Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les carnets d'une rousse chaude et salope... — Chapitre 14 · Ma nuit en solitaire dans un hôtel sur l'autoroute.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Les carnets d'une rousse chaude et salope...
Chapitre 14 · Ma nuit en solitaire dans un hôtel sur l'autoroute.
Je regrette d'avoir fait cet aller-retour Arras-Lyon au volant de ma voiture. Je suis fatiguée, éreintée.
Dans cet hôtel, sur cette aire d'autoroute, un lit m'attend. À cette heure tardive, je gagne la chambre, réceptionnée sur la borne à l'entrée.
Une nuit, sans homme dans mon lit.
La clé magnétique glisse dans la fente avec un claquement sec, et la porte s'ouvre sur la pénombre. L'air sent le désinfectant bon marché et l'ennui des chambres d'hôtel de passage. Je laisse tomber mon sac sur la moquette à motifs géométriques, mes épaules se relâchent enfin après des heures de route.
Mes yeux brûlent de fatigue, mais quelque chose dans cette pièce anonyme, entre le lit aux draps blancs immaculés et le bureau en formica, éveille en moi une tension que je ne peux pas nommer. Je me débarrasse de ma veste, la jette sur la chaise. Le silence est presque total, troublé seulement par le ronronnement du mini-frigo et le souffle de la climatisation.
Mes yeux brûlent de fatigue, mais quelque chose dans cette pièce anonyme, entre le lit aux draps blancs immaculés et le bureau en formica, éveille en moi une tension que je ne peux pas nommer. Je me débarrasse de ma veste, la jette sur la chaise. Le silence est presque total, troublé seulement par le ronronnement du mini-frigo et le souffle de la climatisation.
C'est alors que je l'entends. Un rire étouffé. Un gémissement. À travers le mur mitoyen, si fin que je pourrais presque y passer la main. La télévision de la chambre voisine murmure en sourdine, mais elle ne couvre pas les sons qui s'échappent de leur intimité. Un homme grogne, une femme répond par des halètements saccadés. Le rythme est lent d'abord, puis il s'accélère. Je m'immobilise, mes doigts suspendus sur le bouton de la lampe de chevet.
Je devrais éteindre, me coucher, dormir. Demain, il faudra reprendre la route.
Au lieu de cela, je m'assois au bord du lit, et j'écoute. La femme gémit plus fort. Le mur transmet les vibrations sourdes de leurs corps qui se heurtent. Je ferme les yeux, et sans que je le veuille vraiment, je suis là-bas, avec eux. Je vois leurs silhouettes enlacées dans la pénombre, la sueur qui perle sur leurs peaux, les mains qui s'agrippent, les bouches qui se cherchent.
Le matelas grince en cadence, un cri étouffé, un souffle court. Ma propre respiration s'est accélérée. Je croise les jambes, puis je les décroise. La chaleur monte dans ma poitrine, descend et s'installe entre mes cuisses comme une présence insistante. Une nuit sans homme dans mon lit. Sans personne, tout court. Ce n'est pas un choix, c'est une réalité qui m'est imposée, une abstinence passagère que je croyais maîtriser. Le mur grince de nouveau. Un cri plus aigu, presque animal. Puis le silence. Je les imagine maintenant, repus, enlacés, les draps froissés autour d'eux. Je me laisse tomber en arrière sur le matelas, les yeux ouverts sur le plafond tacheté. Ma main glisse sur mon ventre, remonte sous mon t-shirt, effleure la peau moite de ma poitrine. Mes doigts trouvent mes seins, les serrent doucement, et je pince un mamelon entre pouce et index. Un frisson me parcourt, bref, électrique. Ce n'est pas suffisant. Je me tourne vers le mur, comme si je pouvais le traverser.
La télévision de la chambre voisine s'est tue. Je n'entends plus que des murmures, des rires étouffés. Ils parlent, peut-être, de ce qu'ils viennent de faire. Je me mords la lèvre, et ma main descend plus bas, glisse sous l'élastique de ma culotte. Je suis chaude, humide. Je n'aurais pas dû être surprise, mais je le suis quand même. C'est comme si mon corps avait attendu ce signal, ce déclencheur, pour se réveiller de sa torpeur. Je glisse un doigt le long de ma fente, lentement, remonte vers le clitoris, dessine de petits cercles hésitants. Ma respiration se fait plus rauque. J'entends, de nouveau, un gémissement masculin, grave, prolongé. La femme rit, un rire complice. Le matelas grince. Ils recommencent.
Je m'arrête, la main figée entre mes jambes. Mon cœur bat fort. Je me sens un peu ridicule, un peu coupable, mais l'excitation est plus forte que la honte. Je me redresse, m'assois au bord du lit, et je porte ma main à mon visage. L'odeur de mon propre désir me monte aux narines, et je ferme les yeux, savourant cette intimité volée. Je ne les connais pas. Je ne saurai jamais leurs visages, leurs histoires. En cet instant, ils sont la chair et le sang de mes fantasmes, les voix qui peuplent ma solitude.
Je me rallonge, cette fois sans retenue. J'écarte les cuisses, je remonte ma jupe, je tire ma culotte sur le côté. Je me touche sans douceur, avec une urgence qui me surprend moi-même. Mes doigts sont fermes sur mon clitoris, mes hanches se soulèvent à la rencontre de ma main. Le mur grince encore. Leurs corps se rythment de nouveau, et je me cale sur cette cadence, je me laisse porter par elle.
La femme crie, un cri déchiré. Je mords mon poing pour étouffer le mien. La vague me prend, me soulève, me jette contre le rivage. Tremblante, les jambes écartées, je retiens mon souffle, mes yeux laissant couler des larmes que je ne maîtrise pas.
Le silence retombe. J'entends, à travers le mur, le murmure apaisé des amants qui s'endorment. Je reste là, étendue, les draps trempés sous moi, le cœur qui ralentit lentement. Je regarde le plafond, et je souris, d'un sourire triste et apaisé à la fois. Une nuit sans homme dans mon lit, peut-être. Mais pas sans désir. Pas sans murmures. Pas sans cette vérité qui s'impose à cet instant précis : je suis vivante, je suis seule, et je brûle de me retrouver sous un amant qui me remplit. Je me lève, j'ouvre la fenêtre. L'air de la nuit entre, frais et pur. Les lumières de l'aire d'autoroute clignotent au loin, jaunes et orange. Je m'y attarde un instant, puis je referme, je tire les rideaux, et je me glisse dans le lit, nue, les draps froissés contre ma peau. Je laisse le silence m'envelopper.
Le sommeil ne vient pas. Je flotte dans cette zone grise entre veille et rêve, les draps enroulés autour de mes jambes nues, la peau encore chaude de mon propre toucher. Les murmures de la chambre voisine se sont tus depuis longtemps, remplacés par le ronronnement régulier de la climatisation et le passage occasionnel d'un camion sur l'autoroute. Mon esprit, lui, refuse de s'éteindre. Je pense à leurs corps, à leurs mains, à cette façon qu'ils avaient de se heurter contre le mur. Je pense à la femme, à son cri, à la façon dont il avait résonné en moi comme un écho. Je pense à l'homme, à son grognement grave, à la cadence de ses hanches que j'avais imaginée sans même le voir. Je me retourne sur le ventre, enfouis mon visage dans l'oreiller. L'odeur de lessive industrielle me remplit les narines, propre et stérile, si différente de l'odeur de sexe que j'avais fantasmée. Mon corps, lui, n'a pas oublié.
Mon ventre est encore tendu, entre mes cuisses cette chaleur persistante qui refuse de s'éteindre. Je me dis que je devrais dormir. Que demain, il faudra reprendre la route.
Mes doigts bougent avec lenteur. Le bout de mon index traçant une ligne depuis mon clitoris déjà gonflé jusqu'à l'entrée de mon vagin. Je suis glissante, trempée, et cette humidité me surprend encore, comme si mon corps appartenait à une autre. Je pense à lui, ce collègue au sourire épanoui que j'ai quitté le matin même. Je l'imagine dans cette chambre, déboutonné, sa chemise ouverte, ses mains qui remontent le long de mes cuisses. Je pense à la façon dont il me regarderait, dont il m'embrasserait, dont il me prendrait…
Son visage se brouille, se mélange, et c'est un autre homme qui apparaît, un inconnu, celui de la chambre voisine. Je ne l'ai jamais vu. Je ne connais pas sa voix. Je connais le bruit de ses hanches contre le mur, le grognement grave qui a traversé la cloison, et c'est lui que je désire maintenant. Mon index pénètre en moi, lentement, et je laisse échapper un souffle. Mes muscles se contractent autour de lui, avides, affamés. J'ajoute un deuxième doigt, m'étire, me remplis. Mon pouce trouve mon clitoris, dessine des cercles humides, et je m'arque sur le matelas, les cuisses ouvertes, offertes à personne.
Je les imagine, eux. L'homme et la femme. Je les vois dans leur chambre, les draps jetés au sol, leurs corps luisants de sueur. Elle est à califourchon sur lui, sa tête renversée, ses seins qui rebondissent. Il la tient par les hanches, la guide, la regarde. Elle crie. Il grogne. Moi, je suis là, invisible, témoin de leur intimité. Je me demande si elle sent ce que je sens. Cette chaleur qui monte du ventre comme une marée, cette pression qui s'accumule entre mes jambes. Je me demande si elle aime ça, d'être regardée, d'être entendue, de savoir que quelqu'un, quelque part, l'écoute à travers un mur. Mon rythme s'accélère. Mes doigts vont et viennent, plus vite, plus fort. Ma tête roule sur l'oreiller, mes dents s'enfoncent dans ma lèvre pour étouffer un gémissement. Je ne veux pas qu'ils m'entendent, même s'ils dorment maintenant, même si le silence est revenu. L'idée me fait frissonner, qu'ils pourraient m'entendre, pourraient savoir que je suis là, que je brûle pour eux.
Je pense à lui, l'inconnu. À sa bouche. À ses mains. Je l'imagine poussant ma porte, traversant la chambre, s'agenouillant entre mes jambes. Sa langue sur moi, chaude et exigeante. Ses doigts qui me remplissent pendant qu'il me dévore. Je m'imagine lui disant oui, lui attrapant les cheveux, m'ouvrant pour lui, le laissant entrer.
Un tremblement me parcourt. Mon ventre se serre, mes orteils se recourbent, et je sens la vague monter, presque douloureuse, délicieuse. Je ralentis, je m'arrête, je frôle à peine mon clitoris du bout du doigt, juste pour prolonger, pour que dure ce moment où tout est possible, où je suis encore suspendue entre le désir et sa réalisation. Je tourne la tête vers le mur. Il est là, à quelques centimètres de moi, ce mur qui me sépare de lui, de son corps, de son souffle. Je pose ma main à plat contre la cloison, comme si je pouvais le toucher à travers. Le plâtre est frais, lisse, indifférent. Je l'entends. Un grincement. Un mouvement. Une respiration. Je me fige. Mon cœur cogne dans ma poitrine, si fort que je suis sûre qu'il l'entend de son côté. Je retire ma main, mais je reste tendue, l'oreille aux aguets. Est-il réveillé ? Est-ce que lui aussi, de son côté, écoute ? Le silence s'épaissit. Je n'entends plus rien.
Juste le sang qui pulse dans mes oreilles, le frottement de mes cuisses qui se serrent, l'humidité entre mes jambes qui se refroidit. Je me laisse retomber sur le lit, les bras en croix, le plafond flou au-dessus de moi. Ma main glisse sur mon ventre, plus doucement maintenant, apaisante. Je ne vais pas finir. Pas cette nuit. Je veux rester dans cet état, ce désir inassouvi, cette tension qui me maintient éveillée, connectée à lui à travers le mur.
Je m'endors apaisée. Il me reste quatre cents bornes à avaler… Mon Nicolas, mon amour, ta queue me manque déjà.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez les auteurs en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager les auteurs : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Tu es, amoureuse tous court,
,
Situation mainte fois renouvelée depuis.