Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une surprise pour la fête des mères — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une surprise pour la fête des mères
Chapitre 1
Une surprise pour la fête des mères
Mon réveil n'a même pas encore sonné que j'ai déjà les yeux grands ouverts, fixant les fissures du plafond de son mon studio. Ce samedi matin a un goût de cendre. Dans l'appartement d'à côté, les canalisations glougloutent bruyamment. Un courant d'air sournois court sous ma porte d'entrée, me faisant grelotter les chevilles. Je repousse ma couverture élimée. Je m'assois sur le bord de mon matelas posé à même le sol, une main massant mes paupières lourdes. Hier soir, après avoir réglé mon loyer et la facture d'électricité qui a encore augmenté, j'ai regardé mon application bancaire. Le verdict est tombé, implacable, en chiffres rouges : il me reste exactement trois euros et quarante-deux centimes pour tenir jusqu'à la fin du mois.
Je me lève et me dirige vers le miroir piqué de la salle de bain. Le reflet qui me fait face contraste violemment avec la misère de la pièce. À vingt et un ans, j'ai cette chance ou cette malédiction d'avoir une beauté brute que j'ignore ou dont je me fous éperdument. Mes cheveux bruns, épais et indisciplinés, encadrent un visage aux traits nets, presque sculptés. Mes yeux, d'un bleu limpide et perçant, trahissent pourtant une fermeture, un repli farouche sur moi-même. Je suis un garçon renfermé, je parle peu, je préfère de loin me fondre dans le décor. Sous mon t-shirt trop grand, on devine ma musculature sèche, un corps bien dessiné par les heures passées à trimer sur des chantiers d'intérim ou à marcher des kilomètres pour économiser le prix d'un ticket de bus. Un physique d'athlète nourri d'angoisse et de privations. Depuis quelques semaines, pour ne pas crever de faim, j'ai franchi une ligne.
D'abord un paquet de pâtes glissé dans ma veste, puis des conserves, et parfois un t-shirt propre pour remplacer ceux qui tombent en lambeaux. Je vole pour survivre.
Mais aujourd'hui, ce n'est pas une question de survie alimentaire. C'est la veille de la fête des mères.
La matinée s'étire comme un long calvaire. J'essaie de m'occuper, mais mon esprit tourne en boucle autour d'une image précise : un collier en or fin, orné d'un petit pendentif en nacre, exposé dans la vitrine du manège à bijoux, au cœur de la galerie marchande de l'Hyper U du coin. Ma mère l'a repéré trois semaines plus tôt, lors d'une de nos rares balades ensemble. Ses yeux s'étaient illuminés d'un éclat que je n'avais pas vu depuis des années, depuis que la vie nous a cabossés tous les deux. Le problème, c'est le prix : cent vingt-neuf euros. Une fortune pour moi. Une somme totalement inaccessible.
À quinze heures, l'air devient trop lourd dans le studio. J'enfile un jean un peu lâche et une veste sombre. En franchissant la porte, mon cœur rate un battement. Je sais ce que je vais faire. Ou plutôt, mon corps s'y prépare contre mon gré.
L'Hyper U bourdonne d'une activité frénétique en ce samedi après-midi. La galerie marchande est noire de monde, une marée humaine de clients chargés de paquets, de bouquets de fleurs de dernière minute et de caddies pleins. Je marche le long des vitrines, les mains enfoncées profondément dans mes poches. Mes paumes sont déjà moites. Plus je m'approche de la bijouterie centrale, plus l'air semble se raréfier dans mes poumons.
Je repère le présentoir. Le collier est là, suspendu à un buste de velours noir, brillant de mille feux sous les spots halogènes de la galerie. Magnifique. Trop beau pour moi, trop beau pour nous.
Je m'approche du comptoir en verre. Mes mouvements sont saccadés, rigides, trahissant immédiatement mon manque total d'expérience dans ce genre d'exercice. Un vrai pro aurait l'air fluide, aérien. Moi, j'avance comme un condamné à mort. Je m'arrête pile devant la vitrine, les yeux fixés sur l'or. À l'intérieur de ma poitrine, mon cœur bat à un rythme féroce, un tambourinement si violent que je suis persuadé que les passants peuvent l'entendre.
Je jette un coup d'œil rapide, oblique et terriblement coupable vers le vendeur. Ce dernier, un homme d'une quarantaine d'années dans un costume trop serré, est occupé à conseiller une cliente. Soudain, le téléphone de la boutique retentit. Le vendeur s'excuse auprès de la dame et se tourne pour attraper un dossier derrière lui tout en décrochant le combiné.
C'est le déclic. L'étincelle de panique. Un voleur expérimenté aurait attendu des conditions plus sûres, un moment de vide total. Mais je suis un amateur, et l'amateur n'attend pas les conditions parfaites : la peur et l'adrénaline me poussent à agir immédiatement, dans l'urgence de l'instant.
J'avance brusquement le buste. Je colle presque mon ventre contre le rebord de la table d'exposition en verre. Par ce mouvement, j'utilise ma stature, mon corps large et bien dessiné, pour masquer l'angle mort. Je deviens mon propre écran, cachant le présentoir aux yeux du reste de la galerie et du vendeur qui parle dos à moi.
L'action qui suit se déroule dans un flou temporel étrange, une seconde qui me semble durer un siècle, dictée par une poussée d'adrénaline pure qui me brûle les veines.
Ma main droite plonge vers le buste en velours. Mes doigts tremblent si violemment que je rate d'abord ma prise, frôlant maladroitement le support métallique. Un petit bruit métallique, un clink aigu, résonne à mes oreilles. Ce son me glace le sang, me donnant la certitude que toute la galerie vient de se retourner sur moi. Mais personne ne bouge. Reprenant mes esprits, j'agrippe le collier à pleine main, refermant mes doigts dessus. Le métal est glacial, d'un froid presque douloureux contre ma paume brûlante.
Je ne prends même pas le temps de regarder l'objet, de vérifier s'il est intact. D'un geste brusque, viscéral, je ramène ma main vers ma taille. Pour justifier ce mouvement trop rapide si quelqu'un me surveille sur les caméras, je fais mine de réajuster ma ceinture, de rentrer le pan de son mon t-shirt dans mon pantalon.
C'est alors que je commence la manœuvre la plus risquée. Avec l'index et le pouce de ma main gauche, profitant de la tension de mon t-shirt qui masque la scène, j'écarte fermement l'élastique de mon boxer.
Sans un regard, j'y glisse le collier. Le contact de l'or froid et des pierres aiguisées contre la peau ultra-sensible de mon bas-ventre déclenche un frisson électrique, un sursaut violent qui manque de m'arracher un cri. Pour masquer ce spasme, je feins une quinte de toux rauque, me courbant légèrement.
Je relâche enfin l'élastique. Le tissu élastique claque contre ma peau avec un bruit sec, un clac qui, dans ma tête de paranoïaque, résonne comme un coup de feu à des kilomètres à la ronde. Le bijou est à l'intérieur, piégé contre mon intimité.
Le vol est fait, mais le véritable enfer commence. C'est la phase la plus longue, la plus douloureuse, celle où chaque mètre carré de carrelage devient un champ de mines.
Je fais demi-tour, tournant le dos à la bijouterie pour m'engager dans l'allée centrale de l'Hyper U. Immédiatement, mes jambes deviennent flasques, cotonneuses, comme si mes muscles refusaient de porter mon poids. Je dois faire un effort de volonté surhumain pour simplement avancer le pied gauche, puis le pied droit.
Et le collier commence à bouger.
À chaque pas, sous l'effet de la gravité et du mouvement de mes hanches, les maillons de métal et le fermoir pointu piquent ma peau fine. Le bijou glisse vers le bas. Pour éviter qu'il ne descende le long de ma cuisse et ne finisse par s'échapper lamentablement par le bas de mon jean, je dois modifier ma démarche. J'adopte une posture rigide, les jambes exagérément écartées, les genoux bloqués. À me voir, on doit se dire que je suis un homme blessé, ou que je souffre d'un inconfort physique profond.
Sous mon pantalon, la physique du métal fait son œuvre. Le froid vif initial disparaît en quelques secondes, remplacé par une chaleur moite, étouffante et poisseuse. La sueur de stress, épaisse, commence à perler sur mon front, à couler le long de mes tempes et à s'accumuler au niveau de mes hanches, rendant le contact du bijou encore plus instable et désagréable.
La paranoïa s'empare de moi. Je suis persuadé que la forme exacte des maillons et du pendentif se dessine en relief à travers le tissu bleu de mon jean. J'ai l'impression qu'une bosse dorée crie mon crime au monde entier. Toutes les trois secondes, mes yeux, d'ordinaire si fiers, s'abaissent compulsivement vers mon entrejambe pour vérifier que rien ne dépasse.
Le monde extérieur change de nature. Ce n'est plus une galerie marchande, c'est un tribunal à ciel ouvert où chaque passant est un juré potentiel. Mes sens, survoltés par le cortisol et l'adrénaline, saturent.
Soudain, à l'intersection de l'allée menant aux caisses, mon regard croise celui d'un vigile. Un grand homme en costume noir, les bras croisés, posté près des portiques. Au lieu de maintenir un regard neutre, je fais exactement ce qu'un amateur terrifié fait : je baisse immédiatement les yeux vers mes propres baskets usées, je rentre mes larges épaules et j'accélère imperceptiblement le pas. Ce comportement défensif me rend paradoxalement mille fois plus suspect que si j'avais souri. Je sens le regard du vigile peser à l'arrière de mon crâne comme un plomb chaud.
Le moindre bruit ambiant devient une agression physique. Un groupe d'adolescents éclate de rire sur ma droite ; je me fige presque, persuadé qu'ils se moquent de moi, qu'ils m'ont vu faire. Plus loin, le bip strident d'une caisse enregistreuse résonne. Pour mon cerveau en panique, ce n'est pas un code-barres qu'on scanne, c'est une alarme qui s'enclenche pour me dénoncer. Mes muscles se contractent si fort qu'une crampe commence à poindre dans mon mollet.
Pris d'un élan de panique alors que je sens le collier glisser d'un millimètre de trop, je glisse ma main droite dans la poche de ma veste. Feignant de chercher mes clés, je presse discrètement, à travers le tissu de mon pantalon, le bas de mon ventre pour stabiliser le bijou de l'extérieur. Mes doigts tremblent contre ma cuisse.
Les portes automatiques en verre de la sortie sont enfin en vue. Derrière elles, on aperçoit le parking baigné par la lumière de la fin d'après-midi, la liberté, la sécurité de l'anonymat. Plus que dix mètres. Sept mètres. Mes pieds, instinctifs, me hurlent de courir, de sprinter, de fuir ce lieu maudit. Mais ma raison, le mince filet de lucidité qui me reste, me hurle en retour de maintenir ce pas lent, rigide et douloureux. Ne pas attirer l'attention. Surtout pas maintenant.
Trois mètres. Deux mètres.
Le capteur thermique se déclenche. Les portes en verre coulissent dans un bruissement pneumatique. Je franchis les lignes de sécurité, les portiques antivols gris qui restent désespérément silencieux. Je fais trois pas sur le béton du parvis extérieur.
L'air frais de la fin de journée frappe mon visage baigné de sueur. D'un coup, comme si une digue cédait, mes muscles se relâchent. La décompression est si violente que je suis pris d'un tremblement inconfortable des genoux. Je prends une immense inspiration, fermant les yeux, savourant la sensation du vent. J'ai réussi. Ma mère aura son cadeau.
C'est exactement à cet instant, alors que mes poumons se vident, qu'une main lourde, ferme et sans réplique se pose sur mon épaule droite.
— S'il vous plaît, monsieur. Suivez-moi.
Mon monde s'effondre d'un coup, me laissant cloué sur place, le métal glacé contre ma peau me rappelant soudainement toute ma culpabilité.
Le choc de cette main sur mon épaule me fige instantanément. Le parvis de l'Hyper U, l'air frais, les voitures qui circulent au loin… tout s'efface. Je me retourne lentement, les jambes encore tremblantes, le cœur cognant si fort dans mes oreilles que le bruit du monde extérieur me provient étouffé, comme sous l'eau.
Face à moi se tient un homme d'une quarantaine d'années. Il est grand, le crâne rasé de près, avec une carrure athlétique moulée dans son costume noir de sécurité. Ses yeux sombres me fixent avec une autorité froide, implacable. Aucun sourire, aucune hésitation.
— S'il vous plaît, monsieur. Suivez-moi, répète-t-il d'une voix basse mais ferme.
La panique me serre la gorge, mais un réflexe de survie me pousse à feindre l'incompréhension. Je redresse un peu mes épaules, tentant de masquer le fait que mes genoux sont sur le point de lâcher.
— Pourquoi ? Je n'ai rien fait. Je rentre chez moi, je réponds, ma voix trahissant un léger tremblement que j'essaie de faire passer pour de l'indignation. — Ne discutons pas ici, tranche-t-il en resserrant sa prise sur mon épaule. Ses doigts s'enfoncent dans mon muscle avec une force pure, m'indiquant clairement que le choix ne m'appartient pas. Sois-vous avancez de votre plein gré, soit je vous y aide.
Je sens le poids des regards des rares passants. L'humiliation publique est une arme trop puissante. À contre-cœur, je baisse la tête et j'acquiesce d'un hochement de menton. Il relâche la pression mais reste collé à mon flanc, sa présence massive m'escortant à l'intérieur de la galerie.
Nous longeons les vitrines en sens inverse, ce même chemin que je pensais avoir libéré de mes chaînes quelques minutes plus tôt. Le collier commet un léger mouvement contre mon bas-ventre, le métal se rappelant à mon bon souvenir à chaque pas rigide que je fais. L'agent me dirige vers une porte grise dérobée, à côté des cabines téléphoniques, marquée de la mention Accès interdit au public. Il sort un badge, l'enclenche dans le lecteur. Un déclic. Nous basculons de l'autre côté du décor.
L'ambiance change instantanément. Fini le carrelage brillant et les lumières chaudes de la galerie. Nous marchons dans de longs couloirs étroits aux murs de parpaings peints en blanc, éclairés par des néons blafards qui grésillent. L'odeur de carton mouillé et de produits d'entretien est entêtante. Nous descendons un accusant escalier en béton brut, nous enfonçant dans les sous-sols de l'hypermarché. Le silence n'est brisé que par le bruit de nos pas.
Il m'introduit enfin dans une petite pièce aveugle. C'est le bureau de la sécurité. Sur un mur, une douzaine d'écrans affichent les différents angles de la galerie et du magasin en noir et blanc. Au centre, une simple table en bois lourd entourée de deux chaises. Dans les coins, plusieurs caisses en plastique et des cartons de marchandises traînent, renforçant l'impression d'étouffement.
— Assieds-toi, ordonne-t-il en désignant la chaise face aux écrans.
Je m'exécute, le dos droit, les mains posées sur mes cuisses pour dissimuler leur tremblement. Le métal du bijou est coincé sous mon élastique, devenu une source de chaleur moite et étouffante. Le vigile contourne la table et se place debout, juste en face de moi, les bras croisés sur sa poitrine massive. Son regard m'autopsie.
— Tu n'as rien à me dire ? me demande-t-il, sa voix résonnant durement entre les quatre murs.
— Non, je lâche, fixant le bois de la table. Je n'ai rien à dire parce que je n'ai rien fait.
— Non, je lâche, fixant le bois de la table. Je n'ai rien à dire parce que je n'ai rien fait.
Un long silence s'installe. Un silence de plomb qui dure une, deux, peut-être trois minutes. Il ne quitte pas mes yeux bleus des siens, m'observant avec une insistance bizarre, presque calculatrice. Soudain, les traits de son visage se détendent imperceptiblement, teintés d'une incrédulité froide.
— Attends une minute… Toi, tu ne serais pas Cyril ? Le petit ami de ma fille Perrine ?
Mon cœur rate un véritable battement. Je lève brusquement la tête, mes yeux s'écarquillant. Je regarde plus attentivement ses traits, sa mâchoire carrée, la forme de son nez… Les pièces du puzzle s'assemblent dans une clarté terrifiante.
— Je… Oui. Je suis désolé, je ne vous avais pas reconnu, monsieur Maurice, je bredouille, sentant une vague de chaleur me monter aux joues.
Perrine m'avait parlé de son père, vigile, mais je ne l'avais aperçu qu'une fois, de loin, sur une photo floue. Le monde est horriblement petit. L'angoisse redouble : si sa fille apprend ce que je fais, je suis fini.
— Je ne t'ai pas fait venir ici pour parler de Perrine, coupe-t-il immédiatement, reprenant son ton autoritaire et pro. Rends-moi ce que tu as pris dans la vitrine du manège à bijoux. Je t'ai vu sur l'écran avant de descendre.
Le piège se referme. Je sens le rouge me monter au visage, une brûlure de honte et de peur.
— Je… je n'ai rien volé, monsieur, je mens maladroitement, la voix plus aiguë. Je regardais juste les bijoux pour une idée de cadeau, c'est tout.
— Ne joue pas à ça avec moi, Cyril. Rends ce que tu as pris maintenant, sinon on passe à l'étape supérieure et je procède à une fouille réglementaire. Tu n'as pas intérêt à ce que j'appelle la gendarmerie, et encore moins à ce que Perrine sache quel genre de petit voleur tu es.
— Ne joue pas à ça avec moi, Cyril. Rends ce que tu as pris maintenant, sinon on passe à l'étape supérieure et je procède à une fouille réglementaire. Tu n'as pas intérêt à ce que j'appelle la gendarmerie, et encore moins à ce que Perrine sache quel genre de petit voleur tu es.
Je serre les dents, l'échéance m'effraie, mais avouer signifie tout perdre.
— Je n'ai rien volé, je répète, fixant obstinément mes genoux.
Monsieur Maurice pousse un soupir lourd, presque déçu. Il décroche ses bras.
— Très bien. Puisque tu refuses de collaborer, on va faire ça dans l'ordre. Ouvre ton manteau. Écarte les bras.
Je me lève lentement. Mes mains s'exécutent. J'écarte ma veste sombre. Il s'approche à un pas de moi. Ses yeux inspectent l'intérieur du tissu, le fond de mes poches béantes, sans y mettre les mains, conformément à ce que la loi lui autorise.
— Vide tes poches sur la table. Tout.
Je plonge mes mains dans mes poches de jean. J'en sors mes clés, mon vieux téléphone à l'écran fendu, et mes trois euros et quarante-deux centimes en pièces de monnaie. Le tout s'étale misérablement sur le bois.
— Il n'y a rien d'autre, je dis.
— C'est ce qu'on va voir. Je vais procéder à une palpation extérieure. Tu m'y autorises ou j'appelle les forces de l'ordre ?
— Allez-y, je souffle, pensant que le boxer me protègera si la palpation reste superficielle.
— C'est ce qu'on va voir. Je vais procéder à une palpation extérieure. Tu m'y autorises ou j'appelle les forces de l'ordre ?
— Allez-y, je souffle, pensant que le boxer me protègera si la palpation reste superficielle.
Monsieur Maurice avance d'un pas supplémentaire. Il est si près que je peux sentir l'odeur de son après-rasage boisé mêlée à celle de sa sueur. Il lève ses larges mains et les pose sur mes épaules. Ses mouvements sont étonnamment lents, d'une régularité méthodique qui me déstabilise. Il descend le long de mes bras, tâtant le tissu de ma veste, puis ses paumes glissent sur les côtés de mon buste.
C'est là que quelque chose se dérègle en moi.
Ses mains sont chaudes, lourdes, et elles appuient fermement sur mes côtes, dessinant les contours de ma musculature sèche sous mon t-shirt. Je n'ai jamais été touché de cette manière par un homme. L'autorité qui émane de lui, cette domination physique dans ce sous-sol sombre, provoque une réaction totalement aberrante chez moi. Un frisson traverse ma colonne vertébrale. Mes sens s'affolent.
Ses mains sont chaudes, lourdes, et elles appuient fermement sur mes côtes, dessinant les contours de ma musculature sèche sous mon t-shirt. Je n'ai jamais été touché de cette manière par un homme. L'autorité qui émane de lui, cette domination physique dans ce sous-sol sombre, provoque une réaction totalement aberrante chez moi. Un frisson traverse ma colonne vertébrale. Mes sens s'affolent.
Ses mains passent dans mon dos, descendant lentement le long de mes omoplates, s'attardant un instant sur mes lombaires avant de revenir vers l'avant, effleurant le col de ma veste. À chaque point de contact, ma peau semble s'enflammer. C'est inconfortable, profondément dérangeant, mais mon corps refuse de m'obéir. Je sens, avec une horreur absolue, mon sang affluer vers mon entrejambe. Une pulsion purement physique, irrationnelle, commence à réveiller mon sexe. Je bande. Je bande face au père de ma copine, dans un bureau de sécurité, alors que je suis en train de me faire serrer pour vol. Mon esprit hurle au scandale, mais la sensation de ses paumes massives crée un court-circuit total dans ma tête.
Il descend maintenant au bas de mon corps. Ses mains se posent sur mes hanches, juste au-dessus de l'endroit où le collier est dissimulé. Mon cœur manque de s'arrêter. Ses paumes glissent le long de mes cuisses, de l'extérieur vers l'intérieur, descendant lentement jusqu'à mes chevilles pour vérifier mes chaussettes. Il remonte ensuite, et ses mains enveloppent l'arrière de mes cuisses pour finir par palper fermement mes fesses. La pression de ses doigts sur mes fessiers contractés provoque un sursaut en moi. Ma queue est désormais complètement dure, pressée douloureusement contre le tissu de mon boxer, juste à côté du collier d'or.
Monsieur Maurice se redresse. Il n'a rien senti d'anormal à l'extérieur, le jean lâche ayant masqué la rigidité du bijou. Mais ses yeux sombres descendent vers ma braguette. Le relief de ma liaison interne commence à se dessiner légèrement. Un silence pesant s'installe à nouveau.
— Rien dans les poches, rien dans la veste… dit-il d'une voix qui est devenue curieusement plus basse, presque rauque. Pourtant, je sais que tu l'as. On va passer à l'étape suivante. Déshabille-toi. Mets-toi en sous-vêtements.
Je recule d'un pas, terrifié.
— Quoi ? Pourquoi ? Vous n'avez pas le droit de me forcer à me mettre à poil ! je m'exclame, la panique reprenant le dessus.
— Je te donne le choix, Cyril, répond-il en croisant à nouveau les bras, le visage fermé. Sois-tu te mets en boxer face au mur pour que je finisse de vérifier, soit j'appelle la direction, la police, et je passe un coup de fil à Perrine pour lui expliquer que son mec est un rat qui dépouille les bijouteries. Qu'est-ce que tu préfères ? Ta fierté ou ton avenir avec ma fille ?
— Je te donne le choix, Cyril, répond-il en croisant à nouveau les bras, le visage fermé. Sois-tu te mets en boxer face au mur pour que je finisse de vérifier, soit j'appelle la direction, la police, et je passe un coup de fil à Perrine pour lui expliquer que son mec est un rat qui dépouille les bijouteries. Qu'est-ce que tu préfères ? Ta fierté ou ton avenir avec ma fille ?
Le chantage est immonde, parfait. Il me tient par ce que j'ai de plus fragile : ma réputation et ma peur d'être rejeté. Je le regarde, le visage décomposé. Mes doigts tremblent alors que je saisis le bas de mon t-shirt. Je l'enlève d'un gestuel sec, révélant mon torse bien dessiné, ma peau couverte d'une fine sueur de stress. Puis, je détache mon jean. Je le laisse glisser le long de mes jambes et je l'enlève, me retrouvant en simple boxer noir.
— Les chaussettes aussi. Enlève-les et retourne-les, ordonne sa voix de sergent.
J'obéis, retirant mes chaussettes une par une, les secouant ostensiblement avant de les jeter au sol.
— Maintenant, face au mur. Les mains à plat contre le parpaing, les jambes bien écartées.
Je me tourne vers le mur de béton blanc. Le contact du parpaing froid contre mes paumes me fait frissonner. J'écarte mes pieds, me tendant dans une posture de suspect vulnérable. Derrière moi, j'entends le bruissement des vêtements de Monsieur Maurice lorsqu'il s'approche.
La seconde palpation commence, mais le rythme a radicalement changé. Ce ne sont plus des gestes de procédure. Ce sont des caresses.
Ses mains épaisses se posent d'abord sur mes épaules nues. Sa peau rugueuse frotte contre la mienne. Il descend lentement, très lentement, le long de mon dos, ses pouces appuyant de chaque côté de ma colonne vertébrale. C'est un supplice délicieux et terrifiant. Je pense à Perrine, je pense à ma mère, mais mon esprit est submergé par la sensation de cet homme mûr qui me domine complètement. Je me surprends à penser à sa force, à ce qu'il pourrait me faire s'il décidait de m'écraser contre ce mur. Ses mains contournent ma taille et glissent sur mon ventre, frôlant le haut de mon boxer. Mon sexe, toujours tendu à bloc, tressaute à ce contact indirect.
Ses paumes descendent ensuite sur mes fesses. Ses doigts ne se contentent plus de palper ; ils épousent la forme de mes muscles, glissant lentement dans la raie de mes fesses, appuyant avec une insistance qui me tire un gémissement étouffé. Je n'ai jamais pensé à un homme de cette façon, à un mec en train de me toucher le cul dans un sous-sol, mais l'excitation me submerge, me rendant fou de confusion.
Ses mains glissent sous mes cuisses, remontent vers l'entrejambe par l'intérieur. Soudain, sa paume droite vient se plaquer directement contre l'avant de mon boxer, empoignant ma queue bien dure. Il la presse fermement. Un frisson violent me secoue de la tête aux pieds.
Monsieur Maurice se rapproche encore, je peux sentir son torse massif s'appuyer presque contre mon dos nu. Son souffle chaud caresse ma nuque.
— Eh bien, Cyril… il y a l'air d'avoir du sacré matos là-dessous, murmure-t-il à mon oreille d'une voix chargée d'une ironie sensuelle.
Sa main gauche descend plus bas, passe sous mes couilles, ses doigts palpant le tissu tenu du boxer.
— Je sens quelque chose de rigide ici… et ce n'est pas ta queue.
Avant que je ne puisse formuler la moindre pensée, ses doigts agrippent fermement l'élastique de mon boxer et le baissent d'un coup sec jusqu'aux genoux.
Le tissu s'effondre. Je me retrouve intégralement nu, face au mur. Dans le même mouvement, le collier en or s'échappe et tombe sur le sol en béton dans un petit bruit métallique cristallin.
Le silence revient, troublé seulement par ma respiration saccadée. Monsieur Maurice ne ramasse pas le bijou immédiatement. À la place, ses mains nues reviennent se poser sur mes fesses exposées, descendant entre mes cuisses pour attraper mes bourses à pleine main. Je sursaute violemment, mes mains se crispant contre le mur.
— Vous… vous faites quoi là ? je m'exclame, la voix brisée entre la panique et le plaisir honteux qui me submerge.
Il lâche lentement ma virilité et se passe la main sur mes fesses, glissant un doigt autoritaire à l'entrée de ma raie, me faisant frémir, avant de se baisser enfin pour ramasser le collier d'or qui brille sur le sol poisseux. Il se redresse, faisant miroiter les maillons devant mes yeux.
— Voilà ce que je cherchais, dit-il en affichant un large sourire prédateur. Tu sais que tu vas passer un sale quart d'heure ? Voler un tel objet, c'est le tribunal direct. Mais… tu as l'air d'être particulièrement réceptif à mes mains quand je vois ta queue bien dure, non ? Ça t'excite, Cyril ?
La honte me consume, mais gagner l'évidence de mon corps est impossible. Ma queue pointe fièrement vers le mur, palpitante.
— Non… c'est juste… c'est nerveux, je mens, les yeux fixés sur le béton.
Monsieur Maurice lâche un rire gras et sombre, se collant tout contre mon dos nu. Je sens sa propre rigidité presser contre mes fesses.
— Ne me prends pas pour un con, Cyril. Tu es un vrai petit salaud, une vraie petite salope qui aime se faire retourner par un vrai bonhomme, hein ? Tu bandes comme un porc alors que je te tiens par les couilles. Et tu sais quoi ? Je sais très bien quel genre de petit vicieux tu es. Je sais aussi que tu aimes que ma fille te titille le cul. Je vous ai déjà surpris tous les deux dans sa chambre, elle était en train de te fouiller l'arrière-train avec ses doigts et tu soufflais de plaisir. J'ai rien dit sur le coup, mais là, de voir ta queue bien dure face à moi pendant que je te palpe les fesses… ça confirme tout. Ça t'excite que je sache que tu es une petite salope ?
Ses mots d'une crudité absolue me foudroient. L'humiliation se mêle à une vague d'excitation d'une violence inouïe. Savoir qu'il nous a vus, qu'il connaît mes penchants secrets et qu'il est en train de me manipuler tout nu dans ce sous-sol détruit mes dernières défenses.
— Je… oui… je murmure, ma voix s'étranglant dans ma gorge, incapable de comprendre pourquoi mon corps réagit si intensément à ses insultes et à ses mains.
Je baisse la tête, brisé par la vérité de ses mots et la terreur des conséquences.
— Ne dites rien à personne, s'il vous plaît… je murmure d'une voix suppliante. Ne dites rien à Perrine, ni à la police. Je… je ferai ce que vous voudrez.
Monsieur Maurice s'arrête. Le silence se fait plus dense. Je tourne légèrement la tête pour l'observer du coin de l'œil. Son visage a changé. Le flic de supermarché a disparu, remplacé par un homme dont le regard brille d'une lueur sombre et triomphante. Un large sourire étire ses lèvres.
— Tout ce que je veux ? répète-t-il, savourant chaque syllabe.
Perplexe, le cœur au bord des lèvres mais prisonnier de mon propre piège, je baisse les yeux vers le sol et je souffle :
— Oui.
Le sourire de Monsieur Maurice s'élargit encore, et je comprends à cet instant précis que le vol du collier n'était que le début d'un engrenage bien plus sombre.
Monsieur Maurice reste immobile un instant, savourant sa victoire. Ses yeux sombres descendent le long de mon corps nu, s'attardant sur ma queue tendue et sur mes fesses encore tremblantes. Le silence du sous-sol est lourd, seulement troublé par le bourdonnement des néons et le bruit de ma propre respiration, courte et saccadée.
— Mets-toi à genoux, Cyril. Juste là, devant moi, ordonne-t-il d'une voix basse, presque feutrée.
Je frissonne. Le parpaing froid derrière moi semble me pousser vers le sol. Lentement, sans quitter des yeux le carrelage gris et poisseux, je laisse glisser mes genoux sur le béton brut. La dureté du sol me fait grimacer, mais je reste là, soumis, les mains posées sur mes cuisses nues, le sexe battant l'air à quelques centimètres de ses chaussures de sécurité.
Monsieur Maurice recule d'un pas pour mieux apprécier le spectacle. Ses mains massives descendent lentement vers son entrejambe. À travers le tissu noir et épais de son pantalon de costume, je vois une énorme bosse se dessiner. Il commence à se caresser lentement, faisant monter la tension, ses yeux fixés sur le sommet de mon crâne.
— Tout ce que je veux… répète-t-il, sa voix résonnant comme une sentence dans la petite pièce aveugle. Tu as bien dit tout ce que je veux ?
Je baisse encore plus les yeux, sentant une vague de chaleur me consumer le visage. La honte me tord le ventre, mais mon corps trahit mes pensées : ma queue tressaute, de plus en plus dure.
— Oui, je souffle, la voix étranglée.
— Regarde-moi quand je te parle, Cyril. Est-ce que ça t'excite, hein ? De te retrouver à poil, à genoux devant le père de ta meuf ?
— Regarde-moi quand je te parle, Cyril. Est-ce que ça t'excite, hein ? De te retrouver à poil, à genoux devant le père de ta meuf ?
Je reste interdit, la bouche sèche, incapable de formuler un mot face à une question aussi crue. Le contraste entre ma peur d'être découvert et l'électricité qui me parcourt le bas-ventre me paralyse.
— Je t'ai posé une question ! reprend-il d'un ton sec et tranchant qui me fait sursauter. Ça t'excite ?
— Oui… oui, monsieur, je bredouille, les yeux levés vers sa carrure imposante. Mais… je ne comprends pas pourquoi. Mon corps fait ça tout seul, je vous jure…
— Oui… oui, monsieur, je bredouille, les yeux levés vers sa carrure imposante. Mais… je ne comprends pas pourquoi. Mon corps fait ça tout seul, je vous jure…
Monsieur Maurice lâche un petit rire sombre, flatté par mon impuissance. Sans détacher son regard du mien, ses doigts agrippent la fermeture Éclair de son pantalon. Le bruit des dents de fer qui s'ouvrent me fait l'effet d'un déclic fatal. Il détache sa ceinture, ouvre son bouton, et laisse glisser le tissu noir le long de ses jambes athlétiques jusqu'à ses chevilles.
Il se retrouve en slip kangourou blanc, un modèle basique mais tendu à l'extrême par une érection massive qui pointe vers le haut. Au sommet, juste au niveau du gland qui pousse contre le coton, une large tache d'humidité sombre s'est formée, traversant le tissu.
— Viens voir ce qu'il y a là-dedans, Cyril. Regarde comme elle palpite. Tu vois cette trace ? C'est à cause de toi. Maintenant, tu vas t'en occuper.
Je le regarde, le cœur au bord des lèvres. Une force invisible et perverse me pousse vers lui. Je m'avance doucement sur les genoux, le béton frottant ma peau, jusqu'à frôler ses cuisses poilues. Mes mains tremblent lorsque je lève les bras. Du bout des doigts, je saisis l'élastique de son slip humide. Je sens la chaleur animale qui s'en dégage.
— Fais-toi plaisir, petite salope, murmure-t-il en posant une main lourde sur mon épaule. Mais fais gaffe… ne mets pas les dents, ou je te détruis.
Je tire doucement l'élastique vers le bas. Le coton blanc glisse, et l'engin se libère d'un coup, venant fouetter l'air à quelques centimètres de mon nez. Je reste un instant soufflé, les yeux écarquillés. C'est une queue énorme, épaisse et lourdement veinée, d'une couleur violacée qui témoigne de sa dureté. Elle est rasée de près à la base, mettant en valeur des couilles pendantes, grosses et lourdes, qui reposent entre ses cuisses. La vue de cette virilité mûre et imposante agit comme un électrochoc sur mon propre sexe, qui se remet à palpiter de plus belle, tendant ma peau à s'en faire mal.
— Qu'est-ce que tu attends ? me lance-t-il, le souffle court. Prends-la.
Je tends la main et j'entoure la base de sa queue. Ma paume ne parvient pas à en faire le tour complet. La peau est chaude, presque brûlante, et les veines saillent sous mes doigts. Doucement, avec maladresse, je commence à faire coulisser ma main le long du membre, découvrant un gland large et déjà lubrifié par un liquide séminal abondant.
— Sucer, Cyril. Suce-moi, on n'a pas tout l'après-midi, ordonne-t-il d'une voix qui a perdu toute patience.
Je prends une grande inspiration, ouvrant la bouche pour approcher mes lèvres du gland. Dès que ma langue effleure la chair chaude, une odeur forte de mâle et de sueur m'envahit. Je l'enfourne tout doucement, essayant de l'apprivoiser, mais l'épaisseur de la barre me remplit immédiatement la bouche. Au bout de quelques secondes, alors que j'essaie de descendre un peu plus bas, ma gorge se contracte. Un violent haut-le-cœur me secoue, me forçant à reculer en crachant légèrement.
Monsieur Maurice affiche un sourire prédateur, visiblement excité par ma détresse.
— Ah, c'est ta première fois avec une vraie queue ? T'inquiète pas, tu vas apprendre le métier.
Avant que je ne puisse reprendre mon souffle, sa main droite plonge dans mes cheveux courts. Ses doigts se crispent sur mon crâne avec une force inflexible. Il me pousse vers l'avant, enfonçant sa queue bien à fond dans ma bouche, sans ménagement. Ma gorge s'ouvre de force, le gland venant heurter le fond de mon arrière-gorge.
Je m'étouffe, les yeux larmoyants, les mains agrippées à ses cuisses pour essayer de repousser la pression, mais il commence déjà ses allers-retours. Le rythme est régulier, puissant. Sa grosse bite glisse entre mes lèvres, lubrifiée par une salive de plus en plus abondante qui coule le long de son sexe et de mon menton.
— Regarde-moi, ordonne-t-il entre deux coups de reins. Regarde-moi droit dans les yeux, petite chienne.
Tout en continuant à me violenter la gorge, il utilise ses pieds pour repousser complètement son pantalon et son slip, se dégageant de ses entraves pour être totalement libre de ses mouvements. Les larmes me montent aux yeux, non pas de tristesse, mais à cause du réflexe d'étouffement qui me malmène. Pourtant, au fond de moi, cette domination brute me fait perdre la tête.
— Allez, bouffe-moi les couilles maintenant, me dit-il en reculant légèrement pour me laisser de l'air.
Je m'exécute immédiatement, n'osant pas le contrarier. Je laisse ma langue descendre sur sa bourse lourde, humant sa peau tendue et poilue, avant de reprendre sa queue en bouche.
— Alors, Cyril… tu aimes le goût de ma queue ? demande-t-il, la voix rauque, savourant les bruits de succion qui résonnent dans la pièce.
Malgré le fait que ce soit ma toute première fois avec un homme, malgré l'absurdité de la situation, les mots sortent tout seuls entre deux goulées :
— Oui… oui, monsieur…
Monsieur Maurice mouille énormément. Un liquide séminal chaud et continu se mélange à ma salive. Je lui trouve un goût particulier, à la fois salé et amer, une saveur de soumission qui me monte à la tête comme un alcool fort. Je continue à sucer durant plus de dix minutes, enchaînant les mouvements de va-et-vient, le visage devenant rouge écarlate tellement la chaleur de la pièce et l'effort me consument. Mon propre sexe, complètement abandonné à l'air libre, goutte sur le béton.
Soudain, Monsieur Maurice m'attrape sous les aisselles et me soulves d'un coup sec, me forçant à me remettre debout sur mes jambes flageolantes. Mon visage est maculé de salive, mes yeux sont injectés de sang.
— C'est bien, tu suces comme un chef. Mais maintenant, on va passer aux choses cookies. Mets-toi contre la table. Penche-toi et tends-moi bien ton cul.
Je me tourne vers la lourde table en bois. Mes mains viennent s'appuyer sur la surface froide, mes bras fléchissent légèrement. Je regarde Monsieur Maurice par-dessus mon épaule, le souffle court, les fesses grandes ouvertes vers lui.
— Monsieur Maurice… je murmure, la voix tremblante. Je… je n'ai jamais eu autre chose que des doigts… Perrine a juste…
— T'inquiète pas, petite salope, me coupe-t-il en se plaçant juste derrière moi, son torse massif frôlant mon dos. Tu vas jouir du cul tellement tu vas prendre ton pied avec une vraie bite de bonhomme.
— T'inquiète pas, petite salope, me coupe-t-il en se plaçant juste derrière moi, son torse massif frôlant mon dos. Tu vas jouir du cul tellement tu vas prendre ton pied avec une vraie bite de bonhomme.
Il passe sa main entre mes cuisses, recueillant une généreuse quantité de sa propre mouille qui perle encore de son gland. Sans prévenir, il enfonce un doigt épais directement dans mon anus. Un cri m'échappe :
— Ah ! Non !
Ce n'est pas de la douleur, car le liquide lubrifie l'entrée, mais un choc de surprise et de plaisir combinés qui me fait cambrer le dos. Il fait tourner son doigt rapidement, élargissant mon petit trou assez serré qui se contracte frénétiquement autour de son intrusion. Après quelques va-et-vient rapides, il retire son doigt.
Je l'entends s'éclaircir la gorge, puis il crache à plusieurs reprises directement entre mes fesses. La salive fraîche et épaisse coule le long de ma raie, préparant le terrain.
Je sens alors la pointe de son gland, large et brûlante, venir se caler précisément à l'entrée de mon trou. La pression augmente. Monsieur Maurice pousse doucement, s'introduisant centimètre par centimètre. Ma chair se tend à s'en rompre, et un gémissement très fort, aigu, m'échappe, résonnant contre le bois de la table.
— Putain, t'es serré… soupire-t-il, les mains cramponnées à mes hanches pour m'empêcher de reculer.
Il pousse un dernier coup ferme, et sa queue s'enfonce enfin bien à fond, jusqu'aux couilles qui viennent butter contre mes fesses nues. Le choc me coupe le souffle. Je reste immobile, la tête collée contre la table, sentant cette masse énorme et palpitante remplir intégralement mon intimité. Il s'arrête un instant, me laissant le temps d'encaisser la taille du membre.
— Alors, Cyril… tu aimes ça, hein ? Tu aimes ma grosse bite dans ton cul ? demande-t-il, le souffle court à mon oreille.
Je suis incapable de formuler la moindre réponse, la gorge nouée par l'intensité de la sensation. Je me contente de faire de grands mouvements de tête de haut en bas pour dire oui.
— Tu veux que je te démonte ? C'est ça ?
Sans attendre, il retire sa queue presque entièrement, me laissant pousser un soupir de soulagement, avant de la rentrer d'un coup sec et violent.
Un hurlement me déchire la gorge. La violence de l'impact me fait visser les yeux. Immédiatement, le vigile impose une cadence infernale. Il commence à baiser mon cul avec une rapidité phénoménale, m'assénant de grands coups de reins qui font grincer la lourde table en bois contre le sol en béton. À chaque assaut, mon corps est projeté vers l'avant, mes fesses, claquant cruellement contre ses cuisses poilues dans un bruit humide et régulier.
— Ouais, crie, ma petite chienne à jus ! me lance-t-il, complètement libéré de toute retenue professionnelle. Dis-moi que t'aimes ça ! Dis-moi que t'aimes te faire remplir le cul par ton beau-père !
— Oui ! Oui, j'aime ça ! Je hurle, le plaisir me submergeant totalement, balayant la honte.
— Oui ! Oui, j'aime ça ! Je hurle, le plaisir me submergeant totalement, balayant la honte.
Mon propre sexe, frottant contre le bord de la table à chaque va-et-vient, commence à s'exciter tout seul, sans même que je n'y touche. La douleur du début s'est transformée en une extase brute, électrique. Monsieur Maurice accélère encore la cadence, ses coups devenant plus courts, plus sauvages. Je sens ses muscles se contracter derrière moi, son souffle se muer en un grondement animal.
— Je vais venir… je vais te repeindre les tripes, Cyril ! Espèce de petite salope !
Il donne trois derniers coups de reins d'une violence inouïe, s'enfonçant au maximum de sa longueur, avant de se figer. Un râle puissant sort de sa poitrine alors qu'il commence à jouir bien à fond. Je sens, à l'intérieur de mon rectum, de puissantes vagues successives, des jets de sperme bien chaud et épais qui se déversent en quantité impressionnante, me donnant l'impression d'être brûlé de l'intérieur. Il reste collé à moi durant plusieurs secondes, tressaillant à chaque jet.
Puis, alors que je pense que c'est fini, il retire sa queue presque entièrement et la rentre d'un coup sec une toute dernière fois, provoquant un ultime spasme en moi. En la retirant définitivement, une partie du sperme mélangé à sa mouille commence immédiatement à s'écouler de mon trou dilaté, coulant le long de mes cuisses.
Monsieur Maurice se recule, essoufflé, sa queue retombant doucement mais restant encore impressionnante. Il me regarde d'en haut, pointant son membre souillé vers mon visage.
— Allez, nettoie-moi tout ça. Je veux qu'elle soit propre. Avale ce que tu peux.
Je me retourne, encore chancelant, les jambes tremblant comme des feuilles. Sans un mot, je me remets à genoux et je commence à lécher son sexe, aspirant le sperme restant et nettoyant chaque pli de sa peau jusqu'à ce qu'il ne reste plus la moindre trace de notre péché.
Une fois le travail terminé, Monsieur Maurice recule et ramasse ses vêtements. L'ambiance bascule à nouveau dans une froideur administrative qui me glace le sang.
— Rhabille-toi, Cyril. Fais de même, et rassieds-toi.
Je me relève péniblement. Le sperme continue de glisser lentement à l'intérieur de mes cuisses, une sensation collante et chaude qui me rappelle ce que je viens de subir. Je ramasse mon boxer, mon jean, mon t-shirt et ma veste, remettant mes vêtements en vitesse, les mains encore agitées de soubresauts. Je m'assois sur la chaise en bois, le dos bien droit, bien que la simple pression de l'assise contre mon derrière me tire une grimace de douleur aiguë.
Monsieur Maurice, de nouveau impeccable dans son costume noir, se rassoit en face de moi, les bras croisés. Son visage a repris l'expression neutre du chef de la sécurité. Seul son regard trahit une lueur de satisfaction perverse.
— Bon, dit-il d'une voix plus calme, presque paternelle. Maintenant qu'on a réglé le problème de discipline… explique-moi pourquoi tu as fait ça. Pourquoi tu as volé ce collier ? Un mec bien sous tous rapports, le copain de ma fille… Qu'est-ce qui t'a pris ?
Je baisse la tête, fixant mes mains jointes sur la table. Les larmes que j'ai retenues finissent par couler sur mes joues.
— C'est… c'est pour ma mère, je commence, la voix brisée. Demain, c'est la fête des mères. Elle travaille jour et nuit pour payer mes études, elle se sacrifie toujours et n'a jamais rien pour elle. Je voulais tellement lui faire une surprise, lui offrir quelque chose de magnifique qu'elle n'aurait jamais pu s'acheter. Je n'avais pas un centime sur moi… et en passant devant le rayon de la bijouterie, le collier était là, posé bien en évidence sur son buste de présentation, juste à portée de main de tout le monde. Il n'y avait même pas de vitrine fermée pour faire obstacle. J'ai vu le coup, j'ai complètement disjoncté et j'ai tendu le bras sans réfléchir. Je suis désolé, monsieur Maurice. Tellement désolé…
Un résumé de quelques secondes s'écoule dans un silence pesant. Le vigile m'écoute sans ciller, pesant mes aveux. Il décroise les bras et plonge la main dans sa poche de veste. Il en sort le collier d'or, qui brille sous le néon blafard, et le pose doucement sur la table, le faisant glisser vers moi.
— Très bien, dit-il d'un ton froid. Je n'ai rien trouvé sur toi, Cyril. J'ai dû mal voir sur les caméras de surveillance. Une simple erreur d'appréciation de ma part. Prends-le, et pars d'ici.
Je le regarde, incrédule. Mes doigts se saisissent du bijou précieux avec précaution, craignant un piège de dernière minute.
— Merci… merci, monsieur, je souffle en me levant de la chaise.
Je ne me fais pas prier. Je glisse le collier au fond de ma poche de veste, mais dès que je fais le premier pas vers la sortie, une douleur fulgurante me tenaille le bassin. Mon anus me brûle, totalement distendu et meurtri par la violence des assauts. Je commence à marcher de manière totalement anormale, les jambes écartées et le dos rigide, tentant tant bien que mal de dissimuler ma démarche de blessé.
Monsieur Maurice se lève et m'emboîte le pas. Il m'escorte à travers les longs couloirs de parpaings blanchis, remontant les marches de l'escalier de béton où chaque pas est un véritable calvaire pour mon derrière. Nous traversons la porte grise et débouchons enfin sur le parvis de l'Hyper U, retrouvant l'air frais et la lumière du jour.
Je me retourne une dernière fois vers lui, le teint livide.
— Merci encore… de ne rien dire à Perrine, je murmure.
Monsieur Maurice s'approche de moi, un sourire en coin étirant ses lèvres fines. Il pose une main lourde et faussement protectrice sur mon épaule, inclinant la tête pour murmurer près de mon oreille :
— Ne te méprends pas, Cyril. Je ne fais pas ça pour rien. On va passer du très bon temps tous les deux maintenant que je sais que t'aime la bite. On se voit bientôt à la maison quand tu viendras voir Perrine. On aura des tas de choses à se dire.
Un frisson de terreur et d'électricité mêlées me traverse le corps. Je sens mes joues rougir violemment sous son regard triomphant. Je hoche la tête, incapable de répliquer, et je me détourne pour m'éloigner rapidement, clopin-clopin, vers le parking.
Alors que je marche péniblement vers l'arrêt de bus, serrant le collier d'or au fond de ma poche, mon téléphone se met à vibrer dans mon jean. Je le sors avec des doigts tremblants. C'est un message de Perrine.
— Coucou mon cœur ! Mon père vient de m'appeler, il m'a dit qu'il t'avait croisé au magasin et que vous aviez bien discuté ! Il a dit que tu avais l'air d'un garçon "très collaboratif". Il t'invite à manger ce soir à la maison pour fêter ça, il a hâte que vous passiez du temps ensemble tous les deux à l'étage… 😉 À ce soir !
Je m'arrête net au milieu du trottoir, le message s'affichant sur l'écran fendu. Je relève les yeux vers l'entrée de l'hypermarché. Au loin, sous le panneau lumineux, la silhouette massive de Monsieur Maurice est toujours là, debout, me fixant avec son costume noir. Il lève lentement sa main droite pour me saluer, un geste calme, presque affectueux, qui scelle définitivement mon entrée dans son enfer secret.
Fin.
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