Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La voix de Lilly — Chapitre 5 · Caresses
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La voix de Lilly
Chapitre 5 · Caresses
— Environ 2 300 mots - 7 à 8 minutes de lecture —
- Caresses -
Un mois auparavant...
On débattait sur le cours qui venait tout juste de s'achever, Linh, Fred et moi, en remontant les escaliers de l'amphi. On venait tout juste de sortir de la salle, quand un boug a parlé derrière nous :
— Super ton intervention sur le truc de Lie ! C'était une très bonne remarque !
Fred, à l'aise avec tout le monde et champion de la répartie, a réagi au quart de tour :
— Tu vois, quelqu'un est d'accord avec moi !
On s'est tous retournés et on a découvert Erwan. Je l'avais déjà vu deux ou trois fois dans l'amphi. Il avait un peu une tête d'intello, avec ses lunettes et sa face de gamin. On aurait dit qu'il avait dix-huit ans. Il était presque brun, non, plutôt châtain foncé. Assez grand, fin mais large d'épaules. Genre, taillé en V. Un nerd (c'est lui qui m'a appris ce terme, quelques jours plus tard) qui s'essayait à la muscu, en quelque sorte. Bref, une silhouette pas mal, toutefois sa petite bouille de premier de la classe contrastait et ne le valorisait pas vraiment. Je ne sais plus trop ce que j'ai répondu, mais on est restés à discuter comme ça, tous les quatre, pendant deux minutes. Il était sympa et il n'avait pas cette tête pour rien : il s'y connaissait en algèbre. Bon moi, j'avais mes raisons, cependant lui je me demandais s'il était un natural born mathematician, comme il aurait dit avec ses anglicismes qui ponctuaient la moitié de ses phrases , ou si c'était un bosseur. Quoique l'un n'excluait pas l'autre.
On allait partir pour déjeuner au restau U mais j'ai eu pitié de le laisser là tout seul. Je lui ai proposé de nous accompagner, plus par politesse que par réelle envie de le garder avec nous. Je dois avouer quand même qu'il m'avait un peu intriguée.
La Belle était curieuse, sa proie allait partir
Elle était décidée à ne le laisser fuir
Alors, autant le dire tout de suite : j'étais peut-être calée en maths, mais j'adorais aussi les alexandrins. Si mes parents m'avaient appelée Alex au lieu de Lilly, j'aurais été la plus heureuse du monde ! Souvent, quand je pensais, je reprenais la phrase pour compter les syllabes. Chaque fois que je tombais sur douze, j'avais une bouffée de plaisir.
Ça a été mon premier repas avec Erwan : il avait pris du poisson et des pommes de terre vapeur, et un yaourt aux fruits en guise de dessert. J'avais noté mentalement qu'il ne mangeait que des trucs en "po" : poisson, pomme de terre, pot de yaourt. Ça m'avait amusée intérieurement. Il n'y a que moi pour voir des bails comme ça.
Linh & Fred étaient avec nous à table, bien sûr. On n'a pas beaucoup parlé maths durant le déjeuner. Lui, il était plutôt physique quantique et cinéma. Pour ne pas changer, Linh a à peine ouvert la bouche, et l'essentiel de la conversation s'est fait entre les garçons et moi. À un moment, Fred a voulu brancher Erwan sur du foot ou du rugby, mais il a fait un flop : apparemment, en bon intello, le sport ne le branchait pas trop. Pourtant, il était assez affûté. Bizarre. En tout cas, qu'il ne soit pas intéressé par le foot ou le rugby, ça lui faisait un bon point !
Le repas terminé, il est resté avec nous à flâner sur le campus, puis on est allés tous les quatre au cours de début d'après-midi. Il s'est assis à côté de moi dans l'amphi, assez naturellement. Comme on n'était plus au collège, ça n'était pas si extraordinaire que cela qu'on soit à côté. Il n'y avait pas de quoi jaser.
Mon doux prince est assis juste à côté de moi ;
Sa présence voisine m'a mise en émoi
Sa présence voisine m'a mise en émoi
Après ce cours, il devait aller en T.D., moi non. Nous nous sommes quittés en nous faisant la bise, et je me suis surprise à aimer ça. Qu'est-ce que c'était que cette nervosité d'adolescente qui fait sa première bise à un garçon ? Je dus m'avouer à moi-même qu'Erwan me plaisait, sous ses airs de grand ado un peu geek (celui-ci, je le connaissais, de mot !) sur les bords.
Nous étions début octobre, j'étais célib' depuis presque quatre mois. Étais-je en manque au point de me rabattre sur un jeunot ? Il avait sûrement un an d'avance, vue sa tête juvénile. Et comme c'était un premier de la classe, rien d'impossible. Il devait avoir quoi, dix-neuf, vingt ans ? Bien sûr, je n'étais pas sectaire, et sortir avec un mec d'un ou deux ans de moins que moi, ça ne me dérangeait pas plus que ça. Si ça se faisait, je me ferais sûrement chambrer par Linh et Fred, ça ne louperait pas !
J'ai terminé l'après-midi chez moi, j'ai tenté de bosser, mais j'avais l'esprit ailleurs. J'ai eu tout à coup envie de regarder un film, bien que je n'en sois pas très friande habituellement. J'ai passé quinze ou vingt minutes à chercher un truc sur Prime Video, mais rien ne me tentait vraiment. Les comédies romantiques, bof. Les films de bourrins pour mecs, beurk. Une comédie française ? Moui, à la rigueur. Ou un film sérieux, voire prise de tête, ça pourrait le faire. Sauf que je ne trouvais rien.
Je m'ennuyais. C'était si rare ! Que se passait-il ? Pas très motivée pour bosser — ce qui n'était pas vraiment mon genre —, envie d'un film (c'était bizarre, comme je l'ai dit plus haut, car ça n'était pas dans mes habitudes) mais aucun titre ni résumé ne me disait sur Prime Video. De dépit, perplexe, je suis restée assise sur mon canap', devant mon laptop resté sur le catalogue des vidéos, et j'ai fini par somnoler puis m'endormir... pour me réveiller en sursaut une demi-heure plus tard. Dans le schwarz, j'ai émergé lentement, consciente qu'un truc n'allait pas. Puis, reprenant un peu mes esprits, j'ai réalisé que je venais de faire un rêve torride ! Je ne m'en souvenais pas, enfin, je n'avais pas d'image précise, mais c'était chaud chaud chaud. D'ailleurs, j'en sentais encore les effets dans mon bas ventre : mon clito était presque dur, et j'avais la choupinette sinon trempée, du moins bien humide !
Essayant de me souvenir de ce songe, et même excitée à l'idée de m'y replonger, ma main droite, presque malgré moi, est descendue entre mes jambes, et j'ai appuyé mes doigts à plat sur mon clitoris. Je n'ai réalisé que quelques secondes plus tard que, dans ma rêverie, j'étais en train de me tripoter ! Ben dis donc, c'était une première, ça ! Bien sûr, je m'étais déjà masturbée, et plus d'une fois évidemment ! Mais il faut dire que, comme la plupart des filles, je n'étais pas comme les mecs : la majorité d'entre eux se branlent plusieurs fois par semaine, et même tous les jours pour certains je suis sûre, mais moi c'était plutôt une ou deux fois par mois. Et que ma main s'égare malgré moi, que j'en perde le contrôle quelques secondes, c'est que ma minette devait avoir drôlement envie.
Ma dernière baise datait du mois de juin, juste avant qu'on se sépare, mon ex et moi. J'avais dû me faire du bien trois ou quatre fois depuis. Cinq ou six max. Et la dernière n'était pas forcément récente. Mais plus pour longtemps ! Je décidai de me masturber là, comme ça, sur le canap', à l'arrache. Cela me changeait de mes habitudes où j'étais un peu plus organisée, avec un petit rituel. En général, c'était la douche et son pommeau qui me donnait des envies. Mais le faire debout c'était pas trop mon truc. Parfois, j'allais au bout de mon plaisir, mais souvent je terminais ma toilette en vitesse et allait, nue, sous la couette pour me faire des scenarii, ma main sur la chatte, parfois l'oreiller plaqué entre mes cuisses serrées, allongée sur le ventre. Je me pénétrais très rarement. Je préférais me frotter le clito avec le bout d'un ou deux doigts, ou tous ensemble serrés et plaqués dessus.
Sauf que là, l'ambiance n'était pas forcément au plan pépère, à la masturbation longue et sensuelle à laquelle j'étais plutôt habituée. Non, là j'étais chaude, j'avais faim, je voulais jouir, et vite ! Je voulais une bonne baise de ma p'tite chatte, hic et nunc (lui c'était l'anglais, moi le latin)
La coquine, excitée, veut être défoncée,
Sautée et ramonée ; bref en un mot : baisée
J'ai décidé de me masturber où j'étais, désireuse de me faire jouir le plus rapidement possible. J'ai ouvert la braguette de mon jean's, ai tenté de le faire descendre en tirant dessus et en remuant les hanches à droite à gauche mais n'ai pas réussi, car j'étais toujours sur le canapé. Plus je m'énervais, moins il glissait. Frustrée, je me suis levée d'un coup et l'ai à moitié arraché pour le jeter à l'autre bout de la pièce. L'intention au départ était de juste le baisser à mi-cuisse, mais de l'avoir viré et de me retrouver jambes nues a encore augmenté mon excitation. Avant de me rasseoir, j'ai enlevé ma culotte, ce qui bien sûr n'était pas prévu non plus à l'origine. Elle avait une tâche de cyprine. Ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Je l'ai envoyée rejoindre mon pantalon par-delà la table basse.
Enfin, je me suis rassise, les cuisses légèrement écartées, la main droite sur ma chatte humide. S'il y a une minute j'étais chaude, là j'étais bouillante. Fermant les yeux, tournant la tête sur le côté, j'ai commencé à me frotter. La vache, ça faisait du bien. J'imaginais des mains qui me pelotaient partout à la fois : les seins, les fesses, les cuisses, et qui me caressaient le dos, le griffant presque ; des bouches qui me mordillaient les lobes, des lèvres qui me picoraient le cou de baisers. Ma main a pris de la vitesse, et mon souffle s'est accéléré. Je me suis cambrée, pressée de jouir. Tout à coup, j'ai eu envie de me pénétrer : j'ai mis l'index, qui entra comme dans du beurre, mais la satisfaction, partielle, était bien insuffisante. Il ne m'a pas fallu cinq secondes pour ajouter le majeur. Ça n'était pas pratique, j'ai retiré mes doigts et ai replongé mon majeur et mon annulaire. C'était bien mieux, ça me tordait moins le poignet. J'ai fait quelques va-et-vient qui m'ont procuré un bien fou très rapidement... mais pas assez. Il m'en fallait plus. J'ai ouvert les yeux, cherchant du regard un truc qui pourrait faire office de sex toy. C'était la première fois de ma vie que j'allais faire ça, utiliser autre chose que mes doigts ! Mais j'étais déchaînée.
Continuant mes caresses, mes yeux fouillaient la pièce. Je tentais de réfléchir, malgré mon cerveau déjà bien embrumé par les hormones de l'excitation qui l'assaillaient. J'avais déjà entendu dire que certaines filles prenaient une brosse à dents électrique mais ça me semblait trop large, comme objet, et puis l'image que je me projetais ne me plaisait pas. Une banane ? Pas question ! Beurk ! J'ai finalement repéré une bougie en forme de cierge, un parfait objet phallique : je n'étais pas experte en pénis, mais cette bougie devait être un peu moins large qu'une verge moyenne en érection, et suffisamment longue pour que je puisse la tenir en m'en enfoncer une bonne partie.
Je me suis levée d'un bond, ai pris l'objet dans la main. Je l'ai nettoyé assez fébrilement avec un morceau de Sopalin pour enlever de l'éventuelle poussière, et me suis remise en place. Mais, raisonnable, je me suis relevée pour aller chercher une capote : quand, si je devais m'enfoncer un truc dans le minou, autant éviter les germes autant que faire se peut !
Heureusement, il m'en restait quelques-unes. Je l'ai déroulée fébrilement sur mon nouveau sextoy et me suis rassise au même endroit. Cette fois, je me suis avancé les fesses au bord du canapé, et ai posé mes deux pieds sur le bord de la table basse, de part et d'autre de mon ordi, les cuisses écartées : j'étais plus ou moins en position gynécologique. Charmante image ! À peine hésitante, j'ai approché le sex toy la bougie près de mes lèvres et l'ai enfoncée lentement : aucune douleur. C'était froid et dur, mais pas comme si c'était un objet métallique, l'objet de cire avait tout de même une certaine souplesse. Et surtout, c'était diablement agréable. J'ai poussé la bougie sur quelques centimètres, je ne sais pas combien, mais autant que ça me faisait plaisir. Puis, j'ai commencé le va-et-vient. Je me suis branlée avec une bougie comme une salope, aurait pu dire un mec. J'étais dans tous mes états. Je crois que j'ai gémi, mais je n'ai pas crié. De ma main droite, je m'astiquais, et de l'autre je me titillais le clito. Oh, ce pied, ce pied !
Il ne m'a fallu que deux ou trois minutes pour jouir. Et bien jouir ! J'ai pourtant été troublée à un moment : j'ai visualisé Erwan. C'était un flash, juste sa tête qui m'est apparue aux yeux. Qu'est-ce qu'il était venu foutre là, lui ?
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