Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
J’irai camper chez vous — Chapitre 3 · De main en main
Auteur
J’irai camper chez vous
Chapitre 3 · De main en main
Sur le chemin du retour, nous sommes plutôt silencieux. Je ne peux m’empêcher de revoir nos ébats en pleine mer. L’eau salée perle encore sur notre peau et ma robe trempée me colle au corps. Sa tenue à lui aussi. Je sens son regard sur moi mais n’ose pas le croiser.
Je prie qu’il n’y ait personne en voiture qui pourrait me reconnaître. Même si je suis assez fière d’avoir un bel homme comme ça près de moi.
En arrivant à la maison, le soleil nous sèche presque, mais pas entièrement.
Je lui propose de prendre une serviette. Mais il refuse poliment et part sur un transat se mettre nu pour sécher. Décidément, il passe son temps nu.
Je file dans la salle de bain pour me sécher tranquillement.
En retirant ma robe, je réalise à quel point mon corps est courbatu. Et ce n’est pas seulement à cause de notre séance dans l’eau. Mes jambes me font mal d’avoir crapahuté sur les rochers et marché jusqu’à cette crique. Mais ce sont surtout mes bras qui me font souffrir. La descente et la remontée à la corde leur ont fait payer le prix fort.
Le reste de la journée se passe dans le calme. Chacun vaque à ses occupations. Je ne sais pas trop ce qu’il fabrique de son côté.
À l’approche du dîner, je me dis que je ne peux quand même pas le laisser se débrouiller tout seul. Avec notre escapade, il n’a pas eu l’occasion d’aller se ravitailler. Je prépare donc un petit repas méditerranéen pour deux.
Quand je sors le chercher, je le trouve occupé à bricoler son vélo. Je l’invite à partager mon repas et il accepte sans hésiter.
Je lui propose d’ouvrir une bouteille de rouge. À ma grande surprise, il s’y connaît plutôt bien en vin. Je ne l’aurais pas imaginé amateur.
Avec la chaleur et la journée que je viens de passer, je préfère me limiter à un seul verre. Et c’est déjà bien suffisant. Je sens rapidement une légère chaleur me monter aux joues et cette agréable sensation de détente qui me gagne.
Je débarrasse la table, mais mon bras me lance et refuse de coopérer. Je repose la pile d’assiettes en grimaçant. Au deuxième essai, une assiette m’échappe et se brise au sol dans un bruit sec.
— J’ai trop mal au bras.
Il me demande pourquoi.
— Je crois que c’est d’avoir monté la corde.
Il rit d’un air grivois.
— Ah, si c’est la corde, ça va.
Je lui lance un regard faussement désespéré et pars chercher un balai et une pelle.
À mon retour, il me prend le balai et la pelle des mains sans me laisser le choix. Tout en ramassant les débris, il me lance :
— Tu ne vas surtout pas rester avec cette douleur. Je connais un massage qui pourrait te soulager.
— Ah bon ? T’es masseur maintenant ?
— Un peu, ouais. J’ai eu une ex qui était kiné. Elle m’a appris deux trois trucs.
— Ah bon ? T’es masseur maintenant ?
— Un peu, ouais. J’ai eu une ex qui était kiné. Elle m’a appris deux trois trucs.
Je le regarde, un brin sceptique.
— Et tu comptes mettre tes talents à mon service ?
— Si madame veut bien se laisser faire.
— Si madame veut bien se laisser faire.
Je souris. Mes bras me font vraiment mal et l’idée d’un massage est plutôt tentante.
— Tu as de l’huile de massage ? me demande-t-il.
— Je ne sais plus. Attends, je vais voir.
— Je ne sais plus. Attends, je vais voir.
Je rentre dans la maison et fouille le placard de la salle de bain. Je n’en ai pas. Je tente alors ma chance dans le tiroir où je garde mes petits secrets. Au milieu de quelques jouets coquins et autres accessoires délaissés depuis longtemps, je retrouve une petite bouteille d’huile de massage que j’avais complètement oubliée.
Je la lui tends. Il regarde l’étiquette et lit à voix haute, avec un sourire en coin :
— Désir Intense – Huile de massage intime chauffante…
Je sens aussitôt mes joues chauffer.
— C’est tout ce que j’ai ! Et franchement, je ne me souviens même plus de la dernière fois que je m’en suis servie. Je ne sais même pas si ça se périme, ce truc.
— Mais non, ça ne se périme pas ! affirme-t-il avec assurance.
— Mais non, ça ne se périme pas ! affirme-t-il avec assurance.
Il verse quelques gouttes dans ses mains et frotte ses paumes pour réchauffer l’huile.
À voir son petit sourire, je me demande s’il ne s’amuse pas un peu trop de la situation.
Il prend mon bras avec précaution, le soutient d’une main et commence à masser doucement mon épaule de l’autre. Ses doigts cherchent les points de tension, effectuent de petits mouvements circulaires, puis glissent vers mon biceps et mon avant-bras.
Je sens peu à peu mes muscles se détendre sous ses mains. Je ferme les yeux, savourant ce soulagement bienvenu. Encore un talent caché. Il ne m’a pas menti sur ses compétences.
Après avoir longuement travaillé mon bras douloureux, il s’attaque à mes deux épaules. Ses doigts s’enfoncent juste assez pour dénouer les tensions, puis remontent lentement vers ma nuque.
Et là, il touche un point sensible.
Je suis extrêmement réceptive aux caresses dans le cou. J’adore ça. Une délicieuse sensation de bien-être se répand aussitôt dans tout mon corps.
J’aurais peut-être dû le prévenir, parce que je ne peux m’empêcher de bouger légèrement sous ses doigts, laissant échapper quelques petits soupirs de plaisir.
— J’ai l’impression que ça te plaît, non ?
— Oui… murmuré-je à peine.
— Oui… murmuré-je à peine.
Ses doigts remontent jusqu’à mon crâne. Il glisse ses mains dans mes cheveux et masse doucement mon cuir chevelu. La pression est ferme, agréable, presque experte.
Je me laisse complètement aller.
Puis ses mains redescendent sur mes épaules. Au fil de ses mouvements, les fines bretelles de ma robe glissent le long de mes bras. Le tissu suit naturellement et finit par tomber jusqu’à ma taille.
Je ne fais rien pour le retenir.
Il reprend son massage, parcourant mon dos de bas en haut avec une habileté déconcertante. Ses mains se font peu à peu plus aventurières.
Par moments, elles remontent par-dessus mes épaules et effleurent le haut de mes seins avant de revenir dans mon dos.
Je me sens totalement à sa merci.
J’ai envie qu’il aille plus loin, plus vite, mais ce salaud prend tout son temps. Comme s’il s’amusait à me faire languir. Comme s’il attendait que je le supplie.
Au bout d’un moment, il s’arrête et me demande doucement :
— Tu veux que je continue ? Jusqu’où tu me laisses aller ?
Je garde les yeux fermés, encore bercée par ses caresses.
— Partout… Je te dirai si je veux que tu t’arrêtes.
Il reprend son massage. Ses mains s’aventurent de plus en plus vers l’avant, glissant sous la naissance de mes seins, puis le long de mes hanches. Dans un mouvement fluide, ses paumes remontent sur mes seins avant de revenir dans mon dos.
Il reprend son massage. Ses mains se font de plus en plus aventureuses. Elles parcourent mes flancs avec délicatesse, remontent en épousant mes courbes, effleurent mes seins dans leur élan, puis redescendent vers mes hanches. Pas une hésitation, pas un arrêt. Juste ce contact furtif qui me donne envie qu’elles reviennent.
De mes hanches, ses mains poursuivent leur chemin jusqu’au haut de mes cuisses. Pour les atteindre, il se penche davantage sur moi. Je sens maintenant son torse contre mon dos, sa chaleur se mêler à la mienne.
Cette proximité me trouble encore plus. Sans même m’en rendre compte, je commence à onduler légèrement du bassin, comme pour accompagner ses mouvements. Impossible de rester immobile sous ses mains.
Je sens alors son souffle dans mon cou. Sans réfléchir, je me presse un peu plus contre lui.
Il semble y voir une invitation et dépose un baiser dans mon cou. Ma tête bascule aussitôt sur le côté, lui laissant davantage de place.
J’en veux encore.
À présent, ses baisers se mêlent aux caresses de ses mains. Chaque contact me fait frissonner un peu plus. Je ferme les yeux, complètement absorbée par les sensations.
Je n’ai plus du tout envie qu’il s’arrête.
Ses doigts poursuivent leur chemin le long de mes cuisses, frôlant leur face intérieure. Instinctivement, je les écarte un peu plus, lui laissant davantage de place.
Il fait pivoter le tabouret sur lequel je suis assise.
Je me retrouve face à lui, surprise.
Il s’agenouille devant moi, son visage à hauteur de mon ventre, et saisit les côtés de ma robe.
Je comprends son intention et je soulève les fesses de quelques centimètres pour lui faciliter la tâche.
D’un geste assuré, il fait descendre ma robe et ma culotte, les laissant tomber en tas sur le sol.
Il embrasse l’intérieur de mes cuisses puis remonte vers mon bas-ventre.
Je sens mon souffle s’accélérer. Mes mains se crispent sur le bord du tabouret. Je penche la tête en arrière, mon dos trouve appui sur le rebord de la table.
Il écarte doucement mes lèvres avec ses doigts et passe sa langue sur mon clitoris. Encore doué, ce salaud.
Un doigt tourne à l’entrée de ma chatte. Je pousse mon bassin vers lui pour l’encourager. Il enfonce ce doigt jusqu’à la base, le recourbe pour frotter ma paroi interne tout en élargissant ses coups de langue.
Les bruits humides de succion sont incroyablement érotiques.
Il se remet à me lécher avec intensité, introduisant cette fois deux doigts. De l’autre main, il caresse mes seins, mes fesses, tout mon corps.
Je halète de plus en plus fort. Je sens l’orgasme monter.
— Continue ! lancé-je entre deux respirations saccadées.
Sa langue reste collée à mon clitoris, ses doigts s’enfoncent plus fort, sa main malaxe mes seins. L’orgasme explose, me secoue tout entière, me fait trembler longtemps, violemment, jusqu’à ce que je m’affaisse contre la table, pantelante.
Je reprends doucement mon souffle.
— La douleur est passée ? demande-t-il.
J’ai un rire bas et chaleureux.
— On est passé de la douleur au bonheur, oui.
— Je te l’avais dit.
— Mais toi, tu n’as pas joui ?
— Je te l’avais dit.
— Mais toi, tu n’as pas joui ?
Il secoue la tête.
— T’inquiète pas. C’était pour toi, ce moment.
— Je ne peux pas te laisser comme ça.
— Sérieusement, ça va.
— Arrête, je suis sûre que tu vas aller te branler dans deux minutes.
— Je ne peux pas te laisser comme ça.
— Sérieusement, ça va.
— Arrête, je suis sûre que tu vas aller te branler dans deux minutes.
Il rit, un peu gêné.
— C’est fortement possible, oui.
— Je peux le faire, si tu veux, proposé-je.
— Tu peux… ou tu en as envie ?
— Qu’est-ce que ça change ?
— Tout, évidemment.
— Oui, j’en ai envie.
— Qu’est-ce qui t’en donne envie ?
— Je peux le faire, si tu veux, proposé-je.
— Tu peux… ou tu en as envie ?
— Qu’est-ce que ça change ?
— Tout, évidemment.
— Oui, j’en ai envie.
— Qu’est-ce qui t’en donne envie ?
Je le regarde, un peu déstabilisée.
— Tu es bizarre, on dirait que tu ne veux pas.
— Je veux être sûr que c’est un choix, pas une simple contrepartie. Formule-le clairement.
— J’ai envie de te branler. Voilà, content ?
— Je veux être sûr que c’est un choix, pas une simple contrepartie. Formule-le clairement.
— J’ai envie de te branler. Voilà, content ?
Il sourit, pas tout à fait convaincu.
— Non, pas vraiment, j’ai besoin de plus de conviction.
— Sérieux ! Ma voix monte d’un ton, trahissant ma surprise.
— Oui, je trouve que pour une prof de français, tu pourrais mieux décrire ce que tu ressens.
— Sérieux ! Ma voix monte d’un ton, trahissant ma surprise.
— Oui, je trouve que pour une prof de français, tu pourrais mieux décrire ce que tu ressens.
Je lève les yeux au ciel, faussement agacée. Je me prends au jeu et lui déclame :
— J’ai envie de sentir la peau tendue et chaude de ton sexe durcir contre ma paume, de sentir le poids et la chaleur de lui dans ma main, de sentir chaque veine, chaque frémissement sous mes doigts jusqu’à ce que tu perdes le contrôle et que tu jouisses.
— Oui, t’aimes la bite, quoi ? répond-il, taquin.
— Oui, t’aimes la bite, quoi ? répond-il, taquin.
Je lui donne une petite tape sur l’épaule.
— Enfoiré, t’es vraiment con des fois. Fais gaffe, ou j’annule tout ce que je viens de dire.
Il me prend alors la main et m’entraîne vers la salle de bains.
Sous le jet chaud de la douche, j’enroule ma main autour de son sexe, ferme et plein.
Je commence un lent mouvement de va-et-vient.
Il prend mon visage entre ses mains et m’embrasse profondément.
Je me laisse emporter par le goût de sa bouche, la pression de ses doigts sur mes fesses, la puissance de son érection dans ma paume.
Quand il halète « Je vais jouir », j’accentue le rythme.
Une chaleur liquide jaillit sur mon ventre.
— Merci, murmure-t-il après coup, essoufflé.
Je souris.
— Chacun son tour.
Je me rince sous l’eau, enfile un peignoir et lui tends une grande serviette.
Il s’essuie rapidement, puis me lance un sourire.
— Promis, je ne viendrai plus te déranger.
— Je ne suis plus certaine de vouloir cette promesse.
— Je ne suis plus certaine de vouloir cette promesse.
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Commentaires ()
Je l'ai beaucoup aimé
Très bien décrit, on ressent son plaisir dans chacune de ses pensées. Agréable et tendre en même temps, un plaisir à lire.