Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mythologie — Chapitre 2 · Thésée
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mythologie
Chapitre 2 · Thésée
Prologue : L'Ombre du Minos
Le soleil se couche sur la mer Égée, mais pour les cités de la Grèce continentale, c'est une ombre bien plus menaçante qui s'étend depuis le sud. À Knossos, sur l'île de Crète, le roi Minos règne en maître absolu sur les flots. Sa flotte, la plus puissante que le monde n'ait jamais connue, ne laisse aucun répit aux marchands et aux rois voisins.
Mais la puissance de Minos ne réside pas seulement dans ses navires. Elle se cache dans les profondeurs de son palais, dans les méandres d'un labyrinthe de pierre où s'exprime la colère des dieux. Là, une créature impie, née d'un désir interdit et d'une malédiction divine, attend son tribut de chair humaine.
À Athènes, le palais d'Égée tremble. La cité, autrefois fière, est désormais contrainte au silence et à la soumission. Le tribut réclamé par la Crète approche, et avec lui, le risque de voir la jeunesse athénienne disparaître dans les entrailles du monstre.
Égée regarde l'horizon, le cœur lourd. Il n'est plus seulement un homme vieillissant ; il est le dernier rempart d'une lignée qui menace de s'éteindre. Sans fils pour porter l'épée, sans héritier pour défier l'hégémonie de Minos, Athènes mourra avec lui. Chaque vague qui s'écrase sur les rochers de l'Attique semble lui murmurer la même sentence : une cité sans descendance est une cité déjà conquise.
C'est dans ce climat de peur et d'urgence que le roi décide de braver les routes escarpées vers Delphes. Car si les hommes n'ont plus de solutions, il ne reste que les paroles cryptiques des dieux pour sauver ce qui peut encore l'être.
L'oracle
Égée gravit les marches usées qui mènent au sanctuaire d'Apollon. Le soleil de Delphes cogne sans pitié sur les roches blanches. Après deux mariages stériles, le roi d'Athènes n'a toujours pas d'héritier. Il a répudié Méta, puis Chalciope, sans que jamais leur ventre ne porte le fruit espéré. Le doute ronge son âme : les dieux l'ont-ils maudit ?
Parvenu devant le temple, une jeune prêtresse aux cheveux noirs bouclés s'avance vers lui. Sa robe d'un blanc immaculé descend jusqu'à ses chevilles, soulignant la grâce de sa silhouette. Elle incline légèrement la tête.
Parvenu devant le temple, une jeune prêtresse aux cheveux noirs bouclés s'avance vers lui. Sa robe d'un blanc immaculé descend jusqu'à ses chevilles, soulignant la grâce de sa silhouette. Elle incline légèrement la tête.
— Qui es-tu, étranger, et que viens-tu demander à Apollon ?
— Je suis Égée, roi d'Athènes. Je souhaite consulter la Pythie. Aucun de mes lits n'a donné de fils à mon royaume. Je veux savoir pourquoi les dieux me refusent une descendance.
— Je suis Égée, roi d'Athènes. Je souhaite consulter la Pythie. Aucun de mes lits n'a donné de fils à mon royaume. Je veux savoir pourquoi les dieux me refusent une descendance.
La prêtresse l'observe un instant, puis répond d'une voix claire :
— La Pythie te recevra. As-tu apporté les offrandes exigées par le dieu ?
— Mes serviteurs portent deux veaux gras et un coffre rempli d'or. Cela suffira-t-il à apaiser Apollon ?
— Cela suffira. Attends ici.
— Mes serviteurs portent deux veaux gras et un coffre rempli d'or. Cela suffira-t-il à apaiser Apollon ?
— Cela suffira. Attends ici.
La jeune prêtresse disparaît à l'intérieur du temple. Égée patiente sous le portique, le cœur lourd. Bientôt, elle revient et le guide dans la pénombre sacrée.
L'air est épais, chargé de vapeurs âcres qui s'élèvent d'une fissure dans le sol rocheux. Au centre de la salle, la Pythie est assise sur un trépied, le corps secoué de tremblements. Ses yeux sont révulsés, sa bouche entrouverte laisse échapper des sons gutturaux et des paroles inintelligibles. La vieille femme se tord comme une possédée, ses membres maigres battant l'air dans une danse chaotique et terrifiante. La jeune prêtresse reste immobile, habituée à ce spectacle divin. La puissance d'Apollon consume la chair mortelle qui lui sert de porte-parole.
Soudain, la Pythie s'effondre sur le sol dans un râle. Le silence retombe, seulement troublé par le sifflement des vapeurs. La prêtresse l'aide à se relever et l'installe au pied de la grande statue d'Apollon.
L'air est épais, chargé de vapeurs âcres qui s'élèvent d'une fissure dans le sol rocheux. Au centre de la salle, la Pythie est assise sur un trépied, le corps secoué de tremblements. Ses yeux sont révulsés, sa bouche entrouverte laisse échapper des sons gutturaux et des paroles inintelligibles. La vieille femme se tord comme une possédée, ses membres maigres battant l'air dans une danse chaotique et terrifiante. La jeune prêtresse reste immobile, habituée à ce spectacle divin. La puissance d'Apollon consume la chair mortelle qui lui sert de porte-parole.
Soudain, la Pythie s'effondre sur le sol dans un râle. Le silence retombe, seulement troublé par le sifflement des vapeurs. La prêtresse l'aide à se relever et l'installe au pied de la grande statue d'Apollon.
— Maîtresse, murmure-t-elle, le roi d'Athènes est ici.
La Pythie relève lentement la tête. Ses yeux, encore voilés par l'extase, fixent Égée avec une intensité surnaturelle.
— Approche, roi sans fils, gronde-t-elle d'une voix rauque qui ne semble plus tout à fait humaine.
Égée s'avance et s'agenouille. Derrière lui, les esclaves déposent le lourd coffre d'or dont le contenu scintille dans un rayon de lumière.
— Ô Pythie, intercesseure entre les mortels et les Immortels, je viens connaître la volonté des dieux. Pourquoi mon sang ne se perpétue-t-il pas ?
Elle ferme les yeux un instant, comme si elle écoutait une voix invisible. Puis elle parle, chaque mot tombant comme une sentence :
— Écoute le message d'Apollon, roi d'Athènes : « Tu ne devras en aucun cas délier le col de ton outre gonflée de vin avant d'avoir atteint le plus haut degré d'Athènes. »
Égée fronce les sourcils, perdu.
— Que signifient ces paroles ? Je ne comprends pas…
La Pythie ouvre les yeux. Un sourire épuisé et distant étire ses lèvres craquelées.
— Les dieux ont parlé. Leur message est clair pour qui sait entendre. Maintenant, va-t'en, avant qu'ils ne se lassent de ta présence.
Égée s'incline profondément, troublé. Il recule lentement, le poids de l'oracle pesant sur ses épaules comme une énigme insoluble.
Médée
Égée redescend de la montagne, l'esprit lourd et tourmenté. Les paroles de la Pythie résonnent encore en lui, énigmatiques et insaisissables. Cela valait-il vraiment tout cet or et ces deux veaux gras pour une simple énigme ? se demande-t-il avec amertume.
Ne sachant que faire, il décide de ne pas rentrer immédiatement à Athènes et ordonne à son équipage de mettre le cap sur Corinthe. Peut-être son vieil ami Pitthée saura-t-il déchiffrer le message d'Apollon.
La traversée du golfe de Corinthe se déroule sous un ciel clément. La mer reste calme et le vent favorable. Les mouettes tournent autour du navire, criant dans l'air salin.
Le navire accoste enfin. Créon, le vieux roi de Corinthe, accueille Égée avec chaleur. Le palais est en fête : musique, rires et vin coulent à flots. Parmi les convives se trouve Créuse, sa fille unique, d'une beauté fraîche et lumineuse qui attire tous les regards.
Le navire accoste enfin. Créon, le vieux roi de Corinthe, accueille Égée avec chaleur. Le palais est en fête : musique, rires et vin coulent à flots. Parmi les convives se trouve Créuse, sa fille unique, d'une beauté fraîche et lumineuse qui attire tous les regards.
Au cours du banquet, Égée confie son tourment à son hôte. Créon l'écoute attentivement, puis secoue la tête, impuissant.
— Et que dit exactement l'oracle ? demande-t-il.
— Tu ne devras en aucun cas délier le col de ton outre gonflée de vin avant d'avoir atteint le plus haut degré d'Athènes.
— Tu ne devras en aucun cas délier le col de ton outre gonflée de vin avant d'avoir atteint le plus haut degré d'Athènes.
Ces mots n'ont aucun sens pour moi.
Créuse, qui suit la conversation en silence, intervient d'une voix claire :
— Père, souviens-toi que nous avons accueilli Médée après sa fuite d'Iolcos. Son langage est proche de celui des dieux. Peut-être pourra-t-elle éclairer le roi ?
Créon approuve d'un signe de tête.
— Tu as raison, ma fille. Demain matin, tu accompagneras Égée jusqu'à elle.
Le lendemain, aux premières lueurs de l'aube, Créuse guide Égée à travers la cité encore endormie jusqu'à une demeure discrète située à l'écart des remparts.
Tandis que Médée reçoit Égée dans une chambre isolée pour tenter de percer le sens de l'oracle, Jason et Créuse restent seuls dans l'antichambre baignée d'une lumière dorée et tiède.
Le jeune héros ne peut détacher son regard de la princesse. Créuse est d'une beauté envoûtante : jeune, fraîche, avec des courbes déjà pleines et une poitrine qui tend le tissu fin de sa robe bleu ciel. Jason s'approche lentement. L'air entre eux devient plus épais.
Tandis que Médée reçoit Égée dans une chambre isolée pour tenter de percer le sens de l'oracle, Jason et Créuse restent seuls dans l'antichambre baignée d'une lumière dorée et tiède.
Le jeune héros ne peut détacher son regard de la princesse. Créuse est d'une beauté envoûtante : jeune, fraîche, avec des courbes déjà pleines et une poitrine qui tend le tissu fin de sa robe bleu ciel. Jason s'approche lentement. L'air entre eux devient plus épais.
— Tu es bien plus belle que toutes les princesses et magiciennes que j'ai rencontrées au cours de mes voyages, murmure-t-il d'une voix rauque.
Créuse rougit, le cœur battant. Jason caresse sa joue, puis laisse ses doigts glisser le long de son cou gracile. Leurs visages se rapprochent. Le premier baiser est doux, presque timide… puis devient rapidement plus profond, plus urgent. Leurs langues se cherchent, humides et brûlantes.
Jason plaque Créuse contre lui. Elle sent nettement son membre durcir et se presser contre son ventre. Une chaleur intense naît entre ses cuisses. Les mains du héros descendent, empoignant fermement ses fesses à travers la robe.
Jason plaque Créuse contre lui. Elle sent nettement son membre durcir et se presser contre son ventre. Une chaleur intense naît entre ses cuisses. Les mains du héros descendent, empoignant fermement ses fesses à travers la robe.
— Créuse… souffle-t-il entre deux baisers. Je te veux. Et je te le jure : je ne t'abandonnerai pas. Quoiqu'il arrive, je ne t'abandonnerai jamais.
Ces mots touchent la princesse en plein cœur. Emportée, elle répond à son baiser avec ardeur. Jason fait glisser la robe sur ses épaules. Le tissu tombe jusqu'à sa taille, révélant ses seins ronds et fermes aux tétons déjà dressés. Il se penche et prend un téton entre ses lèvres, le léchant et le suçant avec gourmandise. Créuse gémit, une main plongée dans ses cheveux.
De l'autre main, elle caresse le renflement imposant sous son chiton, puis libère son sexe épais et brûlant. Elle l'entoure de sa main fine et le caresse lentement, fascinée par sa taille et sa rigidité. Jason grogne de plaisir. Il relève la robe de Créuse jusqu'à ses hanches, glisse une main entre ses cuisses et découvre sa fente trempée. Ses doigts experts la caressent habilement, faisant naître des vagues de plaisir qui la font trembler.
N'y tenant plus, Jason la soulève légèrement, la plaque contre le mur et frotte son membre dur contre sa vulve humide. D'un coup de reins lent et profond, il la pénètre. Créuse étouffe un long gémissement contre son épaule tandis qu'il l'emplit peu à peu. Il commence à bouger en elle avec des va-et-vient profonds et sensuels. Leurs bouches se dévorent. Les seins de Créuse frottent contre le torse musclé de Jason à chaque coup de reins. Le plaisir monte rapidement, presque trop fort.
Au moment où ils entendent les pas de Médée et d'Égée approcher dans le couloir, Jason se retire à regret et se répand sur le ventre doux de la princesse dans un grognement rauque, murmurant une dernière fois contre ses lèvres :
— Je ne t'abandonnerai pas… quoiqu'il arrive.
Ils se séparent précipitamment, haletants, les vêtements en désordre. Créuse essuie rapidement son ventre tandis que Jason réajuste son chiton.
De retour dans la pièce principale, Médée, après avoir tenté en vain d'invoquer les dieux, tend un gobelet d'argent à Égée.
De retour dans la pièce principale, Médée, après avoir tenté en vain d'invoquer les dieux, tend un gobelet d'argent à Égée.
— Les esprits sont restés muets, dit-elle d'une voix basse. Bois ceci. Les dieux gardent parfois le silence, mais ils tracent des chemins pour ceux qui savent les emprunter.
Égée vide le gobelet sans hésiter. Une chaleur étrange et puissante se répand aussitôt dans ses veines.
Éthra
Après deux jours d'une chevauchée épuisante à travers les sentiers escarpés de l'Argolide, le roi et sa suite arrivent enfin, au crépuscule, aux portes de Trézène, la cité de son ami Pitthée.
— Et bien cher ami, que nous vaut l'honneur de ta venue ?
— Mon vieil ami, j'ai fait une longue route jusqu'à toi. Sache que la Pythie m'a délivré un message, mais personne n'est en mesure de m'expliquer ce qu'il veut dire.
— Viens entre dans ma demeure et raconte-moi ton voyage à Delphes.
— Mon vieil ami, j'ai fait une longue route jusqu'à toi. Sache que la Pythie m'a délivré un message, mais personne n'est en mesure de m'expliquer ce qu'il veut dire.
— Viens entre dans ma demeure et raconte-moi ton voyage à Delphes.
Égée raconte toute l'histoire, comment malgré deux mariages il est toujours sans descendance. Il lui parle du temple de Delphes et de la Pythie. Il lui raconte son séjour à Corinthe.
— Et tu m'avais parlé d'un oracle. Que dit-il ?
— Ecoute voici ce que m'a dit la Pythie ; « Tu ne dois en aucun cas délier le col de ton outre gonflée de vin avant d'avoir atteint le plus haut degré d'Athènes. ».
— Ecoute voici ce que m'a dit la Pythie ; « Tu ne dois en aucun cas délier le col de ton outre gonflée de vin avant d'avoir atteint le plus haut degré d'Athènes. ».
Le vieux roi de Trézène ne répond rien. Il réfléchit au message des dieux. Il a l'habitude d'aller voir la Pythie, aussi commence-t-il à réussir à décrypter le langage codé des immortels.
Pitthée demeure silencieux longtemps encore. Peu à peu le sens des paroles divines se révèle à lui.
— Son outre ? Égée n'a pas compris que ce n'est pas du vin qu'elle contient. Les dieux ne parlent pas de vin, mais de sa propre semence. Ils lui ordonnent de ne pas engendrer avant Athènes. C'est évident, se dit-il intérieurement.
Le vieux roi hésite un instant. Il aime sa fille. Mais la perspective d'un petit-fils portant le sang d'Athènes l'emporte. L'opportunité est trop forte.
Après quelques minutes de réflexion, il reprend la parole.
— Ecoute Égée, je crois que j'ai compris. Mais avant que je ne te révèle quoi que ce soit viens manger. Il se fait tard.
Les deux rois arrivent dans une grande salle. Une délicate jeune fille blonde supervise les serviteurs.
— Je te présente ma fille, Éthra.
Éthra incline légèrement la tête. Depuis l'enfance, Pitthée lui enseigne l'art d'écouter avant de parler. Elle observe davantage qu'elle ne se confie. Les serviteurs disent souvent qu'elle possède la patience de son père et la douceur de sa mère. Pourtant derrière son calme, elle nourrit un désir secret : comprendre la volonté des dieux qui gouvernent le destin des hommes.
Quand le regard d'Éthra croise enfin celui du roi d'Athènes, elle reste un instant immobile. Elle connaît déjà son nom. Depuis l'enfance, elle entend les voyageurs raconter l'histoire du roi sans héritier qui lutte contre l'ombre de Minos. Elle s'attendait à rencontrer un souverain fier et redoutable ; elle découvre un homme fatigué qui porte sur ses épaules le poids d'un royaume entier. Son regard la trouble moins par sa force que par sa tristesse.
Pitthée les invite à s'asseoir.
— Du vin, qu'on apporte du vin ! Il faut honorer la présence de notre ami le roi d'Athènes.
Les serviteurs courent dans tous les sens pour chercher le breuvage attendu et enfin servir le vin.
— Toi aussi ma fille, bois.
Éthra observe discrètement son père. Elle connaît cette expression dans ses yeux. Depuis son enfance, elle l'a vue apparaître lorsqu'il prépare quelque chose sans vouloir le révéler. Une légère inquiétude naît en elle. Elle sent que cette soirée suit un chemin qu'elle ne comprend pas encore.
Le repas terminé, le vieux roi de Trézène demande à sa fille de danser pour eux. Au son du aulos la princesse de Trézène rejoint sa suivante et commence une danse lascive pour les deux rois.
Le repas terminé, le vieux roi de Trézène demande à sa fille de danser pour eux. Au son du aulos la princesse de Trézène rejoint sa suivante et commence une danse lascive pour les deux rois.
— Égée, que penses-tu de ma fille ?
— Elle est vraiment devenue une très belle femme. Elle me semble même plus jolie que les Athéniennes.
— Et tu as vu comme elle danse bien pour nous. Et sa suivante, elle est belle aussi.
— Elle est vraiment devenue une très belle femme. Elle me semble même plus jolie que les Athéniennes.
— Et tu as vu comme elle danse bien pour nous. Et sa suivante, elle est belle aussi.
Le vin et la fatigue desserrèrent peu à peu l'étau qui comprimait le cœur du roi d'Athènes.
— Elle est très belle, pourrais-tu me la céder pour cette nuit.
— Ce soir prends-la avec toi. C'est le cadeau que ma cité fait à la tienne. Va dans ta chambre je te la fais mener.
— Ce soir prends-la avec toi. C'est le cadeau que ma cité fait à la tienne. Va dans ta chambre je te la fais mener.
La danse terminée, Égée se retire dans la chambre que lui a préparée son hôte.
Restée seule quelques instants, Éthra s'arrête devant une petite statue d'Athéna placée dans une niche du palais. Elle pose doucement ses doigts sur la pierre froide.
— Déesse, murmure-t-elle, si les dieux ont choisi cette nuit pour changer ma vie, accorde-moi la force de comprendre leur volonté.
Elle baisse les yeux, le cœur agité, puis rejoint silencieusement le couloir. Plus elle avance, plus ses pas deviennent lourds. Elle sent que son père lui cache quelque chose. Une partie d'elle veut rebrousser chemin ; une autre ressent une étrange impression, comme si un fil invisible la poussait vers une porte déjà ouverte par les dieux.
Pitthée conduit discrètement sa fille à la chambre préparée pour Égée. La nuit est déjà bien avancée. Seule une petite lampe à huile diffuse une lumière chaude et dorée dans la pièce.
Égée, alourdi par le vin et l'élixir de Médée, est allongé sur la couche. Quand Éthra entre, il croit voir la belle danseuse qu'on lui avait promise.
Égée, alourdi par le vin et l'élixir de Médée, est allongé sur la couche. Quand Éthra entre, il croit voir la belle danseuse qu'on lui avait promise.
— Viens, belle Égyptienne, murmure-t-il d'une voix rauque. Approche…
Éthra s'avance, le cœur battant à tout rompre. Une chaleur étrange traverse son corps. Éthra ignore si elle naît du vin, de la fatigue ou d'une volonté qui la dépasse. Sa toison est déjà humide, ses tétons tendus sous sa fine tunique. Elle s'assoit sur le bord du lit.
Égée tend la main et caresse sa joue, puis descend lentement le long de son cou. Ses doigts rugueux effleurent la naissance de ses seins. Il se redresse, attire la jeune fille contre lui et l'embrasse dans le cou, respirant son odeur de jeune femme et d'huile parfumée. Éthra frissonne.
Égée tend la main et caresse sa joue, puis descend lentement le long de son cou. Ses doigts rugueux effleurent la naissance de ses seins. Il se redresse, attire la jeune fille contre lui et l'embrasse dans le cou, respirant son odeur de jeune femme et d'huile parfumée. Éthra frissonne.
— Retire ta robe, ordonne-t-il doucement. Je veux te voir.
Éthra se lève. Lentement, elle fait glisser sa tunique le long de son corps. La lumière dorée caresse sa peau nue : ses seins ronds et fermes, sa taille fine, ses hanches douces et sa toison blonde délicate. Égée la contemple avec avidité.
— Par les dieux… tu es magnifique.
Il l'attire sur le lit et la couche sur le dos. ses mains marquées par les armes parcourent son corps avec une faim grandissante. Il pétrit ses seins, pince ses tétons entre ses doigts jusqu'à lui arracher des gémissements. Sa bouche descend ensuite, embrassant, léchant, suçant chaque parcelle de sa chair. Il prend un téton entre ses lèvres, le tète longuement, puis s'attaque à l'autre avec la même gourmandise.
Éthra halète. La potion décuple toutes ses sensations. Elle sent son sexe palpiter, mouiller abondamment. Quand la main d'Égée glisse entre ses cuisses et caresse sa fente trempée, elle cambre violemment le dos.
Éthra halète. La potion décuple toutes ses sensations. Elle sent son sexe palpiter, mouiller abondamment. Quand la main d'Égée glisse entre ses cuisses et caresse sa fente trempée, elle cambre violemment le dos.
— Tu es déjà si mouillée… grogne le roi, satisfait.
Il enfonce deux doigts en elle, les faisant aller et venir lentement tandis que son pouce tourne sur son clitoris gonflé. Éthra gémit sans retenue, ondulant des hanches pour en demander davantage. La potion la rend audacieuse : elle glisse sa main sous la jupe d'Égée et saisit son membre. Il est dur, épais, brûlant. Elle le caresse longuement, émerveillée par sa taille.
Égée ne tient plus. Il écarte largement les cuisses de la princesse, se positionne entre elles et frotte son gland épais contre sa vulve luisante. D'un lent coup de reins, il la pénètre.
Éthra pousse un long cri rauque. Il est gros. Elle le sent l'ouvrir, l'étirer, la remplir profondément. Égée commence à bouger, d'abord lentement, savourant la chaleur étroite et humide qui l'enserre, puis de plus en plus fort. Ses coups de reins deviennent puissants, profonds. Le bruit humide de leurs sexes qui s'entrechoquent remplit la chambre, accompagné des gémissements d'Éthra et des grognements bestiaux d'Égée.
Éthra pousse un long cri rauque. Il est gros. Elle le sent l'ouvrir, l'étirer, la remplir profondément. Égée commence à bouger, d'abord lentement, savourant la chaleur étroite et humide qui l'enserre, puis de plus en plus fort. Ses coups de reins deviennent puissants, profonds. Le bruit humide de leurs sexes qui s'entrechoquent remplit la chambre, accompagné des gémissements d'Éthra et des grognements bestiaux d'Égée.
Il la prend avec une fougue grandissante, ses hanches claquant contre ses fesses. Ses mains empoignent ses seins, les malaxent sans douceur. Éthra, perdue dans un océan de plaisir, enroule ses jambes autour de la taille du roi. Chaque coup de boutoir fait naître une vague de jouissance qui monte inexorablement.
Quand l'orgasme la frappe, il est violent. Son ventre se contracte autour du membre d'Égée, ses cuisses tremblent, un cri aigu lui échappe. Égée, sentant ses spasmes, donne encore quelques coups de reins puissants avant de se répandre en elle dans un long râle animal, déchargeant abondamment sa semence chaude au plus profond de son ventre.
Ils restent un long moment unis, haletants. C'est seulement lorsque son esprit s'éclaircit un peu qu'Égée réalise qui il vient de posséder.
Il se retire lentement, regarde le visage rougi et les yeux brillants de la jeune femme.
Il se retire lentement, regarde le visage rougi et les yeux brillants de la jeune femme.
— Mais… tu es… Éthra ? La fille de Pitthée !
Éthra baisse les yeux sans répondre immédiatement. Une partie d'elle veut fuir, une autre veut comprendre. Elle sent confusément que cette nuit ne relève plus seulement des choix humains. Elle relève lentement la tête et regarde Égée.
— Peut-être que cette nuit n'appartient déjà plus ni à toi ni à moi.
Poséidon
La princesse quitte la chambre d'un pas rapide, encore tremblante. Son esprit est traversé par mille pensées contradictoires. Elle ne sait plus si elle veut pleurer, sourire ou disparaître loin du regard des autres. Le cœur battant, les cuisses humides, elle se réfugie au pied d'un olivier plusieurs fois centenaire. Épuisée, elle s'adosse au tronc noueux et sombre dans un sommeil agité.
Dans son songe, une lumière vive et argentée apparaît. Athéna se tient devant elle, casquée et majestueuse, la lance à la main. Sa voix résonne, claire et impérieuse, dans l'esprit d'Éthra :
— Écoute-moi, fille de Pitthée. Le destin des rois et celui des dieux se sont rencontrés cette nuit. Rends-toi sur l'île de Sphaïria, celle que ton père t'a léguée. Accomplis-y le rite ancien au bord de la mer. Les dieux ont posé leur regard sur toi. Obéis, et ton destin s'accomplira.
Elle reste immobile plusieurs instants. Le rêve lui paraît plus réel que la pierre sous ses mains. Une certitude grandit lentement dans son esprit : cette nuit n'appartient déjà plus aux hommes. Elle descend jusqu'au rivage où une petite embarcation l'attend. Les rameurs la conduisent en silence jusqu'à l'île.
À peine arrivée dans son pavillon d'été, elle s'allonge sur le grand lit moelleux, la tunique légère remontée sur ses hanches. L'air de la nuit est lourd, chargé d'embruns et de jasmin. Ses doigts glissent lentement sur sa peau encore sensible. Elle repense aux mains rugueuses d'Égée sur ses seins, à son membre épais qui l'a ouverte sans douceur. Entre ses cuisses, elle est toujours humide de sa semence.
Ses doigts caressent son sexe gonflé, étalant ce mélange tiède de cyprine et de sperme. Un gémissement doux s'échappe de ses lèvres tandis qu'elle effleure son clitoris, les yeux mi-clos. Son corps s'embrase peu à peu, réclamant davantage.
Ses doigts caressent son sexe gonflé, étalant ce mélange tiède de cyprine et de sperme. Un gémissement doux s'échappe de ses lèvres tandis qu'elle effleure son clitoris, les yeux mi-clos. Son corps s'embrase peu à peu, réclamant davantage.
Du fond des abysses, Poséidon perçoit ce désir mortel comme une flamme dans l'obscurité. Intrigué, il attelle son char tiré par quatre dauphins blancs et s'élève vers la surface.
Éthra sent soudain l'air changer. Une brise saline, chargée d'iode et de puissance brute, envahit la chambre. Elle ouvre les yeux. Sur la plage baignée de lune, un homme d'une taille imposante sort des vagues. L'eau ruisselle sur sa peau d'un bleu profond et lumineux, soulignant chaque muscle sculpté comme par un dieu forgeron. Ses cheveux sombres, mouillés, tombent sur ses épaules. Son regard, d'un vert abyssal, se pose sur elle à travers la fenêtre.
Un charme tombe sur l'île. Le temps semble suspendu. Plus un bruit, pas même le chant des cigales. Seule Éthra respire encore, le cœur battant à tout rompre.
Poséidon pousse la porte du pavillon. Son odeur — sel, tempête, musc marin — emplit instantanément la pièce. Il s'approche du lit sans un mot. Sa présence est écrasante, terrifiante et irrésistible. Éthra se redresse, tremblante, puis, comme poussée par une force invisible, glisse à genoux devant lui.
Le dieu est nu. Entre ses cuisses se dresse un membre épais, long, d'un bleu sombre veiné d'or, luisant comme s'il était encore baigné d'écume. Éthra le contemple, fascinée. Ses mains fines se posent sur les cuisses puissantes du dieu, puis remontent lentement. Elle saisit le sexe brûlant, étonnamment doux et dur à la fois, et approche ses lèvres.
Elle l'embrasse d'abord avec révérence, laissant sa langue glisser sur le gland large. Le goût de la mer explose dans sa bouche — salé, minéral, vivant. Encouragée par une voix silencieuse dans son esprit, elle l'ouvre plus grand et l'accueille entre ses lèvres. Poséidon pousse un soupir grave, comme le grondement lointain d'une vague. Sa main se pose avec une douceur inattendue sur la nuque de la princesse, guidant son mouvement. Éthra le prend plus profondément, la bouche distendue, les yeux humides, tandis que sa salive coule le long du membre divin.
Poséidon la relève enfin. Il la soulève comme si elle ne pesait rien et la dépose sur le lit. Ses yeux verts brillent d'un désir ancien. Il écarte lentement ses cuisses, exposant son sexe rosé et luisant. Du bout de son membre, il caresse sa fente trempée, frottant le gland contre son clitoris gonflé jusqu'à la faire gémir et se cambrer.
Puis il entre en elle.
Éthra pousse un long cri, à mi-chemin entre douleur et extase. Il est immense. Elle le sent l'ouvrir, l'étirer, la remplir complètement, toucher des profondeurs qu'aucun mortel n'avait jamais atteintes. Poséidon reste un instant immobile, savourant la chaleur étroite de son ventre, puis commence à bouger. Ses coups de reins sont profonds, lents, puissants, comme le ressac de l'océan. Chaque mouvement fait naître une vague de plaisir qui remonte le long de sa colonne vertébrale.
La princesse s'accroche à ses épaules, griffant la peau divine. Ses seins lourds dansent au rythme de ses assauts. L'odeur de leurs corps — sueur, mer, sexe — embaume la chambre. Poséidon accélère peu à peu, la possédant avec une sensualité sauvage. Éthra perd pied. Son corps n'est plus qu'un instrument entre les mains du dieu. Plaisir et douleur se mêlent jusqu'à devenir indistinguables.
Quand l'orgasme la frappe, il est d'une violence inouïe. Son ventre se contracte violemment autour du membre divin, ses cuisses tremblent, un cri rauque jaillit de sa gorge. Poséidon la suit quelques instants plus tard. Dans un grondement sourd qui fait trembler les murs, il se déverse en elle, longuement, abondamment, comme si l'océan lui-même se répandait dans ses entrailles.
Épuisée, comblée, brisée de plaisir, Éthra sombre dans un sommeil profond, le corps encore parcouru de spasmes.
Alors que le soleil est déjà haut, Égée discute avec Pitthée sur les remparts de Trézène. Son regard se tourne vers le sud, vers cette mer qui cache, au-delà de l'horizon, les navires noirs du roi Minos. Il descend dans le jardin du palais et y rencontre Éthra. La princesse porte encore sur son visage la trace de la nuit surnaturelle qu'elle vient de traverser.
— Éthra, commence le roi d'une voix solennelle. Cette nuit, les dieux ont tracé un chemin entre nos destins.
Il la guide vers un rocher massif, à l'écart du sentier. Sous les yeux intrigués de la jeune femme, il creuse le sol et y dépose son épée au pommeau d'or et ses sandales royales, puis recouvre le tout avec la pierre.
— Sous cette pierre, j'ai placé les insignes de ma puissance. Si, de cette nuit, tu conçois un enfant et que celui-ci est un garçon, tu garderas le secret de sa naissance. Le jour où il sera assez fort pour soulever ce rocher, il sera prêt à affronter son destin. Dis-lui alors de venir à Athènes. Par cette épée et ces sandales, je le reconnaîtrai. Il ne sera pas seulement mon héritier ; il sera le glaive qui brisera la tyrannie de la Crète.
— Alors tu me laisses seule avec ce fardeau ? demande Éthra, la main posée sur son ventre encore plat.
— Alors tu me laisses seule avec ce fardeau ? demande Éthra, la main posée sur son ventre encore plat.
Égée pose une main sur son épaule, son regard brillant d'une lueur nouvelle, celle de l'espoir.
— Ton fils, s'il est celui que j'attends, sera la réponse aux larmes des mères d'Athènes. Il te permettra de ne jamais oublier cette nuit, car il portera en lui la force des rois et peut-être, le souffle des tempêtes.
Éthra observe la pierre en silence. Elle ne pense plus à elle-même. Elle imagine déjà un enfant grandissant loin de son père, portant un poids qu'il ne comprendrait pas encore. Une inquiétude nouvelle naît en elle : non celle d'une princesse, mais celle d'une mère.
Les saisons passèrent à Trézène. Le ventre d'Éthra s'arrondit peu à peu, et les femmes du palais murmuraient déjà que l'enfant à venir n'était pas un enfant ordinaire. Enfin, neuf mois après le départ d'Égée, elle mit au monde un fils. Éthra ne cherche plus à savoir quel père a laissé sa marque la plus profonde dans l'enfant. Chaque fois qu'elle regarde son fils dormir, elle comprend que les dieux ont déjà choisi leur chemin. Son rôle n'est plus de s'interroger, mais de préparer celui qui devra un jour soulever la pierre.
À Trézène, les vieillards observaient l'enfant avec une crainte sacrée. On racontait que jamais un nourrisson n'avait serré le poing avec une telle force, comme s'il cherchait déjà la garde d'une épée. Et dans le silence des nuits étoilées, les vagues de la mer Égée semblaient murmurer un nom qui ferait bientôt trembler les labyrinthes de pierre : Thésée.
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Commentaires ()
C est un projet que j'ai de longue date, j'ai quelques chapitres ecrits qui vont être publiés ces prochains jours.
Si ca plait il y a encore des chapitres dans ma tête à écrire.