Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sortie Soukous — Chapitre 1 · une bonne soirée afro
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Sortie Soukous
Chapitre 1 · une bonne soirée afro
Ce matin, mon mari m'a collé plusieurs tatouages éphémères : de gros as de pique bien noirs, le logo « Queen of Spades ». Un discret sur la cheville, un autre – beaucoup plus imposant – juste au-dessus du pubis, là où la peau est chaude et fine.
Ce soir, il m'habille comme il aime : robe rouge ultra-courte, bas en vinyle qui crissent légèrement quand je marche, haut en dentelle si transparente qu'on devine la couleur de mes aréoles, bas noirs à couture arrière, escarpins rouges à talons aiguilles. Le parfum qu'il a choisi pour moi est lourd, un musc oriental vanillé avec une pointe animale qui colle à la peau et qui s'amplifie avec la chaleur du corps. Il me dit que ça sent « la chienne en chaleur qui sait où elle va ».
On roule vers Paris. Presque minuit, parking du 13e. Devant le club, une bouffée tiède nous saute au visage dès qu'on passe la porte : mélange entêtant de sueur masculine, de parfum bon marché et surtout cette note lourde, presque métallique, de testostérone et de désir qui flotte toujours dans ce genre d'endroit après minuit.
On laisse les manteaux. Au bar, mon mari commande champagne et vodka. Trois blacks nous regardent et au bout de quinze minutes nous font signe de les rejoindre. Quand je m'assieds entre eux, leur odeur me submerge d'un coup : sueur d'homme qui a déjà dansé, déodorant boisé un peu agressif, légère note de weed qui traîne sur les vêtements, et surtout cette fragrance intime, musquée, presque cuivrée, qui monte de leur entrejambe quand ils écartent un peu les cuisses.
Ils me servent une coupe. Le champagne est frais, un peu trop sucré. Le premier passe son bras autour de mon cou ; sa peau sent le male. Quand il pose sa main sur mon sein, je sens la chaleur de sa paume à travers la dentelle. Le deuxième m'embrasse : sa bouche a le goût de vodka-Red Bull, mais son haleine porte déjà cette note animale, un peu âcre, de désir qui monte. Le troisième glisse sa main sous ma jupe.
Sur la piste le " Soukous " bat son plein, leurs corps se collent à moi, chauds, lourds. L'odeur de sueur, de peau noire chauffée par l'effort, je sent leurs sexe qui durcir au travers le tissu des pantalons. Quand ils se frottent, je sens distinctement que leurs cous, leurs nuques dégagent cette fragrance puissante de mâle excité, mélange de sueur, de phéromones.
Je retourne boire un verre. En passant devant mon mari, je me penche et je lui murmure que je vais les suivre aux toilettes. Il respire profondément près de mon cou et sourit : « Tu pues déjà le sexe. »
Toilettes des hommes. J'entre d'abord, l'odeur chimique et ammoniaquée de l'urine fraîche sur la faïence me monte au nez , puis très vite l'odeur beaucoup plus forte, presque étouffante, de bites en érection. Une douzaine d'hommes se branlent, les queues raide m'entourent. Quand je m'agenouille cette foret de réglisse me force la bouche, petites, grosses molles ou très dures, certaine avec une forte odeur d'urine. C'est une multitude d'odeurs différentes et fortes. Les premiers jets arrivent rapidement , odeur fade et légèrement chlorée du premier sperme, puis plus épaisse, plus blanche, presque crémeuse sur mon visage. C'est chaud, ça coule sur mes lèvres, dans ma bouche, dans mon cou, sur la dentelle ; l'odeur devient omniprésente, collante, un peu écœurante quand elle sèche et se mélange à mon parfum vanillé.
Mes trois amis se force un passage au travers des mecs et reviennent avec une boite de capotes. Le premier me relève, déchire la pochette du préservatif, me retourne et me plaque mains aux mur, il me pénètre. Chaque coup de reins fait remonter une bouffée de sexe humide, de chatte excitée, rapidement il se retire arrache le préservatif et se vide sur mon cul. Le deuxième sent plus fort : sueur abondante, pré-cum qui a déjà trempé le préservatif avant même d'entrer. Puis me retourne pour me faire face en deux secondes il est en moi, cette impression de remplissage intense, il me laboure violement le sexe et après avoir retiré la capote déverse son jus sur mon ventre et l'étale avec son gland maculant le tatouage QOS . Le troisième, quand il passe sur mon cul : odeur plus âcre, plus animale, mélange de lubrifiant silicone, de sueur anale et de cette note très particulière de trou qui s'ouvre et qui chauffe.
Quand il pénètre mon petit trou, le plaisir monte encore d'un cran : latex tendu, sueur qui perle entre mes fesses, et enfin le tremblement de son gros membre, ses mains qui se crispent sur mes hanches et le sperme chaud qui se déverse, je sent les jets qui remplissent la capote à l'intérieur de moi et enfin cette impression de libération quand il se retire.
Ils me ramènent à la table sans essuyer quoi que ce soit. Mon visage, mon cou, ma robe puent le sperme séché, le latex usagé, la sueur collective, mon parfum qui ne tient plus. Une odeur lourde, obscène, presque suffocante qui fait tourner la tête.
Mon mari se lève, me prend la main. Sa paume est fraîche contre ma peau poisseuse. Dans la voiture, les vitres fermées, l'habitacle se remplit très vite : mélange de sperme séché sur ma peau et dans mes cheveux, de latex, de sueur rance, de chatte et de cul encore ouverts, de vinyle de mes bas qui a chauffé toute la soirée, et toujours cette trace tenace de mon parfum oriental qui essaie vainement de surnager.
Il pose une main sur mes bas, ma cuisse, respire profondément et murmure :
— Tu sens tellement la pute utilisée… j'adore.
Et moi, encore tremblante, le visage collant, les narines pleines de toutes ces odeurs mélangées, je souris dans le noir et je sais que oui… c'était encore une putain d'excellente soirée.
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