Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
L’interdit — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L’interdit
Chapitre 2
Je m’allonge en douceur en ne lâchant pas une seule seconde son regard. Le silence présent dans la chambre est chargé d’une chaleur étouffante et passionnée. Je ne bouge plus vraiment, suspendue entre l’audace et le doute. Hugo reste planté là un instant, lâchant mon regard pour scruter mon corps de haut en bas, sa bouche légèrement entreouverte. Quelques secondes où tout peut basculer sans qu’aucun mot ne soit dit. Il aurait pu reculer, en rester là, mais ce n’est pas du tout ce qu’il fait.
Moi non plus, je n’arrête pas, je ne lâche pas son regard tout en le regardant approcher du lit.
— Tu peux encore changer d’avis, souffla Hugo.
— Toi aussi…, je répondis faiblement.
Il pose ses genoux au bord du lit, le matelas s’affaissant légèrement sous son poids, ce qui suffit à faire remonter un frisson le long de mon ventre. Puis sa main effleure ma cuisse, un contact léger, mais mon corps réagit instantanément. Je ferme les yeux une seconde en laissant échapper un souffle tremblant. Quand j’ouvre à nouveau les yeux, il est plus près encore, et à cet instant, je sais que je ne veux plus attendre.
Je ne veux pas qu’il prenne le contrôle, cette fois c’est moi qui décide du rythme. Je pose mes mains sur ses épaules comme pour stopper son avancée, et je le fais basculer pour que ce soit lui qui soit allongé, à ma merci. Je me redresse sur le lit et replace sensuellement les bretelles de mon string fendu et je l’enjambe pour me positionner juste en dessous de son nombril. Ses mains se posent sur mes hanches et remontent lentement jusqu’à mes seins, qu’il empoigne avec fermeté, tout en caressant mes tétons à l’aide de ses pouces.
Je gémis de plaisir, fermant les yeux, ma tête penchant vers l’arrière. J’humidifie le bas de son ventre et il le sent. Je sens sa respiration changer. Je me redresse et me penche vers lui pour l’embrasser avec douceur. À ce moment-là, je ressens quelque chose de puissant, le plaisir intense de voir quelqu’un d’aussi sûr de lui perdre un instant ses repères.
— Tu pensais vraiment contrôler quoi que ce soit ce soir ? Je lui murmure à l’oreille.
Je veux qu’il n’oublie jamais ce moment. Mais lorsque j’atteins à peine son cou, je sens sa queue pénétrer en moi, dure comme du bois, glissant sans aucune difficulté. Il n’a pas vraiment l’air d’accord pour me laisser prendre le contrôle, il ne veut pas perdre le contrôle. Je me redresse aussitôt, lui permettant de s’enfoncer au plus profond de moi, ce qui nous fait gémir tous les deux, avec une synchronisation parfaite.
— Putain Lola, me dit-il en empoignant mes hanches avec fermeté.
— T’arrêtes surtout pas, je soupire en faisant glisser ma main du haut de son torse jusqu’à son nombril.
Il me pousse avec son bassin de façon à ce que je tienne sur mes genoux, et commence ses coups de hanches de façon brutale, limite bestiale, il en mourait clairement d’envie, et franchement, moi aussi.
Mes fesses claquent sur ses cuisses, nos respirations s’accélèrent, le bruit de ma mouille inonde son bas-ventre, il me baise comme Paul ne l’a pas fait depuis longtemps. Il passe sa main dans mes cheveux, enveloppe tout l’arrière de mon crâne avec sa main et me fait basculer sur le dos, il n’en a pas fini avec moi. Commencent alors des mouvements plus doux, plus précis, me laissant savourer chaque centimètre qui entre en moi. J’halète en me mordant les lèvres, les yeux fermés, mais je sens bien qu’il ne lâche pas mon visage des yeux.
— Regarde-moi, soupire Hugo en accélérant le mouvement.
— Montre-moi à quel point t’avais envie de moi, je lui lance avec mon regard le plus sensuel.
Nos corps se tortillent l’un contre l’autre, nos mains se baladent sur toutes les parties accessibles de notre peau, nos regards ne se lâchent plus, nos souffles chauds se font sentir à travers nos lèvres à peine collées. C’est passionné, il fait chaud, il sent la pression monter en moi, il sent mon excitation. Il pose sa main autour de mon cou avec délicatesse, se redresse et accélère ses mouvements, me faisant gémir à chaque coup de reins, traduisant mon envie qu’il aille jusqu’à me faire jouir.
— Hugo… J’halète en empoignant la couverture du lit, la tête penchant vers l’arrière, mon corps se tortillant de plaisir.
Il se retire d’un coup sec, m’agrippe par les hanches pour me tirer au bord du lit, de façon à ce que je ne salisse pas les draps, puis enfonce ses doigts, se dresse devant moi et commence à se branler. Cette vue d’en bas, lui dressé nu devant moi, en sueur, sa queue dure et sensible, visqueuse, me fait frémir, je veux garder cette image en tête. Je sens mon corps trembler, je me mords la lèvre si fort pour ne pas crier de plaisir, et sens son sperme chaud couler sur mon bas-ventre. Dans la chambre ne résonnent que le bruit du squirt inondant sa main, puis son gémissement rauque, laissant un silence de plénitude. On reste plantés comme ça quelques secondes, jusqu’à ce qu’on entende la poignée de la porte bouger.
Je me fige instantanément, mais je sais que la porte est fermée à clé. Je vois le regard inquiet d’Hugo se tourner brusquement vers moi.
— C’est fermé à clé. C’est toi Lola ?
Mon sang se glace, je reconnais tout de suite la voix, et Hugo aussi. Je ne réussis pas à dire un mot.
— J’ai cru entendre du bruit, tout va bien ?
Hugo retient son souffle, la chambre est visiblement trop petite pour contenir notre secret. Je me décide enfin à parler.
— Ah oui, t’en fais pas, ça va, désolée pour le bruit, je rangeais mes affaires.
Je n’entends aucune réponse, puis des pas qui s’éloignent dans le couloir. Je m’approche de la porte histoire d’être sûre que plus personne ne soit dans le couloir. Et tout en m’y adossant, je pousse un soupir tremblotant. Aucun de nous ne parle, ce n’est plus la peur d’être surpris qui nous trouble, mais la réalité de ce qu’on vient de faire. Je crois qu’à ce moment-là, on comprend tous les deux que rien ne sera plus comme avant.
— Je vais avoir du mal à la regarder demain matin… je lance pour couper le silence assourdissant.
— Elle n’a rien capté, t’en fais pas.
— C’est ta mère Hugo, tu devrais la connaître, elle capte tout avant tout le monde.
— J’crois qu’il est temps que je rejoigne mon lit, dit Hugo en se rhabillant.
— C’est mieux oui, je dis en repositionnant ma robe, cherchant du regard le reste de mes affaires.
Hugo s’échappe de la chambre en ouvrant discrètement la porte, vérifie le couloir et se dandine en tee-shirt et caleçon, tenant son pantalon jusqu’à sa chambre. Je prends mon pyjama et je file à la douche. La salle de bain est immense et la douche peut contenir facilement quatre personnes. Je commence à faire couler l’eau chaude avant de me déshabiller. Nue devant le miroir, je remarque les traces de doigts d’Hugo encore présentes sur mes seins. Je passe ma main entre mes jambes, le bout de mes doigts est gluant, attestant du plaisir que je viens de prendre avec le frère de mon mec. Je prends ma douche rapidement, et je décide quand même d’aller voir Paul dans la chambre du bas. En sortant de la salle de bain, je remarque que la plupart des lumières de la maison sont éteintes, visiblement la fête est bien finie. Paul est affalé avec un seau à côté du lit, la chambre a une odeur de fin de soirée et lui, il est déjà bien endormi. Il ne se doute pas un instant de ce qu’il s’est passé cette nuit. Je remonte me coucher dans la chambre du haut et le laisse ici, mais à aucun moment je ne réussis à fermer les yeux, toutes les images me revenant en tête, réveillant en moi l’excitation interdite.
J’entends de la vaisselle et la machine à café en route, il est 9 h et tout le monde commence à rejoindre la cuisine pour le petit déjeuner. L’angoisse monte, j’ai l’impression que c’est écrit sur mon visage. Et Hugo, comment allons-nous réagir en nous voyant après ça ? Je prends mon courage à deux mains et je descends de façon guillerette, comme à mon habitude.
— Salut tout le monde !
— Ah Lola, bien dormi ? me demande la mère des garçons.
— Pas beaucoup mais le lit était hyper confortable pour moi toute seule. C’était une trop bonne soirée.
— Ah ça oui.
Hugo débarque dans la cuisine et file voir son père pour débriefer du dernier match de foot. Nos regards ne se croisent pas et j’en profite pour aller réveiller Paul. Il est déjà sous la douche, je rentre dans la salle de bain et m’assure qu’il va bien.
— Oh bébé désolé pour hier soir, j’ai abusé, on n’a même pas trop profité ensemble.
— T’inquiète pas, j’ai passé une très bonne soirée quand même, tu te sens bien aujourd’hui ?
— Oui ça ira, je vais aller manger un peu.
On retourne vers la cuisine et tout le monde applaudit Paul pour sa performance remarquée de la veille. Hugo lève les yeux vers nous, me regarde profondément dans les yeux seulement deux secondes, puis baisse la tête en esquissant un sourire, il se retourne vers son père et continue leur conversation. Je fais comme si de rien n’était mais j’essaie de décrypter ce que je viens de voir, je ne m’attendais à rien mais là c’est bizarre. Je suis limite vexée. Je bois mon café en face de Paul, Hugo assis en bout de table sur ma gauche, et je ne sais pas du tout quoi penser à part : « Putain qu’est-ce que j’ai fait ? » Il faut vraiment qu’on rentre chez nous.
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