Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Camille et mes potes rugbymen — Chapitre 2
Auteur
Camille et mes potes rugbymen
Chapitre 2
Le jeudi suivant, la coloc était prête pour la guerre. Jean avait gardé le téléphone de Manon « par accident » après l’after – en vrai, il l’avait piqué pour avoir son numéro et avait envoyé un message groupé aux filles : « After 2.0 ce soir, 20 h. Camille et Juliette, vous êtes attendues. Les autres, on vous garde une place pour la prochaine. » Manon et Julie avaient répondu qu’elles avaient un TD tard, mais Camille et Juliette avaient dit oui. Quand elles sont arrivées, la maison vibrait déjà. Musique, bières ouvertes, barbecue qui fumait dans le jardin malgré le froid. Vingt potes du club de rugby avaient rejoint : des mecs bruyants, des rires gras, l’odeur de saucisses grillées partout.
Juliette est arrivée la première, dans un pull oversize. Philippe l’a chopée direct. Dès le before dans le jardin, il dansait avec elle, collé serré, ses mains sur ses hanches. Il ne l’a pas lâchée de la soirée. Ils riaient, il lui murmurait des trucs à l’oreille avec son humour noir, elle rougissait et se collait plus. Jean observait, un sourire en coin, mais il était occupé avec d’autres. Camille est arrivée vers 21 h, toujours cette boule d’énergie : cheveux blonds lâchés, top noir moulant qui soulignait sa petite poitrine, jean déchiré. Elle m’a fait un clin d’œil en entrant, mais elle a d’abord salué tout le monde, distribuant des bisous sur les joues comme une princesse.
La soirée a monté en puissance. On chantait, on buvait, on jouait au bière-pong. Phil et Juliette étaient inséparables sur la piste improvisée du salon : danse collée, ses mains à lui partout sur elle, elle qui riait en se cambrant. Vers minuit, Jean a pris les choses en main avec Juliette. Il l’a embrassée dans un coin sombre du salon, un baiser long, presque possessif. Elle a répondu avec fougue. À 2 h du matin, ils ont disparu dans la chambre de Jean à l’étage. La porte s’est refermée sur leurs rires étouffés. Camille était maintenant la seule fille dans une mer de mecs. D’autres potes du club avaient débarqué, l’ambiance était électrique mais pas lourde – on était tous dans le même délire.
J’étais dans la cuisine, en train de chercher une nouvelle bière dans le frigo quand j’ai senti une présence derrière moi. Camille. Elle m’avait suivi discrètement, fermant la porte derrière elle. La pièce était faiblement éclairée par la lumière du four. Elle m’a regardé avec ses yeux bleus qui brillaient. « François… » a-t-elle murmuré. Sans un mot de plus, elle s’est approchée, s’est hissée sur la pointe des pieds, et m’a embrassé. Ce n’était pas comme au bar. C’était lent, langoureux. Ses lèvres douces ont pressé les miennes, sa langue a glissé avec une douceur infinie, explorant, caressant. Ses petites mains se sont posées sur mon torse, remontant vers ma nuque. J’ai passé mes bras autour de sa taille fine, la serrant contre moi. Le baiser a duré une éternité, nos souffles mélangés, son corps menu qui tremblait légèrement d’excitation. Elle goûtait la bière et la fraise, son énergie solaire transformée en quelque chose de plus intime, de plus chaud.
Soudain, elle a pris ma main. « Viens », a-t-elle soufflé, les yeux pétillants de malice. Elle m’a tiré vers le couloir, puis vers la salle de bain du rez-de-chaussée – celle avec la grande douche et le verrou qui fermait mal mais suffisait. Elle a poussé la porte, allumé la petite lumière tamisée au-dessus du miroir, et m’a plaqué contre le lavabo. La musique de la coloc résonnait étouffée à travers les murs. Camille s’est mise à genoux devant moi, ses cheveux blonds cascadant sur ses épaules. Ses yeux bleus levés vers moi, pleins de cette assurance joueuse. « J’en ai envie depuis l’autre soir », a-t-elle murmuré en défaisant ma ceinture d’un geste expert.
Elle a baissé mon jean et mon boxer d’un coup, libérant mon sexe déjà dur. Il a jailli devant son visage. Camille a souri, cette petite boule d’énergie devenue prédatrice. Elle a craché directement sur mon membre, un long filet de salive chaude qui a coulé de sa bouche sur le gland, puis le long de la veine. Elle a étalé avec sa main fine, la rendant brillante, glissante. « Comme ça c’est mieux », a-t-elle dit d’une voix rauque, avant de le prendre en bouche.
La fellation a commencé lentement, comme son baiser. Ses lèvres se sont refermées autour du gland, douces et chaudes, sa langue tourbillonnant dessus. Elle suçait avec une précision étonnante pour sa petite taille, sa tête blonde montant et descendant en rythme. Elle crachait encore, régulièrement : elle sortait ma bite de sa bouche avec un pop humide, crachait une grosse quantité de salive épaisse dessus, la regardait couler, puis la reprenait en gorgeant plus profond. Le bruit était obscène, mouillé, excitant – slurp, gluck, ses joues qui se creusaient. À un moment, elle a pris mon membre dans sa main droite et s’est auto-bifflée avec : elle a tapé le gland humide contre sa joue gauche, puis la droite, des petits claques charnues qui laissaient des traces de salive sur sa peau rosée. « J’aime ça », a-t-elle gémi entre deux crachats, ses yeux bleus toujours fixés sur moi. Elle a recommencé : clac, clac, le son humide de ma bite qui giflait sa joue, son menton, ses lèvres. Puis elle l’a frotté contre son visage entier, le passant sur son nez, ses paupières fermées, avant de le reprendre en bouche.
Elle accélérait maintenant. Sa tête bougeait plus vite, ses cheveux blonds balayant mes cuisses. Elle prenait presque tout, sa gorge se contractant autour de moi avec des petits bruits étouffés. Elle crachait encore, abondamment : une pause, elle retirait tout, ouvrait grand la bouche, laissait pendre un long filament de salive de ses lèvres à mon gland, puis le replongeait. Ses mains ne chômaient pas : l’une massait mes couilles doucement, l’autre branlait la base en rythme avec sa bouche. Elle s’auto-bifflait toujours entre deux gorgées profondes : elle sortait ma bite luisante, la tenait par la base, et se donnait des petites gifles avec – sur la joue, sur la langue tirée, même sur son front. Chaque clac était suivi d’un gémissement de sa part, comme si ça l’excitait autant que moi. Sa petite poitrine se soulevait vite sous son top, ses tétons durcis visibles à travers le tissu.
J’étais au bord, les jambes tremblantes. La salle de bain sentait le gel douche, la bière et le sexe. La musique dehors pulsait. Je sentais monter l’orgasme, puissant. « Camille… je vais… » ai-je murmuré, essayant de me retirer par réflexe, par habitude. Mais elle a secoué la tête sans lâcher, ses yeux bleus implorants. Elle a sorti ma bite juste assez pour parler, sa voix essoufflée mais ferme : « Viens dans ma bouche, François. Je veux tout. Jouis dedans. S’il te plaît. » Elle a replongé aussitôt, plus vorace, sa gorge ouverte, sa langue pressée dessous. Elle crachait une dernière fois, abondamment, rendant tout glissant à l’extrême, puis a accéléré la cadence : tête rapide, mains serrées, slurp-slurp-gluck, ses joues creusées au maximum.
Je n’ai pas tenu. L’orgasme a explosé, long, intense. J’ai joui dans sa bouche, des jets chauds et épais qui remplissaient sa gorge. Elle a tout avalé sans broncher, ses lèvres serrées autour de moi, continuant à sucer doucement pour extraire chaque goutte. Un petit filet a coulé au coin de sa bouche, qu’elle a rattrapé avec sa langue en me regardant toujours. Elle a continué un moment, léchant, nettoyant, jusqu’à ce que je sois sensible et que je tremble. Puis elle s’est relevée, a essuyé ses lèvres d’un revers de main, et m’a embrassé langoureusement, me faisant goûter un peu de moi-même. « T’as été parfait », a-t-elle murmuré contre ma bouche, son sourire solaire revenu.
On est restés là un instant, collés, son petit corps contre le mien. Dehors, la coloc continuait sans nous. Phil et Juliette étaient encore là-haut quelque part, Jean devait être en train de raconter des conneries au salon. Camille a ri doucement. « On retourne ? Mais garde ça pour nous, hein. » J’ai hoché la tête, le cœur battant encore la chamade.
La soirée a continué tard, mais ce moment dans la salle de bain est resté gravé. Camille est repartie vers 4 h avec Juliette, qui descendait de la chambre de Jean les joues rouges et le sourire aux lèvres. On s’est promis de se revoir. Les jeudis suivants ont intégré les filles petit à petit. La coloc n’était plus seulement notre refuge de mecs ; elle devenait quelque chose de plus grand, de plus vivant. Moi, j’avais trouvé plus que des potes. J’avais trouvé Camille, et avec elle, une nouvelle couche à cette liberté que j’avais tant cherchée.
Les jeudis se succédaient comme un rythme immuable, mais novembre avait apporté un vent frais qui transformait la coloc en cocon encore plus chaud. Les feuilles des platanes de Saint-Michel craquaient sous nos baskets quand on rentrait à pied après l’entraînement, et l’air sentait déjà la cheminée et le vin chaud des marchés de Noël qui s’installaient sur la place du Capitole. Camille et ses copines étaient devenues des habituées. Pas toutes les semaines – Manon et Julie avaient leurs propres soirées agro, leurs TD de biologie qui finissaient tard –, mais Camille et Juliette, elles, ne rataient presque jamais. Juliette parce que Philippe l’avait littéralement adoptée : ils étaient collés comme des aimants dès qu’elle passait la porte, danses langoureuses dans le salon, mains baladeuses sous les pulls, et souvent une disparition discrète vers la chambre du haut vers deux heures du matin. Camille, elle, c’était mon aimant à moi.
Dès le premier jeudi de novembre, elle était arrivée avec un sourire qui illuminait la cuisine sombre. Cheveux blonds lâchés, écharpe rouge autour du cou, un pull oversize qui glissait sur une épaule et révélait la bretelle fine de son soutien-gorge. On avait commencé par le before habituel : bières dans le jardin malgré le froid, saucisses qui grésillaient, Jean qui hurlait « Qu’est-ce qu’on boit ? Du rhum ! » en brandissant la bouteille. Camille s’était glissée contre moi sur le hamac, ses petites jambes croisées sur les miennes, et on avait parlé bas pendant que les autres chantaient. Puis, vers minuit, quand la playlist était passée en mode slow, on s’était retrouvés sur le grand canapé défoncé du salon. Les lumières étaient tamisées, Thomas grattait sa guitare dans un coin, Raph et Jean débattaient rugby avec deux potes du club. Camille s’était assise à califourchon sur mes genoux, ses mains fines dans mes cheveux, et on s’était roulé une pelle monumentale. Lente, profonde, sa langue qui dansait avec la mienne, ses hanches qui ondulaient doucement contre moi. Sa petite poitrine pressée contre mon torse, son parfum vanille qui me montait à la tête. On avait continué comme ça pendant une bonne demi-heure, entre deux gorgées de bière, ses lèvres gonflées, mes mains sur ses fesses fermes sous le jean. Les autres nous jetaient des regards en coin, mais personne ne disait rien. Pas encore.
Le jeudi d’après, c’était pareil, mais en mieux. Cette fois, après une danse collée-serrée sur du vieux Johnny, elle m’avait entraîné discrètement vers la salle de bain du rez-de-chaussée. La même que la fois précédente. Porte fermée, verrou tiré, lumière tamisée. Elle s’était mise à genoux sans un mot, ses yeux bleus levés vers moi avec ce mélange de malice solaire et de gourmandise. « J’ai pensé à ça toute la semaine, François », avait-elle murmuré en baissant mon jean. La pipe avait été encore plus intense : crachats abondants, auto-biffages sur ses joues rosées, gorge profonde avec ces petits bruits mouillés qui résonnaient contre les carrelages. J’avais fini dans sa bouche, comme la première fois, et elle avait tout avalé en me regardant droit dans les yeux, un filet de salive au coin des lèvres qu’elle avait léché avec un sourire coquin. On était ressortis dix minutes plus tard, les cheveux en bataille, et Jean avait lancé un « Alors, le Parisien, t’as vu un fantôme ? » avec un clin d’œil. J’avais ri, rougi un peu, mais je n’avais rien dit.
Fin novembre, ils avaient tous deviné. Un soir où Camille était repartie avec Juliette vers trois heures, Thomas avait posé sa bière et m’avait regardé avec son sourire grave de colosse toulousain. « Bon, François, crache le morceau. T’as quoi avec la petite blonde ? Parce que depuis trois semaines, à chaque after, vous disparaissez soit sur le canapé, soit dans la salle de bain, et jusqu’au lendemain t’as la tête du mec qui a gagné au loto. » Jean avait explosé de rire, Philippe avait tapé dans ses mains en imitant une pipe avec sa main, Raph s’était contenté d’un sourire en coin. J’avais fini par avouer, entre deux gorgées : « Ouais, les mecs… Camille et moi, on… enfin, on s’entend bien. Très bien. » Jean m’avait donné une claque dans le dos qui m’avait presque fait tomber. « Le tombeur ! Putain, le Parisien est un tombeur ! » Le surnom était né ce soir-là. « Le tombeur » – ils me le balançaient à chaque entraînement, à chaque apéro, avec des vannes grasses mais affectueuses. « Fais gaffe, François, la prochaine fois elle va te vider jusqu’à la moelle ! » Raph, plus calme, m’avait juste dit un soir en rentrant à pied : « Elle a l’air bien, mec. Profite. Mais fais pas le con. » J’avais hoché la tête. Pour la première fois, je me sentais dans quelque chose de vrai, pas juste une fête qui dérape.
Les soirées de novembre s’enchaînaient, toujours plus douces avec l’hiver qui approchait. On sortait moins en ville, on restait plus à la coloc. Camille venait deux jeudis sur trois, parfois avec Juliette seule. On dansait, on buvait modérément – juste assez pour que l’ambiance monte –, et invariablement, vers une heure du matin, on finissait sur le canapé. Ses baisers étaient devenus notre rituel : longs, langoureux, ses petites mains qui caressaient mon torse sous le sweat, mes doigts qui glissaient sous son pull pour sentir sa peau chaude. Parfois on s’arrêtait là, essoufflés, front contre front, et elle murmurait « J’adore ça, François. Juste toi et moi au milieu du bordel. » D’autres fois, elle me tirait vers la salle de bain pour une pipe rapide, torride : toujours les mêmes gestes experts, crachats, auto-biffages, gorge profonde, et moi qui jouissais dans sa bouche avec un grognement étouffé. Les potes me charriaient le lendemain au rugby : « Alors, tombeur, t’as encore laissé des traces dans la salle de bain ? » Mais c’était bon enfant. La coloc restait notre bulle, et Camille en faisait partie sans jamais la briser.
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Commentaires ()
aussi. Parfait comme suite, on en redemande. Merci pour le partage.