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Couverture de Mon année de terminale, par Mariajaymed
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Mon année de terminale — Chapitre 5

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Mariajaymed
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L'avis peut contenir des indices sur l'intrigue.

Ce qui retient, c'est le soin mis sur les petits riens : l'odeur des tacos, le filet de sauce verte sur le menton de Juliana, le frôlement de doigts qui électrise. L'auteur prend son temps, et ce temps-là crée quelque chose de vrai — on sent la maladresse de Théo, sa tête qui s'emballe, le contraste avec l'assurance tranquille de Juliana. Une belle façon de montrer que l'essentiel se passe souvent dans ce qu'on ne dit pas.

Mon année de terminale

Chapitre 5

À la maison, silence. Mes parents étaient partis au resto pour leur anniversaire de mariage. Emma était à une soirée avec des potes jusqu’à deux heures du matin.
Juliana a fermé la porte d’entrée à clé et s’est retournée vers moi.
— On commande à manger ?
— Ouais.
— Tacos. Les vrais. Pas les trucs mous du kebab du coin.
On a commandé sur une appli dans une petite dark kitchen mexicaine qu’elle connaissait : tacos al pastor, carnitas, tortillas maison, salsa verde qui arrache, guacamole frais. Livraison en trente minutes.
On s’est installés par terre dans le salon, le dos contre le canapé, les assiettes en carton posées sur nos genoux. La lumière était douce, seulement celle de la petite lampe d’angle et l’écran de télé éteint qui reflétait vaguement nos silhouettes. L’odeur des tacos avait envahi la pièce : viande grillée, coriandre fraîche, maïs torréfié et cette salsa verde qui piquait déjà les narines.
Juliana a mordu dans son taco al pastor en premier. Un filet de sauce verte coulait sur son menton. Elle a ri et l’a essuyé du bout du doigt qu’elle a léché ensuite sans réfléchir. Ce geste simple m’a fait déglutir. Elle avait cette assurance tranquille, cette façon de bouger comme si elle était chez elle partout. Ses cheveux blonds tombaient en vagues sur ses épaules, et quand elle se penchait en avant pour attraper une chips de tortilla, son tee-shirt remontait légèrement, laissant voir un petit morceau de peau dorée au bas de son dos.
Moi, je mangeais plus lentement. Je n’arrêtais pas de la regarder du coin de l’œil. Chaque fois qu’elle riait, ses yeux pétillaient et une petite fossette apparaissait sur sa joue gauche. Elle parlait de Barcelone, de la plage de la Barceloneta où elle allait courir le matin, de l’ambiance du quartier gothique la nuit. Sa voix était chaude, un peu rauque quand elle s’amusait. Je répondais par monosyllabes, mais dans ma tête, c’était le chaos.
Putain, elle me plaisait vraiment. Pas juste parce qu’elle était belle. Elle était là, par terre avec moi, à manger des tacos comme deux ados. J’aimais son énergie, sa liberté. J’aimais qu’elle dise ce qu’elle pensait sans filtre. Et surtout, j’aimais la manière dont mon corps réagissait quand elle était proche. Même là, juste en la voyant lécher une goutte de guacamole sur sa lèvre inférieure, je sentais une chaleur monter dans mon ventre.
Elle a croqué dans un taco carnitas et a fermé les yeux de plaisir.
— Merde, ceux-là sont trop bons, a-t-elle murmuré la bouche pleine. Goûte celui-là.
Elle m’a tendu son taco. Je me suis penché et ai mordu dedans. Nos doigts se sont frôlés. Le contact était bref, mais il m’a électrisé. La viande était tendre, la salsa explosait en bouche, piquante et acidulée. J’ai hoché la tête, incapable de cacher mon sourire.
— T’as raison… c’est mille fois mieux que ceux du kebab.
Elle m’a souri en retour, un sourire lent, presque complice. Comme si elle savait exactement à quoi je pensais. Comme si elle sentait que j’étais en train de tomber un peu plus pour elle à chaque seconde qui passait. J’ai baissé les yeux sur mon assiette pour qu’elle ne voie pas que je rougissais légèrement. Dans ma tête, les images d’hier soir revenaient en boucle… Et maintenant elle était là, naturelle, belle, en train de manger tranquillement à côté de moi.
Juliana s’est essuyée les mains sur une serviette en papier et m’a donné un petit coup d’épaule amical.
— À quoi tu penses, Théo ? T’es tout silencieux.
J’ai haussé les épaules, le cœur battant un peu plus fort.
— À rien… juste que c’est cool d’être là avec toi.
Elle a penché la tête, ses yeux plongés dans les miens un peu plus longtemps que nécessaire. Un sourire discret étirait ses lèvres.
— Moi aussi, pequeño. Moi aussi.
On a continué de manger en silence pendant quelques instants, mais l’air entre nous semblait plus chargé.
À un moment elle a posé son taco, s’est essuyée les doigts, m’a regardé.
— Hier soir… t’as aimé, hein ?
— Putain oui. J’ai adoré.
Elle a souri doucement.
— Viens. J’ai un truc à te montrer.
Elle s’est levée, m’a tendu la main que j’ai prise.
Dans l’escalier, j’étais derrière elle. Son cul roulait sous le jean slim à chaque marche. Je matais sans aucune gêne. Elle le savait. Elle ralentissait exprès sur les dernières marches.
Arrivée sur le palier, elle m’a tiré d’un coup sec dans sa chambre, a refermé la porte, donné un tour de clé.
Puis elle a attrapé son tee-shirt par le bas et l’a passé par-dessus sa tête en un geste fluide.
Pas de soutif. Seins nus. Ronds. Hauts. Piercings brillants. Tétons déjà durs.
Elle s’est approchée, a posé sa main droite à plat sur mon entrejambe, a caressé lentement à travers le jean.
— Tu peux toucher, Théo. Si tu veux.
J’ai attrapé ses seins. Paumes pleines. Peau chaude, douce, tendue. Je roulais les piercings entre mon pouce et mon index, doucement. Elle soupirait.
— Doucement, pequeño… c’est sensible.
Juliana m’a regardé droit dans les yeux, un sourire à la fois tendre et coquin aux lèvres. Ses seins nus, ronds et fermes, se soulevaient doucement au rythme de sa respiration. Les petits piercings en barre argentée qui traversaient ses tétons brillaient sous la lumière tamisée de sa chambre. Elle était magnifique, confiante, et elle savait exactement l’effet qu’elle me faisait.
Ses doigts fins sont descendus jusqu’à ma ceinture. Elle l’a défaite avec une lenteur délibérée, le cliquetis du métal résonnant dans le silence de la pièce. Puis elle a tiré sur la braguette, le bruit sec de la fermeture éclair semblant amplifié dans ma tête. Mon cœur battait tellement fort que j’avais l’impression qu’elle pouvait l’entendre. Elle a baissé mon jean jusqu’à mi-cuisses, puis a glissé les pouces sous l’élastique de mon boxer. Elle l’a descendu lentement, presque cérémonieusement. Mon sexe, déjà dur comme jamais, a jailli d’un coup, tendu, veiné, le gland luisant d’une goutte translucide qui perlait à son extrémité.
Elle l’a empoigné aussitôt. Sa poigne était ferme, chaude, mais étonnamment douce. Ses doigts se sont enroulés autour de la hampe avec assurance. Elle a commencé à faire des va-et-vient lents, réguliers, comme si elle prenait le temps de découvrir chaque centimètre de mon intimité. La peau de sa paume glissait sur la mienne, légèrement humide déjà. Je tremblais. Mes jambes flageolaient. L’émotion, le désir accumulé depuis la veille, la vue de ses seins nus juste devant moi… tout ça était trop.
En trois caresses à peine, j’ai senti la jouissance monter comme une vague incontrôlable. J’ai grogné, mi-honteux mi-extatique, et j’ai joui violemment. Deux salves épaisses, blanches et chaudes, ont giclé avec force. La première a atterri sur son avant-bras, traçant une ligne brillante sur sa peau dorée. La seconde est tombée sur le parquet en bois clair, formant une petite flaque irrégulière. Mon corps s’est contracté par spasmes, mon souffle était saccadé. Je suis resté là, pantelant, le visage rouge jusqu’aux oreilles, mort de honte mais encore traversé par les dernières vagues de plaisir.
Juliana n’a pas retiré sa main tout de suite. Elle a continué de me caresser très doucement, comme pour accompagner la fin de mon orgasme. Puis elle a ri, un rire doux, sans aucune moquerie, presque affectueux.
— C’est ta première branlette par une fille ? a-t-elle demandé d’une voix basse et chaude.
J’ai hoché la tête, incapable de parler, rouge comme une tomate. J’avais dix-huit ans et c’était effectivement la première fois qu’une main autre que la mienne me touchait comme ça. Elle avait vingt-cinq ans, elle était plus expérimentée, et ça se sentait dans chacun de ses gestes.
Elle s’est penchée vers sa table de nuit, a attrapé une boîte de mouchoirs. Avec une tendresse surprenante, elle a essuyé d’abord son avant-bras, passant le papier sur la trace de sperme sans grimacer. Puis elle s’est accroupie et a nettoyé le parquet, frottant jusqu’à ce qu’il ne reste plus aucune trace visible. Quand elle s’est relevée, elle m’a souri encore.
— Viens là, Théo.
Elle m’a pris par la main et m’a assis sur le bord du lit. Mon jean et mon boxer étaient toujours baissés sur mes cuisses, mais je m’en fichais. Elle a grimpé aussitôt à califourchon sur mes jambes, ses genoux de chaque côté de mes hanches. Ses seins magnifiques se retrouvaient juste devant mon visage, lourds, chauds, les tétons dressés et ornés de leurs barres métalliques brillantes. Presque par réflexe, j’ai attrapé le gauche avec ma bouche. Mes lèvres se sont refermées autour de la chair tendre, ma langue a tourné autour du piercing, le faisant rouler doucement. Le goût de sa peau, légèrement salé, m’a fait tourner la tête. Je suis passé à l’autre sein, suçant plus fort, tirant légèrement sur la barre avec mes dents. Juliana a gémi doucement, un son rauque et sexy qui a vibré dans sa gorge. Elle s’est cambrée, pressant sa poitrine contre mon visage, une main posée sur ma nuque pour me maintenir contre elle.
Moins de trente secondes plus tard, j’ai senti mon sexe durcir à nouveau contre son ventre. Il a repris vie, gonflant, se redressant entre nos deux corps. Elle l’a remarqué et est descendue de mes cuisses pour s’asseoir à côté de moi sur le lit. Sa cuisse chaude a frôlé la mienne.
Sans un mot, elle a repris ma queue en main. Cette fois, sa masturbation était plus lente, plus experte. Elle alternait la pression, glissait sa paume sur toute la longueur, passait le pouce sur le gland sensible pour étaler la nouvelle perle de liquide qui s’y formait. J’ai continué d’embrasser et de sucer ses seins, alternant entre les deux, jouant avec les piercings du bout de la langue. Elle respirait plus fort. De temps en temps, elle laissait échapper un petit gémissement.
Cinq minutes se sont écoulées, peut-être sept. Le temps semblait distendu. Sa main droite continuait son mouvement régulier, montant et descendant avec une précision presque artistique. Sa main gauche descendait plus bas, attrapait mes couilles avec douceur. Elle les malaxait lentement, les roulant dans sa paume, tirant très légèrement sur la peau. La double sensation était incroyable : la caresse sur ma hampe et la pression délicate sur mes testicules. J’étais au paradis.
Elle s’est penchée vers moi, a embrassé mon cou, est descendue sur mon torse. Sa langue traçait des cercles sur mes pectoraux encore en train de se dessiner, léchait mes tétons plats. Ses cheveux longs me chatouillaient la peau. Elle accélérait un peu le rythme de sa main, juste assez pour faire monter la pression.
J’ai joui une deuxième fois.
C’était moins explosif que la première, mais plus long, plus profond. Les jets blancs ont jailli par saccades, atterrissant sur mon ventre, sur son poignet, et même un peu sur le bas de son ventre. Mon corps s’est tendu, mes abdos se sont contractés, j’ai laissé échapper un long grognement rauque. Elle a continué de me caresser pendant toute la durée de l’orgasme, ralentissant progressivement quand les spasmes ont diminué.
Une fois mon orgasme terminé, elle a ri doucement, un rire léger et complice.
— Tu tiens plus longtemps cette fois, haha. C’est bien.
Elle est restée un moment comme ça, sa main encore autour de moi, couverte de mon sperme, tandis que je reprenais mon souffle, le cœur battant à tout rompre. La chambre sentait le sexe, le désir, et un peu le tacos qu’on avait mangé tout à l’heure. Je la regardais, encore sonné, émerveillé par cette fille de vingt-cinq ans qui venait de me faire découvrir des sensations que je n’avais jamais imaginées.
Juliana s’est penchée, a attrapé à nouveau des mouchoirs. Elle a essuyé d’abord mon ventre avec des gestes doux, presque maternels. Puis elle a nettoyé son poignet et sa main. Elle ne semblait pas pressée. Quand tout était propre, elle s’est rallongée à côté de moi sur le lit, un bras passé autour de ma taille, ses seins nus pressés contre mon flanc.
— Respire, pequeño, a-t-elle murmuré en souriant.
Elle s’est redressée, s’est assise à califourchon sur moi à nouveau, nue jusqu’à la taille. Ses seins ont effleuré mon torse.
— Théo… tu avais déjà embrassé une fille avant cet après-midi ?
J’ai rougi.
— À part une amoureuse en primaire… non.
Elle a pris mon visage entre ses mains, s’est penchée.
Baiser profond. Langue contre langue. Lente. Chaude. Mouillée. Un vrai baiser. Long. Très long.
Elle s’est à peine écartée, a murmuré contre mes lèvres :
— Désolée de t’avoir volé ton premier bisou… mais celui-là, au moins, c’est un vrai.
Elle a posé son front contre le mien.
On est restés comme ça, respirations mélangées, cœurs qui cognaient.
On est redescendus au salon vers vingt-deux heures trente, encore un peu sonnés par ce qui venait de se passer dans sa chambre. Les assiettes en carton avaient été jetées, l’odeur de tacos flottait encore légèrement. Juliana avait remis son tee-shirt, mais sans soutien-gorge ; le tissu fin laissait deviner la forme de ses seins et le relief discret des piercings. Elle a pris la télécommande et s’est laissée tomber sur le grand canapé d’angle.
— Viens là, pequeño.
Je me suis assis à côté d’elle. Aussitôt, elle s’est collée contre moi, passant une jambe par-dessus les miennes et posant sa tête sur mon épaule. Son corps était chaud, souple. Sa main gauche s’est glissée sous mon t-shirt pour caresser doucement mon ventre, dessinant des cercles lents du bout des ongles. Pas sexuel, juste intime. Très intime. Je sentais son souffle régulier contre mon cou.
Elle a lancé un film espagnol sur Netflix, une comédie romantique qu’elle connaissait déjà. Les lumières étaient éteintes, seule la lueur de l’écran éclairait nos visages. Pendant les vingt premières minutes, on n’a presque rien dit. Ses doigts continuaient leur va-et-vient tranquille sur ma peau. De temps en temps, elle levait la tête pour déposer un baiser léger sur ma joue ou dans mon cou. Je passais mon bras autour de ses épaules, la serrant un peu plus contre moi. Chaque contact faisait naître une tension douce, électrique, qui ne demandait qu’à grandir.
À un moment, elle a murmuré :
— Et Julie… tu penses encore à elle ?
J’ai hésité une seconde. La vérité est sortie presque naturellement :
— Moins. Beaucoup moins depuis que t’es là. Avant, je bandais rien qu’en la voyant respirer. Maintenant… c’est bizarre. Je la regarde et je me dis juste qu’elle est jolie, mais c’est tout.
Juliana a souri contre mon épaule.
— Tant mieux. Elle est avec son rugbyman, de toute façon. Et toi… tu as mieux à faire maintenant.
Elle a relevé la tête, m’a embrassé doucement sur les lèvres, un baiser lent, sans urgence. Sa langue a effleuré la mienne une seconde, puis elle s’est recouchée contre moi.
Plus tard, pendant une scène calme du film, elle a repris la parole, voix plus basse :
— Mon copain… il est toujours à Londres. On s’appelle encore, mais c’est… compliqué. Il sort beaucoup là-bas. Je sais qu’il a déjà embrassé une Anglaise. Il me l’a dit. Je pense même qu’il s’est passé plus que ça…
J’ai senti une pointe acide dans la poitrine. Une jalousie sourde, irrationnelle. Elle était là, collée à moi, ses seins pressés contre mon flanc, et elle parlait de lui. J’ai serré les dents intérieurement. Pourquoi ça me faisait chier à ce point ? Elle n’était même pas ma copine. Juste… Juliana. Vingt-cinq ans. Chez moi pour l’année.
— Et toi ? Tu l’aimes encore ? ai-je demandé, en essayant de garder une voix neutre.
Elle a haussé légèrement les épaules.
— Je crois que oui… un peu. Mais je suis ici, maintenant. Et j’aime bien être avec toi.
Elle a glissé sa main plus haut sous mon t-shirt, paume à plat sur mon torse, comme pour sentir mon cœur. J’ai posé ma main sur sa cuisse, caressant doucement le tissu du jean. On est restés comme ça, silencieux, corps entremêlés, la tension palpable entre nous. Tendresse et frustration mêlées.
Vers minuit trente, le film s’est terminé. Elle a bâillé, s’est étirée contre moi.
— On va se coucher ?
On est montés. Devant sa porte, elle m’a embrassé encore, longuement, les mains sur mes hanches. Puis elle a murmuré :
— Bonne nuit, Théo.
Je suis allé dans ma chambre, le corps lourd de désir contenu, le cœur un peu serré par cette jalousie ridicule. Julie ne m’intéressait presque plus. C’était elle, maintenant. Et savoir qu’un mec l’attendait à Londres me rongeait plus que je ne voulais l’admettre.
Mes parents sont rentrés vers une heure dix. J’ai entendu la clé dans la serrure, leurs voix basses dans l’entrée, le rire fatigué de ma mère. J’étais déjà au lit, lumière éteinte, ordi sur les genoux, en pleine ranked avec Jules et Lucien. J’avais prévenu les mecs en début de soirée : « J’ai un truc de ouf à vous raconter lundi, vous allez pas me croire. »
Jules m’avait bombardé de messages : « C’est l’Espagnole ? Elle t’a sucé ? »
Lucien : « Elle t’a montré sa chatte ? »
Moi : « Elle m’a embrassé devant tout le monde. Devant Julie et Thomas. Pour fermer sa gueule à Thomas. »
Jules : « PUTAIN. »
Lucien : « Et ? Y a autre chose, je le sens. »
Moi : « Oui. Mais lundi. En vrai. Pas par texto. »
J’ai quitté le vocal à zéro heure cinquante, le cerveau en feu. Je revoyais ses seins nus contre mon torse, sa main autour de ma queue, sa langue dans ma bouche. J’ai joui une dernière fois, silencieux, dans un kleenex, avant de m’écrouler.
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assas78
17 octobre 2026 à 00:03
J'aime beaucoup cette histoire avec un jeune garçon et une fille plus âgée. 
Je ne dois pas être le seul à qui cela rappelle de bons moments même si c'était il y a plusieurs dizaines d'années et dans d'autres circonstances
Merci pour ce moment

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