Journal de mes explorations
Chapitre 1 · Première brochette
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Journal de mes explorations — Chapitre 1 · Première brochette

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Orphee
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Journal de mes explorations

Chapitre 1 · Première brochette


Je serai un peu en retard...

Tu préfères qu'on reporte ?

Je lève le nez de mon téléphone. Je ne sais pas si je suis rassurée ou un peu dépitée.

Tu es folle ? Je suis bloquée à la maison parce que Môsieur est parti avec les clefs, mais crois-moi bien qu'il va me les ramener. Par contre, j'arriverai en jogging. Tu crois que je pourrai me faire belle sur place ?

Au fond, je sais que je peux compter sur Lili, ce n'est pas la première fois qu'on se donne rendez-vous pour faire des dingueries. Et cette fois, encore moins de raison de douter : c'est elle qui m'a demandé de l'accompagner au HotStore, pour lui faire découvrir l'espace cruising. Je ne sais pas pourquoi j'angoissais. En fait, si, je sais. Les choses ont un peu changé entre nous. J'ai changé. Pourtant, du point de vue de la libido, nous restons très similaires : imperméables à la notion de fidélité, curieuses de tout, complètement et définitivement bi. C'est sans doute une des premières choses qui nous a rassemblées, même si nous n'avons jamais été en couple : nous explorions et nous nous amusions, qu'importe les autres relations. Mais depuis que j'affirme ma fluidité de genre, nous couchons moins ensemble. Parfois, j'ai peur de ne plus lui plaire.

Oui oui, il y a un espace vestiaire.

Je m'installe devant mon miroir. Le reflet androgyne que me renvoie la glace hausse un sourcil pour me questionner. Je sors mes pinceaux, mes fonds de teint, mes fards. J'étale tout mon matériel devant moi et je commence à me maquiller. J'essaye d'adoucir les angles de mon visage, d'ombrer la mâchoire et l'arrête du nez, pour gagner en féminité. Dès que le fard rosit mes joues, je me sens déjà un peu plus belle. Je finis le tout avec un trait d'eyeliner. Mon reflet a maintenant des yeux de chat, dont l'iris bleuté brille de plaisir anticipé. Il m'adresse un sourire et m'envoie un baiser aérien. J'en profite pour garnir mes lèvres d'une jolie teinte bordeaux. Je passe ma main dans mes cheveux pour mettre mes boucles en formes, surtout sur la mèche qui cache mon front toujours trop grand à mon goût, et je resserre un peu ma ponytail en espérant que quelqu'un, sur place, verra dans ma coiffure l'invitation que j'espère y mettre.
Je fume une dernière clope, en dégueulassant le filtre avec mon rouge à lèvres, puis je vais vite me brosser les dents pour rafraîchir mon haleine. Ce petit exercice m'aura pris environ une demi-heure.

Je suis là.

Je sors l'accueillir. C'est la seconde fois qu'elle me voit aussi féminine (en dehors des quelques photos que je lui ai montrées), et je m'améliore de fois en fois, du coup, elle a un petit mouvement de surprise en me voyant arriver. J'adore faire ce genre d'effet. On se met en route directement : je sais que notre petite sortie aura une heure de fin, Lili devra aller rechercher son fils à la sortie d'école. Nous avons donc à peine deux heures devant nous, sur les trois que nous avions initialement prévues. Notre conversation sur le chemin n'a pas grande importance : nous sommes dans les rues de Namur, où elle comme moi connaissons du monde. Nous évitons donc soigneusement de parler de choses trop "compromettantes".
Il nous faut environ quinze minutes pour arriver au HotStore. Il se situe en plein centre-ville, dans la rue en face de la gare, juste à côté du quartier universitaire. C'est de loin l'endroit le moins discret de la ville : deux vitrines montrent des sex-toys et de la lingerie, et une grande enseigne annonce "Sex-shop" au-dessus de la porte. Dès que nous entrons dans la rue, j'ai l'impression que chacun de nos pas crie que nous allons nous faire baiser. Joyeux frissons.
La dame qui nous accueille a le poignet dans une attelle et se débat comme elle peut avec le terminal de paiement. Nous lui annonçons que nous venons pour la "Hot Party". Ni Lili ni moi n'avons la moindre idée de ce qu'est une Hot Party. Nous avons choisi de venir aujourd'hui parce qu'il y avait un événement, parce que nous voulions voir l'espace cruising, et essayer de jauger un peu la clientèle avec un but bien précis : depuis quelque temps maintenant, nous rêvons de nous organiser un gang bang. Chacune pour nos raisons : moi, c'est parce que j'adore sucer, et que je veux me retrouver couverte de foutre. Lili, elle, rêve d'être prise à la queue leu leu, pour la performance. "Pour voir combien je peux en prendre", m'avait-elle confié en riant un mois plus tôt. Nous venons donc en reconnaissance, car nous sommes à la recherche d'un endroit où ceci pourrait se faire.
Aussi, nous ne nous attardons pas dans le magasin, et une fois que la gérante a réussi à nous faire payer nos entrées, nous filons au fond du magasin pour nous glisser par la porte indiquant "Privé".
De ce côté-ci, l'ambiance est tout de suite plus tamisée. Nous filons au vestiaire pour que Lili puisse se préparer. Elle me montre la lingerie qu'elle a choisie : un ensemble rouge foncé avec plusieurs laçages qui font sur sa peau un motif géométrique. Très élégant. Pour ma part, j'ai choisi un body en genre de skaï avec un collier type choker dans la même matière, relié à mes poignets par de fines chaînes argentées. Elle se maquille en vitesse, pendant que je passe des bas autoportants en résille et mes talons, puis nous partons en exploration. L'escalier qui mène au premier étage est assez large, bien qu'un peu raide. Sur le palier, un canapé, une table basse, et une télé accrochée au mur qui diffuse un porno. La salle est vide. Nous montons donc directement au second, par un escalier tellement raide que je dois me montrer prudente sur mes talons aiguilles pour ne pas m'éclater la gueule au sol. La salle est un peu plus spacieuse.
On dirait un mini-cinéma, avec un grand écran où passe un porno gay, quelques banquettes et canapés, des murs peints dans un rouge légèrement criard. Sur la gauche, un grand espace câlin avec un matelas king size donne sur la salle. Nous nous installons dans un canapé, et Lili me confie :
— Je viens vraiment pour découvrir. Je suis pas sûre d'avoir le temps pour me lâcher, puis... j'ai rencontré quelqu'un. Un mec. J'en suis folle, tu as pas idée. Je pleure à cause de ce crétin, alors qu'on est mariés, lui comme moi. C'est la première fois que ça m'arrive. Mais j'arrive à être plus honnête avec lui.
— Il sait que tu es là?
— Oui, contrairement à Adrian (son mari). Et pourtant, je lui ai pas dit ce que je comptais faire.
J'ai un petit vertige. Ce n'est pas la première fois qu'elle a une relation extra-conjugale, mais c'est la première fois qu'elle en parle de la sorte. Et la première aussi qu'elle parle de nos dingueries à l'un de ses crushes. La dernière personne à qui elle en a parlé, c'était sa pote Charline, qui a fini par nous accompagner un soir en club. Là, entre son désir d'honnêteté et le fait qu'elle ne lui ait pas parlé de notre projet, j'ai un peu peur que notre plan s'écroule.
— Puis pour le moment, je suis très branché filles.
Je laisse échapper un petit rire. Je sais qu'elle ne parle pas de moi quand elle dit ça.
Avant que je puisse répondre, un homme nu et grisonnant entre, nous salue vaguement et s'installe dans le canapé derrière nous. Je lui donne dans les soixante ans. Il me fait l'effet d'un bureaucrate à la préretraite. Pas trop mon type. Nous passons en mode chuchotement. Lili me raconte ses montagnes russes amoureuses de ses dernières semaines, ses escapades, les risques qu'elle a pris.
— Ne fais jamais rien près d'une Tesla, j'ai failli me faire choper comme ça. Ces bagnoles sont équipées d'un mode vigilance où les caméras enregistrent tout ce qui se passe autour de la voiture. Je te dis pas ma gueule quand j'ai vu ça en rentrant chez moi après m'être fait prendre sur le capot...
Nous rigolons sous cape. Mais entre les bruits du film et nos messes-basses, nous avons du mal à nous comprendre. Je lui propose donc de redescendre pour nous éloigner du bureaucrate nu. En repassant au premier étage, nous découvrons un espace auquel nous n'avions pas particulièrement prêté attention : dans une salle attenante au petit salon vu précédemment se déploie un donjon plutôt bien équipé. Lili rit.
— Je parie que tu t'imagines bien là-dedans, me dit-elle en désignant une cage dont les barreaux sont prévus pour se refermer sur le cou de la personne enfermée.
Je confirme et nous étudions les usages d'autres instruments, avant de descendre et de retraverser le vestiaire. A gauche, en face des douches, une autre salle s'ouvre. Un espace cinéma semblable à celui que nous avons vu, diffusant cette fois-ci un film hétéro. C'est la pièce la plus sombre. Un homme est déjà installé sur une banquette contre le mur. Lili et moi prenons un canapé en plein centre. Sur l'écran, Remy Lacroix se fait élargir le cul par un sacré pieu. J'adore cette actrice, et je sens mon excitation monter un peu malgré moi.
— C'est pas parce que moi je fais rien que tu dois rien faire, me glisse Lili à l'oreille.
— Tu veux pas, même avec moi ? je réponds timidement.
— Non, mais j'ai bien envie de te mater.
Je peine à cacher mon excitation à ces mots. Nous regardons le film un moment, en silence. Un nouveau venu entre. Baraqué, blond, légèrement poilu. Il demande s'il peut s'installer à côté de moi.
— Bien sûr, dis-je en me rapprochant de Lili pour lui laisser une place.
Après quelques secondes de silence, cette dernière me glisse à l'oreille :
— Si tu veux te caresser, vas-y.
— Je suis pas super chaude à l'idée de jouer toute seule, confessé-je.
— Je vois bien que tu as envie. Peut-être que ça les motivera.
Je déglutis, mais je me décide rapidement. Je sais pourquoi je suis là, après tout. Je dégrafe le bas de mon body et je me caresse doucement. Lili pose sa main sur ma hanche avec un rire enivrant. À côté de moi, l'inconnu a ouvert sa serviette et se caresse également. Je suis en feu. Ce jeu ne dure pas longtemps. A peine une minute plus tard, il me demande s'il peut me toucher et pose sa main sur mon sexe avec une délicatesse qui me surprend vu la taille de sa main. Je soupire malgré moi.
— Je peux me joindre à vous ?
C'est le premier gars. Un peu plus jeune, visiblement peu à l'aise, mais très volontaire. Cheveux bruns très courts, barbe de trois jours, lunettes qui encadrent ses yeux et lui donnent l'air d'un libraire. Il doit avoir dans les trente ans, et est visiblement intéressé par le spectacle que j'offre. Aussitôt, Lili se lève et l'invite à prendre sa place.
— Non, mais reste, je veux pas te chasser, dit-il d'un air déçu.
Je devine qu'il espérait s'amuser avec elle plutôt qu'avec moi, vu qu'elle semblait inoccupée, mais il fait contre mauvaise fortune bon cœur, et n'insiste pas quand elle dit qu'elle préfère regarder. Il se pose dans le canapé. Il bande déjà. Me voici entourée de deux mecs, dont un explore mon entrecuisse de ses mains épaisses. Il est temps que je passe aux choses sérieuses. Mes mains glissent vers leurs membres durs pour leur prodiguer quelques douceurs. Je commence lentement, quelques effleurements du bout des doigts, une caresse qui descend jusqu'aux couilles que je me réjouis de vider. Le brun a glissé sa main dans mon body pour saisir un de mes tétons. Je soupire bruyamment. Mes doigts se resserrent sur leur verge, que je branle plus franchement maintenant. Le blond se penche pour m'embrasser dans le cou. Il a les lèvres râpeuses, pas trop mon kif. Alors pour me soustraire au baiser, je quitte le canapé pour m'agenouiller devant lui.
— Je peux ? demandé-je.
Il hoche la tête avec beaucoup d'enthousiasme et la renverse sur le dossier du canapé lorsque mes lèvres rencontrent sa queue. Je le lèche, l'embrasse lentement. Je prends mon temps, tout en continuant à branler mon voisin de droite. Je tourne la tête et j'essaye de planter mes yeux dans les siens. On dirait qu'ils vont sortir de leurs orbites. Je devine qu'il ne doit pas être un habitué des lieux, contrairement au type que je suce qui a eu la délicatesse de relever mes cheveux pour dégager mon visage. Sa main impose délicatement un rythme qui invite à plus de profondeur. Je fais de mon mieux pour m'enfoncer son sexe dans la gorge. J'ai la chair de poule, et mes tétons doivent déformer le skaïe de mon body tellement ils sont durs. Pourtant, je n'ai pas froid du tout.
— Devine qui est là, me glisse Lili.
Elle s'est approchée sans que je la remarque, et accoudée au dossier du canapé, me désigne d'un signe de tête le vieux bureaucrate qui, visiblement, s'ennuyait tout seul en haut, et est maintenant assis dans le canapé du premier rang à notre droite. Cela lui permet de nous mater tout en gardant l'apparence de regarder le film.
— Tu devrais l'inviter, me dit-elle.
Je sors la bite de ma bouche pour lui répondre.
— Ca te plairait ?
Elle me renvoie un sourire énigmatique avant de se faire plus affirmative.
— Invite-le.
Cette phrase n'est pas encore un ordre, mais pourtant cela m'électrise comme jamais. Je me retourne, une main sur chaque bite, et fais un signe de tête à notre spectateur. Il ne se prie pas pour nous rejoindre et s'installe entre mes deux précédents partenaires. Je reprends ma fellation sur le blondin.
— Elle sait y faire ? demande le libraire.
— Oh oui, elle y met du cœur et elle va profond, répond le gars que je suce.
Ils parlent de moi comme si je n'étais pas vraiment là. Et putain, j'adore ça. Celui dont je suce la queue, qui a remis sa main dans mes cheveux, utilise ma queue-de-cheval pour me diriger et libérer lentement sa bite de ma bouche pour me diriger vers celle du voisin. Je suis agenouillée devant trois hommes, en train de leur sucer la bite en alternance. J'ai déjà fait pas mal de dinguerie, mais ça, c'est une première. Lili n'en perd pas une miette. Je voudrais qu'elle photographie tout ça. Après quelques minutes de ce jeu-là, blondin se lève et me propose de le rejoindre sur le grand lit rond en me disant avec gentillesse :
— Je crois qu'on sera plus à l'aise ici.
Sa voix grave me fait soudain prendre conscience de ce qui va arriver : je vais passer à la casserole. Je hoche la tête et le suis. Il se couche sur le lit, je me remets à le sucer à quatre pattes, exposant ainsi mon cul à toute la salle. Le libraire flatte mes fesses comme il le ferait avec les flancs d'un animal bien dressé. Il crache sur mon petit trou et glisse un doigt entre mes fesses. Je tortille du cul. Il descend plus bas et joue un peu avec mon sexe. Je relève la tête pour leur dire que j'ai amené ce qu'il faut en capote. Lili se lève et va chercher mes affaires. Blondin se lève et se place derrière moi, pendant que le libraire et le bureaucrate s'allongent côte à côte sur le lit. Je mets une protection et une bonne dose de lubrifiant sur le sexe dressé du costaud, avant de me repositionner comme précédemment. Il m'attrape par les hanches.
— Vas-y doucement, ça fait longtemps, dis-je dans un souffle.
Il grogne vaguement et vient appuyer son gland contre ma rondelle. J'agrippe mes fesses pour bien les écarter. Il se glisse doucement en moi et me laisse diriger le mouvement pour bien doser et la vitesse, et l'angle, et la profondeur. Décidément, lui, il sait y faire. Quand il est enfin rentré, après moult soupirs et gémissement de ma part, il commence à ressortir. Je gémis encore. C'est le moment que le libraire choisit pour me remettre sa bite sous le nez. Je me remets à sucer et étouffe mes couinements sur sa queue. Je me rends compte que je salive bien, pour une fois. Sa bite est luisante. Je branle le bureaucrate d'une main visiblement trop distraite à son goût, parce qu'au bout d'un moment, il se lève et rejoint Lili. Je découvre, en le suivant du regard, qu'elle ne perd pas une miette du spectacle et qu'elle se caresse. Il essaye de s'inviter, mais elle le refuse poliment.
Je garde un œil sur elle, après tout, je me sens un peu responsable, c'est moi qui lui ai parlé de cet endroit. Mais le vieux n'insiste pas et se contente de retourner regarder le film.
Derrière moi, blondin a accéléré le mouvement. Et maintenant, je peux le dire, il me lime. J'entends les bruits humides de mon cul et les claquements de ses couilles contre mon sexe. Prise en brochette comme ça, je gémis comme jamais quand le libraire demande :
— Elle a un bon cul ?
— Oui, il est plutôt serré, répond mon baiseur.
Leur petit jeu me rend dingue. J'essaye de donner des coups de reins pour aller à la rencontre de la queue qui me baise, et j'entends que ça fait son petit effet. Je tente également de refaire une gorge profonde au libraire.
— Ah putain, préviens quand tu fais ça, gémit-il.
Je souris. Il a agrippé mes cheveux et me suggère son rythme. Quelques coups sur la pointe de sa queue, puis une prise en profondeur. Il pousse des grognements de plaisirs. Et pendant ce temps, derrière moi, blondin s'active. Une main sur ma hanche, une main sous mon ventre pour caresser mon sexe. Je coule littéralement dans sa main pendant qu'il me défonce. Je gémis et gémis et gémis. Mes cris résonnent dans la salle, à l'unisson des gémissements feints de la fille sur l'écran. Je n'avais même pas remarqué que le film avait changé.
Je ne sais pas combien de temps dure ce traitement, mais quand les coups de boutoir de blondin se font plus ample, sa queue finit par sortir de mon cul avec un "plop" qui me surprend moi-même, et je m'effondre sur le libraire qui n'a pas joui. Je me relève sur mes bras tremblants.
— J'ai besoin d'une pause, et de beaucoup d'eau, dis-je.
Les mecs rient. Et j'entends une voix que je n'avais pas encore entendue me dire.
— Il y a une fontaine à eau, juste ici.
Je découvre alors avec stupeur que deux nouveaux mecs me matent depuis le vestiaire. Lili me suit et quand je lui demande l'heure, elle me confirme que sa présence touche à sa fin.
— Mais toi, tu peux rester, tu as l'air bien occupée, me dit-elle.
Mais je n'ai pas envie. Je veux pouvoir débriefer de tout ceci avec elle, et voir un peu ce qu'elle pense du lieu pour nos prochaines explorations, aussi, nous nous rhabillons et après un "Merci les gars" lancé à la cantonade, nous sortons.
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Chapitre 2 · Des queers en cuir
Deux amies, la narratrice et Lili, obtiennent enfin des places pour une soirée privée BDSM queer-friendly à Bruxelles. Entre la préparation des tenues, les confidences en voiture sur leurs désirs et leurs limites, et la découverte d'un espace où tous les genres et toutes les pratiques cohabitent sans jugement, la soirée s'annonce comme une plongée dans un monde encore inconnu pour elles. Que se passera-t-il quand les bracelets verts seront passés aux poignets ?
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