Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La voisine de pallier — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
La voisine de pallier
Chapitre 1
Élise avait emménagé dans cet immeuble haussmannien du centre de Paris il y a trois mois, attirée par le charme suranné des hauts plafonds moulurés et des parquets qui craquaient sous les pas. L'appartement était petit, un deux-pièces au troisième étage, avec une vue sur une cour intérieure étroite où les fenêtres des voisins se faisaient face comme des yeux indiscrets. Mais ce qui l'avait vraiment séduite, c'était le loyer modéré pour un quartier aussi vivant. Elle n'avait pas anticipé les inconvénients : les cloisons fines comme du papier à cigarette, qui laissaient filtrer chaque bruit de la vie quotidienne des autres locataires.
Au début, ce n'étaient que des sons anodins. Le cliquetis d'une machine à café le matin, les rires étouffés d'une conversation téléphonique, le froissement d'un journal. Puis, un soir, tard, alors qu'Élise était allongée sur son lit, un livre à la main, elle avait entendu quelque chose de différent. Un gémissement. Bas, presque inaudible d'abord, puis plus insistant. Il provenait de l'appartement d'en face, celui de la voisine qu'elle n'avait croisée qu'une fois dans l'escalier : une femme d'une trentaine d'années, aux cheveux noirs, coupés courts, avec un piercing au nez et un tatouage visible sur l'épaule. Élise l'avait trouvée intrigante, mais n'avait pas osé engager la conversation.
Ce premier gémissement avait été suivi d'un autre, plus profond, rythmé. Élise avait rougi, imaginant la scène de l'autre côté du mur. Était-ce avec quelqu'un ? Ou seule ? Elle avait essayé de se concentrer sur son livre, mais les sons s'infiltraient, évoquant des images qu'elle chassait aussitôt. Cette nuit-là, elle avait dormi mal, excitée malgré elle.
Les soirs suivants, cela devint une routine. Vers 22 heures, les gémissements reprenaient. Parfois courts et intenses, comme si la voisine se donnait du plaisir rapidement. D'autres fois, plus lents, avec des pauses, des soupirs qui montaient en crescendo. Élise se surprenait à écouter, le cœur battant. Elle n'osait pas bouger, de peur de faire du bruit et d'interrompre le spectacle auditif. Petit à petit, elle apprit à reconnaître les nuances : un halètement saccadé quand c'était rapide, des murmures indistincts quand cela durait plus longtemps. Une fois, elle crut entendre un nom, mais ce n'était peut-être que son imagination.
Élise n'était pas prude. À 28 ans, elle avait eu son lot d'aventures, avec des hommes et des femmes. Mais cette intimité forcée, cette proximité invisible, la troublait profondément. Elle se sentait voyeuse, mais ne pouvait s'empêcher d'écouter. Un soir, après une journée épuisante au bureau où elle travaillait comme graphiste, elle rentra plus tôt et décida de prendre une douche pour se détendre. Sous l'eau chaude, les sons de la voisine commencèrent plus tôt que d'habitude. Élise ferma les yeux, laissant l'eau ruisseler sur sa peau, et pour la première fois, elle se toucha en synchronie avec les gémissements. C'était comme si elles étaient connectées, séparées seulement par quelques mètres de mur et d'air.
Le lendemain matin, en sortant pour le travail, Élise trouva un petit mot glissé sous sa porte. L'écriture était fine, élégante, presque calligraphiée. "J'aime quand tu écoutes. Demain 22h, laisse ta lumière allumée et tes rideaux ouverts." Son cœur s'emballa. Comment savait-elle ? Avait-elle entendu Élise la veille ? Ou était-ce un bluff ? Élise relut le mot plusieurs fois, le plia et le rangea dans son sac. Toute la journée, elle y pensa, oscillant entre excitation et appréhension. Était-ce une invitation ? Une menace ? Ou simplement un jeu ?
Le soir venu, Élise rentra chez elle, nerveuse. Elle dîna distraitement, un plat réchauffé au micro-ondes, en jetant des regards vers la fenêtre. À 21h45, elle alluma la lumière de sa chambre, qui donnait directement sur la cour. Les rideaux étaient fins, translucides, mais elle les ouvrit grand, exposant la pièce à la vue. De l'autre côté, la fenêtre de la voisine était sombre. Élise s'assit sur son lit, habillée d'un simple t-shirt et d'un short, et attendit.
À 22h précises, la lumière s'alluma en face. Élise retint son souffle. La voisine apparut, silhouette floue à travers la vitre. Elle portait une robe légère, qui tombait jusqu'aux genoux. Sans un regard direct, elle commença à se déshabiller lentement. D'abord les épaules, puis la robe glissa au sol, révélant un corps nu, pâle sous la lumière jaunâtre. Élise sentit une chaleur monter en elle. La voisine s'allongea sur son lit, visible de profil, et commença à se caresser. Ses mouvements étaient lents, délibérés, comme une performance. Élise ne pouvait détacher ses yeux. Elle se surprit à imiter les gestes, sa main glissant sous son short, synchronisée avec ceux de l'autre.
Ce fut le début d'un dialogue silencieux. Chaque soir, à 22h, les lumières s'allumaient. La voisine variait les plaisirs : parfois avec un jouet, qu'Élise devinait à la forme ; d'autres fois, simplement avec ses doigts, arquant le dos contre le mur. Élise répondait en se montrant plus audacieuse. Un soir, elle enleva son haut, exposant ses seins à la vue. La voisine marqua une pause, puis reprit avec plus d'intensité, comme un encouragement. Une autre nuit, Élise osa se mettre à genoux sur le lit, face à la fenêtre, et se caressa de dos, imaginant les yeux de l'autre sur elle.
Les jours passaient, et le jeu s'intensifiait. Élise recevait parfois des mots sous la porte : "Montre-moi tes lèvres ce soir." Ou : "Utilise quelque chose de dur." Elle obéissait, excitée par l'anonymat relatif. Elle apprit le nom de la voisine en interrogeant discrètement le concierge : Camille. Camille, l'artiste freelance qui vivait seule depuis un an. Élise imaginait sa vie, ses motivations. Était-ce de la solitude ? Du exhibitionnisme ? Ou simplement du désir pur ?
Une semaine plus tard, un mot plus direct : "Ce soir, ouvre ta fenêtre. Laisse-moi t'entendre." Élise hésita. Ouvrir la fenêtre signifiait briser la barrière du verre, rendre les sons réciproques. Mais l'idée l'excitait trop. À 22h, elle poussa les battants, l'air frais de la nuit entrant dans la chambre. Camille fit de même. Pour la première fois, leurs regards se croisèrent vraiment. Camille sourit, un sourire complice, presque timide. Puis elle commença, et Élise l'imita. Les gémissements traversaient la cour, se mélangeant. Élise murmura un "oui" involontaire, et Camille répondit par un soupir plus fort.
Ce fut l'escalade. Les nuits devinrent des duos visuels et auditifs. Élise acheta un vibromasseur, qu'elle utilisa ostensiblement, observant Camille réagir en accélérant ses propres mouvements. Une fois, Camille disparut un instant et revint avec une partenaire – une femme aux cheveux longs – qu'elle embrassa passionnément devant la fenêtre. Élise se sentit jalouse, mais excitée, et se donna du plaisir en les regardant. Le lendemain, un mot : "Jalouse ? À ton tour de me surprendre."
Élise réfléchit toute la journée. Ce soir-là, elle invita une amie, une ex avec qui elle avait gardé contact, pour une "soirée pyjama". Mais au lieu de cela, elle expliqua le jeu, et l'amie, intriguée, accepta de participer. À 22h, elles s'embrassèrent devant la fenêtre ouverte, les mains explorant les corps. Camille observa, immobile d'abord, puis se joignit, se caressant avec une intensité redoublée. Les sons traversaient la cour comme une symphonie érotique.
Pourtant, Élise sentait que cela ne suffisait plus. Le voyeurisme était excitant, mais elle voulait plus. Toucher, sentir, goûter. Camille semblait le sentir aussi. Les mots devinrent plus intimes : "Je te sens proche." Puis : "Bientôt."
Cela arriva un vendredi soir. Élise rentra tard d'un afterwork, un peu ivre de vin. À 22h, elle alluma la lumière, mais Camille n'apparut pas. Déçue, elle s'assit sur le lit, attendant. Puis, un coup à la porte. Élise sursauta. Elle ouvrit, et là se tenait Camille, en robe de chambre légère, les cheveux humides comme après une douche. Pas un mot. Juste un regard intense, qui disait : "À ton tour de diriger."
Élise recula, laissant entrer Camille. La porte se referma doucement. Elles se tenaient face à face dans le salon étroit, l'air chargé d'électricité. Élise sentit son pouls s'accélérer. Camille était plus belle de près : des yeux verts, une peau douce parsemée de taches de rousseur, une bouche pleine qui s'entrouvrit légèrement.
Cela arriva un vendredi soir. Élise rentra tard d'un afterwork, un peu ivre de vin. À 22h, elle alluma la lumière, mais Camille n'apparut pas. Déçue, elle s'assit sur le lit, attendant. Puis, un coup à la porte. Élise sursauta. Elle ouvrit, et là se tenait Camille, en robe de chambre légère, les cheveux humides comme après une douche. Pas un mot. Juste un regard intense, qui disait : "À ton tour de diriger."
Élise recula, laissant entrer Camille. La porte se referma doucement. Elles se tenaient face à face dans le salon étroit, l'air chargé d'électricité. Élise sentit son pouls s'accélérer. Camille était plus belle de près : des yeux verts, une peau douce parsemée de taches de rousseur, une bouche pleine qui s'entrouvrit légèrement.
Sans réfléchir, Élise s'approcha et posa une main sur l'épaule de Camille, sentant la chaleur à travers le tissu fin. Camille ne bougea pas, attendant.
— Assieds-toi, murmura Élise, indiquant le canapé.
Camille obéit, s'asseyant gracieusement, les jambes croisées. Élise s'agenouilla devant elle, relevant lentement la robe de chambre. Les cuisses de Camille s'entrouvrirent légèrement, révélant qu'elle ne portait rien dessous. Élise inspira profondément, l'odeur musquée de son excitation emplissant l'air.
— Écarte-les, ordonna Élise d'une voix rauque.
Camille s'exécuta, exposant son intimité rasée, déjà luisante. Élise posa ses mains sur les genoux, les écartant plus, et approcha son visage. Elle souffla doucement sur la peau sensible, faisant frissonner Camille. Puis, du bout de la langue, elle effleura les lèvres extérieures, goûtant la saveur salée. Camille gémit, un son qu'Élise connaissait si bien, mais cette fois, il était pour elle seule.
Élise lécha plus profondément, explorant les replis, trouvant le clitoris gonflé qu'elle suça doucement. Camille se cambra, ses mains agrippant les coussins. "Plus fort," murmura-t-elle, brisant le silence. Élise obéit, introduisant un doigt, puis deux, courbant les pour atteindre le point sensible à l'intérieur. Camille haletait, ses hanches se mouvant en rythme. Élise accéléra, sa langue dansant sur le bouton, ses doigts pompant avec précision. Bientôt, Camille cria, son corps tremblant dans un orgasme puissant, ses jus coulant sur la main d'Élise.
Mais Élise n'en avait pas fini. Elle se releva, enlevant son propre vêtement d'un geste fluide, se tenant nue devant Camille.
— À genoux, dit-elle.
Camille obéit, s'agenouillant sur le tapis usé. Élise s'assit sur le canapé, écartant les jambes.
— Goûte-moi.
Camille approcha, ses lèvres effleurant l'intérieur des cuisses d'Élise, remontant lentement. Quand sa langue toucha le sexe d'Élise, ce fut comme un feu d'artifice. Élise gémit, ses mains dans les cheveux de Camille, guidant ses mouvements.
Camille était experte : elle alternait succions douces et léchouilles rapides, introduisant sa langue profondément, puis se concentrant sur le clitoris avec des cercles précis. Élise sentait la tension monter, ses muscles se contractant.
— Utilise tes doigts, haleta-t-elle.
Camille inséra deux doigts, les faisant aller et venir tout en suçant. Élise explosa, un orgasme la traversant comme une vague, criant le nom de Camille pour la première fois.
Elles ne s'arrêtèrent pas là. Élise tira Camille sur le canapé, l'allongeant sur le dos. Elle chevaucha son visage, se frottant contre la bouche avide. Camille lécha avec enthousiasme, ses mains sur les fesses d'Élise, les pétrissant. Élise se pencha en avant, atteignant le sexe de Camille pour un 69 improvisé. Leurs langues et doigts s'entremêlèrent, les gémissements étouffés par les chairs. Elles jouirent ensemble, corps tremblants, suants.
Puis, plus doucement, elles migrèrent vers la chambre. Élise sortit son vibromasseur du tiroir, celui qu'elle avait utilisé devant la fenêtre.
— Allonge-toi, dit-elle.
Camille s'étendit, bras au-dessus de la tête. Élise alluma l'appareil, le faisant vibrer contre les tétons de Camille, puis descendant le long du ventre, jusqu'au clitoris. Camille se tortilla, suppliant pour plus. Élise inséra le vibro lentement, le faisant tourner, tout en léchant autour. Camille vint encore, ses cris résonnant dans la pièce.
À son tour, Camille prit le contrôle. Elle attacha les poignets d'Élise aux barreaux du lit avec une écharpe trouvée là, puis explora son corps avec une lenteur torturante. Baisers sur les seins, morsures légères sur les cuisses, doigts partout. Elle utilisa sa bouche sur Élise jusqu'à un nouvel orgasme, puis chevaucha sa cuisse, se frottant jusqu'à jouir à nouveau.
Elles passèrent la nuit ainsi, alternant domination et soumission, explorant chaque centimètre de peau. Au petit matin, épuisées, elles s'endormirent enlacées. Élise se réveilla la première, Camille blottie contre elle. Pour la première fois, les murs n'avaient plus d'importance ; elles étaient de ce côté-ci ensemble.
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Commentaires ()
dommage qu'il n'y ait pas de suite de prévu
J'aurais bien aimé savoir pour l'évolution de leur couple
J'aimerais beaucoup partager ce jeu avec une voisine
Dommage qu'il n'y ait pas de suite...
Montée crescendo du lecteur ou lectrice au même tempo que les deux femmes
J'aime en réel voir deux femmes s'aimer, c'est ce qu'il y a de plus beau et plus érotique
J'ai retrouvé ce moment où l'horloge s'arrête
Aimer sa prochaine comme soi-même. 😇
Note :
Encore un compte supprimé… 💥
C’est répétitif ces temps-ci. 🕳️🕳️🕳️🕳️🕳️🕳️🕳️🕳️
Un texte est publié et le profil saute.🫥
On finira par ne plus commenter que les auteurs (e) fiables et constants (jusqu’à leur départ…)