Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jeu, Set et « match » — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jeu, Set et « match »
Chapitre 1
Lucie adore le volley-ball. À vingt-trois ans, cette jolie brunette à la peau mate, héritage de ses origines corses, illumine le terrain de son charme naturel. Des années d'entraînement ont sculpté son corps : des fesses fermes et musclées qui roulent avec puissance à chaque saut, des jambes longues et toniques, un ventre plat et des épaules dessinées par l'effort. Elle joue pour l'équipe féminine d'un petit club local, où tout reste familier. Pourtant, à la fin de la saison précédente, tout change.
Vincent, l'ancien entraîneur, raccroche enfin son sifflet. Le bonhomme, aux cheveux gris et au sourire paternel, part à la retraite. Son remplaçant arrive vite : Anna, une blonde élégante d'une quarantaine d'années, venue de Pologne. Dès les premiers jours, ses méthodes transforment le groupe. Les séances deviennent plus intenses, plus précises. Les filles transpirent davantage, mais elles apprécient. Anna dirige avec une autorité douce, tempérée par un sourire qui réchauffe. Et surtout, elle parle avec ce léger accent polonais qui roule les « r » et rend chaque phrase musicale : « Allez, les filles, on pousse plus fort ! »
Lucie sent très vite le regard d'Anna sur elle. Au début, elle pense que l'entraîneuse corrige simplement sa technique au filet. « Lucie, plus de puissance dans les jambes, tak ? Comme ça », répète Anna en lui montrant, ses yeux bleus s'attardant une seconde de trop. Lucie rougit, met cela sur le compte de la concentration. Pourtant, au fil des semaines, quelque chose d'autre naît en elle : une gêne diffuse, un trouble qu'elle n'identifie pas. Elle n'a jamais ressenti cela pour une femme. Jamais.
Ce soir, l'entraînement se termine tard. Anna s'approche d'elle juste avant que tout le monde parte.
— Lucie, tu ranges le matériel ce soir, s'il te plaît ?
Lucie accepte sans réfléchir. Elle sait ce que cela signifie : elle quittera le gymnase bien après les autres. Elle plie les filets, range les ballons, aligne les plots. Quand elle pousse enfin la porte des vestiaires, le silence l'accueille. Les casiers sont fermés, les bancs vides. Toutes les filles sont déjà parties. Lucie soupire, retire ses vêtements trempés de sueur et entre dans la douche. L'eau chaude coule sur sa peau mate, détend ses muscles endoloris. Elle savonne longuement ses fesses rondes et fermes, ses cuisses puissantes, puis coupe l'eau.
Elle sort, une serviette blanche nouée autour de la poitrine, les cheveux encore ruisselants. Et là, Anna l'attend. Assise sur le banc, dans son survêtement moulant qui souligne sa silhouette athlétique, ses cheveux blonds attachés. Elle sourit doucement.
Lucie sursaute.
— Anna ? Qu'est-ce que tu fais encore ici ?
Anna se lève lentement.
— Je voulais te parler. Seule.
Lucie serre la serviette plus fort contre elle. Son cœur bat plus vite.
— De quoi ?
Anna s'approche, ses yeux bleus plongés dans les siens.
— De toi. De la façon dont je te regarde depuis le début. Pas seulement pour le volley, Lucie. Tu es belle. Tellement belle.
Lucie recule d'un pas, le dos contre le mur froid.
— Attends... Je ne comprends pas. Je... je n'ai jamais...
Sa voix tremble. Elle n'a jamais été attirée par une femme. L'idée même lui semble étrangère, presque interdite. Pourtant, le regard d'Anna la trouble au plus profond d'elle-même.
Anna tend la main, effleure seulement l'épaule de Lucie, sans insister.
— Je sais. Tu as peur. C'est normal. Mais je sens que tu ressens quelque chose aussi. Laisse-moi juste te montrer. Doucement. Si tu veux arrêter, on arrête.
Lucie hésite. Son corps reste tendu, sa respiration courte. Elle n'ose pas bouger. Anna attend, patiente. Puis elle avance encore, pose ses lèvres sur celles de Lucie, très doucement. Le baiser est léger, presque chaste. Lucie ferme les yeux, le cœur affolé. Elle ne recule pas tout de suite. Le contact est chaud, doux. Anna murmure contre sa bouche :
— Laisse-toi aller, kochanie. Juste un peu.
Lucie sent une chaleur inconnue monter dans son ventre. Elle répond enfin au baiser, maladroitement d'abord, puis avec plus d'abandons. La serviette glisse lentement. Anna la rattrape, la laisse tomber au sol sans brusquerie. Le corps nu de Lucie apparaît : peau mate, seins ronds et fermes, fesses musclées, sexe déjà légèrement humide malgré sa peur.
Anna retire son survêtement à son tour, elle est totalement nue sous sa tenue sportive. Sa peau pâle contraste avec celle de Lucie. Ses seins sont lourds, ses hanches larges, son sexe épilé et soigné. Elle prend Lucie dans ses bras, l'embrasse plus profondément. Leurs langues se cherchent. Lucie gémit doucement, surprise par sa propre réaction. Anna glisse une main sur son sein, caresse le mamelon du pouce jusqu'à ce qu'il durcisse. Lucie frissonne, mais murmure :
— Anna... je ne sais pas si...
Anna l'allonge sur le banc large, s'agenouille entre ses jambes.
— Regarde-moi. Je vais te faire du bien. Très lentement.
Elle embrasse le cou de Lucie, descend sur ses seins, suce chaque mamelon avec tendresse. Lucie cambre le dos malgré elle. Anna continue vers le ventre, puis plus bas. Elle écarte doucement les cuisses de Lucie, admire son sexe rose et luisant. Sa langue effleure d'abord l'intérieur des cuisses, puis remonte. Quand elle atteint le clitoris, Lucie sursaute.
— Attends... je... c'est la première fois...
Anna relève la tête.
— Je sais. Je vais être douce. Dis-moi si tu veux que j'arrête.
Elle ne s'arrête pas. Sa langue trace de longs cercles autour du petit bouton, puis descend lécher les lèvres gonflées. Lucie halète, les mains crispées sur le banc. Le plaisir monte, inconnu, puissant. Anna glisse un doigt, puis deux, dans son sexe serré et trempé. Elle les bouge lentement, courbés pour toucher ce point sensible à l'intérieur. Lucie gémit plus fort, les hanches qui se soulèvent malgré sa tête qui dit non.
Le plaisir devient trop intense. Lucie sent une vague monter, incontrôlable. Son corps se tend soudain. Son sexe se contracte autour des doigts d'Anna. Elle jouit pour la première fois avec une femme : un orgasme long, profond, qui la fait trembler de la tête aux pieds. Ses cuisses se serrent, un cri rauque lui échappe, ses yeux se ferment tandis que le plaisir irradie dans tout son ventre, ses seins, jusqu'au bout de ses doigts. Elle reste secouée plusieurs secondes, essoufflée.
Anna remonte pour l'embrasser, ses lèvres encore imprégnées du goût de Lucie. Puis elle se redresse, un sourire complice aux lèvres.
— À ton tour maintenant, kochanie. Je veux sentir ta bouche.
Lucie rougit violemment, hésite.
— Je... je ne sais pas comment...
Anna s'installe au-dessus d'elle, à califourchon sur son visage, les jambes de part et d'autre de la tête de Lucie et du banc. Elle descend lentement, jusqu'à ce que son sexe humide effleure les lèvres de la jeune femme. L'odeur musquée, chaude, envahit les narines de Lucie. Anna murmure :
— Ouvre la bouche. Juste la langue d'abord. Goûte-moi.
Lucie ferme les yeux, tremble encore de son propre orgasme. Elle sort timidement la langue, touche les lèvres gonflées d'Anna. Le goût est salé, légèrement sucré, intime. Anna gémit doucement et commence à bouger les hanches, très lentement, frottant son clitoris contre la langue hésitante de Lucie.
— Oui... comme ça... lèche plus fort...
Lucie s'applique, maladroite au début. Sa langue trace des cercles hésitants autour du clitoris durci, puis descend le long des lèvres, explore l'entrée humide. Anna respire plus fort, pose une main sur le banc pour se stabiliser, l'autre dans les cheveux de Lucie pour la guider.
— Plus profond... mets ta langue dedans... oui... tak...
Lucie obéit, enfonce sa langue aussi loin qu'elle peut, sent les parois chaudes et contractées autour d'elle. Anna accélère le mouvement de ses hanches, chevauche la bouche de Lucie avec plus d'insistance. Le sexe d'Anna glisse sur les lèvres, le menton, le nez de la jeune femme, laissant une traînée luisante. Lucie respire par à-coups, étouffée par moments, mais fascinée par les gémissements qui montent en intensité.
Anna halète maintenant, le corps tendu.
— Ne t'arrête pas... je vais jouir... suce mon clito... fort...
Lucie referme les lèvres autour du petit bouton gonflé, aspire doucement tout en continuant à lécher rapidement. Anna se cambre brutalement. Son sexe se contracte violemment contre la bouche de Lucie. Un spasme puissant la traverse, puis un autre. Elle explose dans un orgasme dévastateur : un cri long et rauque lui échappe, son corps tremble de convulsions, un flot chaud et abondant coule sur les lèvres et le menton de Lucie. Anna reste arquée plusieurs secondes, secouée par les répliques, les cuisses qui tremblent autour de la tête de la jeune femme.
Quand elle redescend enfin, essoufflée, elle s'allonge à côté de Lucie sur le banc étroit, la prend dans ses bras. Lucie, le visage encore luisant, respire fort, les yeux brillants d'un mélange de trouble et d'émerveillement.
Anna caresse sa joue.
— Tu as été parfaite, kochanie.
Lucie murmure, presque pour elle-même :
— Je... je ne savais pas que c'était comme ça...
Le vestiaire désert reste leur secret. Sur le terrain, leur complicité nouvelle rend l'équipe encore plus forte. Et Lucie, petit à petit, se laisse convaincre par le désir d'une femme.
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Commentaires ()
Une question cependant : c'est quoi le lien entre volley et lesbienne ??? C'est pas du tout un reproche mais ça fait plusieurs histoires que je lis dans le même genre ici.
J'espère qu'il y aura une suite de prévu j'aimerais bien qu'il continue leur aventure ensemble le