Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Edur et Darea — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Edur et Darea
Chapitre 1
Sous la teinte du crépuscule, une nouvelle journée se termine, ainsi qu'une nouvelle bataille. Au beau milieu des corps et des blessés attendant soit des secours, soit la fin de leurs souffrances, Edur se tient debout. Sa lame, d'une blancheur immaculée à l'origine, prend ici une teinte sombre alors que les derniers rayons de soleil viennent frapper le sang qui la gorge. Il regarde autour de lui : une fois de plus, de nombreux braves sont tombés aujourd'hui, que ce soit dans son camp, où dans celui d'en face, chez les elfes.
Ses ennemis, se retirant également, ne sont pas dans un bien meilleur état que ses propres troupes. Ils marchent ou boitent, en direction de leur camp, seuls les mages balancent quelques sorts pour faciliter la retraite, sans réelle conviction de toucher qui que ce soit. Ils n'arrêtent de tirer que lorsque leur propre commandant, dont la silhouette fine et couverte d'une armure et d'un casque de mithril, rentre à son tour. Finalement, le silence revient à nouveau dans cette plaine, après que les derniers hommes ont été évacués, ou que leurs blessures leur soient fatales.
— Deux ans... Deux ans que cette bataille a commencé.
Se parlant à lui-même, Edur nettoie rapidement son épée, avant de se diriger à son tour vers le camp de ses troupes. En chemin vers sa tente, ses hommes le saluent, quand ils le peuvent, cachant de leur mieux la lueur de désespoir dans leurs yeux. Depuis deux ans, ces pauvres bougres n'ont pas revu les champs dont ils s'occupaient avant d'être enrôlés, ou les murailles des cités dans lesquels ils travaillaient. Et encore moins leurs êtres chers.
— Commandant ! Commandant Edur !
Le jeune homme qui accourt en courant est Luim, l'écuyer personnel du meneur des troupes. Sa chevelure rousse flamboie sous la lumière crépusculaire, et ses yeux noisette dégagent toujours une vive énergie, malgré les horreurs et la peur que les soldats ressentent au quotidien.
— Commandant, grâce aux dieux, vous êtes de retour !
— Bien évidemment, il en faut beaucoup pour me tuer.
— Je sais, mais vous avez tardé à revenir, je me suis inquiété.
— J'ai eu besoin de quelques instants de réflexion. Rien à signaler au camp aujourd'hui ?
— Non, pas du côté de nos ennemis, chef. En revanche...
— Eh bien, pourquoi hésites-tu ?
— Vous... Vous avez une visite dans votre tente.
— Bien évidemment, il en faut beaucoup pour me tuer.
— Je sais, mais vous avez tardé à revenir, je me suis inquiété.
— J'ai eu besoin de quelques instants de réflexion. Rien à signaler au camp aujourd'hui ?
— Non, pas du côté de nos ennemis, chef. En revanche...
— Eh bien, pourquoi hésites-tu ?
— Vous... Vous avez une visite dans votre tente.
Edur lève alors aussitôt la main pour interrompre son écuyer. Au vu de son air grave et de la situation militaire, cela ne peut être qu'une seule personne, et cela ne l'enchante guère ! Le commandant continue donc sa marche, d'un pas plus rapide en direction de son visiteur, en espérant se tromper sur son identité... Qu'est-ce qu'il déteste avoir raison, surtout dans ce cas-là !
Le conseiller Sidel l'attend, avachi dans le fauteuil de Edur, observant sans réelle conviction la carte de la région, devenue un vrai no man's land depuis des hostilités deux années auparavant. Plus jeune encore que Luim, Sidel ne doit sa position au conseil du royaume que grâce à l'influence de son père, proche du roi. Sa chevelure blonde parfaite, son visage sans aucune égratignure et ses yeux bleus jetant des éclairs de mépris autour de lui, tout cela démontre de l'arrogance et la vanité de ce jeune sot qui se croit au-dessus des autres. Même au-dessus d'un soldat aguerri comme Edur.
— Commandant, salue le conseiller d'une voix fatiguée par l'attente. J'ai bien cru que nos ennemis avaient fini par vous avoir.
Le principal intéressé ne répond pas immédiatement, se contentant d'un simple hochement de tête. Il retire d'abord son armure, pose son épée sur son râtelier, et se nettoie rapidement le visage, dégageant le sang qu'il reste sur sa barbe et ses cheveux bruns. Ce n'est qu'après cela qu'il daigne accorder de l'importance à la présence de Sidel.
— J'ai de nouveaux ordres pour vous, dit le jeunot dont la voix trahissait son irritation face à ce manque de respect.
— Laissez-moi deviner : nous relaçons la charge dans quelques jours ?
— Non, pas du tout. Aussi incroyable que cela puisse paraître, nos deux camps ont fini par trouver un accord. La guerre risque de durer encore longtemps, et cette région, bien que capitale pour la suite, commence à emmerder plus qu'autre chose. Tenez.
— Laissez-moi deviner : nous relaçons la charge dans quelques jours ?
— Non, pas du tout. Aussi incroyable que cela puisse paraître, nos deux camps ont fini par trouver un accord. La guerre risque de durer encore longtemps, et cette région, bien que capitale pour la suite, commence à emmerder plus qu'autre chose. Tenez.
Sidel jette un parchemin sur la table en bois taillée grossièrement de Edur. Seulement, ce parchemin ne vient pas du conseil de son royaume, mais de celui de ses ennemis. Il le déplie, intrigué, et commence à le lire à voix haute.
— Par la présente, le conseil des Elfes vous apporte son approbation, concernant l'accord proposé par les conseillers humains : les deux commandants de nos deux armées s'affronteront à mort, le jour du solstice d'hiver. L'armée du vaincu sera alors forcée de reconnaître sa défaite, et de se retirer immédiatement.
— Ces salopards ont fini par entendre raison finalement. Leur commandant a également reçu une missive pour l'informer de cette décision. Cela ne devrait poser aucun problème pour vous, n'est-ce pas ? Après tout, vous êtes réputés être très efficace pour... Vous occupez des elfes.
— Ces salopards ont fini par entendre raison finalement. Leur commandant a également reçu une missive pour l'informer de cette décision. Cela ne devrait poser aucun problème pour vous, n'est-ce pas ? Après tout, vous êtes réputés être très efficace pour... Vous occupez des elfes.
Un silence pesant s'installe entre Sidel et Edur, qui ne lève pas les yeux du parchemin, aussi doux que solide, ainsi que de la splendide écriture cursive le parcourant.
— Le solstice est dans deux jours.
— Alors je vous conseille de bien vous reposer, commandant. Sur ce, je vous laisse, la puanteur de cet endroit m'insupporte... Sans vouloir vous offenser, évidemment.
— Alors je vous conseille de bien vous reposer, commandant. Sur ce, je vous laisse, la puanteur de cet endroit m'insupporte... Sans vouloir vous offenser, évidemment.
Le conseiller repart aussitôt sans prendre la peine de saluer Edur qui, de son côté, relit le message du conseil des elfes. Un combat, un seul, pour éviter des escarmouches inutiles et meurtrières...
— Cela aurait été tellement plus simple de faire ça depuis le début.
— Qu'avez-vous dit commandant ? demande Lium resté en retrait tout le long de l'entretien.
— Rien, ne t'en fais pas. Je te laisse t'occuper d'amener mon armure et mon épée chez le forgeron, que tout soit prêt pour le combat du solstice.
— Bien monsieur !
— Qu'avez-vous dit commandant ? demande Lium resté en retrait tout le long de l'entretien.
— Rien, ne t'en fais pas. Je te laisse t'occuper d'amener mon armure et mon épée chez le forgeron, que tout soit prêt pour le combat du solstice.
— Bien monsieur !
L'écuyer part aussitôt accomplir sa tâche, et Edur s'apprête également à sortir de sa tente. Il regarde une dernière fois le rouleau de parchemin, avant d'en détourner le regard.
— Oui, cela aurait été tellement plus simple de faire cela avant.
La nuit commence à tomber, et les soldats sont occupés se reposer des combats d'aujourd'hui. Le commandant n'a donc aucun mal à se faufiler à travers les tentes sans se faire remarquer, puis sort du camp. Tout près se trouve une forêt qu'il a l'habitude d'arpenter, depuis le temps qu'il est stationné dans la région. Il marche machinalement à travers les arbres et les fourrés, s'enfonçant de plus en plus profondément à travers l'épaisse verdure, avec comme seule lumière l'éclat de la lune, quasiment pleine à l'approche du solstice.
Ses pas finissent par le conduire à sa destination : un petit étang, collé aux parois rocheuses d'une falaise, dont l'eau claire reflète le ciel et ses astres. Du moins, quand quelqu'un ne s'y baigne pas, comme maintenant où une silhouette féminine se dresse dans l'eau.
Nue, ses cheveux longs et argentés, dont l'éclat de la lune accentue la couleur, forment une cascade plongeant le long de son dos jusqu'en bas des fesses ; ses bras fins, mais puissants, frottent sa peau pâle comme du marbre, pour en enlever les impuretés ; ses seins, ronds et parfaitement symétriques, sont tout droit sortis des chansons de barde ou de récits mythologiques qui comptent des histoires de nymphes. Seulement, cette femme n'est pas une nymphe, mais une elfe.
Edur s'approche lentement du bassin, évitant le plus possible de faire le moindre bruit. Cependant, les longues oreilles des elfes ne sont pas uniquement plus grandes que celles des humains, elles sont aussi plus aiguisées.
— C'est inutile, dit l'elfe d'une voix cristalline sans même se retourner ou chercher à se cacher. Je sais que tu es là.
— Tu m'as entendu ?
— Oui, et senti aussi.
— Quoi ? Je sens si mauvais que ça ?
— Pas qu'un peu. Allez, dépêche-toi de me rejoindre, avant que ton odeur ne rameute tous les charognards de cette forêt.
— Tu m'as entendu ?
— Oui, et senti aussi.
— Quoi ? Je sens si mauvais que ça ?
— Pas qu'un peu. Allez, dépêche-toi de me rejoindre, avant que ton odeur ne rameute tous les charognards de cette forêt.
Souriant, Edur enlève promptement ses vêtements et entre dans l'étang, s'approchant de l'elfe qui ne s'est toujours pas retournée. Il vient alors l'enlacer dans le dos, saisissant la femme par la taille de ses bras musclés. Le parfum naturel qui se dégage de la cascade argentée sous son nez l'enivre immédiatement.
— Daera... J'ai reçu de nouveaux ordres et...
Aussitôt, Daera se retourne et pose sa main sur les lèvres de Edur. Ce geste, combiné à son regard d'émeraude bienveillant, est une invitation pour que l'humain se taise. Son autre main passe dans l'eau avant de remonter sur le torse sculpté du soldat, en souriant.
— J'ai dit qu'il fallait que tu te laves, alors on va te laver. Nous nous préoccuperons des choses fâcheuses plus tard.
— Tu as déjà fini de te laver toi ? demande Edur en acceptant de rentrer dans le jeu.
— Non, pas tout à fait.
— Tu as déjà fini de te laver toi ? demande Edur en acceptant de rentrer dans le jeu.
— Non, pas tout à fait.
Daera entraîne le commandant un peu plus loin dans les profondeurs du bassin, jusqu'à ce que l'eau leur arrive en dessous de la poitrine, et saisit ses mains qu'elle guide dans son dos. Comprenant le message, Edur, frotte lentement la peau de l'elfe, tout en appuyant sur son corps pour l'approcher de lui. Ne se lâchant pas du regard, chacun s'attèle à nettoyer le corps de l'autre, jusqu'à ce que les caresses deviennent plus appuyées et intimes. Dès cet instant, ils laissent tomber les faux semblants et expriment physiquement leurs désirs.
C'est l'elfe qui attaque la première, en venant enrouler ses bras au cou d'Edur, pour embrasser ce dernier avec passion. Répondant à son appel, le soldat lui rend ses baisers avec la même ardeur, tout en laissant ses mains se balader partout sur son corps. Partant de son dos, l'une part en direction de sa chevelure ainsi que de son visage pour en caresser la douceur, tandis que l'autre, plus aventureuse, vient saisir ses fesses et les caresse.
— Monsieur le commandant serait-il pressé ?
— C'est drôle, venant de celle qui vient de se jeter sur moi.
— Tu dois avoir une mauvaise influence sur moi, mais j'aime ça.
— Tant mieux, parce que je ne compte pas m'arrêter là.
— C'est drôle, venant de celle qui vient de se jeter sur moi.
— Tu dois avoir une mauvaise influence sur moi, mais j'aime ça.
— Tant mieux, parce que je ne compte pas m'arrêter là.
Prenant les devants, Edur attrape les jambes de Daera et les enroule autour de sa taille, laissant sa bouche et sa langue jouer avec les seins et les tétons dressés de l'elfe. Celle-ci, loin d'être insensible à cette prise d'initiative, commence à onduler du bassin, frottant son intimité à la toison d'argent contre la virilité de son amant. Leurs gémissements, ainsi que les clapotements de l'eau contre leur corps à chacun de leurs mouvements, commencent à se faire entendre dans l'étang. Mais ils n'en ont rien à faire, car ici, dans ce bassin isolé exposer seulement à la vue de la déesse de la lune, il n'y a qu'eux qui comptent.
Les caresses, d'abord sensuelles et lentes, sont de plus en plus sauvages. Edur mordille les tétons de Daera qui, de son côté, appuie de plus en plus son sexe contre celui du commandant. Malgré la fraîcheur de l'eau et de la nuit, l'étreinte du couple provoque en chacun d'eux une vague de chaleur incontrôlable, qui les emporte de plus en plus loin. Impatiente, l'elfe fait finalement entrer le sexe de son amant en elle, de tout son long, en lâchant un râle de plaisir.
— Oh, par les dieux, s'exclame-t-elle en balançant sa tête en arrière. J'en ai tellement besoin !
— Tu en as surtout très envie, n'est-ce pas ? Tu as envie de moi.
— Et qu'est-ce qui te fait dire ça ?
— Parce que c'est mon cas, j'ai envie de toi, plus que tout.
— Tu en as surtout très envie, n'est-ce pas ? Tu as envie de moi.
— Et qu'est-ce qui te fait dire ça ?
— Parce que c'est mon cas, j'ai envie de toi, plus que tout.
Touchée par ces mots, Daera fixa du regard Edur avant de se relever et d'entraîner l'homme sur la petite bande de sable de l'étang. Elle s'allonge dessus, écarte les bras et les cuisses, s'exposant complètement à la lune et son amant, qui ne perd pas une seconde avant de la rejoindre. Il vient se mettre sur elle, l'embrasse passionnément et la pénètre de tout son long sans hésitation.
— Prends-moi ! Prends-moi ! Montre-moi toute l'étendue de ton désir !
— J'espère que tu es prête à tout encaisser, dit-il en donnant un coup de reins ferme.
— J'espère que tu es prête à tout encaisser, dit-il en donnant un coup de reins ferme.
Ne cherchant plus à retenir sa voix, les gémissements de Daera se font de plus en plus fort, recouvrant même les clapotements de l'eau. Ses jambes viennent se fermer autour de la taille de Edur, et ses longs doigts fins caressent son dos, zone sensible chez lui. L'effet est immédiat, elle sent la lance de chair frétiller en elle et ses va-et-vient sont de plus en plus rapides. L'humain laisse s'échapper des râles de plaisir plus bruyants que d'habitude, il se lâche vraiment, comme Daera lui demande de le faire.
Des deux côtés, le plaisir commence à arriver à son paroxysme, et les deux amants se regardent à nouveau droit dans les yeux, avant de se serrer fort l'un contre l'autre. Ensemble, ils laissent l'explosion de leur jouissance exploser dans un cri unique, au moment où Edur se répand au plus profond de l'intimité de Daera.
Ils restent un moment ainsi, l'un dans l'autre, essoufflés et en extase, puis retournent ensemble dans l'eau. Pas pour se laver à nouveau, mais pour plonger au plus profond de l'étang et rester, le temps d'un instant, dans une bulle qui n'appartient qu'à eux. Leurs corps collés l'un à l'autre, leurs regards plongés l'un dans l'autre, isolés du monde dans ce bassin de silence et d'amour. Quand ils remontent à la surface, ils se relâchent et commencent à se rhabiller, chacun tournant le dos à l'autre dans une atmosphère moins douce et plus tendue.
— J'ai reçu de nouveaux ordres, dit Edur d'un ton calme.
— Je le sais. Tes supérieurs sont au courant, tu penses ?
— Je n'ai aucun doute là-dessus.
— Ce serait une sorte de punition. Et concernant le combat, tu as peur ?
— Mon adversaire est fort, très fort, et il a reçu le même ordre que moi. Alors... Oui, un peu.
— Tu as peur de mourir ?
— Non, j'ai peur à l'idée de ne pas te revoir.
— Je le sais. Tes supérieurs sont au courant, tu penses ?
— Je n'ai aucun doute là-dessus.
— Ce serait une sorte de punition. Et concernant le combat, tu as peur ?
— Mon adversaire est fort, très fort, et il a reçu le même ordre que moi. Alors... Oui, un peu.
— Tu as peur de mourir ?
— Non, j'ai peur à l'idée de ne pas te revoir.
Daera se figea une seconde, avant de reprendre son mouvement et de finir de s'habiller.
— Si tu devais ne pas revenir, est-ce que tu regretterais ça ? Ce que nous avons fait pendant un an ?
— Non. Jamais je ne regretterai cela.
— C'est le principal alors. Moi non plus.
— Non. Jamais je ne regretterai cela.
— C'est le principal alors. Moi non plus.
Comme à son habitude, Daera commence à partir de son côté, sans se retourner. Mais pour une fois, elle fait une exception, elle se retourne et, baignée par la lumière de la lune, sourit à Edur avant de s'adresser une dernière fois à lui, d'une voix légèrement tremblante.
— Nous nous reverrons, commandant.
Les amants repartent d'où ils viennent, et Edur retourne dans sa tente au camp de son armée. Finalement, le jour du solstice d'hiver arrive.
Les deux armées, humaines et elfiques, se sont rassemblées dans la plaine qui les voit se battre presque quotidiennement depuis deux ans, chacune scandant le nom de leur héros, de leur commandant. Edur est le premier à se présenter à la jonction entre les deux troupes, acclamé par ses hommes. Il donne un parchemin à son écuyer, ses dernières volontés en cas de défaite, puis attend l'arrivée de son adversaire.
Les elfes forment à leur tour un couloir pour laisser passer leur propre chef : Le guerrier, ou plutôt la guerrière, à l'armure et au casque de mithril, que Edur a aperçu deux jours auparavant, et s'arrête à quelques pas de lui. Lorsque son casque tombe, une longue chevelure argentée semble plonger le long de son dos, sa peau pâle devient aussi blanche que du marbre aux rayons du soleil ; de ses yeux d'émeraude se dégage un regard étrange, où peuvent se lire de la détermination, de la douceur et de la tristesse.
— Daera ! Daera ! Daera !
Les elfes scandent à leur tour le nom de leur commandante, leur championne, qui depuis deux ans lutte contre les humains. Lorsque le soleil atteint son zénith, les deux soldats sortent leur lame, tout en ayant bien conscience qu'un seul des deux pourra en sortir vivant.
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