Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Confessions d’une Pharmacienne — Chapitre 14 · La solitude mouillée
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Confessions d’une Pharmacienne
Chapitre 14 · La solitude mouillée
Le menuisier resserre les vis d'une poignée neuve, ajuste la serrure, vérifie l'alignement de la porte. Les gestes sont mécaniques, précis. Sophie regarde en direction de la scène, mais son esprit est ailleurs, très loin. Elle ne voit pas le menuisier. Elle voit un souvenir s'imprimer à nouveau dans le bois, dans l'ombre, dans l'odeur du métal. Ce qu'elle regarde, c'est ce qu'elle revit. Ce qu'elle a perdu, déjà.
Elle est debout près du comptoir. Immobile. Le menton relevé, les bras croisés, mais le ventre tendu. Sa blouse blanche épouse sa poitrine plus fermement qu'elle ne le souhaiterait, comme si son corps refusait de masquer ce qu'il réclame. Elle observe, mais ce n'est pas la serrure qu'elle voit. C'est le bois. La surface. L'endroit exact où ses fesses s'étaient posées, offertes, vulnérables et désirantes.
Elle se revoit cambrée, les paumes crispées sur le rebord du bureau, la nuque prise entre ses doigts. L'image jaillit, brûlante : ses hanches plaquées, la poussée brutale et sûre de Jimmy.
Elle sent ses cuisses se contracter. Une moiteur monte entre elles. Le souvenir ne la trouble pas, il l'électrise. Il fait affluer le sang à ses lèvres, durcir ses pointes sous le tissu. Son souffle devient plus court. Elle ne bouge pas. Mais elle brûle. Elle brûle de ce qui manque déjà. Et de ce que son corps appelle, même debout, même droite, même muette.
Le bruit du cliquetis l'irrite. Ou peut-être qu'il la soulage. Elle ne sait pas.
Marie Joe s'approche, les bras chargés de boîtes de vitamines. Elle jette un regard en coin vers le bureau réparé, puis vers le visage fermé de Sophie. Sa voix tente la légèreté, mais l'inquiétude perce :
Marie Joe s'approche, les bras chargés de boîtes de vitamines. Elle jette un regard en coin vers le bureau réparé, puis vers le visage fermé de Sophie. Sa voix tente la légèreté, mais l'inquiétude perce :
— Vous repensez à lui, hein ? Vous craignez qu'il revienne ?
Sophie secoue lentement la tête, sans détourner les yeux du menuisier.
— Non. Ce n'est pas Michel.
Elle inspire, et ajoute, dans un souffle un peu plus bas :
— C'est Jimmy. Il est reparti. En mission.
Marie Joe reste figée un instant. Elle comprend. Ce n'est pas la peur qui noue Sophie, mais l'absence. Un manque plus profond. Elle pose doucement les boîtes.
— Vous voulez que je reste ce soir, après la fermeture ?
Sophie hésite, regarde la lumière sur le bois du bureau, puis sourit doucement :
— Non, merci. Je vais rentrer. J'ai juste besoin d'air.
Le soir tombe vite. Sophie ferme la pharmacie d'un geste lent, comme si chaque geste demandait un effort inhabituel. Chaque bruit de clé, chaque battement du rideau métallique semble résonner un peu trop, comme un écho dans une pièce vide. Elle regarde la rue s'assombrir, mais son regard glisse sans accrocher. Elle voit. Mais elle n'est plus là.
Elle marche dans les rues presque désertes, ses pas lents, presque flottants. Le vent s'engouffre dans son col, glisse sur sa nuque, mais elle ne frissonne pas. Son corps est là, mais son esprit est ailleurs. Très loin. Là où ses mains l'ont tenue. Là où sa voix la traversait. Là où il soufflait son prénom contre sa tempe comme une promesse rugueuse. Et ce soir, cette voix lui manque plus que tout.
Dans l'appartement, tout est calme. Trop calme. Une chape d'absence s'installe dès qu'elle referme la porte. Elle s'apprête à poser ses clés quand son téléphone vibre.
Valérie.
Elle hésite une seconde, puis décroche. La voix de sa sœur surgie aussitôt, tendue, plus vive qu'à l'ordinaire :
Valérie.
Elle hésite une seconde, puis décroche. La voix de sa sœur surgie aussitôt, tendue, plus vive qu'à l'ordinaire :
— Sophie ? Tu vas bien ?
Il y a un silence. Un vrai. Puis Valérie reprend, la voix nouée :
— je n'ai pas dormi cette nuit. Je n'arrêtais pas d'y repenser. Le bureau. La porte enfoncée. Ton chemisier ouvert… J'ai cru que…
Sa voix se brise. Sophie ferme les yeux, s'appuie contre le mur.
— Val, je vais bien.
Mais sa sœur ne se calme pas tout de suite.
— Tu comprends ? J'ai cru que ce salaud t'avait mis la main dessus. J'ai vu ton visage… et j'ai imaginé le pire.
Sophie soupire doucement.
— Ce n'est pas Michel qui me hante, Valérie. C'est… Jimmy. Il est reparti. En mission. Et je suis seule.
Un silence. Puis une expiration plus lente, plus posée, de l'autre côté du fil.
— Je m'en doutais.
— Le plus dur, c'est ça, murmure Sophie. L'absence. Ce vide. Comme un souffle qui ne m'appartient plus.
— Le plus dur, c'est ça, murmure Sophie. L'absence. Ce vide. Comme un souffle qui ne m'appartient plus.
Valérie se tait.
— Ce cri qu'il a poussé, dit-elle … Je crois que ce son-là, je ne l'oublierai jamais.
— Si tu avais vu son visage… ça m'a donné une force. J'ai senti que j'étais à lui. Rien qu'à lui. Et en sécurité.
— Si tu avais vu son visage… ça m'a donné une force. J'ai senti que j'étais à lui. Rien qu'à lui. Et en sécurité.
Valérie rit enfin, nerveusement :
— Une force, hein ? Ou une grosse envie très coquine ?
Sophie éclate d'un rire chaud :
— Peut-être un peu des deux…
Leur rire se mêle, doux et complice. Et le silence qui suit n'a plus la même couleur.
Les deux femmes rient encore, un peu plus fort. Et ce petit échange suspendu dans la solitude vient adoucir la soirée, comme une main tiède posée sur une douleur ancienne. Il réchauffe. Il ouvre un espace. Il l'enveloppe doucement.
Les deux femmes rient encore, un peu plus fort. Et ce petit échange suspendu dans la solitude vient adoucir la soirée, comme une main tiède posée sur une douleur ancienne. Il réchauffe. Il ouvre un espace. Il l'enveloppe doucement.
Sophie raccroche, un sourire fragile au coin des lèvres. Quand elle repose le téléphone, le silence l'envahit.
Elle pose ses clés, retire sa veste. Lentement. Chaque geste est imprégné d'une sensualité discrète, comme si elle se dévêtait d'une tension invisible. Puis elle défait ses cheveux d'un geste lent, presque cérémoniel, les laissant couler sur ses épaules comme une caresse liquide. Une mèche effleure sa clavicule, la caresse d'un fil chaud sur sa peau fraîche, et un frisson monte de sa nuque à ses reins. Elle ferme un instant les yeux. Ce simple contact réveille en elle une onde ancienne. Une invitation. Une promesse.
Elle pose ses clés, retire sa veste. Lentement. Chaque geste est imprégné d'une sensualité discrète, comme si elle se dévêtait d'une tension invisible. Puis elle défait ses cheveux d'un geste lent, presque cérémoniel, les laissant couler sur ses épaules comme une caresse liquide. Une mèche effleure sa clavicule, la caresse d'un fil chaud sur sa peau fraîche, et un frisson monte de sa nuque à ses reins. Elle ferme un instant les yeux. Ce simple contact réveille en elle une onde ancienne. Une invitation. Une promesse.
Elle reste là, debout dans l'entrée, le souffle suspendu. Les yeux perdus, mais le corps vibrant. Le cœur plus lourd qu'elle ne veut l'admettre, gonflé de ce vide qui pèse plus qu'une présence. Mais sous sa peau, déjà, un frisson se propage. Une chaleur qui naît bas dans son ventre, qui serpente lentement dans ses reins, entre ses cuisses, comme un courant insistant. Quelque chose palpite. Quelque chose appelle. Et ce quelque chose monte, s'insinue, embrase. Un désir ancien. Un manque charnel. Une tension qu'aucun mot ne saurait calmer.
Puis elle se dirige vers la salle de bain, le souffle déjà un peu plus court. Elle allume l'eau, laisse couler longtemps. La vapeur s'élève, envahit l'espace, l'enveloppe comme une brume chaude et complice. L'humidité monte, s'épaissit, devient presque palpable. Une caresse invisible qui tapisse les murs, glisse le long de ses bras, s'infiltre sous sa peau.
Elle se déshabille lentement, comme si chaque geste était une offrande, une préparation. Elle déboutonne son chemisier, une attache à la fois, dévoilant la peau pâle et tendue de sa poitrine, déjà parcourue de frissons. Sa respiration devient plus lente, plus profonde. Elle défait sa jupe, la laisse glisser contre ses hanches et tomber mollement à ses pieds. Ses cuisses, nues, se frôlent avec une douceur brûlante. Elle fait descendre sa culotte du bout des doigts, la sent glisser entre ses jambes, effleurer son sexe sensible. Une tension se concentre là, profonde, silencieuse.
Chaque vêtement tombé est un pas de plus vers l'abandon. Une mue. Elle se tient droite, nue, offerte au miroir embué, à l'eau qui chante, au souvenir qui palpite. Puis elle entre dans la vapeur comme dans un rêve. Le corps prêt. Le désir, déjà là.
L'eau chaude coule sur sa nuque, puis glisse sur la courbe de ses seins, s'attarde un instant sur ses pointes durcies. Le contraste entre la chaleur de l'eau et la tension de sa peau la fait frissonner. Elle penche la tête en avant, sent la cascade ruisseler le long de sa colonne, longer le sillon de son ventre, s'accrocher à ses poils humides comme à un fil de mémoire encore vivant.
Elle écarte légèrement les jambes. L'eau s'insinue entre ses cuisses, lèche son sexe avec la caresse brûlante d'un fantôme. Elle retient un soupir. L'eau coule jusqu'à ses chevilles, l'enveloppant comme un amant invisible. Elle ferme les yeux. Laisse le souvenir remonter comme une vapeur. Jimmy. Sa chaleur, son souffle, ses mains. Et ce corps à elle, qui s'éveille pour lui, même seule, même ici.
Elle revoit Jimmy, debout derrière elle. Son torse chaud qui épouse le creux de son dos, sa peau moite qui colle doucement à la sienne sous la vapeur. Ses mains larges se posent sur ses hanches, les pressent lentement, fermement, comme s'il voulait l'ancrer là, contre lui, pour toujours. Puis vient cette pression douce, mais insistante de son bassin qui s'aligne au sien, qui promet, qui exige, qui trouble.
Elle ne le voit pas dans le miroir embué, mais elle le sent partout : son souffle qui glisse dans le creux de son cou, qui s'enroule autour de son oreille, qui fait frémir ses tétons déjà tendus. Sa chaleur est si réelle qu'elle en oublie la solitude de la salle de bain. Elle ferme les yeux. Elle est à lui. Même dans l'absence. Même dans l'ombre.
Elle lève les bras. Se savonne lentement, les paumes glissant sur sa poitrine, qu'elle masse longuement, les pouces tournant autour de ses tétons déjà sensibles. La mousse tiède glisse sur sa peau, la fait frissonner doucement. Elle remonte sous sa gorge, laisse couler l'eau sur ses clavicules, puis redescend lentement sur son ventre tendu, s'arrêtant un instant juste au-dessus du pubis, là où la chaleur pulse déjà.
Elle soupire, plus longuement cette fois. Le contact de ses propres mains la trouble, mais ce n'est pas seulement la douceur c'est l'absence. Alors elle ferme les yeux, imagine ses mains à lui. Plus larges. Plus rugueuses. Plus impatientes. Qui la prennent sans hésiter, qui la tiennent, qui la marquent. Elle presse ses paumes un peu plus fort sur ses flancs, comme pour retrouver la fermeté de sa poigne. Son sexe palpite, l'eau coule entre ses cuisses, mais ce sont ses doigts à lui qu'elle sent, là, précis, brûlants. Son souffle se coupe un instant. Elle s'appuie contre le mur, les yeux clos, le corps déjà tendu vers ce qu'elle sait venir.
Elle se mord la lèvre. Penche la tête en arrière, offerte à l'eau brûlante qui coule entre ses seins, s'attarde dans leur creux, fait vibrer ses pointes déjà dures sous la chaleur. Elle sent son ventre se tendre, un nœud doux et profond se former plus bas. Sa main descend entre ses cuisses, lentement, avec cette hésitation volontaire qui rend le frôlement plus intense encore. Elle caresse juste l'extérieur, à peine, effleure ses lèvres gorgées, palpitantes. Ce n'est pas encore le moment. Pas ici. Pas sous la douche. Mais elle le sent : chaque fibre de son corps est tendue vers une absence. Vers une présence. Il n'est pas là, mais il est partout. En elle. Son corps s'éveille avec lenteur et fièvre. Il attend. Il vibre. Il s'ouvre. À lui. Même seule.
Elle sort, s'essuie lentement, chaque geste chargé d'une lenteur presque rituelle. La serviette glisse sur sa peau encore chaude, humide, éveillée. Elle marche nue jusqu'à sa chambre, la lumière tamisée soulignant la brillance de sa peau encore mouillée. Elle ouvre un tiroir, y glisse la main. Ses doigts rencontrent un tissu noir, léger, transparent. Une nuisette en mousseline, fine, sensuelle, fendue haut sur la cuisse, les bretelles croisées dans le dos comme un secret intime.
Elle la porte jusqu'à sa peau, l'enfile sans précipitation. Le tissu effleure ses tétons, qu'il moule à peine. Elle frissonne, les jambes nues, les fesses nues. Elle ne met pas de culotte. Elle n'en a pas envie. Ce soir, elle ne veut pas se cacher. Elle ne veut pas se regarder. Elle veut ressentir. Elle veut qu'il soit là. En elle. Dans ses fibres. Dans ce frottement délicat entre la mousseline et son sexe encore humide. Elle veut prolonger le souvenir. Et l'ouvrir à la nuit.
La nuit tombe. Elle ne prend pas de verre. Ne mets pas de musique. Le silence lui va bien. Il lui ressemble. Il amplifie tout.
Elle s'allonge sur le lit, nue sous sa nuisette. Les draps sont froids, nets, vides comme une provocation contre le feu qui commence à monter sous sa peau. Elle ne les chasse pas. Elle les laisse l'envelopper, sentir le contraste brutal entre leur fraîcheur et la chaleur diffuse qui naît entre ses cuisses, dans le creux de son ventre. Un frisson la traverse, plus vif, plus profond. Ses tétons se tendent aussitôt sous la mousseline, sensibles au moindre frottement du tissu. Elle referme les cuisses, puis les entrouvre lentement. Le silence l'enveloppe, mais ce qu'elle entend, c'est son souffle qui s'accélère doucement. Son corps entre en tension, comme un arc qu'on bande lentement. Elle ferme les yeux. Et laisse venir.
Elle s'étire lentement, féline, languide. Sa nuisette glisse sur ses cuisses, dévoile la naissance de ses hanches, puis s'enroule doucement contre son ventre tendu. Le tissu léger frotte contre sa peau nue, caresse ses tétons durcis comme un souffle chaud à travers la mousseline. Chaque froissement l'éveille un peu plus. Elle sent son ventre se contracter, ses reins frémir. Une tension s'installe, lente, profonde, presque solennelle. Elle ne la chasse pas. Elle la laisse monter. Elle veut qu'elle monte. Comme une onde lente. Comme une marée de feu. Comme un désir qui n'a pas encore trouvé sa bouche.
Ses mains glissent lentement sur son ventre, s'attardent juste au-dessus de son sexe, caressant la ligne fine qui descend vers le feu. Elles remontent ensuite sur ses hanches, effleurent ses flancs, puis redescendent. Sa peau est brûlante, hypersensible, chaque passage de ses doigts déclenchant un frisson plus vif. Elle ferme les yeux. Elle ne pense plus. Elle sent. Elle revit. La mémoire n'est plus dans sa tête, mais dans ses reins, ses seins, entre ses jambes. Là où il l'a prise. Là où il l'a marquée. Là où il lui manque le plus.
Elle revoit la scène. Le bureau. Le bois dur sous ses fesses, encore légèrement marqué, comme si le souvenir avait laissé une empreinte physique. Elle se rappelle la morsure du contact, l'âpreté délicieuse de cette surface brute contre sa peau nue. Elle en sourit. Une chaleur intime monte à cette pensée. Ce bois l'avait accueillie, possédée, portée. Ce n'était pas une douleur. C'était une empreinte. Et cela lui avait fait du bien.
Elle repense à ses mains, larges, sûres, qui avaient glissé sous son chemisier entrouvert, frôlé sa peau à peine dévoilée, enflammé chaque centimètre sur leur passage. Puis surtout, sa main qui s'était glissée sous sa jupe avec autorité, cette poigne impérieuse, dévorante. Elle revoit le moment où il avait arraché sa petite culotte les coutures qui avaient cédé sous la pression de son désir, dans un bruit sec, délicieux. Ce n'était pas seulement un geste. C'était une déclaration. Une prise. Une brûlure.
Elle gémit, les paupières closes, et une pensée traverse son esprit comme un coup de fouet : Arrache-moi mes culottes. J'adore.
En apercevant le chambranle de la porte, un autre souvenir s'impose plus vif, plus électrique : la fessée. Cette façon qu'il avait eu de lui claquée les fesses, de la provoquer, de la faire sienne dans un éclat sonore qui résonne encore dans son corps. Elle ferme les yeux. Elle veut cette sensation. Cette chaleur brutale qui monte sous la peau, qui picote, puis embrase. Cette douleur fine et maîtrisée, qui ne blesse pas, mais consume, qui allume l'intérieur comme une traînée de poudre.
En apercevant le chambranle de la porte, un autre souvenir s'impose plus vif, plus électrique : la fessée. Cette façon qu'il avait eu de lui claquée les fesses, de la provoquer, de la faire sienne dans un éclat sonore qui résonne encore dans son corps. Elle ferme les yeux. Elle veut cette sensation. Cette chaleur brutale qui monte sous la peau, qui picote, puis embrase. Cette douleur fine et maîtrisée, qui ne blesse pas, mais consume, qui allume l'intérieur comme une traînée de poudre.
Elle cambre le bassin, tend les fesses contre l'air comme une offrande silencieuse. Elle veut cette claque. Là. Maintenant. Que le silence cède. Qu'il surgisse.
Elle se touche à nouveau, plus vite, haletante. Ses doigts glissent entre ses cuisses, cherchent la chaleur, la trouvent. Le souffle se coupe, le ventre se tend. Le manque devient cri. Elle gémit, fort, rauque, et s'offre comme on supplie, comme on réclame.
Elle se touche à nouveau, plus vite, haletante. Ses doigts glissent entre ses cuisses, cherchent la chaleur, la trouvent. Le souffle se coupe, le ventre se tend. Le manque devient cri. Elle gémit, fort, rauque, et s'offre comme on supplie, comme on réclame.
Un souffle chaud sort de sa gorge, rauque et bas, presque un appel. Elle entrouvre lentement les cuisses, sent l'air frais effleurer sa chair gonflée, déjà moite. Une main remonte, lente, précise, tremblante d'excitation contenue. Sous la mousseline, son doigt effleure la soie fine de ses lèvres intimes, encore gonflées, encore sensibles, comme marquées du souvenir de lui. Elle frôle d'abord à peine, mais ce simple contact déclenche une onde de chaleur qui remonte en spirale jusque dans sa poitrine. Elle gémit, à peine audible, un soupir tremblé, mais chargé de tout ce feu contenu. Elle ne pense plus. Elle s'ouvre.
Elle s'imagine. Lui, qui rentre. Silencieux. La découvre ainsi. Étendue. Nue sous ce tissu noir, la peau frémissante, les cuisses entrouvertes comme une offrande. Il s'avance, lentement, son regard brûlant accroché au sien. Il l'attrape par les hanches, lève son corps sans effort, la plaque contre le mur dans un froissement brutal de mousseline. Le choc du mur résonne dans son dos, mais c'est la pression de son torse, la poigne ferme de ses mains qui la fait trembler.
Il l'embrasse, d'abord sur la bouche, puis sur la gorge, sur la clavicule, sur la naissance de ses seins. Des baisers chauds, dévorants, possessifs. Elle s'agrippe à ses épaules. Et puis il la pénètre. Profondément. Sans un mot. Parce qu'il sait. Parce qu'elle est à lui. Parce que son silence vaut tous les cris. Et elle gémit contre sa tempe, son souffle court, ses jambes l'entourant, s'offrant. Elle ne rêve pas. Elle se souvient. Elle désire. Et elle s'ouvre encore, à chaque va-et-vient, comme à une promesse tenue.
Ses doigts s'enfoncent en elle. Doucement d'abord, comme pour retrouver le chemin. Puis plus fort, plus profond, avec la précision d'un manque qui s'embrase. Elle arque le dos, le souffle coupé, sent ses muscles se tendre. Sa main libre remonte sur sa poitrine, attrape son sein, le serre, le caresse, les doigts pinçant doucement la pointe durcie. Elle ondule sous ses propres gestes, happée par l'onde brûlante qui monte entre ses reins et sa gorge. Elle gémit son prénom, dans un souffle bas, tremblé, presque déchiré :
— Jimmy…
Sa voix est brisée, rauque. Elle se mord l'épaule pour ne pas crier. Elle imagine sa bouche. Son souffle. Le bois qui claque. Le sexe qui la perce.
Encore. Encore.
Encore. Encore.
Les mouvements se précisent. Sa main accélère, trouve le rythme exact de son souvenir. Elle le sent remonter du bas de son ventre, une tension brûlante qui l'envahit, la dévore. Chaque cercle de ses doigts enflamme ses nerfs, chaque va-et-vient plus profond l'ouvre davantage. Sa respiration devient haletante, erratique, entrecoupée de petits gémissements étouffés contre le creux de son bras.
Elle serre les cuisses, cambre le bassin, frotte son sexe contre sa propre main avec une urgence nouvelle. L'image de Jimmy est là, plus nette, plus violente : il la pénètre, la tient, murmure contre sa gorge. Elle sent son souffle, sa salive, le claquement de ses hanches contre les siennes. Elle n'est plus seule. Il est là. En elle.
Elle serre les cuisses, cambre le bassin, frotte son sexe contre sa propre main avec une urgence nouvelle. L'image de Jimmy est là, plus nette, plus violente : il la pénètre, la tient, murmure contre sa gorge. Elle sent son souffle, sa salive, le claquement de ses hanches contre les siennes. Elle n'est plus seule. Il est là. En elle.
Son ventre se contracte. Une chaleur liquide s'y répand. Ses muscles se tendent comme une corde prête à rompre. Et dans un souffle brisé, dans une pulsation déchirante, elle jouit. Un orgasme long, profond, ravageur. Sa bouche s'ouvre en silence, son cri se loge dans sa poitrine. Son corps tout entier se cambre, puis se relâche lentement, comme un voile qui retombe après l'orage.
Ses doigts restent là. En elle. Immobiles. Puis glissent, humides, sur sa cuisse. Sa main retombe. Lente. Vidée.
Et pourtant, elle ne dort pas. Pas encore. Entre deux souffles, elle croit entendre un pas dans l'entrée. Une clé. Une ombre. Elle ne bouge pas. Ne rouvre pas les yeux. Elle veut y croire. Juste un instant.
Jimmy.
Et pourtant, elle ne dort pas. Pas encore. Entre deux souffles, elle croit entendre un pas dans l'entrée. Une clé. Une ombre. Elle ne bouge pas. Ne rouvre pas les yeux. Elle veut y croire. Juste un instant.
Jimmy.
Elle sent un poids sur le matelas, à peine un frémissement. Puis une chaleur dans son dos. Deux bras l'enveloppent lentement, ses cuisses s'ouvrent à nouveau sous un corps silencieux, connu, aimé. Une bouche se pose dans sa nuque. Une main descend, ferme, assurée, vers la mousseline encore humide. Il entre en elle d'un seul mouvement. Doux. Intégral. Parfait. Pas un mot. Juste le souffle. Juste l'évidence.
Elle gémit sans bruit. Bouge à peine. Elle n'a pas besoin de le voir. Elle sait.
Elle gémit sans bruit. Bouge à peine. Elle n'a pas besoin de le voir. Elle sait.
Et quand le plaisir remonte, lent, brûlant, profond, elle comprend que ce n'est pas un rêve. C'est un souvenir qui revient par le corps. Un souvenir qui devient peau. Un amour qu'on fait seule, mais qui vient de deux.
Et alors, un sanglot monte. Léger. Mais vrai. Pas de tristesse. Juste ce manque. Cet amour-là, qui cherche un corps. Qui cherche une voix.
Elle s'endort, nue, le tissu roulé au creux de ses genoux. Un sein découvert, encore rosé de chaleur. Une jambe repliée, comme pour le garder en elle.
Et alors, un sanglot monte. Léger. Mais vrai. Pas de tristesse. Juste ce manque. Cet amour-là, qui cherche un corps. Qui cherche une voix.
Elle s'endort, nue, le tissu roulé au creux de ses genoux. Un sein découvert, encore rosé de chaleur. Une jambe repliée, comme pour le garder en elle.
Sur le téléphone posé à côté, l'écran s'illumine une seconde.
Message reçu : Je pense à toi. Ce soir, je t'ai dans la peau.
Message reçu : Je pense à toi. Ce soir, je t'ai dans la peau.
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