Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'amante et l'épée — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'amante et l'épée
Chapitre 1
Le sang est encore chaud sur la lame quand Orion traverse la cour du château. Ses pas résonnent sur les pavés éclaboussés de rouge. Derrière lui, dans les écuries, il entend les rires gras de ses hommes et les cris étouffés des femmes que l'on traîne dans la paille. La loi de la victoire. Il ferme les yeux un instant, puis continue vers les appartements royaux. C'est le sang du roi Caracalla qui coule sur l'épée d'Orion. Mais il reste l'héritier à éliminer pour que son trône soit sûr. L'enfant est là-haut.
Chaque marche gravie fait remonter les souvenirs. Caracalla le Sanguinaire, qui avait fait écarteler son père sur la place du marché. Orion avait huit ans. Il se souvient du rire de Caracalla résonnant tandis que les chevaux tiraient dans quatre directions différentes. Quinze ans ont passé depuis. Quinze années qui l'ont mené de l'enfant terrifié au guerrier de vingt-trois ans qui vient de tuer le tyran.
- Souviens-toi bien de ce tyran, lui répétait Maître Tirésias pendant ses leçons. Souviens-toi de la façon dont il gouverne par la peur. Souviens-toi que même sa propre épouse sursaute quand il élève la voix. Tu seras différent. Tu seras juste.
Quinze années d'entraînement pour ce moment. Quinze années à apprendre l'art de l'épée, de la stratégie, du gouvernement. Pour devenir celui qui restaurera la justice. Pour venger son père.
C'est maintenant chose faite.
Un hurlement déchire l'air quelque part dans les cuisines. Orion serre les mâchoires. Ses soldats se partagent le butin. C'est ainsi, il ne peut pas les brider maintenant, pas après la victoire. Un roi qui refuse à ses hommes les fruits de la guerre perd leur loyauté avant la prochaine bataille. Dans le couloir menant aux appartements, il croise le regard d'une femme plaquée contre le mur. Un soldat se retourne, se fige en voyant Orion. La femme, elle, ne détourne pas les yeux comme si elle attendait quelque chose de lui. Il passe sans s'arrêter. Il ne peut pas, pas maintenant.
- Un roi juste protège les innocents, lui a enseigné Tirésias.
Mais qu'est l'innocence dans un château conquis ? Et lui, est-il encore innocent, marchant vers la chambre d'un enfant qu'il doit tuer ? Il s'arrête devant la porte des appartements royaux, où doit se trouver la reine Médéa et son fils. Le dernier obstacle. Orion pose la main sur la poignée, puis hésite. Lentement, il défait les sangles de son armure. Le haubert tombe avec un bruit sourd, puis les grèves et le heaume. Pièce par pièce, le métal s'accumule à ses pieds jusqu'à ce qu'il ne reste que la chemise de lin collée à sa peau par la sueur et le sang séché.
Il ne peut pas affronter un innocent ainsi. Il doit faire cela en homme. Mais l'épée, il la garde. Le sang de Caracalla sèche sur l'acier. Sa main tremble légèrement. Il pousse la porte aux chevaux au galop sculptés dans le bois.
La chambre baigne dans la lumière. Orion balaie la pièce du regard, cherchant l'enfant. Il y a un berceau. Un berceau de bois sculpté des mêmes chevaux au galop, des draps immaculés, impeccablement bordés. Trop parfait, trop propre, aucun froissement, aucune trace de petit corps endormi. Orion s'approche, écarte les couvertures d'un geste brusque. Son regard fouille la chambre. Un coffre à jouets dans le coin, les jouets soigneusement rangés à l'intérieur, attendant comme si aucun enfant n'avait jamais vécu ici.
Près de la fenêtre, une silhouette immobile. Médéa, la reine, la mère, de dos, dans sa robe de soie verte. Médéa a presque trente ans. Il voit une femme, pas une jeune fille. Elle est petite comparée à lui. Ses cheveux bruns tombent librement dans son dos jusqu'à sa taille.
— Où est l'enfant ?
Aucune réaction. Orion s'impatiente, il traverse la pièce. Sa main se referme brutalement sur le bras de la reine. Il la fait pivoter vers lui.
— Où est l'enfant ? gronde-t-il.
Mais les mots s'éteignent dans sa gorge. Il se fige. Entre eux, il y a un ventre arrondi, gonflé, tendu sous la soie fine. L'héritier n'est pas encore né.
Quelque chose vacille dans la poitrine d'Orion. Il s'est préparé pour un enfant, peut-être même un bambin qu'il faudrait arracher des bras de sa mère. Mais pas à ça !
— Monseigneur, murmure Médéa.
Sa voix tremble, mais elle le regarde droit dans les yeux.
— Vous venez pour... pour nous.
Ce n'est pas une question. Elle pose instinctivement les mains sur son ventre, geste protecteur.
— Je vous en supplie... je n'étais que l'esclave de mon époux. Vous le savez.
Orion veut parler, mais aucun mot ne vient. Huit mois de campagne militaire. Huit mois à dormir dans la boue, à tuer, à survivre. Huit mois sans rien d'autre que la violence et la peur. Et maintenant cette femme, seule, vulnérable, qui le regarde comme s'il peut choisir d'être différent de Caracalla.
Mais il ne peut pas. Il ne peut pas les laisser vivre. Orion avance, l'épée toujours dans sa main. Elle recule jusqu'à ce que ses jambes touchent le bord du lit. Elle tombe assise, les mains toujours sur son ventre.
— S'il vous plaît, s'il vous plaît, monseigneur...
Il lève l'épée au-dessus d'elle. La lame encore tachée du sang de Caracalla brille dans la lumière. Il doit le faire. C'est la loi du pouvoir. Un héritier vivant est une guerre civile qui attend. Elle le regarde.
— Vous n'êtes pas comme lui. Vous êtes... juste.
Cela fait écho aux mots que Maître Tirésias lui a répétés pendant quinze ans. La lame tremble dans sa main. Il ne peut pas. Il ne peut pas tuer une femme enceinte le suppliant, pas comme ça, pas lui. Avec un grognement de rage et de frustration, Orion lève l'épée au-dessus d'elle. Puis il la fait retomber avec force. L'épée se plante dans le matelas, juste à côté de Médéa. L'acier s'enfonce profondément dans le tissu et le bois. La lame tremble légèrement.
Médéa ne crie pas. Elle le regarde seulement, et quelque chose change dans ses yeux.
— Monseigneur...
Elle fait un pas vers lui. La lumière du soir caresse sa peau, soulignant la courbe gracieuse de son cou avant de glisser jusqu'au décolleté plongeant de sa robe, révélant la naissance de ses seins gonflés par la grossesse. Ses seins sont lourds, tendant le tissu de soie qui peine à les contenir. À chaque respiration, ils se soulèvent lentement, menaçant de déborder du décolleté. Son visage a une douceur particulière avec de belles lèvres légèrement rosées. Ses yeux verts le fixent avec une intensité troublante.
- ... je pourrais... être votre reine. Votre femme. L'enfant serait votre. Personne ne questionnerait. Personne n'oserait.
Orion sent quelque chose se contracter dans son ventre. Une chaleur qui n'a rien à voir avec la bataille. Il se dit qu'il devrait reculer, devrait réfléchir clairement, peser les implications politiques, les dangers, les pièges. Mais elle s'approche encore, et il ne bouge pas.
Ses doigts effleurent le bras d'Orion, remontent lentement jusqu'à son épaule. Il ne porte plus d'armure, juste le lin fin, et à travers le tissu il sent la chaleur de sa paume, la douceur qui en émane. Cette caresse légère fait naître des frissons. Elle pose sa main à plat sur son torse musclé, juste au-dessus du cœur qui bat trop fort. Elle le sent, puissant sous sa paume.
— Vous avez besoin d'une reine pour la légitimité et pour gouverner.
C'est vrai. La logique politique est imparable.
— Et j'ai besoin... j'ai besoin de protection pour moi et pour l'enfant.
Huit mois de guerre l'ont vidé de toute défense contre cette douceur inattendue. Et puis il y a cette logique, cette solution parfaite qui résout tout : la menace politique, le dilemme moral, la solitude du pouvoir.
Sa main se lève presque malgré lui et touche le visage de Médéa. Sa peau est chaude. Elle ne recule pas. Au contraire, elle penche légèrement la tête contre sa paume, comme un chat cherchant la caresse.
Ses paumes, à elle, épousent les contours de ses pectoraux à travers la chemise. Elle le touche avec une lenteur délibérée qui le fait frissonner. Elle continue sa descente, caressant son abdomen à travers le tissu. Ses doigts le caressant font monter le désir comme une vague lente et inexorable.
— Vous avez besoin d'une reine.
Sa main descendant plus bas, glisse le long de son ventre. Sa paume descend encore, effleure la ceinture, puis continue. À travers le tissu, elle trouve son sexe tendu. Ses doigts le saisissent avec une assurance troublante. Orion retient son souffle. Elle ne bouge pas tout de suite, le tient simplement, sentant sa dureté contre sa paume.
Puis elle commence à le caresser, lentement, par-dessus le tissu. Un mouvement de va-et-vient mesuré, délibéré, qui fait monter le plaisir de façon insupportable. Il grogne malgré lui. Son bassin pousse instinctivement contre cette main.
Elle insiste, accélérant légèrement le rythme. Sa paume presse, ses doigts se resserrent. Elle le caresse avec une habileté qui dit qu'elle sait exactement ce qu'elle fait. Puis elle lève les yeux vers lui. Leurs regards se croisent. Et tandis que sa main continue son œuvre, elle murmure.
— Je suis toute à vous.
Et ces simples mots brisent quelque chose en lui. Il l'embrasse. Elle gémit doucement contre sa bouche. Ses mains descendent sur le corps de Médéa, découvrant la rondeur du ventre, la plénitude des seins. Elle le laisse faire, guidant même ses gestes avec de petits soupirs, de légers déplacements du corps.
Quand il défait les lacets de sa robe, elle ne proteste pas. Au contraire, elle cambre légèrement le dos pour faciliter son geste, offerte. Le tissu glisse le long de ses épaules avec une lenteur hypnotique, révélant la naissance de ses seins gonflés. La peau est laiteuse, presque lumineuse, parcourue de veines bleutées. Quand la robe tombe plus bas, ses seins se libèrent enfin, lourds et pleins, les tétons déjà durcis pointant vers lui. Le ventre arrondi suit, tendu et lisse. Elle est nue devant lui maintenant, belle d'une beauté étrange, presque sacrée. Elle défait sa chemise à lui, ses doigts habiles sur les boutons. Un par un, elle les libère, découvrant son torse musclé. Ses mains à elle glissent sur lui, explorant chaque muscle, chaque cicatrice. Elles sont douces, si douces après des mois rudes. Ses doigts descendent le long de son abdomen. Elle se penche, et ses seins effleurent son torse nu. La chaleur de cette chair contre la sienne le fait gémir malgré lui.
— Venez, murmure-t-elle en se laissant tomber sur le lit.
Le lit de Caracalla. Le lit où le tyran a dormi. Orion hésite une seconde. Elle voit l'hésitation.
— C'est votre lit maintenant. Votre château. Votre royaume.
Elle s'allonge sur les draps de soie, nue, offerte, et il y a dans son regard quelque chose qui ressemble à une invitation. Juste au-dessus de sa tête, l'épée plantée dans le matelas.
Orion s'agenouille au bord du lit, puis la rejoint lentement. Elle l'accueille avec un soupir profond qui peut être de soulagement, de satisfaction ou de désir pur. Ses cuisses s'écartent d'elles-mêmes, l'invitant. Il s'allonge au-dessus d'elle, prudent à cause du ventre rond entre eux. Leurs souffles se mêlent. Il sent la chaleur qui émane de son corps.
Ses mains explorent le corps de Médéa, glissant sur ses hanches élargies, remontant pour peser le poids de ses seins gonflés. Les tétons durcissent sous ses paumes. Elle gémit doucement, ondulant contre lui. Sa main descend entre ses cuisses, découvrant la chaleur moite de son sexe. Elle est déjà humide, ouverte. Quand ses doigts écartent les lèvres gonflées et glissent à l'intérieur, elle cambre violemment le dos.
— Orion !
Il la caresse ainsi longuement, alternant entre mouvements lents et pressions plus fermes, la préparant, la sentant s'ouvrir et mouiller davantage sous ses doigts. Elle ondule contre sa main, les hanches se soulevant pour chercher plus de contact, plus de friction. Sa respiration accélère, entrecoupée de petits gémissements qu'elle ne cherche plus à retenir. Il ajoute un deuxième doigt. Elle le supplie presque du regard. Il sent qu'elle est prête, il retire sa main et se positionne entre ses cuisses.
Son sexe tendu effleure l'entrée humide. Il se frotte contre elle, glissant contre ses lèvres sans encore la pénétrer. Elle gémit de frustration, essayant de pousser ses hanches vers lui.
— S'il vous plaît...
Alors il entre en elle. Lentement. Centimètre par centimètre. Sentant son sexe chaud et serré l'accueillir, l'envelopper, l'aspirer. Elle l'accueille avec un long soupir qui sort du fond de sa gorge, enroulant ses jambes autour de ses hanches malgré le ventre qui les sépare partiellement. Ses pieds se croisent dans son dos, le forçant à s'enfoncer plus profondément encore.
Il bouge en elle avec une douceur qu'il ne se connaissait pas, des va-et-vient lents et profonds, attentif à ne pas brusquer son corps transformé par la grossesse. Chaque poussée arrache à Médéa un petit cri étranglé.
— Oui... Oui, comme ça... plus profond...
Mais après quelques minutes, elle pose ses mains sur son torse et le pousse légèrement.
— Reculez-vous !
Il se retire lentement. Elle se retourne avec une grâce féline malgré son ventre. Elle se met à genoux, dos à lui, et ses mains se posent sur le pommeau de l'épée plantée dans le matelas. Ses doigts s'enroulent autour de la garde encore tachée du sang de Caracalla.
L'image est saisissante : Médéa nue, enceinte, à genoux, agrippée à l'arme qui aurait dû la tuer. Sa peau luisante de sueur. Ses fesses rondes offertes. Son sexe entrouvert, humide, visible entre ses cuisses écartées.
— Continuez !
Elle cambre les reins vers lui, creusant son dos, relevant ses hanches plus haut encore. Une invitation obscène et irrésistible. Orion se positionne derrière elle, admirant la vue un instant, cette femme offerte, ouverte, attendant qu'il la prenne. Il guide son sexe tendu vers son entrée trempée et s'enfonce d'un coup, brutalement cette fois.
Elle crie, ses doigts se resserrant sur l'épée. Il sent son corps se tendre autour de lui. Il est si profond dans cette position qu'il touche le fond à chaque poussée.
Ses hanches trouvent un rythme sauvage, brutal. Chaque coup de reins fait claquer sa peau contre les fesses de Médéa, produisant un son obscène qui résonne dans la chambre. Son sexe martèle le sien sans pitié. Elle s'appuie de tout son poids sur l'épée plantée. Le lit grince et tape contre le mur. Sous la violence des coups, l'épée finit par se desceller du matelas et tomber sur le sol dans un claquement métallique. Les gémissements de Médéa se transforment en cris, incontrôlés, presque animaux.
Ses hanches trouvent un rythme sauvage, brutal. Chaque coup de reins fait claquer sa peau contre les fesses de Médéa, produisant un son obscène qui résonne dans la chambre. Son sexe martèle le sien sans pitié. Elle s'appuie de tout son poids sur l'épée plantée. Le lit grince et tape contre le mur. Sous la violence des coups, l'épée finit par se desceller du matelas et tomber sur le sol dans un claquement métallique. Les gémissements de Médéa se transforment en cris, incontrôlés, presque animaux.
— Plus fort... PLUS FORT, MONSEIGNEUR !
Il n'en faut pas plus pour qu'il obéisse, la pilonnant avec violence. Ses mains agrippent ses hanches si fort que ses doigts s'enfoncent dans sa peau, y laissant des marques rouges. Il la baise comme une bête en rut, tout contrôle est abandonné.
Elle crie maintenant sans retenue, la tête renversée en arrière, la bouche ouverte. Ces cris de jouissance le rendent fou, effacent toute pensée rationnelle. Mais au moment où il sent l'orgasme monter, il se retire soudainement. Son sexe glisse hors d'elle. Elle gémit de frustration en se retournant vers lui avec des yeux suppliants.
— Je veux vous voir !
Il la fait pivoter, elle s'allonge sur le dos. Elle le regarde avec des yeux brillants, la bouche entrouverte, le souffle court. Ses cuisses s'ouvrent pour l'accueillir mais il secoue la tête.
— Non !
Il s'allonge sur le dos et elle comprend immédiatement. Elle se hisse au-dessus de lui avec une agilité surprenante malgré son ventre. Ses mains se posent sur son torse pour garder l'équilibre, et elle descend lentement sur son sexe tendu. Quand il la pénètre ainsi, c'est elle qui contrôle tout, la profondeur, le rythme.
Elle commence à bouger, d'abord lentement, puis de plus en plus vite. Ses seins se balancent au-dessus de lui. Son ventre rond se contracte à chaque mouvement. Orion la regarde, fasciné par ses formes.
Puis quelque chose change. Elle se lâche totalement. Ses hanches accélèrent brutalement, martèlent son bassin avec violence. Elle ne retient plus rien, ni ses cris, ni ses gestes, ni sa jouissance. Ses seins bondissent violemment à chaque coup. Son ventre rebondit contre lui. La sueur perle sur sa peau.
Ses cheveux bruns, complètement détachés maintenant, volent autour d'elle à chaque mouvement. Des mèches collent à son visage pâle. Ses yeux verts sont révulsés, les paupières mi-closes. Elle rejette la tête en arrière, la bouche grande ouverte. Ses ongles griffent le torse d'Orion, y laissant des marques rouges. Elle le chevauche comme une possédée, s'empalant sur lui encore et encore.
Le spectacle est obscène et magnifique à la fois. Cette reine, enceinte, transformée en bête en chaleur au-dessus de lui. Orion voit et sent tout : les spasmes de son ventre, le tremblement de ses cuisses, la contraction de son sexe autour de lui. Elle est au bord de l'orgasme, son visage tordu de plaisir.
— OUI ! OUI MON ROI !
Il sent la jouissance monter, incontrôlable mais trop rapide à son goût. Il pose ses mains sur les hanches de Médéa pour la soulever, pour se retirer, mais elle résiste un instant, voulant le garder en elle.
Il la soulève malgré elle, mais trop tard. Sa jouissance explose, incontrôlée, et sa semence éclabousse la peau de Médéa, son visage, ses seins, son ventre rond. Elle ne bouge pas. Elle reste là, souillée, les yeux grands ouverts, à le regarder. Il y a quelque chose d'obscène et de sacré à la fois dans cette image : la reine enceinte, marquée par le roi conquérant.
Orion ferme les yeux, épuisé, vidé. Son cœur bat à se rompre. Sa respiration est hachée. Quand il rouvre les yeux quelques instants plus tard, Médéa s'est allongée à côté de lui. Elle n'a pas essuyé sa jouissance. Elle reste là, souillée, une main posée sur son ventre, l'autre sur l'épaule d'Orion.
Lentement, il se lève. Ses jambes tremblent légèrement. Il est nu, encore luisant de sueur. Il traverse la chambre vers le balcon, attiré par l'air frais. Il est roi maintenant. Le château est à lui. Le royaume est à lui. Il a vaincu le tyran et va épouser sa veuve. L'enfant sera le sien.
Tout est parfait. Il s'appuie contre la balustrade de pierre, respirant profondément l'air nocturne. En bas, dans la cour, il entend encore les cris et les rires de ses hommes qui célèbrent. Un sourire touche ses lèvres. Il est roi !
Puis une douleur explose et traverse brutalement son corps ! Il baisse les yeux sans comprendre et voit l'acier ensanglanté sortir de son ventre. Son sang à lui cette fois, pas celui de Caracalla mais c'est la même épée. Le sang coule le long de son ventre nu, de ses cuisses. Puis l'épée se retire tout aussi brutalement qu'elle est entrée.
Il veut se retourner mais son corps ne répond plus. Ses jambes cèdent. Il tombe à genoux, puis sur le flanc. Dans le coin de sa vision qui s'obscurcit, il aperçoit Médéa, nue, l'épée à la main. Elle ne dit rien. Elle le regarde froidement et simplement mourir. La dernière pensée d'Orion, avant que tout ne devienne noir, est simple et terrible.
- J'ai été juste.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()