Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un travail presque comme les autres — Chapitre 2 · Un petit café
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un travail presque comme les autres
Chapitre 2 · Un petit café
Il paraît que le lundi est une journée difficile pour tout le monde, j'avoue que j'ai attendu et craint ce lundi tout le week-end. J'ai l'impression que C. est entrée dans ma tête, tout ça pour un misérable café, je crois même en avoir rêvé. Et pourtant ce matin, ma décision est prise, je n'irai pas dans son bureau. J'ai d'ailleurs de plus en plus de travail, mes premiers succès ont confirmé à mon chef que je pouvais en faire plus, et je commence à être débordé. J'ouvre donc mon premier dossier.
Trente minutes plus tard, une notification de messagerie. Je sais déjà que c'est elle.
— J'attends. C.
Je supprime le message.
Mais dix minutes plus tard, il reste imprimé sur ma rétine et je n'arrive pas à l'oublier. Une nouvelle fois, tel un robot, je me vois descendre à la machine à café, préparer une tasse et me diriger vers le premier étage.
La porte est ouverte et C. travaille sur son ordinateur. Je pose le café sur un coin du bureau pendant qu'elle tape sur son clavier. Et alors que je m'apprête à partir, elle m'arrête.
— Attends !
— ...
— Tu as envie de me faire plaisir ?
— Oui, bien sûr.
— Alors tu sais ce que tu dois faire non ? Si tu n'es pas à la hauteur, je préfère le savoir, car je ne veux pas prendre le risque d'être déçue une fois de plus.
— ...
— Je peux compter sur toi ?
— ... Oui.
— Oui qui ?
— ... Oui Madame ?
— Bien, tu peux y aller, à demain.
— ...
— Tu as envie de me faire plaisir ?
— Oui, bien sûr.
— Alors tu sais ce que tu dois faire non ? Si tu n'es pas à la hauteur, je préfère le savoir, car je ne veux pas prendre le risque d'être déçue une fois de plus.
— ...
— Je peux compter sur toi ?
— ... Oui.
— Oui qui ?
— ... Oui Madame ?
— Bien, tu peux y aller, à demain.
De retour à mon bureau, sans repère et la tête en ébullition, j'essaie de faire le point. Donc, je suis bien le serveur de café de Madame Céline. Pourquoi ? Aucune idée. Est-ce que j'en ai envie ? Oui, je crois. Pourquoi ? Toujours aucune idée !
Le rituel se reproduit chaque matin, parfois même sans un regard échangé. Elle semble satisfaite de ce service alors que mon excitation devient dangereusement visible à chaque fois que je sors de son bureau. Le reste du temps, je n'ai aucun autre contact avec elle dans le cadre du travail, et lorsque nous nous croisons par hasard, elle m'ignore complètement ! Je ne sais pas si je suis vexé ou flatté de notre petit secret.
En remontant dans mon bureau, le jeudi matin, je réalise que je n'ai pas osé lui demander si elle sera là demain. Mais comme j'ai peur de perdre cette liaison curieuse que nous avons, je serai probablement demain matin devant une porte close, un café à la main. Mais au milieu de la matinée, je reçois un mail de C. :
— Viens. C.
Le message a le mérite d'être très clair, et bien sûr, je me précipite dans son bureau.
La porte est ouverte et en entrant, je découvre avec surprise que Carla, la jolie réceptionniste, est dans la pièce, attendant debout à côté, mais elle baisse la tête et je n'arrive pas à croiser son regard. J'ai eu l'occasion d'échanger quelques fois avec elle, suffisamment pour apprendre son prénom.
— Entre, ne fais pas ton timide.
Et elle m'invite à avancer en face de son bureau. Il y avait habituellement une chaise destinée aux visiteurs qu'elle reçoit, mais cette dernière a été repoussée le long du mur. Je me tiens donc debout devant Céline, qui rayonne de beauté, assise dans son fauteuil. Même la jeunesse de Carla semble s'estomper.
— Carla, la porte !
Cette dernière s'exécute et va fermer la porte que j'avais laissée ouverte. Elle reste dans mon dos, hors de mon champ de vision.
— Bien, je crois qu'il est temps de faire un point. Tu as été très ponctuel cette semaine, et j'apprécie cet effort. D'un autre côté, ce n'était pas bien difficile. Mais malgré tout, je pense que tu mérites une récompense. Il n'y a qu'une seule condition : tu ne bouges pas et je ne veux pas t'entendre. Est-ce que c'est bien compris ? Deux mots suffiront pour me répondre.
— ... Oui Madame !
— Parfait. Carla ?
Elle lance un regard autoritaire derrière moi, mais je n'ose pas me retourner, car je ne dois pas bouger, et Carla s'approche de moi, se collant à mon dos. Je sens sa poitrine, bien que petite, plaquée sur mon dos pendant que ses mains m'enlacent, bloquant mes bras le long de mon corps. Mon érection est immédiate et quasiment douloureuse. Céline me fixe droit dans les yeux, et j'essaie de rester stoïque en lui rendant son regard. Mais la main de Carla descend sur mon bas-ventre et se pose sur mon sexe prêt à exploser. Elle commence à me masser par-dessus mon jean et je pense exploser dans mon boxer. Sur ma nuque, le souffle chaud de Carla m'excite encore plus que le regard de Céline et quand cette dernière passe sa langue sur ses lèvres, je ne réussis pas à me retenir et j'éjacule sans aucune retenue possible.
Honteux et souillé, je n'ai pas le temps de reprendre mes esprits que Céline congédie Carla d'un geste de la main. Je reste quasiment debout, quasiment tremblant, et Carla quitte la pièce en refermant la porte derrière elle.
— J'ai l'impression que tu as apprécié ma petite récompense. Je sais être juste, et Carla me devait un petit service, je me doute que tu la trouves mignonne. Je me trompe ?
— Non Madame.
— Dommage que tu ne saches pas te contrôler, nous verrons comment y remédier. Tu peux y aller.
Tout poisseux, je remonte à mon étage, avec un passage aux toilettes pour tenter de nettoyer le carnage. La journée va être longue ! Je ne recroise ni Céline ni Carla de la journée, c'est l'autre réceptionniste qui est à son poste, un jeune homme de mon âge, un peu hautain, qui me semble particulièrement antipathique, d'autant plus qu'il est à la place de Carla !
Par contre, vendredi matin, je vois Carla derrière son standard. Dès qu'elle m'aperçoit, un sourire se dessine sur ses lèvres. Mais ce que je prenais pour de la complicité se révèle n'être qu'un amusement teinté de mépris, car lorsque je m'approche pour lui dire bonjour, elle hausse les épaules et va fouiller dans un tiroir en soupirant d'ennui.
Mortifié, je monte me cacher dans mon bureau. Comme aujourd'hui C. travaille de chez elle, aucune distraction à l'horizon. Je suis très productif tout au long de la journée et je rentre chez moi le cœur léger. Il ne me reste plus qu'à m'occuper ce week-end en attendant le café du lundi.
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Commentaires ()
Vivement le chapitre 3 ;)