Regard volé, dix ans plus tard.
Chapitre 1
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✦ Jeunehomme66 Regard volé, dix ans plus tard. XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Regard volé, dix ans plus tard. — Chapitre 1

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Jeunehomme66
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Regard volé, dix ans plus tard.

Chapitre 1

Le train est le même, ses sièges usés, sa lumière jaunâtre, son odeur de sueur et le temps passé. Je suis assis près de la fenêtre, comme d'habitude, à regarder les câbles électriques défiler en rythme, le paysage défile comme la vie, et voilà que tu entres.
Toi, que je ne peux décrire... Toi que je n'avais vu qu'une seule fois dans ma vie !
Je te reconnais immédiatement, même si je n'ai jamais su ton nom. C'était il y a dix ans, un soir d'hiver comme celui-ci, tu étais montée à la station suivante, sac à dos trop lourd sur tes épaules, cheveux cachés sous ta capuche.
Nos regards s'étaient croisés, vraiment croisés, pas juste effleurés. Le tien était immense, noyé, comme si tu portais déjà tout le poids du monde et que tu cherchais désespérément quelqu'un pour le partager une seconde. J'avais détourné les yeux le premier, par lâcheté, par peur de ce que ce regard pouvait réveiller en moi. Tu étais descendue deux stations plus loin.
C'était déjà la fin de cette l'histoire.
Sauf que maintenant tu es là, debout dans l'allée, et tes yeux font exactement la même chose : ils me trouvent, s'accrochent, et ne lâchent plus.
Tu hésites une fraction de seconde. Puis tu t'assois en face de moi, sans un mot, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Ton manteau sent le froid et un parfum discret, fané. Tu poses ton téléphone sur la tablette entre nous, écran allumé sur une page ouverte... je reconnais rapidement l'interface du site...un de mes textes, publié quelque part sur Xstory. Le titre me saute aux yeux : Téléchargement terminé...
Tu ne dis rien au début. Le train roule, les gares défilent, puis, d'une voix basse, presque inaudible :
— Tu te souviens de moi ? 
Je hoche la tête : 
 — Juste… un regard. Dans ce train. Il y a environ dix ans déjà.
Un sourire triste étire tes lèvres :
—Moi aussi. C'était il y a si longtemps mais je m'en souviens comme si c'était hier. Je me souviens que j'avais envie de disparaître. Et en même temps, que quelqu'un me voie vraiment, ne serait-ce qu'une seconde. C'était toi, ce soir-là. 
Silence. Tes doigts tapotent nerveusement le bord de l'écran. Je te dis enfin :
— J'ai vu ton téléphone, je connais ce site, je connais ce texte, celui-là, j'en suis l'auteur. 
Tu baisses les yeux : 
— Alors tu sais. L'anxiété qui ne lâche jamais. Les trous noirs qui durent des mois. Et entre deux, cette… compulsion. Comme si le sexe était la seule chose qui me prouve que je suis encore vivante. Je ne sais pas pourquoi, je me livre ainsi... J'ai confiance en toi... tellement confiance que je pourrais tout te dire.
Tu marques une pause, inspires profondément :
— Je ne sais pas si c'est normal mais j'ai envie de te le dire crûment, sans ombrage. J'ai sucé tellement d'hommes que je ne compte plus. Vraiment, des visages anonymes, des prénoms oubliés avant même qu'ils les disent. Parfois je les recroise dans la rue et je me demande , «C'était lui ?» Mais la plupart du temps, c'est juste un brouillard. Une bouche, une main, un soupir. Et après… le vide encore plus grand. 
Tes yeux brillent, pas de larmes, dans un murmure, tu ajoutes :
—J'aime être utilisée, non pas parce que je suis une énorme salope même si je le suis, parfois, dans ma tête. Mais parce que quand on me prend, quand on me remplit, pendant ces minutes-là, je n'existe plus toute seule avec mes pensées qui me lacèrent. Je deviens… utile. Désirée. Quelque chose de concret. Je suis alors ...moi-même. 
Le train ralentit, une annonce grésille dans les haut-parleurs. Tu regardes par la fenêtre, comme si les lumières des quais pouvaient t'apporter une réponse. Tu me demandes alors sans me regarder : 
—Et toi ? Pourquoi tu m'as regardée si longtemps, ce soir-là ?
Je cherche mes mots : 
— Parce que tu avais l'air… perdue. Mais pas résignée. Comme si tu combattais encore. Et moi, j'étais déjà en train de capituler. Ton regard m'a rappelé que j'étais vivant, moi aussi. 
Tu tournes la tête vers moi. Pour la première fois depuis dix ans, nos regards se tiennent vraiment, sans fuir :
— Descends avec moi ? À la prochaine gare. Juste… marcher un peu. Pas pour baiser. Pas pour parler non plus, si tu veux pas. Juste être deux personnes qui se sont vues, une fois, et qui se revoient, comme deux amis perdus.
Je n'hésite pas un instant...pourquoi hésiter. J'en meure d'envie.
Quand les portes s'ouvrent, l'air glacé nous gifle. Tu resserres ton écharpe. On marche côte à côte sur le quai désert, puis dans les rues mal éclairées. Pas de contact, pas encore. Juste le bruit de nos pas dans le silence glacial.
Au bout d'un moment, tu t'arrêtes sous un lampadaire. Tu me regardes. Tu avoues en souriant avec ton air mélancolique :
—Je ne sais pas ce que je cherche. Peut-être rien. Peut-être juste quelqu'un qui accepte que je sois tout ça en même temps : cassée, insatiable, triste, vivante. 
Je m'approche d'un pas. Pas pour t'embrasser. Juste pour être plus près. Peut être pour te rassurer ou pour me rassurer moi-même.
— Je peux être ce quelqu'un-là, au moins ce soir.
Tu souris, un vrai sourire, fragile mais réel. Tu glisses ta main dans la mienne.
Et on repart, lentement, dans la fraîcheur de la nuit qui sent la neige à venir.
On continue à marcher en silence, main dans la main, jusqu'à ce que les néons d'un hôtel de bord de gare, clignotent au coin de la rue. L'hôtel des voyageurs tel est son nom,c'est le genre d'endroit où personne ne pose de questions et où les draps sentent toujours le renfermé, l'humidité et le tabac froid.
Tu t'arrêtes la première devant la porte vitrée. Tu me regardes, sans hésiter :
— On monte ?
Ta voix est calme, nullement provocante, aucunement suppliante non plus. Juste… une voix sachant ce qu'elle veut et désire au fond d'elle.
Je hoche la tête.
À la réception, un type d'une cinquantaine d'années lève à peine les yeux de son téléphone. Tu poses froidement deux billets froissés sur le comptoir et il glisse une clé magnétique sans un mot. Chambre 312. Troisième étage, un ascenseur et pas un mot entre nous.
Dans la cabine étroite, on ne se touche pas, on se regarde seulement froidement, sans grande émotion. Tu respires un peu plus fort que tout à l'heure, des émotions envahissent peut être ton corps et ton âme ?
La porte de la chambre, decor défraîchi, un lit double aux draps lavés trop souvent, un couvre-lit marron élimé, de petite table bancale et des rideaux qui ne ferment pas. C'est laid, moche mais c'est l'endroit parfait pour ce qui va arrivé !
Tu enlèves ton manteau, le poses sur la chaise. Ton pull suit. Puis ton jean. Tu gardes tes chaussettes, par réflexe, comme si le sol était trop froid. Tu te tiens là, en tanga et soutien-gorge simple, noir, un peu usé sur les bretelles, pas de pose sexy, aucune gêne affichée, simplement toi...juste toi. Tu es belle et sensuelle malgré tout ! Tu es belle et sensuelle malgré toi !
Tu t'approches de moi lentement, sans hésitation. Tu poses tes mains à plat sur ma poitrine, par-dessus mon pull, ton regard plongé dans le mien, en me disant, à voix basse :
 
— Je te donne mon corps ce soir. Tu peux en faire ce que tu veux. Vraiment tout ce que tu veux. Je dirai oui à tout ce que tu proposes, tant que ça reste entre ces quatre murs et que ça finit quand je te dirai « stop ». Mais jusqu'à ce mot… je suis à toi. Utilise-moi comme tu en as envie, comme un objet, comme un simple trou, comme une bouche... au fond comme tu veux.
Tes mots tombent, nets, sans tremblement. Tu ne rougis pas. Tu me regardes droit dans les yeux :
— Tu comprends ?
— Oui.
— Dis-le.
— Je comprends. Ton corps est à moi ce soir, je peux l'utiliser comme je veux, tu diras stop si tu veux que ça s'arrête.
Tu hoches la tête, satisfaite.
Puis tu te mets à genoux, lentement, sans hâte. Tu défais ma ceinture. Tu baisses mon pantalon et mon boxer en même temps. Mon sexe est déjà dur, douloureusement dur. Tu me prends dans ta main, tu me regardes comme si tu le découvrais pour la première fois.
— Il est beau, murmures-tu.
Et tu me prends en bouche. Sans préliminaires inutiles, pas de petits coups de langue timides. Tu l'engloutis profondément, jusqu'à ce que tes lèvres touchent mon pubis, tu restes là quelques secondes, immobile, à respirer par le nez, les yeux levés vers moi. Puis tu commences à bouger, lentement d'abord, ensuite plus vite, plus fort. Ta salive coule sur mon sexe, sur ton menton, sur tes seins. Tu gémis doucement, pas pour jouer la comédie, mais parce que ça t'emplit la gorge, que ça te plaît et que ça te fait du bien.
Je pose une main sur ta nuque, pas pour forcer à aller plus loin, juste pour te tenir, pour te sentir encore plus. Tu accélères encore tes joues se creusent, tu baves davantage et tes yeux brillent... J'accélère alors pour baiser ta bouche. Quelle sensation exquise !
Au bout de quelques minutes je me retire, tu halètes, la bouche ouverte, luisante. Tu es tellement belle et épanouie.
Je te relève par les aisselles, te fais pivoter, te penche en avant sur le lit. Tu tends les bras devant toi, tu offres tes reins, à ma vue, à mon vice... Je baisse ton tanga d'un geste sec, jusqu'aux chevilles,tu écartes de toi même tes jambes.
Je crache dans ma main et t'enduis la vulve sommairement, ta vulve est déjà abondamment mouillée par tes sécrétions vaginales. Puis j'entre en toi patiemment, avec délicatesse, jusqu'à la garde. Tu ronronnes, entre plaisir et soulagement, tu aimes être prise ainsi en levrette comme une chienne, comme on te l'a toujours dis aussi, tes doigts agrippent alors les draps. Je reste planté au fond de ton vagin. Puis je commence alors à te baiser, te baiser fort, sans ménagement. Chaque coup de reins te fait avancer sur le matelas, ton corps encaisse, rebondit, tu gémis sans retenue maintenant, des sons gutturaux, animaux tu ne joues pas la vierge effarouchée. Tu prends, tu veux prendre. Tu souffles, entre deux inspirations :
— Plus fort, s'il te plaît… défonce-moi, casse-moi...
Je m'exécute, mes mains sur tes hanches laissent des marques rouges. Je te tire en arrière à chaque poussée, comme si je voulais te clouer au matelas. Ton sexe est trempé, brûlant, tu coules sur mes cuisses, puis soudain je me retire, tu gémis de frustration.
Je te présente de nouveau mon sexe devant ton visage. Tu mets tes mains dans ton dos et ouvre docilement ta bouche en signe d'offrande, de ton corps et de ton âme à la luxure. Je m'enfonce dans ta bouche jusqu'à ce que mon pubis rencontre ton nez... aucune douceur... du sexe brute. Ma queue baise littéralement ta bouche.
Je te retourne alors sur le dos, jambes grandes ouvertes. Je t'embrasse fougueusement, pendant que je te pénètre à nouveau, cette fois face à toi. Tes ongles s'enfoncent dans mes épaules, tu m'embrasses sauvagement, tu mordilles ma lèvre, tu tires mes cheveux, en murmurant ta bouche contre la mienne :
— Remplis-moi, J'ai besoin… j'ai besoin de sentir que je suis pleine. Que je sers à quelque chose.
Je accélère encore. Le lit grince, tape contre le mur. Tu cries maintenant, sans retenue. Ton corps se tend, tes cuisses tremblent autour de mes hanches. Je te dis alors :
— Je vais jouir.
— Dedans. Jouis en moi s'il te plaît. Dedans par pitié.
Je m'enfonce une dernière fois, le plus loin possible, je ne jouis pas. Tu serres tes jambes autour de moi, tu me gardes en toi en espérant le sentir venir. Tes parois se contractent autour de mon sexe, comme si tu voulais tout prendre, tout garder, mais je ne viens pas ! Tu m'interroges du regard et comprends que je vois clair dans ton jeu. Je te demande alors :
— Après un rapport sexuel, l'endroit où tu préfères qu'un homme ejacule, reste et restera toujours ta bouche de jolie petite salope, je me trompe ? 
— Non, tu ne te trompes pas.
Quand je me retire enfin, tu te mets de toi même à genoux au sol, mains sur tes cuisses, ton regard est un appel à la luxure, je me lève et représente mon sexe souillé de tes sécrétions. Tu me souris et me dit gaiement :
— Baises ma bouche, j'aime vider des couilles, je suis faite pour ça !
Tu es tellement belle ainsi, sexuelle assumant ta perversion, dans cette pose lubrique. Je m'enfonce centimètre après centimètre dans ta bouche puis accélère régulièrement jusqu'à baiser sauvagement ta bouche, mon sperme jaillit dans ta gorge et docilement tu avales tout comme tu l'as toujours fait car c'est comme ça qu'il faut faire. Tu tends la main vers moi, je m'allonge à côté de toi, tu poses ta tête sur mon torse, tes doigts caressent mon ventre avec douceur.
Un silence, un silence sans gêne. Un silence plein d'émotions.
Puis, tout doucement :
— Merci.
Juste ça, merci. Et pour la première fois depuis dix ans, le vide en toi semble… un tout petit peu moins immense. Ce vide semble être parti, au moins pour ce soir.
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Wedreca
15 mars 2026 à 11:21
Alors comme ça, le choupinou s'inquiète de ne pas avoir de commentaire de sa Wedreca préférée ☺️ ?
Eh bien voilà, tu vois… Tout vient à point à qui sait attendre 😌 !

Alors, ce texte...

Déjà, je reconnais tes fantasmes. Du coup, on sent une écriture profonde et intime quant à l'excitation sexuelle. Et puis, un autre détail qui dévoile ta signature, c'est cette mélancolie inhérente. Tu aimes les amours cachés, les amours impossibles. Tu aimes te torturer comme tu aimes posséder la femme.

En résumé, si tu veux savoir si j'ai aimé ton texte, la réponse est oui... car c'était toi (même si je trouve que, comme à ton habitude, tu tournes un peu en boucle sur la scène de sexe pure. Mais je te pardonne, tu étais sûrement en train de te branler en écrivant ce passage 😏).
Soyez respectueux
Répondre
Djamel33
14 mars 2026 à 23:56
Merci pour cette histoire.
Elle est pleine de mélancolie et de sensualité.
Soyez respectueux
Répondre

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