Kiné au revoir , mais pas Raymond
Chapitre 1 · Lire chapitre kine pour comprendre
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Kiné au revoir , mais pas Raymond — Chapitre 1 · Lire chapitre kine pour comprendre

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Jesss
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Kiné au revoir , mais pas Raymond

Chapitre 1 · Lire chapitre kine pour comprendre

Jeudi matin.
Je regarde mon planning sur mon téléphone, un café tiède dans la main, encore un peu embrumée.
08h30 – Visite à domicile – Raymond B.
Je reste figée une seconde.
Raymond.
Je relis trois fois, comme si le nom allait changer.
Le vieux.
Je sens un frisson remonter le long de ma colonne. Une image s’impose : ses gémissements dans le cabinet, sa queue démesurée, le regard noir de Mathieu posé sur moi quand je l’avais branlé jusqu’à le faire exploser.
Je déglutis.
Bien sûr que ça devait arriver un jour. Le cabinet avait transmis mon nom au service d’auxiliaires de vie du quartier. Raymond a besoin d’aide à domicile, d’un suivi, quelqu’un pour ses médicaments, sa toilette, ses exercices.
Et ils m’ont mise, moi.
Je ne sais pas s’il a demandé. S’il a insisté. S’il a joué les innocents. Tout ce que je sais, c’est que dans une demi-heure, je serai chez lui.
Chez lui.
Pas dans un cabinet fermé.
Chez lui, avec sa vie.
Avec… sa femme.
Je souffle un grand coup, j’enfile ma veste, et je pars.
⸻
L’immeuble est vieux, comme lui. Briques brunies, cage d’escalier qui sent la cire et la poussière, rampe en bois lisse par les années. Je monte lentement, mes baskets grincent à chaque marche.
3ème étage – B.
Je m’arrête devant la porte. Un rectangle de laiton indique simplement : B. Raymond.
Je lève la main. Je frappe.
Une voix de femme répond, étouffée, chantante :
— Oui, j’arrive !
Je me redresse d’un coup.
Sa femme.
La porte s’ouvre.
Elle est petite, ronde, les cheveux courts et bouclés, grisonnants. Un tablier fleuri noué autour de la taille, des mains encore humides qu’elle essuie sur un torchon. Elle a des yeux doux, vraiment doux, un peu plissés par le temps. Elle me sourit avec une chaleur immédiate.
— Bonjour ma jolie ! Vous devez être Jessica, c’est ça ? L’auxiliaire de vie ?
Je hoche la tête, un peu trop vite.
— Oui, bonjour. Jessica. On m’a envoyée pour monsieur Raymond, pour les soins du matin, les médicaments, tout ça…
— Oh, mais entrez, entrez ! fait-elle en s’écartant.
Je franchis le seuil. L’appartement sent le café, le sucre, un peu la lavande. Des photos partout sur les murs : mariages, enfants, petits-enfants en maillots de bain sur la plage. Raymond apparaît sur plusieurs d’entre elles, plus jeune, debout, solide. Sourire franc.
Je le reconnais. Mais ce n’est pas ce visage-là que j’ai en tête. Moi, je pense à lui la tête renversée en arrière, bouche ouverte, queue pulsante dans ma main.
— Je suis Monique, dit-elle. La femme de Raymond.
La femme. Le mot me colle à la peau.
— Enchantée, je réponds.
Elle replie un peu son torchon.
— Il est dans le salon. Il était tout content que vous veniez ce matin, il disait : “Je vais avoir ma petite jeune pour me faire travailler un peu.” Vous savez, il fait le malin, mais il fatigue vite.
Je retiens un rictus.
Ma petite jeune.
Elle me précède dans le couloir, parlant toujours :
— Il a été très content de son kiné, vous savez ? Le grand, là… comment il s’appelle déjà… ah, j’oublie toujours. Enfin, bref, il a dit que ça lui faisait du bien. Et puis maintenant vous, ça le rassure.
Je manque de rire nerveusement.
Si elle savait.
On entre dans le salon.
Raymond est dans un grand fauteuil à oreillettes, une couverture sur les genoux, les mains croisées par-dessus. La télévision est allumée en sourdine. Il tourne la tête. Quand il me voit, son visage se fige une fraction de seconde.
Je vois son regard changer.
Il était neutre. Il devient… vivant.
— Bonjour, monsieur Raymond, je dis, professionnelle.
Il me dévisage de haut en bas. Ses yeux se plantent un instant dans les miens, et je reconnais clairement quelque chose.
Elle.
Encore elle.
Je n’ai pas besoin de paroles.
Puis, il joue très bien son rôle. Il se compose une expression surprise, puis ravie.
— Oh… vous… Bonjour, Jessica.
Monique s’exclame :
— Ah, vous vous connaissez ?!
Je sens mon ventre se serrer, une chaleur insensée monter déjà entre mes cuisses. Il pourrait le dire. Il pourrait tout faire exploser maintenant. Tout gâcher.
Raymond sourit calmement.
— C’est elle qui m’a accompagnée chez le kiné, il y a quelque temps, tu te souviens ? Je t’avais parlé de cette jeune femme très douce, là. C’est elle.
Je cligne des yeux. C’est faux, mais ça passe. Monique se tourne vers moi, radieuse.
— Ah mais oui ! Il n’arrêtait pas de dire “la petite Jessica”… Eh bien on est gâtés, alors.
La petite Jessica.
Je sens Raymond m’épingler du regard, amusé, conscient de ce qu’il est en train de faire.
Monique continue :
— Je vais vous laisser avec lui, alors. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis dans la cuisine. Je prépare un gâteau pour cet après-midi, les petits viennent.
Les petits. Les petits-enfants.
Je saisis d’un coup tout ce qu’il y a derrière cette scène : la famille, les habitudes, la normalité… Et moi, plantée là, avec ce vieux que j’ai déjà mis à genoux au propre comme au figuré.
Monique sort, referme doucement la porte du salon derrière elle.
La télé murmure.
Le silence se pose.
Raymond me regarde. Longtemps.
Son visage se transforme, passe de l’innocent au coupable en une seule seconde.
— Je me demandais quand tu allais venir, murmure-t-il.
Sa voix est basse, rauque. Une autre voix que celle qu’il avait avec sa femme.
Je soupire, un peu trop fort.
— C’est toi qui as demandé à m’avoir, hein ?
Un sourire coupable étire ses lèvres.
— Peut-être bien. Quand ils m’ont donné une liste de noms, j’ai reconnu le tien. J’ai insisté. Vu mon âge, ils disent rarement non…
Un frisson me traverse.
Il a manigancé.
Et bizarrement… ça me plaît.
Je m’approche de lui, mon sac encore en bandoulière, mon badge d’auxiliaire de vie bien visible, comme un masque.
— Bon, on va commencer doucement, je dis en jetant un coup d’œil vers la porte fermée.
Je sais qu’elle est là, juste derrière, quelque part dans l’appartement. C’est comme une présence diffuse. Une frontière. Une interdiction.
Et ça me met le feu.
Je pose mon sac sur la table basse, je prends le tensiomètre, le carnet.
— On va prendre votre tension déjà, monsieur Raymond, je fais, presque trop fort, en insistant sur le “monsieur”.
Il ricane.
— Monsieur, hein…
Je lui enroule le brassard autour du bras. Mes doigts frôlent sa peau, veineuse, chaude. Je sens déjà quelque chose bouger sous la couverture. Il ne peut pas s’en empêcher.
Je gonfle le brassard. Le petit bruit mécanique remplit l’air. Nos yeux se croisent.
— Tu joues à quoi, là ? il murmure.
— À faire mon travail.
— Ton travail… répète-t-il, les yeux brillants. Tu crois que je ne vois pas comment tu serres la lanière ? Tu crois que je n’ai pas remarqué que t’as pas mis de soutien-gorge sous ton haut ?
Je serre les mâchoires.
Je suis démasquée aussi vite que ça.
Je n’ai effectivement rien mis dessous. Habitée encore par la dernière séance avec Mathieu, j’ai pris l’habitude d’être “prête”.
Je desserre lentement le brassard, je note les chiffres sur le carnet, écriture posée : 12/7 – RAS.
— Très bien, je dis, professionnelle. On va passer aux exercices.
Je soulève un peu la couverture pour voir comment il est installé.
Je reste bloquée.
Son pantalon de survêtement est déjà tendu, formant une bosse obscène. Son sexe est là, impossible à ignorer, massif, comme dans le cabinet. À peine caché.
Je relève les yeux vers lui, prête à le fusiller du regard. Il me regarde avec un mélange d’innocence feinte et de défi.
— Quoi ? fait-il. C’est ton effet, ça.
Je ne peux pas m’empêcher de sourire, malgré moi.
Je laisse retomber la couverture, mais cette image reste imprimée sur ma rétine.
— Tu sais que ta femme est dans la pièce d’à côté ? je chuchote.
— Justement, répond-il, et sa voix vient se glisser directement entre mes jambes.
Je sens mes joues chauffer.
Je devrais le remettre à sa place, lui dire qu’on ne fait pas ça, que ce n’est ni le lieu ni le moment. Que je suis là en tant que professionnelle.
À la place, je dis :
— On va commencer par les mouvements de l’épaule.
Je m’approche de lui, je me place derrière le fauteuil. Je glisse ma main sous sa clavicule, l’autre sous son coude, je mobilise le bras doucement. C’est vrai, il est raide. Je fais rouler l’articulation, je sens les muscles qui tirent.
— T’as mal, là ?
— Un peu… mais j’aime bien quand tu touches, souffle-t-il.
Je fais comme si je n’avais pas entendu. Mes mains restent un peu plus longtemps que nécessaire sur sa peau. Son odeur est là : savon, vieux parfum, quelque chose de plus animal, plus profond.
Je me penche légèrement.
Son épaule est devant mon visage. Ma poitrine effleure l’arrière de sa tête.
Je sens son corps se tendre.
Derrière la porte, j’entends des bruits de vaisselle. Monique qui range, qui vit, qui tourne autour de nous sans savoir.
L’interdit se resserre comme un étau autour de moi.
Je me rends compte que mes doigts se sont mis à caresser au lieu de simplement tenir. Le pouce décrivant de petits cercles, la paume glissant lentement sur sa peau.
— Tu vois ? murmure Raymond. Tu peux pas t’en empêcher…
Je m’immobilise, vexée d’avoir été prise sur le fait. Je contourne le fauteuil, je viens face à lui.
— On va se mettre debout, je dis. On va marcher un peu.
Je l’aide à se lever. Il s’appuie sur moi. Son bassin vient frôler ma hanche.
Sa queue se plaque contre moi, dure, brûlante, bien réelle sous le tissu.
Je retiens un soupir.
— Appuyez-vous sur moi, je dis, la voix plus rauque que je ne le voudrais.
On fait quelques pas dans le salon. Ses doigts s’accrochent à mon avant-bras, serrent un peu plus que nécessaire. À chaque pas, son sexe vient cogner contre mon flanc, répétitif, insistant. C’est comme une série de petites gifles obscènes.
Je sens ma culotte déjà collée à moi.
On fait le tour de la table basse, on revient vers le fauteuil. Il souffle un peu, joue la fatigue.
— Faut que je me repose… sinon je vais tomber, fait-il.
Je l’aide à se rasseoir. Son regard s’accroche au mien, lourd de sous-entendus.
— Tu vas me laisser comme ça ? chuchote-t-il, en jetant un discret coup d’œil vers sa couverture.
Je sais ce qu’il veut dire.
Je regarde vers la porte. Toujours fermée. Des bruits de fouet, de bol. Monique chante à mi-voix une vieille chanson.
Je m’humecte les lèvres.
— Tu veux quoi, exactement ? je murmure, en posant la main sur l’accoudoir, très près de lui.
— Ce que tu m’as fait au cabinet.
Sa voix tremble légèrement.
— Mais ici. Chez moi. Pendant que… elle est là.
Le “elle” me traverse comme une décharge.
Je ne réponds pas.
Je me redresse, je vais fermer un peu plus les rideaux du salon, histoire que le voisin ne se tape pas non plus le spectacle. Ça assombrit la pièce, crée un cocon presque intime.
Quand je reviens vers lui, son regard a changé : il est plus sombre, plus humide, presque suppliant.
Je m’accroupis lentement devant le fauteuil, comme si je vérifiais le repose-pieds. Je soulève très légèrement la couverture.
Sa queue chemine le long de son ventre, énorme, plaquée sous le tissu du jogging. La vision me fait manquer un battement.
Je relève les yeux vers lui. Nos regards se croisent.
Je pose ma main sur sa cuisse, par-dessus la couverture.
Dehors, on entend une voiture passer. Dans la cuisine, Monique tousse.
Je commence à caresser. De simples va-et-vient, du genou vers le haut. À chaque passage, je me rapproche un peu plus de la bosse.
— Jessica… souffle-t-il.
Je presse un peu plus. Ma paume vient finalement glisser sur la longueur de son sexe, encore séparé par le tissu. Il sursaute.
— Respire normalement, je murmure. Si ta femme entre et que tu fais cette tête, on est morts.
Il laisse échapper un rire étranglé.
Je continue. Ma main suit le contour, remonte jusqu’à la base, redescend, lente, insistante. La chaleur de son corps traverse la couverture.
Je sens mon propre souffle s’accélérer.
Je glisse mes doigts sous le bord de la couverture, cette fois. Directement sur le jogging. Le tissu est tendu au maximum. Sous ma paume, sa queue pulse, bien vivante.
Je commence à le branler ainsi, cachée par la couverture, agenouillée devant lui, l’air de rien.
De la cuisine, Monique appelle :
— Ça va, hein ? Vous avez besoin de quelque chose ?
Je me fige, main toujours serrée sur lui.
— Non, non, ça va, répond Raymond, d’une voix étrangement stable. Jessica s’occupe bien de moi…
Je sens sa queue tressaillir dans ma main au moment où il dit ça.
Je serre encore plus.
— Très bien ! Je vous laisse, alors !
Ses pas s’éloignent. Le four qu’on ouvre. Un plat qu’on pose. Une vie normale qui continue.
Je souffle.
Je tire brusquement la fermeture du jogging vers le bas, sous la couverture. Le bruit du zip est étouffé, avalé par l’épaisseur.
Je plonge ma main dedans. Mes doigts rencontrent sa peau brûlante, ses poils, puis son sexe, énorme, lisse, gonflé à bloc.
Je le sors, toujours dissimulé sous la couverture, ce qui fait une tente immense sur ses genoux. Il étouffe un gémissement, sa tête tombe contre le dossier.
— Chut… Je te rappelle que ta femme a l’ouïe fine, je murmure avec un sourire carnassier.
Je serre sa queue. Mon poignet fait des va-et-vient courts, rapides. Le mouvement ne se voit pas vraiment de l’extérieur, juste un léger tremblement de la couverture.
Je me penche, rapprochant mon visage des plis du tissu.
— Tu veux que je la goûte ? je souffle, si bas que même moi j’ai du mal à m’entendre.
Il ouvre les yeux, remplis d’un mélange de folie et de gratitude.
— Oui… par pitié…
Je soulève un coin de la couverture, juste assez pour me glisser dessous. L’odeur de sa peau m’enveloppe, chaude, masculine, un peu forte. Un cocon de chaleur et d’interdit.
Je me retrouve dans une petite tente obscure, mon visage à quelques centimètres de son sexe. Sa queue dressée pointe vers moi, énorme, veineuse, déjà luisante au bout.
Je la prends à pleine main, je passe ma langue doucement sur le gland.
Raymond suffoque au-dessus de moi. Je sens son ventre se contracter.
Je fais tourner ma langue autour du frein, lentement, comme au cabinet, mais cette fois, sa femme pourrait entrer à n’importe quel moment.
Je pourrais me retrouver la bouche pleine de sa queue, coincée là, sans pouvoir sortir, sans explication.
Cette pensée me donne presque le vertige.
Je l’avale plus profondément. Ma bouche glisse le long de la hampe. Ma main serre la base. Je pompe, je suce, je le baise avec mes lèvres, silencieuse, concentrée.
Au-dessus, j’entends sa respiration se hacher.
— Alors, ça va ? j’entends tout à coup la voix de Monique, étouffée par l’épaisseur de la couverture.
Je me fige.
Le monde s’arrête.
Raymond manque de s’étrangler. Sa main vient se poser brutalement sur ma tête, comme pour me maintenir.
— Ou… oui… ça va, répond-il, la voix étranglée.
Je ne bouge plus, la queue du vieux coincée au fond de ma gorge, mon cœur battant à tout rompre. Si elle ouvre la porte maintenant…
— Vous voulez un café ? lance-t-elle gaiement.
Raymond respire à grand-peine.
— Plus tard… là, elle… elle me fait faire des exercices… pour le souffle…
Je manque d’éclater de rire.
Pour le souffle.
C’est sûr qu’il travaille.
Monique rit aussi.
— Ah mais parfait ! Faites-le travailler, il en a besoin !
Ses pas s’éloignent de nouveau. Un placard qui claque.
Je relâche lentement sa queue de ma bouche, un long fil de salive m’accroché aux lèvres. J’étouffe un rire contre sa peau.
— T’es fou, je murmure au creux de la couverture. Pour le souffle…
— Continue… supplie-t-il. S’il te plaît… je deviens fou…
Je remonte à peine le coin de la couverture pour prendre un peu d’air, puis je replonge. Ma bouche s’empare de lui de plus belle. Je veux qu’il jouisse vite, qu’il craque, qu’il perde tout contrôle alors même que sa femme coupe sûrement des tranches de gâteau à quelques mètres.
Je vais plus vite. Ma main pompe, ma langue tourbillonne. Je le sens gonfler encore, vibrer.
Sa main, toujours sur ma tête, serre un peu plus. Ses hanches se soulèvent à peine. Je l’entends haleter :
— Je… je…
Je sais ce qui vient.
Je serre la base, j’accélère au maximum.
— Raymond ? appelle soudain Monique plus fort. Tu veux que je te mette France 3 ?
Oh putain.
Je ne m’arrête pas. Au contraire, je vais encore plus vite. S’il répond maintenant, c’est fini.
Il ouvre la bouche. Un râle inadmissible commence à sortir.
Je retire ma bouche au dernier moment, je plaque ma main sur le gland, je le branle frénétiquement.
Il explose.
Sa semence jaillit en jets épais, brûlants, s’écrasant sur ma paume, mon poignet, sa chemise. Je sens des gouttes me toucher le visage, dans le noir de la couverture.
Au même moment, il s’éclaircit la gorge, héroïque.
— Euh… oui, France 3, ça ira… merci, Monique…
Sa voix tremble.
Je serre ses couilles pour essorer les dernières gouttes. Il sursaute. Je sens encore des spasmes battre dans ma main.
Je prends deux secondes pour respirer, puis je sors lentement de sous la couverture, en essuyant discrètement ma bouche sur l’intérieur de mon poignet. Je garde la main poisseuse cachée derrière ma cuisse.
Je me redresse, les joues un peu rouges, mais je me force à reprendre un air neutre.
Raymond a les cheveux défaits, la chemise un peu froissée. Il fixe la télé éteinte avec l’air d’un homme qui vient de voir Dieu.
— Voilà, je dis en attrapant une lingette dans mon sac pour essuyer ma main, dos tourné vers lui. Les exercices sont terminés.
Je la passe lentement entre mes doigts, étalant un peu plus le mélange de salive et de sperme avant de l’absorber. J’en profite pour glisser discrètement un doigt humecté entre mes cuisses, à travers le tissu de mon jean, juste une seconde, juste pour calmer l’incendie.
Je me retourne vers lui, presque souriante.
— On se revoit demain, monsieur Raymond. Même heure.
Ses yeux s’agrandissent.
— Demain… oui…
Monique ouvre la porte au même moment, un plateau dans les mains.
— Oh, vous avez fini ? Vous restez prendre un café, Jessica ?
Je la regarde. Elle a l’air sincèrement contente de me voir là. De me savoir auprès de son mari. Elle me fait confiance.
Je sens le sperme de Raymond encore tiède sécher sur ma peau sous l’odeur chimique de la lingette. Je sens mon propre jus coller à ma culotte.
Je lui souris gentiment.
— Pas aujourd’hui, j’ai d’autres patients. Mais je reviens demain matin, comme prévu.
— Avec plaisir ! répond-elle. Ça lui fait du bien, hein, Raymond ?
Elle se tourne vers lui. Il me regarde, puis elle, puis moi.
Il sourit, doux, sage, presque attendrissant.
— Oui, dit-il.
— Ça me fait beaucoup de bien.
Nos regards se croisent une dernière fois.
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Dhl69
1 mars 2026 à 17:54
Beau récit. Et magnifique moment pour ce monsieur
Soyez respectueux
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