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Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Possession muette — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Possession muette
Chapitre 1
La nuit me colle déjà à la peau.
Je suis avec mon groupe — les mêmes rires, les verres qui s'entrechoquent, les conversations qui se croisent sans vraiment se rencontrer. On est serrés près du bar, à moitié tournés vers la piste, à moitié enfermés dans notre bulle.
La boîte est pleine.
La basse frappe fort, régulière, elle remonte dans mes jambes, cogne dans ma poitrine. Tout vibre. L'air est chaud, chargé de sueur et de parfum.
La basse frappe fort, régulière, elle remonte dans mes jambes, cogne dans ma poitrine. Tout vibre. L'air est chaud, chargé de sueur et de parfum.
Et puis je le vois.
De l'autre côté de la salle.
De l'autre côté de la salle.
Il se détache sans effort. Grand. Droit. Presque immobile au milieu du mouvement. Il ne danse pas vraiment — ou juste assez pour ne pas paraître figé — mais ça suffit pour attirer le regard.
Le mien, en tout cas.
Le mien, en tout cas.
Je regarde trop longtemps.
Alors je détourne les yeux, je ris avec les autres, je bois une gorgée, comme si ça allait effacer ce que je viens de capter.
Mais je regarde encore.
Et cette fois, il me regarde déjà.
Directement.
Pas un regard volé. Pas une hésitation.
C'est posé. Assumé. Calme, presque.
Alors je détourne les yeux, je ris avec les autres, je bois une gorgée, comme si ça allait effacer ce que je viens de capter.
Mais je regarde encore.
Et cette fois, il me regarde déjà.
Directement.
Pas un regard volé. Pas une hésitation.
C'est posé. Assumé. Calme, presque.
Je soutiens une seconde… peut-être deux. Puis je lâche, un peu trop vite, avec ce réflexe nerveux que je connais trop bien.
— T'es ailleurs, toi, me lance Hugo en me donnant un coup d'épaule.
— Même pas.
— Même pas.
Je mens sans effort.
Parce que je sais exactement où je suis.
Ou plutôt vers qui.
Parce que je sais exactement où je suis.
Ou plutôt vers qui.
Je relève la tête, encore. Il est toujours là. Ou ailleurs. Je mets une seconde à le retrouver. Un peu plus proche, peut-être. Ou alors c'est moi qui me déplace sans m'en rendre compte.
La lumière découpe son corps par fragments, mais ça suffit. Large d'épaules. Présence nette. Une manière de se tenir qui tranche avec le reste.
Et surtout… cette façon de regarder.
Comme si le bruit autour n'existait pas.
Comme si j'étais la seule chose stable dans la pièce.
Mes amis parlent. Je réponds. Par réflexe. Je souris quand il faut.
Mais quelque chose a changé.
Un fil tendu entre nous.
Invisible. Constant.
À chaque fois que je regarde, il est là. Et à chaque fois, ça dure un peu plus longtemps.
La chaleur monte. Ou alors c'est juste moi.
Et au fond, je commence à comprendre.
Ça ne va pas s'arrêter à des regards.
Comme si le bruit autour n'existait pas.
Comme si j'étais la seule chose stable dans la pièce.
Mes amis parlent. Je réponds. Par réflexe. Je souris quand il faut.
Mais quelque chose a changé.
Un fil tendu entre nous.
Invisible. Constant.
À chaque fois que je regarde, il est là. Et à chaque fois, ça dure un peu plus longtemps.
La chaleur monte. Ou alors c'est juste moi.
Et au fond, je commence à comprendre.
Ça ne va pas s'arrêter à des regards.
Je ne sais plus depuis combien de temps je le regarde.
Ou plutôt… depuis combien de temps on se regarde.
La musique change, les rythmes s'enchaînent, les verres se vident et se remplissent, mes amis parlent, rient, bougent — mais tout ça devient secondaire. Comme un décor flou autour de quelque chose de beaucoup plus précis.
Ou plutôt… depuis combien de temps on se regarde.
La musique change, les rythmes s'enchaînent, les verres se vident et se remplissent, mes amis parlent, rient, bougent — mais tout ça devient secondaire. Comme un décor flou autour de quelque chose de beaucoup plus précis.
Lui.
Il n'est plus aussi loin.
Je ne l'ai pas vu s'approcher exactement. Juste… à un moment, il est là, dans la même masse de corps que moi. À quelques mètres. Puis moins.
Il n'est plus aussi loin.
Je ne l'ai pas vu s'approcher exactement. Juste… à un moment, il est là, dans la même masse de corps que moi. À quelques mètres. Puis moins.
Je pourrais aller ailleurs.
Rejoindre le bar. Sortir prendre l'air. Dire que j'ai trop chaud.
Mais je reste.
Exprès.
Rejoindre le bar. Sortir prendre l'air. Dire que j'ai trop chaud.
Mais je reste.
Exprès.
La piste est compacte maintenant. On bouge sans vraiment choisir nos mouvements, portés par la foule autant que par la musique. Les corps se touchent, glissent, s'évitent à moitié.
C'est normal ici.
C'est même inévitable.
Alors quand ça arrive la première fois, je pourrais presque croire que c'est un hasard.
Une épaule contre la mienne.
Bref. Léger.
Mais je sais que non.
C'est même inévitable.
Alors quand ça arrive la première fois, je pourrais presque croire que c'est un hasard.
Une épaule contre la mienne.
Bref. Léger.
Mais je sais que non.
Je me retourne à moitié. Il est juste là, derrière moi. Plus proche que prévu. Son regard ne me lâche pas.
Aucune excuse. Aucun geste pour faire semblant.
Juste cette présence.
Aucune excuse. Aucun geste pour faire semblant.
Juste cette présence.
Je me détourne, comme si de rien n'était. Mon cœur tape plus fort, calé sur la basse. Ou l'inverse.
Je danse. Enfin, j'essaie.
Mais je le sens.
Derrière moi.
Trop proche pour être ignoré.
Je danse. Enfin, j'essaie.
Mais je le sens.
Derrière moi.
Trop proche pour être ignoré.
Un mouvement de la foule nous rapproche encore. Cette fois, c'est plus net. Son torse effleure mon dos. Une fraction de seconde de plus que nécessaire.
Je ne bouge pas tout de suite.
Je pourrais avancer.
Je ne le fais pas.
Je ne bouge pas tout de suite.
Je pourrais avancer.
Je ne le fais pas.
La chaleur devient presque étouffante. L'air manque. Ou c'est juste cette tension qui monte trop vite.
Je tourne légèrement la tête. Juste assez pour le voir du coin de l'œil.
Il ne regarde personne d'autre.
Seulement moi.
Et ça change tout.
Un autre mouvement. Désordonné. Inévitable.
Je tourne légèrement la tête. Juste assez pour le voir du coin de l'œil.
Il ne regarde personne d'autre.
Seulement moi.
Et ça change tout.
Un autre mouvement. Désordonné. Inévitable.
Son bras frôle le mien. Puis reste. À peine. Comme s'il testait une limite invisible.
Je sens chaque point de contact.
Comme si mon corps devenait soudain hypersensible. Comme si tout se concentrait là.
Je laisse faire.
Pire.
Je me rapproche à mon tour.
Presque imperceptiblement.
Je sens chaque point de contact.
Comme si mon corps devenait soudain hypersensible. Comme si tout se concentrait là.
Je laisse faire.
Pire.
Je me rapproche à mon tour.
Presque imperceptiblement.
Nos mouvements commencent à s'aligner sans qu'on se parle. Une sorte de synchronisation étrange, instinctive. La musique nous traverse, mais il y a autre chose maintenant. Quelque chose de plus précis, de plus tendu.
Sa main effleure ma hanche.
Cette fois, ce n'est plus un doute.
Je retiens ma respiration.
Sa main effleure ma hanche.
Cette fois, ce n'est plus un doute.
Je retiens ma respiration.
Personne ne remarque rien. Autour de nous, ça danse, ça rit, ça crie. On pourrait disparaître là, au milieu de tout le monde, sans que ça change quoi que ce soit.
Sa main s'éloigne.
Puis revient.
Plus sûre.
Je ferme les yeux une seconde.
Juste une.
Quand je les rouvre, je me tourne vers lui.
Face à face, enfin.
Sa main s'éloigne.
Puis revient.
Plus sûre.
Je ferme les yeux une seconde.
Juste une.
Quand je les rouvre, je me tourne vers lui.
Face à face, enfin.
La distance n'existe plus vraiment. Je distingue mieux son visage maintenant, même dans cette lumière instable. Et il est exactement comme je l'imaginais.
Peut-être pire.
Ou mieux.
Je ne sais pas.
Je sais juste que je ne pense plus à partir.
Peut-être pire.
Ou mieux.
Je ne sais pas.
Je sais juste que je ne pense plus à partir.
Ses mains trouvent leur place avec une évidence troublante. Pas brusques. Pas hésitantes non plus. Comme s'il savait déjà.
Comme si moi aussi.
Je pourrais dire quelque chose.
Demander son nom. Faire un pas en arrière. Rire, désamorcer.
Je ne fais rien.
Parce que ce qui est en train de se passer est plus fort que tout ça.
Plus simple aussi.
Un échange sans mots.
Un accord silencieux.
La musique accélère. Ou c'est mon cœur.
Je ne distingue plus vraiment.
Je sens juste que ça ne peut pas s'arrêter là.
Pas maintenant.
Pas après ça.
Comme si moi aussi.
Je pourrais dire quelque chose.
Demander son nom. Faire un pas en arrière. Rire, désamorcer.
Je ne fais rien.
Parce que ce qui est en train de se passer est plus fort que tout ça.
Plus simple aussi.
Un échange sans mots.
Un accord silencieux.
La musique accélère. Ou c'est mon cœur.
Je ne distingue plus vraiment.
Je sens juste que ça ne peut pas s'arrêter là.
Pas maintenant.
Pas après ça.
On quitte la lumière.
Le couloir s'étire, étroit.
Loin des stroboscopes.
Il avance d'un pas lourd, sûr de lui.
Je le suis.
Comme si un fil d'acier me tirait par le plexus.
Loin des stroboscopes.
Il avance d'un pas lourd, sûr de lui.
Je le suis.
Comme si un fil d'acier me tirait par le plexus.
Il pousse une porte battante.
Le vestiaire.
Une forêt de manteaux. Des cuirs, des laines qui pendent dans la pénombre.
L'air est plus frais ici.
Mais l'odeur est plus dense.
Sueur, parfum, et cette odeur de mâle, musquée, qui émane de lui.
Le vestiaire.
Une forêt de manteaux. Des cuirs, des laines qui pendent dans la pénombre.
L'air est plus frais ici.
Mais l'odeur est plus dense.
Sueur, parfum, et cette odeur de mâle, musquée, qui émane de lui.
Dès que la porte se referme, il me retourne brusquement.
Mes vertèbres percutent le montant d'un portant métallique.
Le cliquetis des cintres résonne comme une alerte.
Ses mains ne perdent pas une seconde.
Il arrache mon t-shirt.
Ses paumes sont brûlantes contre ma peau nue. Ses doigts s'ancrent dans ma chair.
C'est presque douloureux.
C'est parfait.
Mes vertèbres percutent le montant d'un portant métallique.
Le cliquetis des cintres résonne comme une alerte.
Ses mains ne perdent pas une seconde.
Il arrache mon t-shirt.
Ses paumes sont brûlantes contre ma peau nue. Ses doigts s'ancrent dans ma chair.
C'est presque douloureux.
C'est parfait.
Il descend.
Sa main agrippe ma ceinture.
Le bruit du métal qui glisse me paraît assourdissant.
Mon jean tombe sur mes chevilles.
Une entrave.
Sa main agrippe ma ceinture.
Le bruit du métal qui glisse me paraît assourdissant.
Mon jean tombe sur mes chevilles.
Une entrave.
Il me saisit la nuque.
Il me force à me retourner, face au mur de briques froides.
Ses doigts s'enfoncent dans mes cheveux.
Il me cambre le dos d'un coup sec.
Je suis une proie.
Et j'aime ça.
Et puis, le bruit.
Il me force à me retourner, face au mur de briques froides.
Ses doigts s'enfoncent dans mes cheveux.
Il me cambre le dos d'un coup sec.
Je suis une proie.
Et j'aime ça.
Et puis, le bruit.
La porte battante s'ouvre.
Un éclat de rire gras. Des pas qui traînent.
Un éclat de rire gras. Des pas qui traînent.
— Je te jure, elle n'a pas pu aller bien loin ! lance une voix de fille.
Juste là. À deux mètres.
Le temps se fige.
Il réagit à la vitesse de l'éclair.
Sa main s'écrase sur ma bouche.
Sa paume est large. Elle sent le gin et la peau chaude.
Il me plaque contre le mur, son corps massif m'écrasant contre la brique.
On est cachés par les manteaux.
Sa main s'écrase sur ma bouche.
Sa paume est large. Elle sent le gin et la peau chaude.
Il me plaque contre le mur, son corps massif m'écrasant contre la brique.
On est cachés par les manteaux.
— Chut, souffle-t-il contre mon oreille.
Sa voix est une vibration pure. Elle me parcourt l'échine.
Puisque je ne peux pas bouger.
Puisque je ne peux pas crier.
Il décide de me finir là.
Puisque je ne peux pas crier.
Il décide de me finir là.
Je sens ses doigts m'ouvrir.
Sans aucune douceur.
Il utilise sa propre salive, ses gestes sont rapides, impitoyables.
Je tremble.
Je manque d'air sous sa main qui m'étouffe.
La fille continue de parler à son amie.
Elle cherche son sac.
Et lui, il se prépare.
Sans aucune douceur.
Il utilise sa propre salive, ses gestes sont rapides, impitoyables.
Je tremble.
Je manque d'air sous sa main qui m'étouffe.
La fille continue de parler à son amie.
Elle cherche son sac.
Et lui, il se prépare.
Je sens son sexe, brûlant, dur comme du fer, qui cherche l'entrée.
D'un coup sec, il l'enfonce en moi.
D'un coup sec, il l'enfonce en moi.
Je lâche un cri déchirant.
Mais il finit dans sa paume.
La douleur est une décharge électrique.
Elle se transforme immédiatement en un plaisir trop lourd.
Trop vaste.
Il est énorme.
Il me remplit tout entier.
Je sens chaque centimètre de lui s'insinuer dans mes entrailles.
Mais il finit dans sa paume.
La douleur est une décharge électrique.
Elle se transforme immédiatement en un plaisir trop lourd.
Trop vaste.
Il est énorme.
Il me remplit tout entier.
Je sens chaque centimètre de lui s'insinuer dans mes entrailles.
La fille soupire juste à côté.
— C'est bon, je l'ai ! On y va.
Elle ne sait pas.
Elle ne sait pas qu'à deux mètres, je suis en train de me faire posséder.
Que je suis cloué au mur.
Écartelé par ce type dont je ne connais même pas le nom.
Elle ne sait pas qu'à deux mètres, je suis en train de me faire posséder.
Que je suis cloué au mur.
Écartelé par ce type dont je ne connais même pas le nom.
Dès que la porte claque, il se lâche.
Il ne retient plus ses coups.
Il me martèle avec une violence animale.
Un son humide. Cru.
Chaque va-et-vient me fait cogner le front contre la brique.
Je sens son sexe pénétrer toujours plus profond.
Il veut m'éclater. Il veut me briser.
Il ne retient plus ses coups.
Il me martèle avec une violence animale.
Un son humide. Cru.
Chaque va-et-vient me fait cogner le front contre la brique.
Je sens son sexe pénétrer toujours plus profond.
Il veut m'éclater. Il veut me briser.
Je m'agrippe aux portants métalliques.
Ils grincent.
Il s'en fout.
Il saisit mes hanches à deux mains. Ses ongles s'enfoncent dans ma peau.
Il me laboure.
C'est viscéral.
Ils grincent.
Il s'en fout.
Il saisit mes hanches à deux mains. Ses ongles s'enfoncent dans ma peau.
Il me laboure.
C'est viscéral.
— Tu sens ça ? murmure-t-il dans un râle.
Il s'enfonce encore plus loin, jusqu'à la garde.
Je ne peux plus respirer.
Je ne suis plus qu'un réceptacle.
Je ne suis plus qu'un cri étouffé.
Je ne peux plus respirer.
Je ne suis plus qu'un réceptacle.
Je ne suis plus qu'un cri étouffé.
Il accélère.
La sensation est insoutenable.
Je sens la fin monter. Une explosion de chaleur qui part de mon ventre.
Je m'arc-boute contre lui.
Je me noie dans ce plaisir brut.
Et lui, il continue de m'enfoncer son sexe, encore et encore.
Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de moi.
La sensation est insoutenable.
Je sens la fin monter. Une explosion de chaleur qui part de mon ventre.
Je m'arc-boute contre lui.
Je me noie dans ce plaisir brut.
Et lui, il continue de m'enfoncer son sexe, encore et encore.
Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de moi.
Le silence revient.
Un silence de mort.
Il se retire d'un coup sec.
Je sens le froid s'engouffrer en moi.
Un vide immédiat. Violent.
Je reste le front contre la brique.
Mes jambes sont du coton.
Je tremble de tout mon corps, les poumons brûlés par l'effort.
Un silence de mort.
Il se retire d'un coup sec.
Je sens le froid s'engouffrer en moi.
Un vide immédiat. Violent.
Je reste le front contre la brique.
Mes jambes sont du coton.
Je tremble de tout mon corps, les poumons brûlés par l'effort.
Lui, derrière moi, ne halète même pas.
Le bruit de sa fermeture éclair est un arrêt de mort.
Il réajuste ses vêtements.
Je l'entends replacer sa ceinture avec un calme qui me glace le sang.
Comme s'il venait de ranger un outil.
Le bruit de sa fermeture éclair est un arrêt de mort.
Il réajuste ses vêtements.
Je l'entends replacer sa ceinture avec un calme qui me glace le sang.
Comme s'il venait de ranger un outil.
Je me retourne, tremblant.
Je remonte mon jean.
Mes doigts sont inutiles.
Je cherche mon t-shirt au sol.
Il est là, debout. Il me regarde.
Pas de désir. Pas de chaleur.
Juste une observation froide.
Chirurgicale.
Comme s'il vérifiait que l'objet n'était pas trop abîmé.
Je remonte mon jean.
Mes doigts sont inutiles.
Je cherche mon t-shirt au sol.
Il est là, debout. Il me regarde.
Pas de désir. Pas de chaleur.
Juste une observation froide.
Chirurgicale.
Comme s'il vérifiait que l'objet n'était pas trop abîmé.
Il pousse la porte sans un mot.
Il disparaît dans le rouge du couloir.
Il disparaît dans le rouge du couloir.
Je reste seul.
L'odeur de la poussière et de notre sueur me donne la nausée.
Je me rhabille.
Je lisse mes cheveux.
Je sors.
Le mur de son de la piste me percute.
La basse. Les rires.
Tout me paraît faux. Artificiel.
L'odeur de la poussière et de notre sueur me donne la nausée.
Je me rhabille.
Je lisse mes cheveux.
Je sors.
Le mur de son de la piste me percute.
La basse. Les rires.
Tout me paraît faux. Artificiel.
Je les vois.
Mon groupe. Près du bar.
Hugo est là.
Il rit, un verre à la main.
Il tient l'épaule d'un homme qui lui tourne le dos.
Un homme grand. Immobile.
Le fil d'acier dans mon ventre se change en plomb.
Mon groupe. Près du bar.
Hugo est là.
Il rit, un verre à la main.
Il tient l'épaule d'un homme qui lui tourne le dos.
Un homme grand. Immobile.
Le fil d'acier dans mon ventre se change en plomb.
— Te voilà enfin ! hurle Hugo en m'apercevant.
Il a ce sourire innocent qui me donne envie de hurler.
L'homme se retourne.
L'homme se retourne.
C'est lui.
Le visage est lisse.
Les yeux sont clairs.
Les yeux sont clairs.
— Je te présente mon frère, Gabin, crie Hugo.
Il emménage en coloc avec moi demain.
Le sol se dérobe.
Gabin me tend la main.
Celle qui m'étouffait.
Celle qui me labourait la peau.
Je la serre. Elle est chaude.
Stable.
Gabin me tend la main.
Celle qui m'étouffait.
Celle qui me labourait la peau.
Je la serre. Elle est chaude.
Stable.
— Enchanté, Eudes, dit-il.
Sa voix est calme.
Trop calme.
Il soutient mon regard.
Il n'y a aucune complicité.
Juste une emprise qui commence.
Trop calme.
Il soutient mon regard.
Il n'y a aucune complicité.
Juste une emprise qui commence.
Hugo nous sourit, ravi, et se tourne vers le bar pour commander.
Gabin se penche alors vers moi.
Son souffle brûle mon oreille, exactement comme dans l'ombre du vestiaire.
Gabin se penche alors vers moi.
Son souffle brûle mon oreille, exactement comme dans l'ombre du vestiaire.
— Ce n'était qu'un échantillon, Eudes. Je compte bien te vider jusqu'à la dernière goutte.
Il me lâche la main et me fait un clin d'œil que seul moi peux voir.
Le verrou vient de se refermer.
Il ne s'est pas contenté de me prendre.
Il vient d'entrer dans ma vie.
Le verrou vient de se refermer.
Il ne s'est pas contenté de me prendre.
Il vient d'entrer dans ma vie.
Fin.
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