Lesbiennes
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L'insupportable nouvelle voisine se révèle plus intéressante que prévue — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'insupportable nouvelle voisine se révèle plus intéressante que prévue
Chapitre 2
Une femme que je connais à peine, et dont nos seules interactions ont été plutôt désagréables, me laisse entrer chez elle et lui faire un massage. La situation me paraît complètement surréaliste, et mon cerveau peine à analyser la situation. Je comprends que ma bruyante voisine est très sérieuse, et que le seul moyen d'avoir la paix et de lui prodiguer ce massage. Ma main s’avance, tremblante, vers la cuisse dénudée de ma voisine. Cette dernière est parcourue d’un léger frisson lorsque nos peaux se rencontrent. Sous mes doigts, je sens son muscle ferme, encore contracté par l’effort.
J’appuie légèrement sur sa peau, puis avec de plus en plus d’assurance. Mes doigts cherchent les nœuds de tension, cherchant à dissiper les zones de douleurs potentielles. La respiration de ma voisine est calme et régulière, comme si elle me faisait entièrement confiance et que l’on se connaissait depuis des années, ses yeux sont toujours fermés et son visage laisse paraître une douceur paisible. Je continue mon travail consciencieusement, mes doigts habiles massant ses muscles avec douceur mais fermeté. Je descends le long de sa cuisse vers ses genoux, puis son tibia, son mollet…
Le silence n’est interrompu que par de petit soupir de bonheur de ma voisine, que je n’ai jamais connue aussi calme. Arrivée à ses chevilles, je marque un temps de pause, pas certaine de la prochaine zone que je puisse masser sans paraître indécente. La douce voix de ma voisine s’élève :
—Tu peux continuer…
Je pose délicatement mes doigts sur sa chaussette, que je retire d’un mouvement souple et gracieux. Une puissante odeur de sueur vient chatouiller mes narines, m’indiquant que ses pieds doivent macérer depuis le début de la journée dans ces chaussettes. Je retire la deuxième chaussette avec la même délicatesse, puis pose mes doigts sur la voûte plantaire de ma voisine. Cette dernière sursaute d’un réflexe incontrôlable, mais je rassure sa peau sensible par de douces caresses, glissant sur sa peau luisante de sueur. Je masse ses petons avec douceur et délicatesse, consciente que cette zone a l’air sensible chez elle. Comme pour confirmer mes pensées, des petits gémissements de satisfaction ne tardent pas à me parvenir. Au bout d’une quinzaine de minutes, ma voisine se redresse.
Concentrée sur ma tâche, je mets quelques secondes avant de réaliser qu’elle n’est plus allongée sur le dos. Je relève les yeux, nos regards se croisent, les siens brillent de satisfaction. Elle me déclare avec gentillesse :
—Merci ma chère voisine, je ne vais pas te retenir plus longtemps. Bon courage pour tes révisions de demain.
Presque à regret, je décolle mes doigts de ses pieds, non sans me permettre une dernière caresse que j’espère discrète.
—Pas de soucis…
Je reste devant elle sans bouger, ne sachant que dire pour prendre congé. Elle m’adresse un sourire rassurant :
—Tu peux y aller, promis je ne fais plus de bruit. Encore merci pour la petite séance de massage, je suis parfaitement détendu maintenant.
—C’est moi qui te remercie. J’y vais, bonne soirée et bonne nuit.
Je me dirige vers la porte et quitte la pièce, sous le regard pesant de mon étrange voisine. Je rentre dans ma chambre et me dirige vers mon lit pour m’y affaler. Je sens une odeur de sueur et de pieds chatouiller mes narines, et comprends que cette odeur provient de mes mains que je n’ai pas lavées en rentrant. Sans trop savoir pourquoi, je m’endors avec cette odeur âcre mais étrangement pas si désagréable. Je m’endors rapidement, dans un silence délicieux.
Le lendemain, je me réveille parfaitement en forme, le corps et le cerveau reposés, vidés. En me redressant, je ressens une sensation d’humidité au niveau de mon entrejambe. Je réalise que ma culotte, mes cuisses, et même les draps en dessous sont humides et poisseux, me signalant que j’ai dû faire un rêve particulièrement torride pendant la nuit, bien que je n’en garde aucun souvenir. Un peu honteuse de réagir comme une adolescente en chaleur, je change rapidement de drap et de culotte, avant de partir à la bibliothèque pour mes révisions.
La journée file à une vitesse impressionnante, si bien que je me rends à peine compte lorsque la journée se termine et c’est finalement la bibliothécaire, légèrement agacée de m’attendre, qui finit par me chasser de ma chaise et de mes cours. Je rentre chez moi, toujours d’une excellente humeur, mais avec une sorte d’impatience, voire d’excitation. Je refuse de me l’admettre, mais je sais bien qu’au fond de moi, c’est l’idée de recroiser ma voisine qui me procure ces sensations. Je me fais à manger, pour me rendre compte que je n’ai plus de sel, ce qui me fournit une excuse parfaite pour aller la voir. Je toque à sa porte, le cœur battant, mais personne ne vient ouvrir. J’en viens presque à regretter de ne pas entendre de bruit en provenance de son appartement. Ravalant ma déception, je rentre dans mon appartement, seule. Je mange devant un épisode de ma série, puis je vais dormir.
L’oreille dressée, j’écoute chaque bruit de la résidence, guettant le moindre signe de vie dans l’appartement d’à côté, mais ce dernier semble bien vide. Après plus d’une heure d’écoute attentive, je finis par sombrer dans les bras de Morphée. Une série de bruits métalliques me réveille. Je jette un coup d'œil à mon téléphone, qui m’indique qu’il est 6 h 30. J'entend distinctement un bruit de trousseau de clé qui tombe par terre en provenance du couloir, suivi d’un grognement injurieux. Je me lève en vitesse pour ouvrir ma porte, et tombe sur ma voisine, évidemment, à quatre pattes par terre en train de chercher son trousseau de clé.
J’avise ce dernier, et le ramasse en disant :
—Bonjour chère voisine, tu cherches ça ?
Cette dernière lève ses petits yeux verts dans ma direction, le regard fatigué, et tends la main vers le trousseau que je lui tends :
—Tout à fait, merci.
Elle se relève avec difficulté, puis tente d’insérer la clé dans la serrure, mais son geste est tremblant et hésitant, et elle n’y parvient pas, faisant à nouveau tomber ses clés par terre.
—Merde… Cette clé ne veut pas que je me repose putain.
Je me rapproche doucement, ramasse les clés, puis glisse la bonne clé dans la serrure. L’odeur d’alcool que dégage ma voisine est puissante et désagréable. Je lui dit avec douceur :
—C’est bon, tu vas pouvoir rentrer maintenant.
Je tourne la clé puis pousse la porte de l’appartement. La fêtarde avance en titubant derrière moi, puis manque de s’effondrer par terre, tandis que je la rattrape par le bras in extremis. Elle se traîne péniblement vers son lit, se reposant à moitié sur mon bras bien que je sois plus petite et plus frêle qu’elle. Elle s’affale sur son lit en poussant un puissant soupir de soulagement.
—Quelle soirée ! Putain tu sais pas ce que tu as raté, je suis sûr que tu aurais adoré.
Je secoue la tête, mais elle a déjà les yeux clos. Je sais bien que j’aurais détesté ce genre de fêtes. Je choisis d’adopter un ton conciliant :
—Oui sans doute.
—Vraiment, la prochaine fois que je t'emmène, tu seras ma petite princesse.
Comprenant qu’elle ne compte plus bouger, je m’agenouille devant elle et commence à la déchausser avec douceur, tandis qu’elle continue de divaguer :
—Tu imagines la gueule qu’ils auraient fait tous les merdeux qui m’ont dragués ce soir s’ils m’avaient vu arriver toi… Non franchement je veux vivre ce moment.
J’enlève la première bottine, une belle bottine en cuir noir, avec un talon carré de quelques centimètres, puis la deuxième, tout en aquiescant.
—Tu dois avoir raison, sinon tu as fait de belles rencontres ? Tu t’es bien amusée ?
Une fois déchaussée, je saisis sa jambe musclée pour la mettre dans le lit, puis la deuxième. Je regarde avec bonheur ses petits pieds emmaillotés dans un collant noir. Je me relève pour couvrir ma charmante voisine d’une couverture, tandis que cette dernière tente de répondre à mes questions d’une voix confuse, autant par l’alcool que par la fatigue, entrecoupée de long bâillement :
—Au début j’étais avec… euh qui déjà… ah Julie je crois, on a bu des shots pour fêter sa séparation avec ce connard de Jo… Jonathan ? Non Joshua… Bref après j’ai bu avec Mélanie et Vincent. Enfin Vincent tu le connais, tu l’as déjà entendu ici…
Elle ne termine pas sa phrase, emportée par un sommeil réparateur. Sans pouvoir me retenir, je pose un doigt sur sa bouche pour la faire taire, et profiter de ce doux contact avec ses lèvres asséchées par l’alcool. Je la contemple un instant, dans la pénombre de la pièce, cette magnifique voisine empestant l’alcool, sublime dans sa belle robe bleue. Après un dernier regard, je tourne les talons et me dirige vers mon appartement pour prendre mon petit-déjeuner. Une nouvelle journée de révision passe, mais je m’autorise à rentrer un peu plus tôt, en fin d’après-midi, en ce samedi.
À peine rentrée, dans mon appartement, j’entends ma voisine toquer avec insistance sur notre mur commun. J’ouvre la porte de son appartement, dont la lumière est légèrement tamisée par le fin rideau qui couvre la seule fenêtre du studio. Ma voisine est toujours sur son lit, presque dans la position dans laquelle je l’ai laissée ce matin, mais je constate qu’au pied du lit se trouve la robe bleue, ses collants et un ensemble de sous-vêtements, négligemment abandonnés.
Une voix geignarde s’élève depuis le lit :
—De l'eau… j’ai soif, apporte moi de l’eau.
À suivre, merci pour lecture.
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