Montpellier est maintenant derrière eux. Nawelle a remis son top, mais ses joues restent rosées et ses boucles collées par la sueur. Khader conduit d'une main, l'autre posée sur sa cuisse, possessif. Avant de prendre possession de leur chambre avec vue sur la mer, il se gare sur le petit parking d'un restaurant provençal.
Ils s'installent en terrasse, à l'écart du centre, entourés de pins parasols. La nuit tombe à peine, mais la chaleur refuse de lâcher prise. Des guirlandes lumineuses jaunâtres éclairent les tables. Il y a peu de clients, juste quelques couples et un groupe de touristes allemands bruyants.
On les a placés dans un coin relativement discret, contre un muret de pierre, mais visible depuis plusieurs tables. Nawelle s'assoit, sentant encore le goût de Khader sur sa langue. Elle croise les jambes, sa jupe noire remontant légèrement sur ses cuisses.
Le serveur, un jeune homme brun aux yeux vifs, prend leur commande. Quand il se penche pour verser l'eau, son regard glisse une fraction de seconde sur le décolleté de Nawelle. Elle ne fait rien pour le cacher.
— Tu as vu comme il te regarde ? murmure Khader une fois qu'ils sont seuls. Il a senti l'odeur du sexe sur toi.
Nawelle sourit, malicieuse, et boit une gorgée de rosé frais. Le contraste entre la boisson glacée et la fournaise ambiante la fait frissonner.
— Et toi, tu aimes ça ? Qu'un autre me regarde comme ça ?
Khader pose sa main sur sa cuisse sous la table, remontant lentement jusqu'à la lisière de sa culotte.
— J'aime que tu sois à moi... et que tout le monde le sache.
Le plat arrive : des gambas grillées et une burrata crémeuse. Pendant que Nawelle pique une crevette, Khader glisse deux doigts sous le tissu fin de sa culotte. Elle se raidit, les lèvres entrouvertes sur sa fourchette.
— Khader... pas ici.
— Mange, répond-il calmement, comme s'il parlait de la météo. Et écarte un peu les jambes.
Elle obéit, le cœur cognant. Ses doigts la trouvent déjà humide, encore sensible de la route. Il la caresse lentement, en cercles précis, tout en discutant tranquillement du menu du lendemain comme si de rien n'était. Nawelle serre les dents, essayant de garder une expression neutre. Chaque fois qu'elle pense reprendre le contrôle, il accélère légèrement le mouvement.
Le serveur revient pour resservir du vin. Cette fois, son regard s'attarde. Il voit les joues de Nawelle, sa poitrine qui se soulève plus vite, la main de Khader disparue sous la nappe. Il rougit légèrement, mais ne dit rien, se contentant de remplir les verres avec un petit sourire en coin.
— Merci, fait Khader d'une voix posée.
Dès que le jeune homme s'éloigne, Khader enfonce un doigt plus profondément. Nawelle étouffe un gémissement dans sa serviette.
— Tu mouilles tellement, murmure-t-il. Tu aimes qu'il sache ce que je te fais ?
Elle hoche la tête, incapable de parler. Ses hanches commencent à bouger imperceptiblement contre sa main. Khader continue, imperturbable, tout en mangeant ses gambas de l'autre main.
À un moment, il retire ses doigts, les porte à sa bouche et les lèche lentement, sans quitter Nawelle des yeux. Puis il les plonge dans la burrata crémeuse et lui tend une bouchée sur sa fourchette.
— Goûte.
Elle ouvre la bouche, acceptant l'offrande mêlée de son propre goût. L'audace du geste la fait trembler.
Quand le plat principal arrive, un tajine d'agneau, Khader se penche vers elle :
— Va aux toilettes. Enlève ta culotte. Et reviens.
Nawelle hésite une seconde, puis se lève, les jambes légèrement flageolantes. Dans les toilettes fraîches, elle fait ce qu'il a demandé. Le tissu est trempé. Elle le glisse dans son petit sac à main et retourne à table, consciente que chaque pas fait frotter ses cuisses nues l'une contre l'autre.
Dès qu'elle se rassoit, Khader pose à nouveau sa main entre ses jambes, cette fois sans aucune barrière. Deux doigts la pénètrent lentement tandis que son pouce caresse son clitoris gonflé.
— Tu es à moi, Nawelle. Même ici. Surtout ici.
Elle agrippe le bord de la table, les phalanges blanches. Le groupe d'Allemands rit fort à quelques mètres. Le serveur passe régulièrement, jetant des regards de plus en plus appuyés. Chaque fois, Khader accentue la pression, comme pour marquer son territoire.
Nawelle sent l'orgasme monter, irrépressible. Elle se mord la lèvre jusqu'au sang.
— Khader... je vais...
— Oui. Maintenant. Regarde-moi.
Elle plante ses yeux dans les siens au moment où le plaisir la submerge. Un orgasme violent, silencieux, qui la fait trembler sur sa chaise. Ses cuisses se referment sur la main de son mari tandis qu'elle étouffe un gémissement dans sa serviette.
Khader sourit, satisfait, et retire lentement sa main. Il essuie discrètement ses doigts sur sa serviette, puis reprend son verre comme si rien ne s'était passé.
— On prend un dessert ? demande-t-il d'une voix innocente.
Nawelle, encore essoufflée, le regarde avec un mélange d'adoration et de défi.
— Seulement si tu me laisses te rendre la pareille.
Khader éclate d'un rire bas, presque animal.
— On est en vacances, ma femme. La nuit ne fait que commencer.
Le serveur revient avec la carte des desserts, un sourire légèrement crispé aux lèvres. Il a compris. Son regard glisse maintenant plus franchement sur Nawelle, sur sa poitrine qui se soulève encore rapidement, sur la fine pellicule de sueur qui fait briller sa gorge.
— Un fondant au chocolat noir et une panna cotta aux fruits rouges pour madame, commande Khader sans même consulter Nawelle. Et un café serré pour moi.
Dès que le jeune homme s'éloigne, Khader pose à nouveau sa main sur la cuisse nue de sa femme, remontant lentement sous la jupe jusqu'à son sexe encore palpitant.
— Écarte plus les jambes, murmure-t-il. Je veux que tu sois offerte.
Nawelle obéit, le souffle court. Ses genoux s'écartent sous la nappe blanche. Deux doigts de Khader glissent immédiatement entre ses lèvres trempées, la pénétrant avec une lenteur calculée. Elle serre les cuisses par réflexe, mais il les force doucement à rester ouvertes.
— Regarde autour de toi, dit-il à voix basse. Tous ces gens qui dînent tranquillement... pendant que je te baise avec mes doigts.
Le serveur apporte les desserts. Quand il pose la panna cotta devant Nawelle, il ne peut s'empêcher de remarquer la position de ses bras, la façon dont elle se tient très droite, les lèvres entrouvertes. Khader ne retire pas sa main. Au contraire, il enfonce ses doigts plus profondément pendant que le jeune homme reste là, figé une seconde de trop.
— Merci, articule Khader avec calme.
Dès qu'ils sont à nouveau seuls, Khader pousse un troisième doigt en elle. Nawelle étouffe un gémissement en plantant sa cuillère dans la panna cotta. La crème froide contraste violemment avec la chaleur brûlante entre ses cuisses.
— Mange, ordonne-t-il.
Elle essaie. Chaque bouchée est une lutte. Khader la doigte maintenant avec un rythme régulier, profond, son pouce tournant sur son clitoris gonflé. Le bruit humide, discret, mais obscène, est couvert par le brouhaha des tables voisines.
Nawelle sent un deuxième orgasme monter, beaucoup plus fort que le précédent. Ses hanches commencent à onduler malgré elle contre la main de son mari.
— Khader... je ne vais pas tenir...
— Tu vas jouir sur mes doigts, ici, pendant que tu manges ton dessert. Et tu vas le faire en me regardant dans les yeux.
Elle plante son regard dans le sien. Ses pupilles sont dilatées, presque noires. Khader accélère le mouvement, courbant ses doigts pour caresser ce point précis qui la rend folle. La cuillère de Nawelle tremble dans sa main. Un peu de coulis de fruits rouges coule sur son menton.
Soudain, l'orgasme la traverse comme une décharge électrique. Elle se cambre légèrement, les seins tendus sous son top, les lèvres serrées pour retenir le cri qui veut sortir. Ses parois internes se contractent violemment autour des doigts de Khader, encore et encore, dans une série de spasmes incontrôlables. Un long frisson la parcourt de la nuque jusqu'aux orteils.
Khader ne retire pas ses doigts tout de suite. Il les laisse en elle, sentant les dernières contractions, un sourire satisfait aux lèvres.
Le serveur revient pour débarrasser. Cette fois, il voit clairement l'état de Nawelle : joues écarlates, regard flou, respiration saccadée. Il remarque aussi la main de Khader toujours disparue sous la table. Il déglutit, visiblement troublé, et bredouille :
— Tout... tout va bien, madame ?
Nawelle, encore secouée par les dernières vagues de plaisir, lui adresse un sourire lascif et un peu brisé.
— Très bien... merci.
Dès qu'il est parti, Khader retire enfin ses doigts luisants. Il les porte à la bouche de Nawelle.
— Lèche.
Elle ouvre les lèvres et suce docilement son propre jus sur les doigts de son mari, le regardant droit dans les yeux avec une soumission totale et excitée.
— Bonne fille, murmure-t-il.
Puis il plonge deux de ses doigts dans le fondant au chocolat encore tiède, mélangeant le chocolat noir brillant à l'humidité de Nawelle, et porte la cuillère à sa propre bouche.
— Délicieux, commente-t-il simplement.
Nawelle tremble encore. Elle se sent sale, exposée, follement vivante.
— On rentre à l'hôtel ? demande-t-elle d'une voix rauque.
Khader sourit, pose sa serviette sur la table et se lève.
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