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Parenthèse hors de contrôle — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Parenthèse hors de contrôle
Chapitre 2
Je reste allongée contre lui, le souffle encore court, la peau humide de sueur et de désir. Ses doigts tracent des cercles lents sur mon dos, comme s’il cherchait à apaiser les frissons qui me parcourent encore. La pièce est silencieuse, à part nos respirations qui s’apaisent peu à peu. Je sens son regard sur moi, attentif, presque interrogateur.
Je me redresse légèrement, appuyant mon menton sur son torse pour le regarder. Ses yeux sont sombres, encore brillants de l’intensité de ce qu’on vient de vivre. Je souris, un peu timide soudain, malgré tout ce qu’on a osé.
— Tu sais… murmuré-je, hésitante. C’était la première fois.
Il cligne des yeux, surpris, puis un sourire naît sur ses lèvres, à la fois amusé et tendre.
— La première fois que quoi ? demande-t-il en jouant avec une mèche de mes cheveux.
Je baisse les yeux un instant, puis les relève, franche.
— La première fois qu’un homme me sodomisait. Et… la première fois qu’un homme éjaculait dans ma bouche. Et que j’avalais.
Un silence. Je vois ses pupilles se dilater, comme si mes mots venaient de raviver le feu entre nous. Il se redresse un peu, son regard devenant plus intense, presque incrédule.
— Vraiment ?
Je hoche la tête, un sourire en coin.
— J’ai toujours refusé à mon mari.
Il me regarde, fasciné, comme s’il venait de découvrir un nouveau visage de moi. Puis, lentement, il passe une main dans mes cheveux, son pouce effleurant ma joue.
— Pourquoi moi, alors ?
Je ris doucement, presque malgré moi.
— Parce que toi, tu n’as pas demandé. Tu as osé. Et tu m’as fait sentir que c’était… normal. Désirable. Pas sale, pas interdit. Juste… intense.
Il sourit, un sourire qui en dit long sur sa fierté masculine, mais aussi sur sa tendresse.
— Tu es une femme incroyable, Claire.
Je me blottis contre lui, savourant la chaleur de son corps, cette complicité qui s’est installée entre nous sans qu’on ait besoin de se connaître depuis des années.
— Et toi, tu es un amant incroyable, Thomas. À vingt-deux ans, tu sais déjà ce que beaucoup d’hommes ignorent toute leur vie.
Il éclate de rire, un rire jeune, libre, qui contraste avec la gravité de l’instant.
— C’est toi qui m’as appris, ce soir. À voir une femme. À la toucher. À la comprendre.
Je me redresse, m’assois à califourchon sur lui, mes mains posées sur son torse. Je sens son cœur battre sous mes paumes, rapide, vivant.
— Tu as vingt-deux ans, et moi quarante-cinq. On a presque l’âge d’être… mère et fils.
Il me regarde, sérieux tout à coup.
— Non. On a l’âge de deux adultes qui se sont trouvés, ce soir. Qui se sont choisis.
Je souris, émue. Il a raison. Ce n’est pas une question d’âge. C’est une question de désir, de confiance, de cette alchimie rare qui fait qu’on ose tout, sans peur.
— Tu crois qu’on refera ça ? demandé-je, taquine, en laissant mes doigts descendre le long de son ventre.
Il attrape ma main, la porte à ses lèvres.
— J’en suis sûr.
Je l’embrasse, doucement cette fois, savourant la douceur de ses lèvres, le goût de sa peau. Quand je me détache, je murmure contre sa bouche :
— Alors montre-moi encore.
Et je le sens sourire contre mes lèvres, avant de me renverser sur le canapé, ses mains déjà en mouvement, prêtes à explorer, à conquérir, à me faire oublier tout le reste.
Le cuir du canapé est froid sous ma peau brûlante, mais je m’en fous. Je suis à califourchon sur lui, mes talons aiguilles enfoncés dans les coussins, mon string noir toujours en place, juste assez décalé pour qu’il voie à quel point je suis prête. Ses mains agrippent mes hanches, ses doigts s’enfonçant dans ma chair tandis que je me cambre, provocante, mes seins lourds et offerts sous son regard affamé.
— Tu veux jouer, Claire ? murmure-t-il, sa voix rauque, ses yeux brillants de désir.
Je ne réponds pas. À la place, je descends lentement, mon souffle chaud effleurant son cou, mes lèvres traçant un chemin de baisers brûlants sur son torse. Quand j’atteins son sexe, déjà dur et palpitant, je le prends dans ma main avec un sourire carnassier.
— Je ne joue pas, Thomas, chuchoté-je avant d’envelopper son gland de mes lèvres.
Je commence par des mouvements lents, ma langue tourbillonnant autour de lui, mes yeux levés vers les siens. Il gémit, ses doigts se crispant dans mes cheveux, mais je ne lui laisse pas le contrôle. Je l’avale profondément, encore et encore, mes joues creusées, ma main serrée à la base. Je sens ses hanches se soulever, mais je le maintiens en place d’une pression ferme.
— Putain, Claire… halète-t-il, la voix brisée.
Je le relâche avec un "pop" sensuel, un filet de salive reliant mes lèvres à son sexe.
— Tu aimes ça ? demandé-je, ma voix rauque et pleine de promesses.
Il grogne en réponse, ses yeux rivés sur moi. Je reprends, plus vorace cette fois, ma tête bougeant rapidement, mes lèvres serrées, ma langue le taquinant sans pitié. Ses gémissements deviennent plus désespérés, ses doigts enfoncés dans mes cheveux, mais je ne m’arrête pas. Je veux le sentir perdre pied.
Soudain, il me soulève et me pousse en arrière sur le canapé, ses mains écartant mes cuisses avec une impatience sauvage. Mon string est toujours là, mais il le tire sur le côté, exposant mon sexe humide et gonflé. Il s’agenouille devant moi, sa bouche trouvant mon clitoris avec une précision qui me fait crier. Sa langue est chaude, insistante, ses doigts s’enfonçant en moi, cherchant ce point qui me rend folle.
— Tu es trempée, grogne-t-il contre ma peau, ses doigts recourbés en un crochet qui me fait voir des étoiles.
Je me cambre, mes hanches se soulevant à sa rencontre, mes doigts agrippant ses cheveux.
— Thomas… je vais jouir, gémis-je, mon corps tremblant sous ses caresses expertes.
Il accélère le rythme, sa langue et ses doigts travaillant en tandem, me poussant vers le bord du précipice. Je cris, mon orgasme me frappant comme une vague, intense et inévitable. Il ne me laisse pas redescendre, continuant à me lécher, à me sucer, prolongeant chaque frisson.
Sans me laisser reprendre mon souffle, il se redresse et me retourne, me plaquant contre le dossier du canapé, mes fesses en l’air. D’un coup sec, il me pénètre, me remplissant entièrement. Je hurle, le plaisir et la surprise se mêlant, mes ongles s’enfonçant dans le cuir.
— C’est ça que tu veux ? grogne-t-il, ses hanches frappant les miennes avec une force qui me coupe le souffle.
— Ouiii ! Plus fort ! supplié-je, haletante.
Il obéit, ses mouvements devenant plus brutaux, plus possessifs. Chaque coup de reins est profond, chaque retrait me laisse vide et désespérée. Je sens ses mains agripper mes hanches, ses doigts laissant des marques sur ma peau. Une de ses mains se lève et une claque retentit sur mes fesses, nette et excitante, suivie d’une autre.
— Tu es à moi ce soir, Claire, grogne-t-il, sa voix sourde et déterminée.
Je gémis en réponse, mon corps tremblant sous ses assauts. Il change d’angle, et soudain, chaque poussée frappe ce point en moi qui me fait crier de plaisir.
Il me retourne à nouveau, me plaçant face à lui, mes jambes enroulées autour de sa taille. Il me pénètre avec la même intensité, ses yeux brûlant des miens. Je sens un autre orgasme monter, plus puissant que le premier.
— Je vais jouir, Thomas, haleté-je, mes ongles s’enfonçant dans ses épaules.
— Pas encore, répond-il en ralentissant, un sourire diabolique aux lèvres.
Il me soulève et me place à califourchon sur lui, son sexe toujours en moi. Je commence à bouger, roulant mes hanches, chaque mouvement profond et sensuel. Mais je veux plus. Je me redresse légèrement et guide son sexe vers mon anus. Je m’enfonce lentement sur lui, savourant la sensation de plénitude, le mélange de douleur et de plaisir.
— Putain, Claire, grogne-t-il, ses mains agrippant mes hanches pour me guider.
Je commence à bouger, chaque mouvement plus intense, plus exigeant. Je sens son plaisir monter, son corps se tendre sous moi. Ses mains glissent vers mes seins, les pétrissant, les caressant, tandis que je continue à me mouvoir, chaque ondulation calculée pour le rendre fou.
Quand il est au bord de l’orgasme, je me retire et me place devant lui, mes seins offerts. Il éjacule avec un grognement rauque, son sperme chaud recouvrant ma poitrine et mon visage. Je ferme les yeux, savourant chaque goutte, chaque frisson, un sourire satisfait aux lèvres.
Nous restons là, haletants, nos corps tremblants et couverts de sueur, savourant les dernières vagues de plaisir de cette nuit torride et inoubliable.
Je me redresse lentement, le corps encore vibrant, la peau marquée par ses doigts, ses lèvres, ses mots. Le canapé porte nos empreintes, nos gémissements, nos rires étouffés. Je cherche mon string du regard, mais il a disparu. Un sourire naît sur mes lèvres : il l’a probablement gardé en trophée, ou jeté quelque part dans la fièvre du moment. L’idée m’excite plus que je ne l’aurais cru.
Thomas est allongé à côté de moi, un bras sous la tête, l’autre traçant des motifs imaginaires sur mon dos. Ses yeux me suivent tandis que je me lève, nue, pour ramasser mes vêtements éparpillés. Je me sens légère, presque ivre de cette liberté que je viens de m’offrir.
— Tu cherches quelque chose ? demande-t-il, amusé, en attrapant un coin de tissu noir entre ses doigts.
Je me retourne, les mains sur les hanches, feignant l’indignation.
— Mon string, jeune homme. Rends-le-moi.
Il le fait danser au bout de son index, un sourire canaille aux lèvres.
— Et si je te disais que je veux le garder ? En souvenir de la femme qui m’a appris que l’expérience valait mieux que la jeunesse.
Je ris, m’approchant de lui avec une lenteur calculée. Je m’agenouille entre ses jambes, nue, et lui arrache le bout de tissu des mains.
— Tu es insupportable.
— Et toi, irrésistible, rétorque-t-il en m’attirant contre lui pour un baiser volé.
Je l’embrasse, mais me détache vite, jouant la vertueuse.
— Je dois rentrer. Mon mari m’attend.
Un éclair traverse son regard, mais il ne dit rien. Il sait, comme moi, que cette nuit n’était qu’une parenthèse. Une parenthèse qui a tout changé, mais une parenthèse quand même.
Je passe ma robe, lentement, sous son regard brûlant. Quand je me retourne, il est assis, les jambes pendantes, toujours nu, toujours magnifique. Je sors mon téléphone de mon sac.
— Donne-moi ton numéro, dis-je en le tendant vers lui.
Il hésite une seconde, puis le prend. Nos doigts se frôlent, et cette simple caresse électrise l’air entre nous.
— Tu es sûre que c’est une bonne idée ? murmure-t-il en composant ses chiffres.
— Non, réponds-je en souriant. Mais c’est exactement pour ça que je le fais.
Il éclate de rire, puis me rend l’appareil. Je sauvegarde son contact sous un nom anodin : "Tom – Livraison". Au cas où.
— À bientôt, Claire, dit-il en se levant à son tour.
Il m’embrasse une dernière fois, longuement, comme s’il voulait graver le goût de mes lèvres dans sa mémoire. Quand il me lâche, je suis essoufflée.
— À très bientôt, Thomas.
Dehors, l’air est frais. Je respire profondément, comme pour emmagasiner cette nuit avant de retourner à ma vie. Le taxi arrive rapidement. Je monte, le cœur encore battant, et envoie un message à ma meilleure amie :
"Je rentre. Merci pour tout. PS : tu avais raison, la soirée était… savoureuse."
Sa réponse est instantanée : "Je veux TOUS les détails. Demain. Avec un café. Et des croissants. LOTS de croissants."
Je souris, puis me cale contre la banquette, les yeux fermés. La ville défile, indifférente à la révolution qui vient de se produire en moi.
À la maison, tout est calme. Mon mari dort, roulé en boule de son côté du lit. Je me glisse dans la salle de bain, ferme la porte sans bruit, et allume la douche. L’eau chaude coule sur ma peau, emportant avec elle les traces de Thomas – son parfum, ses caresses, son sperme séché sur ma poitrine. Je ferme les yeux, revivant chaque instant, chaque frisson.
Quand je me couche enfin, mon mari ne bouge pas. Je me blottis contre son dos, comme d’habitude, mais cette fois, c’est différent. Je ne me sens pas coupable. Juste… vivante. Plus vivante que je ne l’ai été depuis des années.
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