Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Portraits d'hommes — Chapitre 3 · Paul
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Portraits d'hommes
Chapitre 3 · Paul
Paul
Eloïse était dans le train pour rejoindre Paul. Elle ne l'avait pas revu depuis plusieurs mois et elle avait hâte de le retrouver. Cet amant épisodique, toujours pris dans son emploi du temps de patron, n'avait que peu de temps à consacrer aux vrais plaisirs de la vie. Elle habitait Tarbes. Il habitait Pau. Mais un petit jour de grève et elle lui voua sa journée.
Ils se retrouvèrent dans un café vers sept heures du soir. Elle avait commandé un expresso. Elle s'était élégamment habillée : un jean moulant noir, des bottines noires, un joli pull crème à paillettes et des cheveux longs et bouclés qu'elle avait détachés sur ses épaules. Elle avait agrémenté ses yeux d'un épais mascara et avait poussé la coquetterie avec un eyeliner pour souligner le contour de son regard. Eloïse pinça ses lèvres après avoir reboosté ses lèvres d'un rouge à lèvres brun et discret. Elle le vit passer la porte et lui fit signe.
Paul entra aussitôt. Il échangea quelques formules de politesse, apprécia qu'une borne électrique soit à disposition pour sa voiture le temps du restaurant et s'installa auprès d'elle à table après l'avoir embrassé.
Ils échangèrent quelques projets, des films vus récemment, des podcasts intéressants et des interviews discutables de France Inter. Ils commandèrent deux burgers et partagèrent un tiramisu. Ils se dévoraient des yeux. Eloïse maitrisait autant que faire se peut sa gestuelle pour lui paraître agréable. Mais aussi ses mots ne fusaient plus dans tous les sens comme avant. Elle était plus calme, plus introvertie, plus discrète. Elle resta mystérieuse et le fit parler. Beaucoup. Elle nota que plus il parlait, plus son sourire s'agrandissait et son visage s'illuminait. Elle l'écouta tant qu'elle finit par terminer son assiette avant lui et qu'il se hâta de terminer.
Ils échangèrent un nouveau café et se rendirent dans la salle de cinéma. Il en sortait un nouveau film avec l'excellent et magnifique Ryan Gosling dans l'espace : « Projet dernière chance ». Le long métrage durait bien deux heures et demie, et durant tout ce temps, la main chaude de Paul avait glissé sur la cuisse d'Eloïse et la pressait tout doucement. La jeune fille lui attrapa la main et la serra en le câlinant. Elle versa parfois sa petite larme, réajustant discrètement une potentielle chute de mascara sur la joue. Ils débriefèrent ensuite dans la voiture : la musique, le montage, le jeu d'acteurs, la sémantique. Eloïse était restée bloquée sur la sémantique entre les deux individus du film. Bien sûr, il fallait être efficace pour un film de deux heures trente, mais enfin... Comment pouvait se comprendre deux individus que tout oppose en si peu de temps alors qu'on ne comprend toujours pas nos animaux ?
La langue humaine était aussi, de fait, beaucoup trop subtile : comment traduire l'humour, les figures de style, le langage aurait dû s'en tenir à des verbes concrets et primaires et non à des envolées lyriques ou de l'humour « pour ne pas ennuyer le spectateur ».
Arrivé chez lui, après cette analyse synthétique, elle se déshabilla et le rejoignit dans la chambre. Paul s'était emmitouflé dans la couverture et ressemblait à une galette-saucisse. Elle pouffa et se glissa nue dans les draps, les disgracieux straps bleus sur sa cheville ne semblaient pas le déranger. Mais Eloïse s'était blessée depuis presque deux mois et ne parvenait pas à guérir correctement. Elle continuait inlassablement les séances chez le kiné qu'elle affectionnait.
Elle attrapa le corps bouillant de Paul et se pressa contre lui pour se réchauffer.
— Humm, tu es tout chaud. Je suis gelée.
Eloïse glissa ses mains sur ce torse musclé et les laissa vagabonder à leur convenance. Elle y trouva un sexe si dur et si alerte qu'elle en mouilla aussitôt de désir. Paul se laissa manipuler et gémissait entre les doigts experts de son amante. Elle attaqua immédiatement par de langoureux allers-retours auxquels elle ajouta de sa bave dans le creux de sa main. Ce petit bruit mouillé et la cadence associé les excitèrent davantage.
Paul mit sa main dans la bouche de la jeune femme et lui écarta les joues avec ses mains. Il était impossible pour Eloïse de joindre les lèvres. Il enfonça ses doigts dans la bouche de son amante et lui tartina les joues de sa propre bave. Puis il la guida vers son sexe et lui ordonna de le gober.
Paul mit sa main dans la bouche de la jeune femme et lui écarta les joues avec ses mains. Il était impossible pour Eloïse de joindre les lèvres. Il enfonça ses doigts dans la bouche de son amante et lui tartina les joues de sa propre bave. Puis il la guida vers son sexe et lui ordonna de le gober.
— Je veux que tu touches le fond avec ta gorge, détends-toi.
La jeune femme sentit ce sexe brûlant prendre de la place dans sa bouche. Elle s'activa pour le faire descendre de plus en plus profondément. Parfois trop. Un sursaut désagréable lui faisait stopper son assidu travail. Elle voulut à tout prix satisfaire Paul et fit de cette envie, une mission. Elle manœuvra donc pour détendre sa gorge, ses muscles, ses nerfs et ses artères. Le colosse devait passer. Et il passera !
— Tu y es presque ! S'extasia Paul, satisfait et guilleret.
Eloïse, ne pouvant répondre, tenta un sourire puis s'activa et le miracle se produisit. Paul, comblé la pénétrait doucement en ne sentant plus aucune résistance. La jeune femme, ravie, se concentrait pour lui faire plaisir. C'était beau. Elle y était parvenue. Et ce n'était pas la seule chose qu'elle permit à son corps de réussir ce soir-là.
— Comment te remercier ? Veux-tu que je te pénètre ?
La jeune femme hocha de la tête. Elle n'attendait que cela depuis plusieurs jours. Elle était forcément ravie qu'il lui propose. La soirée se passait tellement bien. Et une femme satisfaite peut faire beaucoup de choses... Et en autoriser tant d'autres...
Après de jolis mouvements de bassins de côté, position peu banale mais originale, il lui glissa une main sur le clitoris et une main sur l'anus, lui sommant d'ouvrir tout cela. Eloïse, les yeux pétillants d'envie, s'exécuta aussitôt.
Allait-il aussi prendre son cul ? Il était le seul à savoir manoeuvrer pour qu'elle s'ouvre à lui. A tous les autres, elle était résistante mais pas à lui. D'abord parce que tout le contexte de la soirée jouait à cette ouverture : un bon restaurant, un bon film, de belles retrouvailles. Ensuite parce que Paul prenait soin d'elle au lit : elle donnait beaucoup mais il donnait aussi. Et cet équilibre est si important lorsqu'il s'agit de pratiquer la sodomie.
Son imposant gourdin commença à tâter l'entrée. De petits coups répétés. Toc toc toc, puis-je entrer ? Il accéléra la cadence. Eloïse avait envie. Elle écarta ses cuisses généreuses et lui laissa la voie royale pour entrer à sa guise. Paul, infatigable, continua ses brefs coups de bassin pour tâter l'entrée. Puis il commença à pousser un peu plus.
La jeune femme, partagée entre le désir, l'envie de faire plaisir, la douleur de la pénétration, et le mélange de toutes ses sensations d'interdit sentit que la résistance s'affaiblissait. Paul accéléra plus nerveusement et plus insistant. Cela excitait davantage Eloïse qui dans un gémissement écarta plus franchement ses fesses.
Doucement mais sûrement, Paul s'introduisait petit à petit, gagnant quelques millimètres et soupirant de plus en plus extatiquement. La jeune femme l'entendant se mordit la lèvre. Rien ne l'excitait plus que de sentir l'autre excité! Car enfin, n'est-il pas jouissif de sentir que notre corps fait tant plaisir à l'autre ? Qu'il est dans un état d'extase grâce à soi ?
Il entra plus franchement cette fois, c'était serré, humide, chaud, sombre, délicieusement douloureux, affreusement indécent. Le plus dur était passé et le rodéo anal commença. Méthodique, excité, Paul accéléra la cadence et lui attrapa les hanches. Eloïse s'accrocha aux draps qu'elle finit par défaire malgré elle. L'assaut était sans pitié. Elle se sentait défoncée, ne sachant plus quelle partie du corps arrivait encore à lui obéir et lui répondre.
Il se retira d'un coup sec et lui mit dans la bouche aussitôt. La jeune femme se hâta de gober le dard encore en érection vigoureuse et le nettoya de fond en combles.
— Où veux-tu que je finisse ?
— Là où tu en as envie : mon visage, mes fesses, mon sexe...
— C'est à toi de choisir.
— Dans mon sexe alors. Je veux te sentir gicler. Rien ne m'excite plus que la sensation du sperme qui coule entre mes cuisses.
— Là où tu en as envie : mon visage, mes fesses, mon sexe...
— C'est à toi de choisir.
— Dans mon sexe alors. Je veux te sentir gicler. Rien ne m'excite plus que la sensation du sperme qui coule entre mes cuisses.
Paul s'exécuta aussitôt. Il la pris en missionnaire et en quelques mouvements, il éjacula. Eloïse, décoiffée, le mascara sous les yeux et les cordes vocales en berne reprit avec difficulté sa respiration. Aux toilettes, elle trouva un peu de sang et prit une douche réparatrice.
Elle se glissa sous l'aisselle de Paul qui en s'allongeant lui avait laissé la place de se lover contre lui. Il la câlina beaucoup, sachant ce qu'elle venait d'endurer. Il lui embrassa le front et les lèvres.
Puis il éteignit la lumière et ils s'endormirent.
Elle se glissa sous l'aisselle de Paul qui en s'allongeant lui avait laissé la place de se lover contre lui. Il la câlina beaucoup, sachant ce qu'elle venait d'endurer. Il lui embrassa le front et les lèvres.
Puis il éteignit la lumière et ils s'endormirent.
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