Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La paroi — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La paroi
Chapitre 1
M n'aimait pas être seule à l'hôtel comme ce soir, mais malgré ses efforts, elle n'avait pas pu échapper à ce déplacement professionnel. Elle avait choisi de dîner au restaurant situé au rez-de-chaussée. Assise devant sa salade, elle laissait flâner son esprit, passant en revue sa journée de travail. Malgré la solitude ou peut-être grâce à elle, elle décompressait tranquillement.
Le couple qui venait d’entrer dans la salle lui sourit. Ils s'installèrent à quelques tables d'elle, lui de trois quarts face et elle de dos. La femme était brune comme M, les cheveux longs et ondulants. Elle ne laissait personne indifférent, car elle n'était pas d'une beauté spectaculaire, mais l'aura qui émanait d'elle renforçait assurément son charisme. Excepté son regard perçant, l'homme, lui, était plutôt banal, et sans la présence de sa compagne, M ne l'aurait pas remarqué.
Elle continua son repas sans vraiment s'intéresser à eux, mais lorsqu'elle eut terminé et qu'elle se leva, elle remarqua que les deux la suivirent du regard.
Elle monta dans sa chambre. Ce tout petit hôtel de province n'avait rien de luxueux et la décoration des chambres était carrément désuète. M se déshabilla et se rendit dans la petite salle d'eau jouxtant la pièce principale. Entièrement nue, elle croisa son reflet dans le miroir. Elle aimait ce corps aux formes féminines qui lui venait de ces origines orientales. Elle fit couler l'eau de la douche afin de la laisser chauffer. Elle aimait les douches à la limite du brûlant. Alors que la vapeur se diffusait dans la salle de bain, M pénétra dans la cabine, la chaleur de l'eau l'enveloppa immédiatement. Avant même de commencer à se laver, ses mains parcoururent son corps. Elle les fit glisser de ses seins à son ventre, puis jusqu'à son pubis. La caresse était douce et lente, et si elle aurait pu sembler sensuelle à un observateur extérieur, elle n'était pour M, qu'un instant de détente où son corps pouvait se reconnecter à son cerveau.
Elle monta dans sa chambre. Ce tout petit hôtel de province n'avait rien de luxueux et la décoration des chambres était carrément désuète. M se déshabilla et se rendit dans la petite salle d'eau jouxtant la pièce principale. Entièrement nue, elle croisa son reflet dans le miroir. Elle aimait ce corps aux formes féminines qui lui venait de ces origines orientales. Elle fit couler l'eau de la douche afin de la laisser chauffer. Elle aimait les douches à la limite du brûlant. Alors que la vapeur se diffusait dans la salle de bain, M pénétra dans la cabine, la chaleur de l'eau l'enveloppa immédiatement. Avant même de commencer à se laver, ses mains parcoururent son corps. Elle les fit glisser de ses seins à son ventre, puis jusqu'à son pubis. La caresse était douce et lente, et si elle aurait pu sembler sensuelle à un observateur extérieur, elle n'était pour M, qu'un instant de détente où son corps pouvait se reconnecter à son cerveau.
Elle se savonna, avec le gel douche, de l'hôtel qui diffusa un savant mélange de parfum citronné et musqué. Elle saisit le pommeau de douche et se rinça. D'abord le haut, sur sa poitrine, où les tétons pointaient fièrement sous la pression de l'eau, puis plus bas. Elle laissa traîner le jet sur son sexe, et sourit intérieurement en se disant qu'il était bien dommage que le pommeau ne soit pas un de ces modèles à pression réglable. Elle sortit de la douche et se sécha à l'aide de la serviette fournie, et à défaut de peignoir l'entoura autour d'elle à la façon d'un paréo. En se glissant entre les draps, elle hésita, un court instant, entre une série Netflix sur son téléphone ou une lecture sur sa liseuse électronique. Elle opta pour la liseuse et se choisit, dans la bibliothèque intégrée, un roman au hasard. Le but était de laisser vagabonder son esprit, jusqu'à ce que le sommeil vienne. Elle avait à peine entamé la préface qu'elle perçut des bruits de pas dans le couloir.
Instinctivement, elle dressa l'oreille et distingua également des voix qui essayaient de se faire discrètes, mais des rires contenus et des gloussements étouffés trahissaient des clients qui avaient peut-être un peu abusé de la boisson lors du repas. M reconnut la voix de l'homme et de la femme du restaurant. Ils s'arrêtèrent juste à côté de sa chambre et elle entendit le cliquetis caractéristique de la clé dans la serrure. Elle se dit que ses voisins de chambre étaient bien joyeux. Déconcentrée, elle eut quelques difficultés à se replonger dans sa lecture, abandonnant la préface pour aller directement au texte. Les chambres de cet hôtel n'étaient pas seulement désuètes, elles étaient également très mal isolées. Le bruit de la douche d'à côté se fit entendre pendant quelques minutes. M posa sa liseuse et se dit qu'elle allait attendre que ses voisins s'endorment pour reprendre. Elle imagina que si, comme elle le pensait, ils avaient un peu trop bu cela ne tarderait pas.
Une fois la douche terminée, M tendit l'oreille. Quelques minutes passèrent dans le silence et, alors qu'elle s'apprêtait à reprendre sa lecture, un bruit de bois grinçant se fit entendre, puis un autre. Presque imperceptibles au début, les petits bruits semblaient se succéder et s'intensifier. M ne mit pas longtemps à les identifier. Elle connaissait bien ces grincements de lit au rythme si régulier. Elle sourit intérieurement en pensant à la femme du restaurant. Elle l'imaginait penchée sur son homme branlant son sexe avant de le prendre dans sa bouche. Elle crut percevoir les râles étouffés d'une gorge profonde. Peut-être lui appuyait-il sur la tête pour s'enfoncer plus profondément encore. A cette évocation, M sentit son excitation monter tout à coup. Les bruits continuaient, et maintenant elle en était certaine, la bouche de la femme était prise. Sans même s'en rendre compte, M posa ses mains sur ses seins. Ses tétons s'étaient durcis et sa poitrine s'était gonflée.
Son ventre se soulevait comme si lui aussi cherchait une caresse qui tardait à venir. Dans la chambre attenante, les bruits avaient changé. Plus forts, plus distincts, M imagina que la fille était maintenant à genoux. Sa main droite glissa vers son sexe, la gauche continuant d’agacer ses mamelons. Derrière la fine cloison, il lui sembla entendre des gémissements de plaisir. Elle en était convaincue, l'homme maintenant prenait la femme en levrette. Dans son esprit, l'image se forma. Elle, cambrée, les fesses tendues, offerte à l'homme. Lui derrière, les mains tenant fermement ses hanches, s'enfonçant en elle puissamment. Les bruits de lit étaient couverts par les halètements. Les doigts de M s’enfoncèrent plus profondément dans sa chatte humide. Elle ne pensait à rien. Juste ces sons, obscènes et obsédants comme une musique écoutée trop fort, qui semblaient passer de ses oreilles à son sexe, sans même transiter par le cerveau. M n'écoutait plus.
Son esprit s'était s'était comme téléporté, elle participait au coït de la pièce attenante. Elle était avec eux. Il lui semblait sentir cette bite dans sa chatte. Elle sentait les caresses que la fille lui prodiguait. Elle aurait voulu mêler sa bouche à la sienne pour lécher le membre qu'elle imaginait dur et veineux. Ses doigts cherchèrent à aller plus loin. Sa cyprine coulait abondamment. Elle entendit la fille crier distinctement :
Plus fort ! Défonce- moi !
M pinça un de ses tétons. Elle sentit monter son orgasme. Différent de ceux qu'elle connaissait avec son homme ou lors de ses plaisirs solitaires, celui-là était plus lent, mais, en même temps, plus rempli. La vague se transformait en raz de marée. Les doigts s'agitaient frénétiquement. M perçut les cris de la femme au-delà de la fine paroi. Elles jouissaient ensemble, pas seulement en même temps, mais “ensemble” dans une sorte de communion des sens. M s'entendit crier, mais, était-ce elle ou l'autre femme ? Elle ou ce double de plaisirs lubriques ? Vidée, épuisée, terrassée, sa dernière sensation avant de fermer ses yeux pour une nuit sans rêves, fût l'humidité chaude qui subsistait entre ses cuisses et la douceur cotonneuse de ses draps.
M pinça un de ses tétons. Elle sentit monter son orgasme. Différent de ceux qu'elle connaissait avec son homme ou lors de ses plaisirs solitaires, celui-là était plus lent, mais, en même temps, plus rempli. La vague se transformait en raz de marée. Les doigts s'agitaient frénétiquement. M perçut les cris de la femme au-delà de la fine paroi. Elles jouissaient ensemble, pas seulement en même temps, mais “ensemble” dans une sorte de communion des sens. M s'entendit crier, mais, était-ce elle ou l'autre femme ? Elle ou ce double de plaisirs lubriques ? Vidée, épuisée, terrassée, sa dernière sensation avant de fermer ses yeux pour une nuit sans rêves, fût l'humidité chaude qui subsistait entre ses cuisses et la douceur cotonneuse de ses draps.
Elle se réveilla, sans vraiment ce souvenir précis de sa soirée, mais lorsque dans la salle du petit-déjeuner, son regard croisa celui de la femme, elle n'eut aucun doute qu'elle savait que quelque chose les liait.
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