Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma vie de sissy — Chapitre 3 · Frustration à Paris
Auteur
Ma vie de sissy
Chapitre 3 · Frustration à Paris
HISTOIRE VRAIE
Depuis mon expérience au sauna libertin, j'étais comme dans une sorte de transe. Je voulais absolument revivre cet état de soumission et de perversion qui m'avait fait révulser les yeux comme jamais, telle la pire et la plus addictive des drogues au monde, incarnée dans une colonne de chair. Il fallait que je retente ça, j'en avais trop envie.
Puis il y a eu ce voyage à Paris.
Je serais incapable de dire précisément ce qui s'est passé dans ma tête. Peut-être était-ce l'anonymat de la capitale, cette impression de pouvoir disparaître au milieu de milliers d'inconnus qui n'en avaient décidément rien à faire de ma vie ou de ce que je faisais de mon corps lubrique. Ou peut-être simplement que j'en avais assez de lutter contre une envie que je connaissais trop bien. Toujours est-il qu'un soir, dans ma chambre, j'ai cessé de négocier avec moi-même. Après tout, ici je pourrais me lâcher sans risquer de croiser quelqu'un que je connais et qui ruinerait ma réputation.
J'ai donc décidé d'installer une application de rencontres gays que beaucoup connaissent. Rien qu'en voyant apparaître les premiers profils, j'ai senti mon cœur accélérer. J'étais fébrile, comme si le simple fait de faire défiler des photos était déjà en soi une transgression folle.
Les conversations s'enchaînaient mais ne menaient jamais bien loin. Entre les classiques profils manifestement inventés, les photos douteuses, les déclarations ubuesques et ceux qui semblaient davantage aimer fantasmer que rencontrer quelqu'un, j'ai véritablement commencé à perdre patience.
Et puis son profil est apparu. Enfin, un homme intéressant. Il était jeune, plutôt mignon, avec un visage doux et une allure délicate qui me plaisait immédiatement. Nous avons échangé quelques messages. Rien de romantique bien évidemment, ni de particulièrement profond. Au contraire, nos buts et envies étaient assez clairs pour ne pas nécessiter de grandes explications. Lorsqu'il m'a envoyé sa position, j'ai découvert qu'il se trouvait à seulement quelques rues de là où j'étais. J'ai subitement ressenti un mélange entre envie, excitation, doute et appréhension. Et je suis parti avant que la seconde de renoncement ne l'emporte.
Dans la rue, je marchais beaucoup trop vite. Je consultais mon téléphone à chaque carrefour, comme si je cherchais à fuir ma raison. Paris continuait de vivre autour de moi malgré le chaos qui se produisait dans ma caboche. Je me traitais mentalement de petite salope en chaleur. Plus je le faisais, plus ça m'excitait. J'avais honte de courir ainsi vers un rendez-vous dont je connaissais à peine le destinataire. Et cette honte me faisait limite accélérer davantage.
Je finis par enfin, non sans mal, trouver la bonne adresse. Le bâtiment n'avait rien de remarquable en soi. Une porte vitrée, des boîtes aux lettres, un hall impersonnel. C'était une cité étudiante. Pourtant, j'avais la sensation au moment d'entrer de franchir une frontière entre mon moi classique et ma vie de débauché. Je me sentais exposé, vulnérable, comme le petit lapin à l'ouverture de la chasse. J'avais l'impression d'être une escorte alors que personne ne savait réellement pourquoi je venais.
Je lui ai envoyé un message pour prévenir de mon arrivée. Quelques instants plus tard, il est descendu m'ouvrir. Il ressemblait à ses photos, c'était déjà une petite victoire en soi. Nous avons échangé quelques banalités en montant. J'essayais de paraître détendu. Je crois que je n'ai trompé personne, surtout pas moi-même. À force de parler de tout et de rien, on devinait ma nervosité, mais ça a dû lui plaire j'imagine.
Sa chambre était petite, typique d'un studio étudiant. Il y avait des affaires posées un peu partout, un bureau encombré. Lui paraissait beaucoup plus à l'aise que moi.
Il a rapidement pris les devants. Je savais ce qu'il attendait de moi, et je savais bien pourquoi j'étais venu. C'était trop tard pour faire face à mes incertitudes, même si mes instincts pervers étaient moins solides que via l'écran de mon téléphone.
Il n'attendit pas plus longtemps et décida de retirer son pantalon afin de me prendre de court et me dévoiler sans plus attendre le secret de son succès : une queue blanche absolument énorme. Vous pourriez croire que je la décris comme cela pour le besoin de cette histoire mais il n'en est rien. Sa matraque était sincèrement comparable aux grosses BBC des films pornos. Une poutre qui ne rentre même pas à moitié dans ma petite bouche avide.
À ce moment-là, mon cerveau s'éteint tel un ordinateur en pleine panne. Une sorte d'instinct primal s'empare de moi et je me mets à avidement la vénérer, la lécher, gober ses testicules et pomper tout ce que je peux. Je suis comme enivrée par cette longue perche de chair odorante et dont les effluves caressent mes narines et me détruisent le cerveau. Je veux cette queue. J'ai besoin de cette queue.
Je gémissais, effectuais d'obscènes succions produisant un son assourdissant. La bave coulait de mon menton et ma mâchoire me faisait un mal de chien. Mais je m'en fichais. Je vivais un moment qui faisait saturer tous mes sens. J'étais dans un état de transe totale. Celle-ci fut coupée brusquement lorsque le jeune étalon finit par appuyer sur l'arrière de ma tête afin que je prenne au maximum son membre disproportionné dans ma cavité et gicle tout son jus dans ma bouche sans même prévenir. Il y en avait une quantité assez importante. Je n'avais jamais réussi à déglutir du jus de mâle et ce jeune impertinent me forçait à avaler pour la première fois de ma vie, non sans mal. Je me suis mis à tousser grassement, une de ses giclées ayant tapé directement contre ma glotte. Mon excitation était à son pinacle. J'étais encore troublé, trop occupé pour comprendre ce que je ressentais. Et presque immédiatement après, l'atmosphère a changé.
Je pensais que mon mâle me soulagerait ensuite à son tour mais il n'en fut rien. Il s'est redressé avec une simplicité désarmante. Pour lui, visiblement, l'histoire était d'ores et déjà finie. Il m'a expliqué qu'il était satisfait et s'était bien vidé, qu'il n'était plus d'humeur à continuer parce que son excitation avait disparu, puis m'a fait comprendre qu'il préférait que je parte. Il semblait considérer la situation comme parfaitement normale. Moi, j'étais encore au milieu de quelque chose qui, pour lui, appartenait déjà au passé. Tel un jouet, j'avais servi mon propriétaire et maintenant je n'étais plus d'aucune utilité.
Je ne vous le cache pas, dans l'escalier la colère a commencé à monter. J'avais traversé le quartier à toute vitesse, pris des risques émotionnels que j'avais mis des années à éviter, et tout s'achevait de cette manière ? Je me sentais utilisé. Frustré. Presque idiot d'avoir imaginé qu'un jeune homme en chaleur m'aurait donné un minimum de considération et d'attention. Je n'avais pas joui....
Puis je fis quelques pas dehors. Je marchais sans but précis ni destination à atteindre. Je me retrouvais dans la rue, sans orgasme, frustrée et la bouche puant le sperme. Et c'est là que quelque chose a basculé.
Au lieu de penser seulement à ce qui m'avait manqué, j'ai commencé à repenser la soirée sous un autre angle. Pourquoi est-ce que j'avais eu autant besoin de lui plaire ? Pourquoi avoir accepté si facilement de partir sans même faire une seule remarque ? Cette façon de me rendre disponible, de chercher la satisfaction et la jouissance de l'autre avant la mienne, n'était pourtant pas nouvelle venant de moi. Elle appartenait à cette part de moi que je m'efforçais de cacher du reste du monde depuis tout ce temps.
Finalement, je n'étais pas différente de ces escortes, prostituées et autres sissy en chaleur qui ne jouissaient pas volontairement et se gardaient aussi bien frustrées qu'excitées dans le but d'écumer les coups d'un soir et les rues en quête de queues à vider et de mâles à satisfaire. Je me sentais aussi sale qu'elles. Et pourtant cela ne me déplaisait pas. Au contraire, je sentais mon excitation repartir de plus belle.
Après tout, pourquoi n'étais-je pas satisfaite ? Ce jeune homme avait été suffisamment généreux avec une chienne comme moi. Il m'avait fait cadeau de sa queue et surtout de son précieux foutre. Le goût encore sur ma langue était d'ailleurs très particulier. À la fois désagréable et hautement addictif. Je n'aimais pas cette substance salée et au goût si fort, mais pourtant j'appréciais le fait de l'avoir en bouche. Curieux.
J'avais du bon jus dans mon estomac, une odeur de sperme dans la bouche, un état d'excitation à son paroxysme. Une catin comme moi avait déjà reçu tout ce qu'elle méritait et n'avait aucune raison de se plaindre.
J'ai eu honte.... et j'ai adoré ça.
Rendez-vous la prochaine fois pour une autre des histoires qui me sont arrivées.
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