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Couverture de Ma vie de sissy, par Sissy Fanny
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Ma vie de sissy — Chapitre 2 · Sauna libertin et gloryhole

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Sissy Fanny
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Ma vie de sissy

Chapitre 2 · Sauna libertin et gloryhole

CECI EST UNE HISTOIRE VRAIE
Presque un an s'était écoulé depuis cette fameuse nuit d'anniversaire avec Pierre. Pendant tout ce temps, j'avais réussi à me convaincre que ce n'était qu'un moment d'égarement, une simple curiosité d'adolescent ivre et excité. J'étais hétéro. J'aimais les filles. Cette histoire n'avait été qu'une anomalie, un accident que je pouvais enterrer au fond de ma mémoire. Du moins, c'est ce que je me répétais chaque fois que le souvenir revenait me hanter.
Mais ce soir-là, tout a changé à nouveau. Pour le meilleur et pour le pire.
Mes amis avaient lancé ce défi complètement débile : aller dans un sauna libertin du centre-ville.
— Pour rigoler, juste pour voir, disaient-ils.
J'avais accepté, en mode « mec normal et détendu qui fait le malin ». On est arrivés ensemble, on a payé l'entrée, on s'est changés dans les vestiaires en rigolant discrètement des mecs qui déambulaient déjà à moitié à poil. L'ambiance était lourde, chaude, chargée d'une odeur particulière : bois mouillé, sueur, et quelque chose de plus animal en dessous.
On a commencé par le classique : jacuzzi, sauna sec, hammam. On rigolait comme des gamins, on se lançait des vannes, on faisait semblant de ne pas remarquer les regards qui traînaient sur nous. J'étais le plus bruyant, le plus moqueur — chaque quolibet que je lançais était une petite armure que j'enfilais sur moi. Quand on voyait des femmes nues ça ne nous laissait pas indifférents non plus. Certaines venaient en couple se faire peloter devant d'autres pour s'exciter, d'autres venaient uniquement regonfler leurs égos. Puis quelqu'un a proposé d'aller voir les backrooms, la partie plus sexuelle du sauna. On y est allés en mode touristes, moqueurs, mais moi… moi je sentais déjà un truc bizarre dans mon ventre. Une tension familière.
Les backrooms étaient sombres, labyrinthiques, avec des cabines, des gloryholes, des zones ouvertes où des ombres s'agitaient. J'essayais de rire avec mes potes, mais mon regard revenait sans cesse sur ces trous découpés dans les cloisons. Des gloryholes. L'idée qu'un mec puisse glisser sa bite anonymement et se faire sucer sans jamais voir le visage de l'autre… ça s'est ancré dans mon esprit comme une obsession immédiate. On est passé devant une pièce où plusieurs vieux bedonnants se masturbaient devant un porno bisexuel. Le tout était aussi pitoyable qu'hilarant. Mais je suis vite revenu à mes songes troués dans les murs.
On a continué à traîner, à se détendre dans la vapeur, mais je n'étais plus vraiment avec eux. Je matais de plus en plus les corps autour de moi. Les queues qui pendaient, qui se dressaient parfois. Les grosses, les veineuses, leurs bourses qui semblaient lourdes et pleines. Je me sentais rougir, mon cœur battait comme lors de mon anniversaire. La femelle que je croyais endormie commençait à remuer. Une voix au fond de moi — une voix de salope que je refusais encore de reconnaître — hurlait qu'elle voulait une vraie queue de mâle.
Et j'ai craqué.
J'ai prétexté que j'allais aux toilettes.
— Je vous rejoins dans cinq minutes.
Mes amis ont hoché la tête sans se douter de rien. J'ai marché d'un pas rapide, presque tremblant, jusqu'à la zone des gloryholes. J'ai choisi une cabine vide, je suis entré, j'ai verrouillé la porte derrière moi. Le cœur cognait si fort que j'avais l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine. La cabine était petite, dans un noir quasi total, avec un trou à hauteur de visage. Je me suis assis sur le sol, enlevant la serviette autour de la taille, les mains moites.
Le temps passait. Une minute. Deux. Cinq. Dix. Rien. L'attente était interminable, insupportable. Je me demandais même si je n'étais pas en train de faire une bêtise sous le coup d'une excitation passagère. On dirait bien que personne ne passe dans les gloryholes dans ce sauna. J'étais à deux doigts de renoncer, de me dire que j'étais ridicule, quand soudain… une queue est apparue par le trou.
Elle était grosse. Épaisse, veinée, déjà à moitié dure. La bite d'un homme mûr, clairement. Quarantenaire, peut-être même cinquantenaire. Je ne savais pas comment l'expliquer sur le moment mais mon expérience le confirmera par la suite, elle sentait la bite de mâle mûr. Immédiatement, mon cerveau a imaginé le pire : un vieux bedonnant, dégarni, transpirant, dégoûtant. Un peu comme ceux qui se branlaient devant le porno. J'ai eu un mouvement de recul, un vrai dégoût. « Qu'est-ce que je fous là ? » me suis-je dit.
Pourtant, je ne suis pas parti.
Au contraire, mes yeux restaient fixés sur cette bite anonyme qui se tendait de plus en plus. Elle était imposante, lourde, avec un gland large et rosé qui brillait légèrement. Son gland commençait à suinter et à laisser s'échapper du pré-sperme. L'odeur commençait à me parvenir : musquée, masculine, un peu sueur, un peu sexe. Et contre toute attente, mon propre sexe s'est mis à durcir comme jamais. Une érection violente, presque douloureuse. La femelle en moi prenait le dessus. J'entendais comme une voix de salope au fond de moi m'intimant de craquer, comme si mon corps savait ce qu'il voulait.
Timidement, je me suis approché. Après tout, maintenant qu'il était là je n'allais pas décevoir cet homme. J'ai sorti ma langue et j'ai léché le bout. Juste un petit coup. Le goût était fort, salé, un peu amer. J'ai recommencé. Puis j'ai ouvert la bouche et j'ai pris le gland entre mes lèvres. Lentement. Maladroitement. Mais plus je suçais, plus l'anonymat, l'odeur, le goût me faisaient basculer. Je n'étais plus le mec hétéro qui « testait juste ». J'étais une salope en train de découvrir sa vraie place. En fait, j'étais à ma juste place.
Je suis devenu plus vorace. Je l'ai prise plus profondément, la léchant sur toute la longueur, embrassant les couilles qui passaient parfois par le trou. Je la pompais avec ma bouche comme une vraie petite pute, gémissant doucement autour de cette grosse queue qui remplissait ma gorge. Je l'enfonçais jusqu'à étouffer, les larmes aux yeux, la bave coulant sur mon menton. L'excitation était folle. J'adorais ça. J'adorais être réduit à ça : une bouche anonyme pour un inconnu. Une vide-couilles.
Il a commencé à bouger les hanches, baisant ma gorge à travers le mur. Ses grognements étouffés me rendaient dingue — des sons graves, gutturaux, qui traversaient le bois de la cloison et vibraient jusque dans ma poitrine, me confirmant que cet inconnu se perdait pour de vrai dans ma bouche. Puis il s'est contracté violemment. J'ai senti les premiers jets puissants de sperme chaud inonder ma bouche. J'ai paniqué. Je n'étais pas prêt. Le goût était trop fort pour moi, c'était une étape que je n'étais pas prêt à franchir, clairement. J'ai donc reculé brusquement et j'ai tout recraché par terre, toussant, la gorge en feu, le goût persistant sur ma langue.
Pendant un long moment, je n'ai pas bougé. La gorge brûlait encore, les poumons cherchaient de l'air, et ce goût — fort, salé, indélébile — refusait de partir. Je m'attendais au dégoût. Il n'est pas venu. À la place, quelque chose de chaud et de trouble continuait à irradier depuis mon ventre.
J'ai murmuré, la voix rauque :
— Merci… pour ton jus.
De l'autre côté du mur, l'homme a ri doucement, un rire grave et satisfait. Il a retiré son sexe ramolli et est parti.
Je suis resté là, assis, le goût de sperme encore bien présent dans ma bouche. Malgré le recrachage, j'avais l'impression que mon haleine puait la queue et le foutre. C'était probablement dans ma tête, mais cette sensation m'excitait encore plus. J'ai attendu, espérant une autre bite. Rien. Le trou est resté vide.
Finalement, les jambes tremblantes et la queue dure comme la pierre, j'ai remis ma serviette et je suis sorti. J'ai rejoint mes amis comme si de rien n'était. On a continué à traîner dans le sauna, le jacuzzi, la vapeur. Mais je n'étais plus le même. Mon corps vibrait encore.
Et puis, un peu plus tard, je l'ai croisé.
Un homme d'une quarantaine d'années, plutôt costaud, plutôt en bonne forme comme je l'avais imaginé, avec une serviette autour de la taille. Nos regards se sont croisés. J'ai immédiatement reconnu sa verge dans ma mémoire. Lui aussi a dû me reconnaître à mon expression. Il avait cette perversion dans le regard. J'ai rougi violemment, jusqu'aux oreilles. Cet homme aurait pu être mon père. Je me sentais sale. Exposé. Et surtout… je me sentais comme une vraie salope. Une fille à bites qui venait de sucer sa première queue anonyme dans un gloryhole, et qui en redemandait.
Il a esquissé un petit sourire en coin avant de continuer son chemin. Moi, je suis resté planté là, le cul encore serré, la bouche encore imprégnée de son goût, le sexe à moitié dur sous la serviette.
Ce soir-là, en rentrant, je ne pouvais plus me mentir. Ce n'était pas un simple moment d'égarement comme avec Pierre. C'était le début de quelque chose de beaucoup plus profond. La femelle en moi ne s'était pas juste réveillée. Elle avait faim. Elle voulait plus de bites, plus d'anonymat, plus de soumission. Et quelque part, malgré la honte qui continuait à me ronger, cette certitude-là n'avait jamais été aussi lumineuse — ni aussi terrifiante.
J'aimais la bite.
J'aimais être utilisé comme ça.
Et même si je luttais encore contre ces envies, je savais au fond que ce n'était que le commencement.
[À SUIVRE]
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