Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mes vacances à Sète — Chapitre 3 · Les ombres du désir
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mes vacances à Sète
Chapitre 3 · Les ombres du désir
En quittant cette plage, l'excitation et le désir laissent place à la frustration et la colère. Ce groupe d'ados, qui a débarqué, a brisé cet instant magique.
La lumière de la lune guide nos pas, sur le petit sentier qui nous ramène au camping. Hugo et moi marchons silencieusement, la tête basse et le regard sur le sable. Le sourire de Hugo a également disparu. Comme moi, il doit regretter la fin brutale de nos ébats.
Après avoir passé le petit portail qui délimite l'entrée dans le camping, nous passons à côté de la piscine. Vu l'heure, celle-ci est évidemment fermée, mais les douches extérieures restent accessibles et j'ai très envi d'enlever cette couche de sel et de sable qui s'est fixée sur ma peau. Les mains que je passe sur mon corps me font déjà regretter celles de Hugo.
En arrivant sur le camp, je vois que l'intérieur de la tente de Manon et Arthur est éclairée. Peut-être sont-ils en train de discuter ou regarder un film. Après une courte hésitation, je préfère m'engouffrer dans ma tente et aller me coucher, même si je n'ai pas sommeil. Cette fin de soirée m'a vraiment contrariée… Hugo entre à son tour dans la tente et s'allonge sur son petit matelas.
Couchée sur le côté et tournant le dos à Hugo, j'essaye d'oublier ma frustration en pensant à autre chose. Les yeux fermés, j'écoute les bruits environnants qui m'apaisent. Mais, entre deux chants de grillons, un son peu habituel attire mon attention. J'essaye de déterminer ce que c'est, mais j'ai beaucoup de mal. On dirait quelque chose qui tape avec plus ou moins de force et dans un rythme assez irrégulier. Les chuchotements que je perçois m'indiquent que leur origine n'est pas très éloigné de notre tente. Lorsque j'entends un petit gémissement, je n'ai plus vraiment de doute… Il y en a qui sont en train de passer du bon temps !
Chaque bruit et gémissements qui viennent à mes oreilles nourrisse ma curiosité. Je me retourne sur le dos, Hugo est, lui aussi, réveillé.
— Je ne suis pas folle, tu entends bien la même chose que moi, hein ?
— Étant donné le silence qui règne dans le camping, c'est difficile d'entendre autre chose…
— Tu crois que c'est loin ?
— Non, je ne pense pas. C'est autour de nous. Peut-être ce couple de Hollandais juste à côté.
— Non non, j'ai entendu des mots en français, ce n'est pas eux.
— …
— Il faut que je sache d'où ça vient !
— Halala, les filles et leur curiosité.
— Chut !
— Étant donné le silence qui règne dans le camping, c'est difficile d'entendre autre chose…
— Tu crois que c'est loin ?
— Non, je ne pense pas. C'est autour de nous. Peut-être ce couple de Hollandais juste à côté.
— Non non, j'ai entendu des mots en français, ce n'est pas eux.
— …
— Il faut que je sache d'où ça vient !
— Halala, les filles et leur curiosité.
— Chut !
J'avance à quatre pattes, aussi discrète qu'un chat, jusqu'à la fermeture-éclair de la tente. Je l'ouvre délicatement et passe ma tête à l'extérieur. Bizarrement, plus aucun son ne se fait entendre. J'espère qu'ils n'ont pas fini, j'ai envi de savoir moi !
— Alors, madame l'enquêtrice ?
— Chuuuuuuut !
— Chuuuuuuut !
Au bout de quelques instants, les bruits reprennent. Cela semble venir de la gauche. Je tourne la tête et, brusquement, je remets ma tête à l'intérieur.
— Punaise, tu ne devineras jamais !, dis-je à voix basse, mais terriblement excitée.
— Ben vas-y, balance !
— C'est Manon et Arthur !
— T'es sérieuse ?!
— Vient voir si tu ne me crois pas.
— Ben vas-y, balance !
— C'est Manon et Arthur !
— T'es sérieuse ?!
— Vient voir si tu ne me crois pas.
Je passe une nouvelle fois ma tête au dehors.
— Hugo vient vite ! On voit même leur ombre sur la toile. J'ai l'impression qu'ils sont en levrette !
Je sens Hugo venir contre moi, ouvrir un peu plus la fermeture-éclair et passer sa tête par-dessus la mienne.
— Roooh les salauds. « Oui, on est fatigué, on va se coucher, blablabla ». Ils voulaient juste en profiter pour baiser tranquillement !
Au bout de quelques instants, Hugo décide de retourner à l'intérieur de la tente. Moi, toujours à quatre pattes, la tête juste sortie, j'exerce mon activité de voyeuriste avec beaucoup d'excitation. J'imagine déjà ma discussion, demain matin, avec Manon et surtout sa tête : « Alors, vous avez bien dormiiii ? Rolalaaa, hier soir, vous avez tout loupé. Il y a un couple qui s'en est donnée à cœur joie. Vous n'avez rien entendu ?! Hugo pense que ce sont les Hollandais d'à côté ! On se serait cru sur le port d'Amsterdam ». J'essaye de réprimer mes pouffes de rire, mais je suis tellement pressée de me lever demain matin !
Je reste malgré tout immobile, captivée par ce spectacle érotique d'ombres chinoises qui se joue devant moi. Ces corps qui dansent ensemble, en rythme, comme dans un ballet. Depuis quelques minutes, je devine Arthur, allongé sur le dos, et Manon, assise sur lui, à califourchon. Elle fait onduler son corps, tout en prenant appuie sur le torse d'Arthur qui, par moment, pose ses mains sur la poitrine de Manon, avant de redescendre pour se saisir de ses fesses. Cette représentation, qu'il m'offre involontairement, est un mélange de tendresse, d'amour et de complicité. À l'image de leur couple. Je trouve également cette vision excitante. Je me remémore les frissons qui me parcourraient tout à l'heure, sur la plage. Par moment, je surprends même mon corps se tortiller.
Soudain, mon corps se raidit, surpris par une main qui vient de se poser sur mon mollet. D'abord, immobile, je sens maintenant un pouce qui effleure la peau. Mon cœur s'accélère lorsque cette main longe ma jambe, avant de passer lentement à l'intérieur de ma cuisse.
— Hugo… Qu'est-ce que tu fais ?, dis-je en chuchotant.
— Chuuuuut.
— Chuuuuut.
Cette main, qui continu son irrésistible ascension, me chamboule et éveille tous mes sens. Mon corps se relâche peu à peu et va même jusqu'à se cambrer. Les yeux fermés, envahit par l'excitation, je laisse ma tête tomber. Je sens mes longs cheveux chuter, effleurer mes épaules, frôler mes joues et se précipiter sur mes bras. Jusqu'où osera-t-il aller ?
Arrivé à quelques centimètres de ma culotte et de mon intimité, il marque un temps d'arrêt et se contente de quelques caresses. Je sursaute à nouveau lorsque je sens ses lèvres se poser sur le bas de mon dos, pour l'embrasser. Obéissant à mon inconscient qui est en ébullition, mes jambes s'écartent un peu plus. Hugo, qui comprend l'invitation, franchi les quelques centimètres restants et pose sa main sur mon sexe. Je suis immédiatement foudroyée par une puissante décharge de plaisir qui m'arrache un petit cri suivi d'un long soupir.
— Hugo…
— Chuuuut… Ça fait maintenant dix minutes que tu dandines tes fesses, à quatre pattes, devant moi.
— Chuuuut… Ça fait maintenant dix minutes que tu dandines tes fesses, à quatre pattes, devant moi.
Une autre main vient se poser sur mon ventre et commence à glisser sous mon tee-shirt qui, dans la position où je me trouve, laisse un bâillement assez large. Sans m'en rendre compte, je devais offrir à Hugo une vue magnifique sur ma poitrine. Lorsque sa main vient affleurer mon sein. Mon corps réagit une nouvelle fois par un sursaut. Je me délecte de ces instants qui me mettent en appétit.
Les mains de Hugo arpentent mon corps de telle manière que je le devine à genoux, juste derrière moi. En profitant de leur passage sur mon dos, ses mains remontent progressivement mon tee-shirt et viennent, par moment, se saisir de mes seins, m'arrachant également quelques longues expirations. Lorsqu'il les place sur mes épaules, je les sens tirer mon corps contre le sien et mes fesses contre son bassin. Les mouvements qu'il effectue et son sexe contre mes fesses, révèlent son excitation et son désir.
Pour lui montrer mon envie d'aller plus loin avec lui, j'accompagne ses gestes et exerce à mon tour quelques pressions sur son bassin. Dès lors, ses mains regagnent mes hanches et viennent saisir ma culotte qui, a n'en pas douté, doit être un peu humide. Délicatement, je la sens passer le long de mes cuisses et tomber sur mes genoux. Désormais, mon corps n'a plus de secret pour Hugo. Je sens ses mains masser mon fessier. Ses pouces, qu'il déplace de bas en haut, écartent par moment mes fesses, rendant davantage visible mon sexe. Déjà très excitée par cette situation, je pousse un nouveau gémissement lorsqu'une langue vient frôler mon intimité. Encouragé par ma réaction, Hugo revient à la charge et embrasse mon sexe avant de s'adonner à un plaisir buccal.
Je suis en extase, mes dents viennent mordiller ma lèvre, comme pour s'assurer que je ne suis pas en plein rêve. Lorsque je tourne la tête en direction de la tente de Manon et Arthur, je constate que celle-ci est plongée dans l'obscurité. J'ai loupé le bouquet final, mais qu'importe. J'apprécie la petite brise qui vient caresser mon visage et qui contraste avec la chaleur torride qu'il y a sous notre tente.
Complètement sous l'emprise de Hugo, je savoure chaque mouvement de sa langue qui tantôt titille mon clitoris et tantôt essaye de s'introduire en moi. Emportée par le plaisir, je viens presser mes fesses contre le visage de Hugo afin de sentir sa langue encore plus profondément en moi. Chaque coup de langue me fait davantage sombrer dans l'ivresse. Tout à coup, Hugo se retire, laissant mon entre-jambe très humide, mélange de salive et de cyprine. Mon Dieu que c'était bon. Je crois que je n'ai jamais pris autant de plaisir avec un cunni.
Alors que je me remets à peine de mes émotions, deux mains se saisissent de mes hanches et m'emportent violemment à l'intérieur de la tente. Hugo me bascule, m'allonge sur le sol et vient se placer au-dessus de moi. Il plonge son visage dans mon cou et l'embrasse avec fougue. Mais n'en pouvant plus, j'approche ma bouche de son oreille et lui susurre : « Vas-y, prends-moi tout de suite ! »
Dès lors, Hugo se redresse et retire son boxer. Je contemple ce sexe, en pleine érection, face à moi. Son gland semble bien gonflé et je distingue quelques gouttes de liquide pré-séminal couler le long de sa verge. Il doit être aussi impatient que moi.
Hugo se penche sur le côté et commence à chercher quelque chose dans son sac. Au lieu d'attendre, je décide de me saisir de son sexe et de le branler. Il mouille tellement que ma main glisse sans difficulté autour de sa verge. Hugo s'arrête quelques instants pour profiter de mon initiative, mais il replonge dans son sac.
— C'est bon, j'ai trouvé !
Tout en se redressant fasse à moi, il commence déchirer et sortir un préservatif de son emballage.
— Donne-le-moi, je vais te le mettre.
Je dépose délicatement le préservatif sur son gland tout humide, puis le déroule sur toute la longueur de son sexe. Pour être certaine qu'il soit bien mis, je le branle soigneusement. Je regarde, dans le même temps, ses testicules monter et descendre en suivant les mouvements de ma main.
J'écarte les jambes et tire Hugo contre moi. Ça y est, c'est le moment de passer à l'étape supérieure et cette fois, personne ne va nous interrompre. Je n'en peu plus d'attendre !
Collés l'un à l'autre, Hugo saisit son sexe et commence à le frotter contre le mien.
— Tu m'as rendu folle Hugo. Vas-y !
Sur ces mots, il positionne son sexe à l'entrée et commencer à pousser. Je sens mes lèvres s'écartent et ce membre qui s'introduit en moi. Je mouille tellement que ce dernier s'enfonce sans aucune difficulté. Les frottements contre les parois de mon vagin me procurent déjà un certain plaisir. Les petits va-et-vient que fait Hugo permettent à son sexe d'aller de plus en plus profondément en moi. Mais, j'en veux plus !
Affamée, j'agrippe les fesses de Hugo et viens plaquer et pousser son bassin contre le mien, jusqu'à ce que ses testicules viennent heurter mes fesses. Cette fois, son pénis est complètement à l'intérieur de moi.
— Oh oui, vas-y. Je la sens bien là !
Hugo saisit mes mains, les places au-dessus de ma tête et décide de les maintenir. Prisonnière, je ne peux plus bouger, je suis à sa merci et cette situation m'excite encore plus. Ne pouvant rien faire d'autres, je plonge mon regard dans celui de Hugo qui pilonne mon bassin avec entrain.
Clac, Clac, Clac ! Chaque coup qu'il me donne, déclenche une onde de plaisir qui se propage dans tout mon corps. Ma respiration se fait plus saccadée et mon corps n'offre aucune résistance aux assauts répétés de Hugo. J'essaye de me contenir pour ne pas faire trop de bruits sinon, demain matin, c'est à moi que l'on demandera si j'ai bien dormi. Mais, je prends tellement mon pied… Depuis de longues minutes, Hugo fait absolument ce qu'il veut de moi.
Lorsqu'il relâche la pression sur mes poignets et les libèrent, je viens plaquer mes mains sur son dos et le serre contre moi pour ne faire qu'un avec lui. L'angle de pénétration est parfait et Hugo ne faiblit pas. Je sens que je ne serai plus très longue à venir. Clac, Clac, Clac ! Ce bruit résonne dans ma tête et mon corps.
— Léa, je crois que je vais bientôt jouir…
— Alors vas-y donne tout, lâche-toi !
— Alors vas-y donne tout, lâche-toi !
Hugo se lance dans un sprint final. Sa respiration se fait plus forte et ses coups de bassin deviennent encore plus puissants. CLAC, CLAC, CLAC ! Mes doigts se resserrent et mes ongles s'enfoncent dans la peau de Hugo. Le fin approchant, je fais aussi des mouvements avec mon bassin dans l'espoir d'atteindre également l'orgasme.
— Vas-y Hugo, vas-y ! Oui… continue !
— Ah… Aaah… Aaaaaaaaaah !
— Ah… Aaah… Aaaaaaaaaah !
Soudain, Hugo, dans un dernier mouvement, enfonce son sexe encore plus profondément, avant de s'immobiliser et gémir dans le creux de mon oreille. Il est en train de jouir en moi.
Mes bras, autour de lui, le maintiennent contre moi. Même si je n'ai pas joui, ce moment fût incroyable. Je savoure les derniers passages de son sexe en moi. Mes doigts remontent le long de son dos et viennent glisser dans ses cheveux que je caresse affectueusement. Hugo est encore essoufflé, il a chaud et transpire.
Je ne sais pas sur quoi débouchera cette nuit. Si notre relation sera longue ou courte. Toujours est-il que je veux profiter de ces moments et de ces vacances. J'espère qu'il y aura d'autres nuits comme celle-ci.
Hugo pose une main sur ma joue et approche ses lèvres de ma bouche pour m'embrasser.
— Je vais prendre une douche, car je suis en sueur. Je fais vite.
Je regarde Hugo enfiler son short et sortir de la tente avec quelques affaires de toilette. En ce qui me concerne, je renfile ma culotte et mon tee-shirt. Allongée sur le côté, une main sous l'oreille, je trouve le sommeil très vite, exténuée, mais heureuse de la manière dont s'est terminée cette journée.
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Va t’elle retrouver l’amour