était à la permanence hier soir ? T'es rentré tard...
Je mentais avec un aplomb que je ne me connaissais pas, mais je voyais bien que le doute s'installait. Ses silences étaient plus lourds, ses regards plus scrutateurs. Une nuit, après l'amour – encore une fois mécanique, encore une fois avec Catherine dans ma tête –, elle s'est tournée vers moi dans le noir.
— Michel... tu me trompes ?
J'ai senti mon cœur s'arrêter une seconde.
— Quoi ? Non, pourquoi tu dis ça ?
— Je sais pas. T'es différent. T'es distant. Et parfois... j'ai l'impression que tu penses à quelqu'un d'autre quand on fait l'amour. Tu fermes les yeux, tu souris bêtement, et moi je suis là, mais c'est comme si j'étais transparente.
— Je sais pas. T'es différent. T'es distant. Et parfois... j'ai l'impression que tu penses à quelqu'un d'autre quand on fait l'amour. Tu fermes les yeux, tu souris bêtement, et moi je suis là, mais c'est comme si j'étais transparente.
J'ai menti, encore, avec une voix que j'espérais ferme.
— C'est le boulot qui me bouffe. Et toi aussi, tu travailles beaucoup. On est juste fatigués.
Elle n'a pas insisté, mais elle n'était pas convaincue. Le doute était là, comme une fissure qui s'élargissait un peu plus chaque jour. Elle ne criait pas, ne faisait pas de scène, mais je voyais qu'elle souffrait en silence. Et moi, je continuais à mentir, à baiser Sophie en pensant à Catherine, à me haïr un peu plus chaque soir.
Puis est arrivée la permanence de fin de trimestre.
C'était une tradition au lycée : une soirée de permanence début décembre pour aider les élèves à boucler leurs dossiers d'orientation, réviser pour les contrôles du premier trimestre ou simplement récupérer des notes. Les profs volontaires restaient jusqu'à vingt heures. Catherine et moi nous étions portés volontaires tous les deux – on avait « oublié » de se concerter, bien sûr. Les élèves étaient plus nombreux que prévu ce soir-là : une bonne quinzaine de terminales et de premières étaient venus réviser les contrôles du premier trimestre, cahiers ouverts, stylos en main, certains en groupe, d'autres seuls. L'ambiance était studieuse, presque calme, avec juste le bruit des pages qui tournent et des murmures de révisions.
C'était une tradition au lycée : une soirée de permanence début décembre pour aider les élèves à boucler leurs dossiers d'orientation, réviser pour les contrôles du premier trimestre ou simplement récupérer des notes. Les profs volontaires restaient jusqu'à vingt heures. Catherine et moi nous étions portés volontaires tous les deux – on avait « oublié » de se concerter, bien sûr. Les élèves étaient plus nombreux que prévu ce soir-là : une bonne quinzaine de terminales et de premières étaient venus réviser les contrôles du premier trimestre, cahiers ouverts, stylos en main, certains en groupe, d'autres seuls. L'ambiance était studieuse, presque calme, avec juste le bruit des pages qui tournent et des murmures de révisions.
Catherine était installée à une table près de la fenêtre, aidant un groupe d'élèves en SVT. Moi, j'étais à l'autre bout de la salle, à corriger des exercices de maths avec trois ou quatre terminales. De temps en temps, nos regards se croisaient par-dessus les têtes penchées sur les copies. Chaque fois, c'était comme une décharge électrique.
Vers dix-neuf heures, Monsieur Laroche est entré, comme à son habitude depuis que Catherine avait commencé à s'habiller différemment. Il s'est dirigé droit vers elle, un gobelet de café à la main, sourire trop large.
— Catherine ! Toujours aussi jolie, même en permanence de fin d'année.
Il a posé le gobelet devant elle, s'est appuyé sur la table, penché un peu trop près.
— Tu veux un café ? Je viens d'en faire un double. Ça te tiendra éveillée pour tes petits élèves.
Catherine a souri poliment, mais son regard était distant.
— Merci, c'est gentil, mais j'ai déjà le mien.
Laroche ne s'est pas découragé. Il a tiré une chaise, s'est assis à côté d'elle, un peu trop près.
— Allez, raconte-moi. T'as déjà prévu ton réveillon ? Moi je suis libre comme l'air... si tu veux un cavalier pour danser sous le sapin.
Il a ri, un rire gras qui a fait sursauter un élève. Catherine a gardé son sourire crispé.
— Merci, mais j'ai déjà des plans. Et là, je dois aider mes élèves.
Laroche a insisté encore deux minutes, puis a compris qu'il n'obtiendrait rien. Il s'est levé en soupirant théâtralement.
— Bon, bon... je te laisse à tes copies. Mais si tu changes d'avis...
Il est parti vers la sortie, déçu, mais pas abattu. Catherine m'a jeté un regard furtif, un petit sourire en coin qui disait : « Tu as vu ça ? » J'ai haussé les épaules, amusé, mais avec une pointe de jalousie qui m'a surpris.
Vers dix-neuf heures trente, les élèves ont commencé à partir un à un. A vingt heures moins le quart, il n'en restait plus qu'un ou deux. Catherine m'a envoyé un SMS discret :
Vers dix-neuf heures trente, les élèves ont commencé à partir un à un. A vingt heures moins le quart, il n'en restait plus qu'un ou deux. Catherine m'a envoyé un SMS discret :
— Salle de bio, 19 h 45 ?
J'ai attendu cinq minutes après le départ du dernier élève, puis j'ai traversé les couloirs sombres. La salle de biologie était au premier étage, porte entrouverte, lumière tamisée d'une seule lampe de bureau. Catherine était là, assise sur le coin de la table du prof, jambes croisées, pull moulant et jean slim. Elle m'a souri quand je suis entré, a fermé la porte derrière moi et a tourné la clé.
— Enfin seuls, a-t-elle murmuré.
On s'est embrassés immédiatement, sauvagement. Nos langues se sont emmêlées, nos mains ont exploré sous les vêtements. J'ai relevé son pull, dégrafé son soutien-gorge, libéré ses seins. J'ai pris un téton en bouche, l'ai sucé doucement puis plus fort, mordillant légèrement. Elle a gémi, les mains dans mes cheveux.
— Michel... j'ai attendu ça toute la journée...
J'ai descendu son jean et sa culotte jusqu'aux chevilles, l'ai soulevée sur la table. Elle a écarté les jambes. Sa chatte était déjà trempée, lèvres gonflées, clitoris dressé. J'ai posé ma bouche dessus, ai léché lentement d'abord, puis plus vite, langue plate sur son clitoris, deux doigts en elle qui cherchaient son point sensible. Elle s'est cambrée, a mordu son poing pour étouffer ses gémissements.
— Oui... là... ne t'arrête pas...
Elle a joui vite, violemment, ses cuisses tremblantes autour de ma tête, sa chatte se contractant autour de mes doigts. Elle haletait, les yeux brillants.
Puis elle m'a poussé sur la chaise du prof.
Puis elle m'a poussé sur la chaise du prof.
— A mon tour.
Elle s'est agenouillée entre mes jambes, a ouvert mon jean, libéré mon sexe dur. Elle l'a pris en bouche lentement, profondément, gorge ouverte. Sa langue tournait autour du gland, descendait le long de la hampe, remontait en aspirant fort. Elle me regardait dans les yeux, lèvres étirées autour de moi. J'ai gémi, main dans ses cheveux.
— Catherine... putain...
Elle a accéléré, tête montant et descendant, salive coulant. J'ai senti l'orgasme approcher.
— Je vais jouir...
Elle a continué, gorge ouverte. J'ai explosé dans sa bouche, jets chauds qu'elle a avalés goulûment, continuant à sucer doucement jusqu'à la dernière goutte.
Mais on n'en avait pas fini. Elle s'est relevée, m'a poussé sur la chaise, s'est mise à califourchon sur moi.
Mais on n'en avait pas fini. Elle s'est relevée, m'a poussé sur la chaise, s'est mise à califourchon sur moi.
— Je te veux en moi. Maintenant.
Elle a guidé mon sexe encore dur à l'entrée de sa chatte, s'est empalée lentement. On a gémi en même temps. Elle était étroite, chaude, humide. Elle a commencé à bouger, lentement d'abord, puis plus vite, ses seins rebondissant devant mes yeux. J'ai attrapé ses hanches, l'ai aidée à monter et descendre. On a changé de position : je l'ai prise en levrette sur la table, claquant contre ses fesses, une main sur son clitoris, l'autre sur un sein. Elle gémissait plus fort, étouffait ses cris dans son avant-bras.
— Plus fort... oui... baise-moi...
J'ai accéléré, mes coups de reins de plus en plus profonds. Elle a joui une deuxième fois, sa chatte se contractant autour de moi comme un étau. J'ai tenu encore quelques secondes, puis j'ai explosé en elle, jets chauds qui la remplissaient. On s'est effondrés sur la table, en sueur, essoufflés, enlacés.
On est restés comme ça un long moment, se caressant, s'embrassant, reprenant notre souffle. Puis on s'est rhabillés en silence, conscients du risque qu'on venait de prendre. On s'est quittés avec un dernier baiser dans le couloir désert.
On est restés comme ça un long moment, se caressant, s'embrassant, reprenant notre souffle. Puis on s'est rhabillés en silence, conscients du risque qu'on venait de prendre. On s'est quittés avec un dernier baiser dans le couloir désert.
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Commentaires ()
Merci
La suite est en cors de validation.
J espère qu elle sortira bientôt.